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Eiffage condamné à payer 30 000 € d’amende pour homicide et blessures involontaires sur le chantier de Confluence

Le 18 février 2009, deux ouvriers du chantier du centre commercial de la Confluence travaillent dans une fosse de relevage quand un engin de chantier leur bascule dessus. Tous les deux sont gravement blessés. L’un, Nourredine Lourimi, meurt de la suite de ses blessures. Le second s’en sort mais conserve des séquelles.

Le rendu du procès qui a suivi a eu lieu près de 7 ans plus tard, le vendredi 16 décembre.

Naturellement une enquête a été menée pour aboutir, huit ans après les faits au renvoi en correctionnelle du représentant de la société Eiffage Rhône et de son directeur projet de chantier. Au cours de l’audience du 10 novembre dernier, les responsabilités ont fait l’objet de très longs débats.

L’accusation – en se fondant sur l’enquête de police, mais également sur le rapport de l’inspection du travail, pointant des manquements aux obligations de sécurité ou de prudence – avait réclamé à l’encontre d’Eiffage une peine d’amende et une sanction symbolique à l’encontre du chef de chantier, tandis qu’en défense, des relaxes avaient été réclamées.
Source : Le Progrès.

Le tribunal a condamné Eiffage à payer 30 000 € d’amende pour homicide et blessures involontaires. Le bétonneur devra aussi payer des dommages et intérêts aux familles des ouvriers et verser 1 000 € à la CGT et à la CFDT, parties civiles dans le procès.

Mourir sur un chantier sur lequel on travaille est malheureusement courant. L’industrie du bâtiment demeure ainsi l’une des plus dangereuses. Selon la CGT, ce ne sont pas moins de 1008 ouvriers du bâtiment qui sont morts à cause de leur travail entre 2010 et 2014, soit pratiquement une personne par jour.

Les entreprises ne sont quasiment jamais inquiétées et se contentent d’indemniser les familles. C’est en effet une loi de 1898 qui régit les accidents du travail, même mortels, une loi qui affirme l’immunité de l’employeur (il n’a aucune responsabilité pénale ou civile). Elle lui impose une simple indemnisation en cas de décès. La vie d’un travailleur du bâtiment se monnaye donc. Et pas très cher.

Illustration : C D_Fr

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