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Grenelle rebelle ?

Publié le 8 octobre 2007

Maj le 10 octobre 2007

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10 compléments d'info

Il n’aura échappé à per­sonne que le « gre­nelle de l’envi­ron­ne­ment » orga­nisé par le trio « Sarko-Borloo-Hulot » ne chan­gera pas plus de choses que le dis­cours de Chirac il y a quel­ques années en Afrique du sud : « notre maison brûle et nous regar­dons ailleurs ». Plus mar­ke­ting qu’écologique, ce gre­nelle de l’envi­ron­ne­ment est pro­mo­tionné par toute la bizne$$ pre$$e et les bas médias.

En réac­tion, réponse du berger à la ber­gère, le jour­nal « La décrois­sance » sou­tenu par diver­ses orga­ni­sa­tions (Attac, la Confédération pay­sanne, le Criirad...) a orga­nisé une jour­née de confé­ren­ces pour « repo­li­ti­ser l’écologie » le samedi 6 octo­bre à Lyon.

Trop de monde dès l’ouver­ture à 9 heures du matin : limi­tée à 500 places, la salle Victor Hugo est pleine et 150 per­son­nes res­tent à la porte. Quelques déçus haus­sent la voix mais les confé­ren­ces sont dou­blées et auront lieu aussi dehors dans la cour.

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- Le matin, ce sont des inter­ven­tions géné­ra­lis­tes qui se suc­cè­dent à la tri­bune. Bruno Clémentin ouvre la jour­née en rap­pe­lant l’impos­ture de l’uti­li­sa­tion du terme Grenelle. Paul Ariès dénonce les déri­ves sar­ko­zys­tes de notre pays. Sophie Divry (la décrois­sance) raille les « éco-tar­tuf­fes » spon­so­ri­sés par les mul­ti­na­tio­na­les de la pol­lu­tion comme Nicolas Hulot....

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Suivent des repré­sen­tants de partis poli­ti­ques (les Verts, LCR), Geneviève Azam pour Attac, l’économiste Bernard Guibert, puis Henri Maler d’Acrimed montre com­ment les médias se ren­dent com­plice de la dupe­rie du gre­nelle.
Une inter­ven­tion remar­quée est celle de René Balme, maire de Grigny, au sud de Lyon, qui tient un dis­cours d’écolo radi­cal, prô­nant la décrois­sance qui pour­rait nous faire penser que sa ville doit être un îlot de démo­cra­tie directe où tout le monde mange bio et où il n y a pas de super­mar­ché. Renseignements pris auprès de l’inté­ressé, aucune mesure concrète de décrois­sance n’a été appli­quée à Grigny car même si le maire n’est pas encarté, il est sou­tenu par la gauche pou­belle (PS, PC & co...).

La palme pour les inter­ven­tions du matin revient à Stéphane Lhomme du réseau Sortir du nucléaire qui a réussi à déri­der une assem­blée bien sérieuse en iro­ni­sant sur le troc « infir­mière contre nucléaire » avec Khadafi et sur les dif­fi­cultés que la France a à vendre son géné­ra­teur EPR (le gou­ver­ne­ment a pro­posé « “un acheté, un offert" » à la Chine selon Lhomme).

Entre les confé­ren­ces, c’est le sym­pa­thi­que Steve Warring qui détend l’atmo­sphère avec ses chan­sons « acous­ti­co­lo­gi­ques. »

La pause-bouffe est assu­rée par une assiette cam­pa­gnarde vendue par des mem­bres de la Confédération pay­sanne. Ca avait l’air bon mais un peu cher : 7 euros. Du coup, le repor­ter pré­caire que je suis va ache­ter un sand­wich indus­triel (peut-être avec des OGM...) dans un super­mar­ché du coin, où je croi­se­rai Sophie Divry ! Sophie Divry de « La décrois­sance » dans un super­mar­ché, ça c’est du scoop !

- L’après midi, les confé­ren­ces repren­nent, cette fois sur des axes plus précis. Les auto­rou­tes d’abord, avec Julien Milanesi, mili­tant contre l’A65 dans la région de Pau, qui sera le seul à évoquer les trans­ports. On par­lera aussi plus pré­ci­sé­ment des OGM, de l’idéo­lo­gie de la consom­ma­tion, de la déso­béis­sance civile, etc... (je n’ai pas pu tout suivre, n’hési­tez pas à com­plé­ter sur le forum ci-des­sous).

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On retien­dra l’émouvant témoi­gnage de Gérard Boinon, paysan de la Dombes qui raconte com­ment en 1986 le nuage de Tchernobyl est bien rentré sur le ter­ri­toire fran­çais, puisqu’après avoir donné à manger à ses vaches du foin récolté en plein pas­sage du nuage, elles ont donné nais­sance à des veaux avec deux têtes ou sans cuir.

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Pour pal­lier au manque d’inte­rac­ti­vité des confé­ren­ces, les orga­ni­sa­teurs avaient mis en place une boite aux ques­tions tout au long de la jour­née, et une per­sonne a été char­gée de les résu­mer le soir. Malheureusement le peu de temps qui lui était imparti pour un trop gros nombre de ques­tions don­nait l’impres­sion de voir un chro­ni­queur télé résu­mant les SMS reçus durant l’émission. Ce coté « anti-par­ti­ci­pa­tif » » était voulu et assumé par les orga­ni­sa­teurs dans le mesure où une jour­née est trop courte pour débat­tre et qu’il aurait fallu plu­sieurs jours. Paul Ariès a donc appelé les par­ti­ci­pants à ouvrir le débat dès la sortie de cette jour­née.

C’est aussi Ariès, tou­jours avec son atti­tude et son élocution très poli­ti­cienne qui peut par­fois faire un peu peur, qui a conclu les confé­ren­ces dehors avec 20 pro­po­si­tions (voir plus bas le détail).

- Devant l’affluence et les diver­ses obé­dien­ces repré­sen­tées (beau­coup d’échanges entre les par­ti­ci­pants), on peut esti­mer que ce contre-gre­nelle a été un succès. Cependant quel­ques points peu­vent trou­bler ce joli tableau.

D’abord le coté auto­ri­taire des orga­ni­sa­teurs : même s’ils ont fait un effort pour ne pas tout le temps se mettre en avant, les gens du jour­nal « La décrois­sance » ont inter­dit à cer­tains de pren­dre la parole. Une per­sonne vou­lant parler des mobi­li­sa­tions contre les som­mets bio­vi­sion-bios­quare et évoquer les bio­tech­no­lo­gies n’a pu avoir le micro. Un décrois­sant radi­cal, grand défen­seur de l’envi­ron­ne­ment en Guyane a reçu un mot d’un des orga­ni­sa­teurs avant cette ren­contre lui som­mant de ne pas être là sous peine d’avoir recours à la police. Certains fau­cheurs d’OGM qui vou­laient rame­ner des épis de maïs trans­gé­ni­que frai­che­ment fauché n’ont pas été auto­ri­sés à le faire. Il est donc dom­mage de voir les orga­ni­sa­teurs du contre-gre­nelle repro­duire ce qu’ils repro­chent au gou­ver­ne­ment : « La décrois­sance » n’a pas été invi­tée au gre­nelle parce qu’elle est trop « radi­cale » mais dans son contre-sommet, « La décrois­sance » refuse la pré­sence de mili­tants plus radi­caux. On retrouve le coté auto­ri­taire dans cer­tains points des pro­po­si­tions de Paul Ariès.

Pour ter­mi­ner sur une note posi­tive, il était quand même impor­tant d’oppo­ser au « coup de com’ » des ingé­nieurs en mar­ke­ting de Sarkozy une ren­contre comme celle qui a eu lieu, où l’on a vrai­ment parlé d’écologie et où les par­ti­ci­pants, même si la grande majo­rité étaient déjà acqui­ses à toutes ses thèses, sont repar­tis avec plein d’énergie.


Les 20 contre pro­po­si­tions de Paul Ariès :

NB : La prise de note a été rapide, et ces contre-pro­po­si­tions appa­raî­tront plus clai­re­ment sur le site du contre-gre­nelle,où seront par ailleurs mis à dis­po­si­tion tous les dis­cours en audio et vidéo. ...

  1. Un moratoire durable sur les ogm, le nucléaire, les incinérateurs, les constructions d’autoroute, les nanotechnologies et les agro-carburants.
  2. Une nouvelle école pour apprendre le dur métier d’humain, où serait développée une culture de la gratuité.
  3. L’application des ordonnances de 1944 sur la presse du Conseil National de Résistance.
  4. Contre la pub : interdire la pub pour les enfants, limiter le nombre et la taille des panneaux publicitaires.
  5. Un revenu universel inconditionnel versé de la naissance à la mort, couplé avec un revenu maximal autorisé.
  6. Reconversion d’une partie du réseau routier en voies de fer, en pistes cyclables et en jardins. Imposer le bridage des moteurs pour les voitures, interdire les loisirs motorisés.
  7. Rendre l’eau d’usage gratuit. Interdire les abus (comme les piscines...) Appliquer cela aussi au gaz et au pétrole.
  8. Généraliser une nouvelle norme BIO (pas d’OGM, produit locaux et de saison, manière de les produire).
  9. Relocaliser l’économie par une monnaie locale (?) pour empêcher les franchises internationales.
  10. Interdire les voyages scolaires lointains, relancer le tourisme de proximité.
  11. Démanteler les zones commerciales périphériques pour faire renaître le commerce de proximité.
  12. Ralentir : slowfood dans les écoles, arrêter l’agrandissement des villes, interdire l’éclairage nocturne, privilégier le TER sur le TGV.
  13. Renforcer l’interdiction du travail le dimanche et interdire l’ouverture nocturne des grandes surfaces.
  14. 32 heures de travail hebdo en 4 jours « au pays ».
  15. Supprimer toute aide au pollueurs agricoles et industriels, soutenir les reconversions écologiques.
  16. Développer l’autonomie dans tous les domaines (revenu minimum, énergie...)
  17. Reconnaître la dette environnementale de l’occident sur le tiers monde mais...
  18. ...rappeler que la pauvreté n’excuse pas la pollution.
  19. Repolitiser l’écologie : rendre la parole au peuple par référendum ou autre...
  20. Représentation proportionnelle à toutes les élections, mandat impératif et non cumul des mandats.

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  • Le 13 octobre 2007 à 12:43, par Marie

    je me reconnais tout à fait dans les 20 propositions proposées à part peut être celle d’une nouvelle norme bio. je travaille dans l’agriculture bio(maraîchage bio+précisément) le label est un des plus contrôlés d’europe, si les ogm ont été autorisés c’est parce que la pollenisation des plantes ne s’arrêtent pas à l’entrée des champs bio, et certains agri bio ont perdu leur label à cause de celà. Il me paraît évident qu’il faut prendre le pb à la base et combattre à tout prix les OGM !!!quant au produits locaux et des saisons , c’est de toute façon dans le cahier des charges de la norme AB ( en tant que producteur). voilà c’était juste une remarque. bravo en tout cas pour ce contre-grenelle !!!

  • Le 10 octobre 2007 à 10:31, par Juan

    Quelques petits couacs peut être mais un vrai succès...
    Depuis longtemps, les sociologues du risque travaillent à essayer de s’allier avec les associations, non pas pour travailler sur l’écologie mais pour essayer de les faire travailler à faire accepter les risques aux populations. Avec des niaiseries comme « le risque zero n’existe pas » et autres balivernes, ils ont réussit à dévoyer certaines associations de leur mission fondamentale.
    Comment Grenpeace par exemple a pu aller au grenelle ? alors qu’ils savent bien que tout ceci n’est que simulacre de démocratie ??? Ils ont déjà participés à des débats publics dans lesquels les décisions étaient déjà prises à l’avance = CLI ; débat sur les déchets radioactifs, sur l’EPR... etc. Ils n’ont pas de capacité pour tirer des leçons ou tout simplement sont-ils des accompagnateurs de la société actuelle comme les verts, le wwf, ou encore la FNE ?
    merci aux associations qui ont participé à ce contre grenelle, la bouffée d’oxigéne est là. Désormais, le citoyen doit faire le choix et surtout ne pas donner de chéque en blanc aux autres associations.

  • Le 9 octobre 2007 à 16:41, par l’individu menteur caché derrière son écran

    Salut vincent je te ferais parvenir mon email en privé si tu veux discutter...
    Pour ce qui est de la personne « sommer de ne pas venir », la source est la personne elle même, qui n’a pas en tous cas pas pu poser sa table de presse sur l’écologie en Guyanne. Mais la question est futile puisque tu assumes la censure « tout a fait légitime »...
    Pour ce qui est de donner une jeune femme, je l’ai fait devant un micro pour une radio en face d’elle, elle ne s’en est pas cachée, elle l’a assumée au micro sachant que le son allait être diffusé plus tard, c’est la raison pour laquelle je me suis permis de reproduire ça dans un article public et c’était tu l’as bien noté « avec humour » en référence au journal dans lequel elle écrit et dans lequel on retrouve ce même genre d’humour (à moins que ce soit « une secte où chacun se surveille »).
    Salutations

  • Le 9 octobre 2007 à 16:24

    Alors, je pense que vous n’avez pas non plus compris la colère de ce sympathique intervenant, qui, vous ne pourrez lui enlever, ne manque pas d’humour. Il me semble que le message est une réaction à l’agacement fort légitime que ne peut manquer de provoquer les tenants de la décroissance pour des personnes qui mènent une guerre contre la démocratie telle qu’on nous la sert et les infrastructures du capitalisme.

    L’allusion réjouissante à l’assiète campagnarde à 7 € est là pour nous rappeler que la plupart des gens n’ont pas les moyens de manger bio et peut-être pas les jambes assez solides pour enchainer dix kilomètres à vélo et une journée d’usine.

    Quand à l’allusion de notre trublion aux émeutes, je pense au contraire que c’est fort à propos. Chez certains la colère et aucune perspective d’avenir entraîne une nécessité révolutionnaire (cf brûler la matérialisation de l’oppression, un commissariat par exemple) chez d’autres, la colère entraîne une nécessité de manger mieux, de s’occuper de son corps et de sa conscience...

    La pirouette finale sur les sacs Leclerc est une petite pique visant selon moi à pointer le fait qu’il y a dans ce nouveau « easythink » (entendez le bio, le commerce équitable, rouler à vélo etc...) une possibilité pour les générations futures de managers de renouveller un peu les justifications de l’exploitation capitaliste (cf. Max Havelaard) . Une aubaine à l’heure où les vieilles justifications liées à la liberté individuelle commencent à avoir un coup dans l’aile (cf fichage ADN...).

    Bilbo Sacquet de Cul de Sac, directeur de lui-même (encore que...), responsable de sa jeunesse dissipée, Lyon 69

  • Le 9 octobre 2007 à 14:50, par Vincent Cheynet

    De Vincent Cheynet – un des organisateurs du Contre-Grenelle – à l’individu hautement courageux qui colporte anonymement des mensonges sur internet caché derrière son écran (à moins que je n’ai pas réussi à trouver la signature).
    - Il est vrai que les organisateurs ont depuis toujours été radicalement opposés aux thèses de la « deep-ecology » diffusées notamment par la personne évoquée de cet article. Il est faux de dire que cette personne a reçu un message « lui sommant de ne pas être là sous peine d’avoir recours à la police. » Les organisateurs ne lui ont jamais interdit l’accès à la salle. Cette personne a assisté à toute la journée sans aucun problème.
    - Pour les « épis de maïs transgénique fraîchement fauchés », c’est bien sûr un principe élémentaire de la non-violence de ne pas faire porter la responsabilité d’une action à un événement et une assemblée qui ne l’a pas choisie.
    - Ensuite, l’organisation est responsable et est tout à fait légitime à ne pas laisser un micro ouvert à la fin de la journée.
    - Dernière chose : la différenciation entre délation et dénonciation est consubstantielle à la démocratie, comme celle entre calomnie et critique ou sphère privée et sphère publique. Ami, toi qui « donne » « avec humour » les jeunes femmes que tu croises dans les supermarchés de centre-ville, la police de Sarkozy t’attend. Rassures-toi : nous ne te ferons jamais le reproche de manger de la junk-food. Nous ne sommes pas une secte où chacun se surveille. Un autre conseil : à la place de la junk-food des supermarchés, tu trouveras de la nourriture au même prix dans les boulangeries.

  • Le 9 octobre 2007 à 14:36

    Je pense que vous mélangez un peu tout. Le fait de manger bio, de rouler à vélo et de s’habiller de coton équitable ne sauvera évidemment pas la planète comme d’un coup de baguette magique. Mais c’est le genre d’argument (du reste, je ne vois pas bien où est l’argumentation), indigent type que servent ceux qui ne veulent surtout rien changer à leurs petites habitudes.

    Quant aux voitures qui brûlent et aux violences urbaines que vous évoquez un peu hors propos, vous semblez connaître particulièrement bien votre sujet, mais encore...

    Stéphane, éducateur spécialisé, Directeur d’une maison de quartier, commission de la jeunesse, Gennevilliers (92)

  • Le 9 octobre 2007 à 12:46, par bif

    Qu’attendre d’un mouvement qui reproduit ce qui nous a fait hair les précédents : la représentation par des personnalités autorisées, l’oblitération de discours radicaux au prétexte de la nécessité d’une large audience.
    Ecouter bien sagement le maire de Grigny nous enseigner la marche à suivre ?
    Ce contre-grenelle n’est finalement pas si différent de celui proposé par Sarkosy. Et je trouve ça déprimant.

  • Le 9 octobre 2007 à 12:28

    L’écologie a de l’avenir devant elle.
    Les niais se lient aux mandataires,
    devant une bonne assiète campagnarde,
    bien bio comme il siet aux invités,
    Une belle tablée de consom’acteurs,
    acteurs d’une représentation
    qui ne sait plus quoi inventer
    pour se renouveller.

    Multiplions les dispositifs d’auto-contrôle,
    pour éviter la catastrophe,
    mangeons bio, roulons à vélo
    habillons nous de toile de jute
    et la terre mère sera sauvée.

    Pas de coktails,
    pas de voiture qui brûle,
    pas de violence,
    la révolution dont vous parlez
    est bien douce et paisible,
    subversive comme un sac recyclable Leclerc

  • Le 9 octobre 2007 à 11:14

    Le courant de la décroissance à des aspects qui le rendent sympathique : critique du « progrès », des rapports sociaux aliénés etc... Pour le reste, il ne s’agit guère que d’un nouveau réformisme : aucune critique de la domination de l’état, du capitalisme comme rapport social...Plus pénible la propension des décroissants à se poser en détenteurs de la vérité et à rejeter tout ce qui n’est pas dans la ligne du parti (les radicaux mais aussi d’autres courants réformistes) et le côté curé « faut pas faire ci, pas penser ça » que l’on retrouve dans la littérature de cette mouvance (avec toutes les contradictions que cela suppose). L’article rend bien compte de ces ambivalences. S.

  • Le 9 octobre 2007 à 10:01

    Dire j’ai vu untel ou untel au supermarché ça fait vraiment flic pire que Sarko. On se croirait dans une secte où tout le monde surveille tout le monde. Si t’as bouffé un sandwich industriel assume tout seul. On t’en veux pas et on viendra pas t’en faire le reproche.


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