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Grève de la faim générale de tout le centre de rétention Saint-Exupéry

Publié samedi 2 décembre 2006
 

Suite à tous les soutiens, interventions pour des familles menacées d’expulsion à Lyon-Saint-Exupéry, suite au décès d’un jeune à Marseille, et suite au rassemblement de ce samedi à 11h au centre de rétention Saint-Exupéry en soutien à Samir qui fait une grève de la faim depuis mardi, TOUTES LES PERSONNES ENFERMÉES ACTUELLEMENT AU CENTRE DE RÉTENTION FONT EFFECTIVEMENT LA GRÈVE DE LA FAIM DEPUIS CE MATIN DU DIMANCHE 3 DÉCEMBRE.

A Marseille, au centre de rétention du Canet, on fait aussi la grève de la faim.

Restons vigilants pour les soutenir et se tenir prêts à aller sur place en cas de besoin.

Suite au suicide d’un ouvrier sans-papiers de 22 ans, vendredi soir au centre de rétention du Canet, à Marseille, les sans-papiers du centre de rétention de Saint-Exupéry, à Lyon, ont décidé d’entamer une grève de la faim à partir de dimanche midi. Cet ouvrier du bâtiment avait été arrêté sur son lieu de travail au mois d’octobre. Il était enfermé depuis neuf jours au centre de rétention du Canet et était menacé d’être déporté en Turquie : on l’a retrouvé pendu dans sa chambre.

Samedi matin 2 décembre, une trentaine de personnes ont manifesté devant le centre de rétention de Lyon-Saint Exupéry pour apporter leur soutien à Samir Kahloucha, un sans-papiers en grève de la faim depuis mardi 28 novembre. Les manifestants ont réclamé "des papiers pour tous ou plus de papiers du tout", la fermeture des centres de rétention, et l’arrêt des expulsions. Cette mobilisation a encouragé l’ensemble des personnes enfermées à se mettre à réagir.

La grève de la faim est effective pour l’ensemble des personnes enfermées dans le centre de rétention. Aucune personne n’a accepté de manger ce matin, aujourd’hui dimanche 3 décembre, malgré les pressions énormes des policiers. La cour a été fermée. La télé aussi. Ils font tout pour les contrarier et les obliger à ce qu’ils s’alimentent. Mais cela n’a pas eu d’influence sur la détermination des sans papiers.

88 personnes sont actuellement enfermées au centre de rétention de Saint-Exupéry : aussi bien des adultes que des enfants. Leur seul crime  : ne pas avoir la nationalité française. Toutes ces personnes sont menacées d’être déportées dans des pays où les attendent des conditions de vie encore plus misérables.

Suite à l’annonce de la grève de la faim, le directeur du centre de rétention de Saint-Exupéry a décidé de fermer l’accès à la cour, aggravant ainsi d’autant plus les conditions de détention des personnes enfermées qui désormais sont cantonnées à l’intérieur du bâtiment.

Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin, et Jacques Chirac sont responsables de la mort d’un ouvrier. Ils doivent assumer leurs responsabilités et libérer immédiatement tous les sans-papiers enfermés en centre de rétention.

LES SANS-PAPIERS SONT DES TRAVAILLEURS. LES DEPORTATIONS DE SANS-PAPIERS SONT UNE ATTAQUE CONTRE TOUS LES TRAVAILLEURS.

EMPECHONS LES DEPORTATIONS ! FERMONS LES CENTRES DE RETENTION ! DES PAPIERS POUR TOUS OU PLUS DE PAPIERS DU TOUT !


Forum

  • Grève de la faim générale de tout le centre de rétention Saint-Exupéry
    Le 4 décembre 2006 vers 14 h

    il faut exprimer notre solidarité avec eux au rassemblement de demain devant la préfecture ; mais il serait bien de préparer rapidement un autre rassemblement de soutien devant la préfecture pour exiger de façon visible la libération de tous les enfermés et la fermeture des centres de rétention

    on peut commencer à en discuter ce soir à la réunion sur la fac des quais sur les luttes des sans-papiers

  • Grève de la faim générale de tout le centre de rétention Saint-Exupéry
    Le 4 décembre 2006 vers 17 h

    Tentative de suicide d’un Egyptien au centre de rétention de Marseille

    MARSEILLE (AFP) - Un Egyptien sans-papiers a fait une tentative de suicide lundi au centre de rétention administrative du Canet à Marseille, où un autre sans-papiers turc s’était suicidé en se pendant vendredi soir, a-t-on appris auprès de sources concordantes. Cet Egyptien de 32 ans, arrivé au centre de rétention "il y a dix jours, s’est tailladé le thorax avec un rasoir et s’est pendu à un drap", a annoncé à l’AFP Mondher Sfar, membre à Paris du Collectif de la communauté tunisienne, en relation avec plusieurs détenus.

    "Le pronostic vital n’est pas engagé", a indiqué une source policière qui a confirmé la tentative de suicide.

    Co-détenu avec la victime, un Algérien de 26 ans a indiqué à l’AFP qu’il avait retrouvé l’homme pendu à la fenêtre et qu’il l’avait soutenu avec un autre détenu, tout en appelant à l’aide en actionnant le bouton d’urgence. Selon ce témoin, l’Egyptien avait déjà fait trois autres tentatives de suicide, dont il avait réchappé in extremis. Lundi matin, il avait demandé à un détenu la clef de sa chambre pour aller s’y reposer.

    "L’homme a déjà fait plusieurs tentatives de suicide, il est dans un état épouvantable, sa place n’est certainement pas au centre de rétention", a expliqué de son côté une représentante de la Cimade (service oecuménique d’entraide).

    La tentative de suicide s’est produite vers 13h00 dans une chambre. "Il a été hospitalisé, on pense qu’il est dans un état grave", a ajouté M. Sfar. L’homme "épileptique et asthmatique", selon M. Sfar, ne "recevait pas les soins dont il avait besoin".

    Une enquête a été ouverte après le suicide, vendredi soir, au centre de rétention du Canet de Kazime Kastule, un sans-papiers turc de 22 ans, sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière.

    Selon M. Sfar, les "autres détenus sont dans un état de choc et dans une grande détresse".

    Le centre du Canet qui dispose de 136 places, abrite près de 90 personnes susceptibles d’être reconduites à la frontière, selon la Cimade.

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