Le prochain camp No Border ce sera à Bruxelles à partir du 25 septembre. Présentation, projection et discussion le 8 sept. à 19 h à La Gryffe dans le cadre d’une tournée d’infos faite par des militantEs bruxelloisEs.
Accueil du site > Analyse et réflexion > Coup de massue à venir sur l’indemnisation du chômage !
An 05 : la réforme de l’indemnisation du chômage suit son cours...
Mercredi 29 juin, les partenaires (a)sociaux, qui gèrent l’UNÉDIC (indemnisation-chômage), n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur la traditionnelle revalorisation au 1er juillet des allocations-chômage : le patronat a bloqué le processus, suivi de près par la CFTC et la CFDT...
Petit retour en arrière
En juillet 2001, la mise en place du PARE [1] avait permis une pseudo-contractualisation liant les chômeur-se-s et leur ASSÉDIC. Le montant des allocations n’était plus dégressif (les « mêmes » - CDFT et patronat - l’avaient mise en place en 1992 !), l’accès à la formation via l’AFR [2] était supprimée, les cotisations sociales étaient baissées (ce qui est un comble en période de chômage de haut niveau !)...
Rapidement, l’UNÉDIC s’est retrouvée en difficultés financières (quelle surprise !) et fin 2002, les partenaires (a)sociaux prirent la décision (en une nuit !) de recalculer tout ce « bas monde » en étirant les périodes de cotisations pour ouvrir droit à indemnisation et en réduisant les durées d’indemnisation : mesure valable également pour les personnes étant en cours d’indemnisation...
Tollé du côté des associations de lutte contre le chômage (AC ! [3], APEIS [4] et MNCP [5]) : elle déposent un recours au Conseil d’État et obtiennent gain de cause un an plus tard : les devenus célèbres « recalculé-e-s » ! Contrairement à ce qu’affirme la CGT et le ministre Borloo (chargé de la précarisation de nos vies), ce n’est pas le procès des recalculé-e-s de Marseille en avril 2004 ni la décision du ministre de réintégrer le « bas monde » qui a permis d’annuler la décision des partenaires (a)sociaux mais la décision du Conseil d’État (dossier du réseau d’AC !, recours juridique).
Après cet énième épisode de guérilla juridique, l’UNÉDIC a été contrainte de verser plus d’un milliard et demi d’€uros à plus d’un million de personnes « recalculées », un record ! Pour cela, l’État a du soutenir financièrement l’UNÉDIC.
A présent...
Le déficit cumulé de cette institution dite paritaire devrait atteindre 15 milliards d’€uros en 2005. C’est l’excuse du jour pour ne pas revaloriser les allocations.
Les partenaires (a)sociaux ont assuré une gestion calamiteuse des cotisations sociales des salarié-e-s et cela en toute conscience de cause. L’organisation délibérée du déficit n’est pas une nouveauté : la Sécurité Sociale, les caisses de retraites... Aujourd’hui cela justifiera, de nouveau, de taper sur les chômeur-se-s : renforcement des contrôles de recherches d’emploi par exemple.
À la rentrée 2005, de nouvelles négociations sur l’indemnisation du chômage doivent débuter, on ne doute pas que le patronat et sa plus fidèle alliée, la CFDT, auront à coeur de démanteler ce système « solidaire », tout du moins ce qu’il en reste (tout juste 40 % des chômeur-se-s indemnisé-e-s par l’ASSÉDIC !).
Ce qu’il faut également savoir : plusieurs milliers d’emploi d’encadrants sociaux de l’ANPE sont financés par nos chères cotisations sociales, des mesures d’aides à l’embauche sont financées... devinez par quoi ? Aides versées à qui ? Devinez.
C’est un véritable hold-up qui a été organisé pour que le patronat et ses plus fidèles relais (ANPE en tête) se redistribuent l’argent prélévé (cotisations) sur la richesse produite... et devinez par qui ces richesses sont produites ? Perdu ! Ce ne sont pas les patron-ne-s mais bel et bien les salarié-e-s qui les produisent.
Aujourd’hui l’UNÉDIC finance également avec nos cotisations sociales des multinationales comme ADECCO, INGÉUS (...) pour « placer » les chômeur-se-s...
Certain-e-s diront que le système d’indemnisation du chômage dans l’hexagone n’est plus pertinent (au vu de son déficit), qu’il faut aller voir ailleurs comment ça se passe... et pourtant cette faillite financière de l’UNÉDIC a été savammant organisée et en toute connaissance de cause... cause des patrons, bien sur !
De moins en moins de la richesse produite est reversée aux caisses de solidarité collective contre les risques de la vie (maladie, retraites, « famille », chômage...). Depuis le front populaire et la fin de la deuxième guerre mondiale, on a jamais assister à autant de réformes sociales... mais pas dans un esprit de solidarité !
... et à l’avenir
Les salarié-e-s se sont senti-e-s peu concerné-e-s par les réformes successives de l’indemnisation du chômage contrairement à d’autres réformes (les retraites par exemple), c’est à déplorer mais pas irréversible ; les associations de lutte contre le chômage peinent à mobiliser les chômeur-se-s depuis le grand mouvement de l’hiver 1997-98, ce n’est pas non plus irréversible.
Il faut bien comprendre que l’indemnisation du chômage sous ses différentes formes (UNÉDIC et RMI en principal) sont des outils autant de coercition [6] sociale que de précarisation de nos conditions de vie, et cela tant que le salariat existera ou qu’on l’acceptera...
À chacun-e de prendre sa part... à la lutte !!!
Premier dessin de Stoon et Rezk de Bdactu.
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Le prochain camp No Border ce sera à Bruxelles à partir du 25 septembre. Présentation, projection et discussion le 8 sept. à 19 h à La Gryffe dans le cadre d’une tournée d’infos faite par des militantEs bruxelloisEs.
Aujourd’hui de 14 heures à 18 heures se tenait, sur la place Ambroise Courtois, le forum des associations du 3ème. Gérard Collomb s’y est invité, sûr et certain de son triomphe. C’était sans compter sur les « sans-noms »...
Vendredi 1er octobre à 19h au « Z » - RN 86 à Soyons 07 (proche valence) - Entrée 5 euros.
Tract CGA manif 4 septembre :
Une surenchère répressive et raciste
Une histoire qui ne date pas d’aujourd’hui
Libéralisation de la parole raciste et stratégie de division
En se posant en gestionnaires de l’État et du capitalisme, les courants politiques de gauche qui font mine de s’émouvoir de la politique actuelle, ont depuis des années apporté leur pierre à l’édifice d’une république raciste et xénophobe.
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Appel a une manifestation citoyenne et républicaine qui peut faire grincer des dents, mais aucun autre appel potable en vue (à part lui évidemment). Parmi les nombreux signataires, deux associations et deux personnes qui sont les seules à organiser présentement quelque chose avec les Rroms.
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