Mercredi les salariés de Montabert, à St Priest, étaient en grève
Le leader mondial des brise-roches a réalisé 9 millions d’euros de bénéfice net 2011 pour un CA de 85 M€. Ce résultat exceptionnel pour une industrie mécanique française ne permet pas aux 330 salariés de maintenir leur pouvoir d’achat puisque les augmentations générales 2011 ne sont que de 0,9% pour une inflation de 2,5%.
Après avoir communiqué dernièrement sur un plan d’investissement de 3.5 M€ , la direction a reçu le 3 février 2 députés et de nombreux acteurs politiques locaux pour inaugurer un gros investissement autour du slogan « Produire en France ». Elle a aussi été vu sur le journal d’Antenne 2 national à 20h le 13 février sur « le manque de jeunes ingénieurs français ».
Plus d’une centaine de salariés sur les 350 qu’emploi l’entreprise, étaient en grève.

# Le 27 février à 23:12, par lazzare
@Lyon 69
Ok pour la concurrence, c’est une erreur de ma part. - c’est de Bobcat dont je voulais parler - Mon message n’a bien entendu rien à l’encontre des salariés, bien au contraire. Je pense néanmoins que la présentation idyllique véhiculée par la presse tient plus de la propagande que de l’information, et que la prospérité d’une entreprise embarquée dans ce type de construction financière est très relative.
# Le 27 février à 18:06, par Lyon69
Les remarques de Lazare sont incorrectes. Même si Montabert appartient effectivement à un groupe coréen de matériel TP , plus de 80% de la production est faite à St Priest. Le slogan « produire en France » reste donc tout à fait mérité.
Les principaux concurrents sont Sandwick et Atlas Copco , qui n’ont rien à voir avec le groupe coréen.
Les salariés défendent simplement leur pouvoir d’achat dans une entreprise saine et bénéficaire, qui investit toujours à St Priest et dont ils sont très fiers.
# Le 24 février à 09:33, par lazzare
C’est curieux de voir que la presse locale et nationale communique sur Montabert en parlant d’industrie Française ? Cette boite a été fourguée à un groupe Coréen, Doosan, lequel l’avait racheté au précédent repreneur US, Ingersoll Rand. Montabert n’existe plus que par le biais des plus-values encaissées par ces grands bienfaiteurs, son principal concurrent appartenant d’ailleurs au même groupe. Qu’ont à attendre les salariés de ce bordel ? Une augmentation, demain. Sans doute la porte, à plus ou moyen terme.