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Guadeloupe : s’engouffrer par la porte défoncée et élargir les revendications

Publié le 18 mars 2009

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Les médias ne disent rien

Bien sur les médias ne disent rien des reven­di­ca­tions des Guadeloupéens, rien des mani­pu­la­tions de l’Etat et des patrons, rien de ce que repré­sente 44 jours de grève géné­rale et rien de ce qui a été obtenu par la lutte soli­daire, légi­time et déter­mi­née. Aujourd’hui le spec­ta­cle du feu ter­miné, ils ne pen­sent plus qu’à salir et dis­cré­di­ter le LKP, le col­lec­tif qui a signé les Accords, comme bons tou­tous de l’Etat et du grand patro­nat.

On vou­drait nous faire oublier la lutte qui est menée par les Guadeloupéens. On vou­drait nous faire oublier ce qu’ils reven­di­quent et ce qu’ils obtien­nent en lut­tant, les acteurs de la lutte, sa chro­no­lo­gie, les outils et les moyens du combat qui est mené, les détails des reven­di­ca­tions et des accords signés, ceux qui ont été oubliés par les accords, ce qui a été perdu et ce qui a été gagné.

Un bras de fer

La lutte dure depuis plus de 3 mois et n’est tou­jours pas finie. Elle a mobi­li­sée les gua­de­lou­péens et le col­lec­tif LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon - col­lec­tif contre la pro­fi­ta­tion) qui ras­sem­ble 48 orga­ni­sa­tions : asso­cia­tions cultu­rel­les très popu­lai­res, agri­culteurs, syn­di­cats de pêcheurs, de trans­por­teurs, de tra­vailleurs, des petits com­mer­çants, aussi des partis poli­ti­ques et des col­lec­tifs. Dans le camp adverse, le grand patro­nat et l’Etat. C’est un véri­ta­ble bras de fer qui a com­mencé pen­dant les mois de décem­bre et jan­vier par des grèves dans dif­fé­rents sec­teurs, suivi de 44 jours de grève géné­rale et illi­mi­tée à partir du 29 jan­vier 2009 ; et qui dure encore.

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Barrage en centre ville

Le grand patro­nat et l’Etat ont freiné des 4 fers du début jusqu’à la fin du conflit, en uti­li­sant toutes les stra­té­gies pos­si­bles pour refu­ser de négo­cier :

- dédain et mépris quand l’Etat envoie pour négo­cier un secré­taire d’Etat à l’Outre Mer, alors que des sec­teurs sont en grève depuis un mois 1/2 et que c’est la grève géné­rale et illi­mi­tée sur toute l’île depuis 15 jours. Quand il laisse pour­rir la situa­tion jusqu’à ce qu’il y ait mort d’homme. Ou encore quand le pré­si­dent de la répu­bli­que Sarko, après plus de 26 jours de grève géné­rale illi­mi­tée, n’a tou­jours pas dit un mot sur la situa­tion (voir ici sur Fr3)
- mena­ces quand le gou­ver­ne­ment double le nombre de gen­dar­mes sur l’ïle.
- men­son­ges et mani­pu­la­tions quand le préfet pro­pose une table ronde alors que les gré­vis­tes veu­lent l’ouver­ture de négo­cia­tions le 22 jan­vier, quand le préfet n’invite pas les maires à la table des négo­cia­tions le 23 jan­vier, quand le préfet rompt les négo­cia­tions suite au mes­sage d’Yves Jego le 28 jan­vier, quand Yves Jego rompt les négo­cia­tions après l’entre­tien avec Fillon le 10 février (voir ici).
- vio­len­ces : témoi­gnage du syn­di­ca­liste Alex Lollia, tabassé par des forces de l’ordre fas­ciste en Guadeloupe le 16 février 2009

Il faut lire la chro­no­lo­gie de la lutte et tous les coups bas que l’Etat et les grands patrons ont portés aux gré­vis­tes, racontés sur le site du LKP.

Quant aux Guadeloupéens, ils font tout pour que leurs reven­di­ca­tions devien­nent réa­lité. Pour cela ils se sont orga­ni­sés au fur et à mesure de la grève pour lutter le plus long­temps pos­si­ble, pour se faire enten­dre et gagner la lutte [1].

Pendant la grève géné­rale des mani­fes­ta­tions de plus en plus gros­ses ont été orga­ni­sées (de 15000 à 100 000 per­son­nes) ainsi que des réqui­si­tions pour les pro­duits de pre­mière néces­sité ; des gran­des sur­fa­ces ont été occupé et par­fois pillé, des bar­ra­ges ont eu lieu sur le seul aéro­port de l’ïle, sur les voies rapi­des, aux entrées des villes et dans les cen­tres, des réqui­si­tions ont eu lieu dans les grande sur­fa­ces. Il a été com­posé des chan­sons mili­tan­tes, et des asso­cia­tions cultu­rel­les ont tou­jours animé le mou­ve­ment.
Il s’est aussi créé des soli­da­ri­tés et des réseaux d’aide avant et pen­dant la grève pour que tout le monde mange et sub­vienne à ses besoins, cer­tains patrons sou­te­naient les gré­vis­tes et four­nis­saient des den­rées ali­men­tai­res, des bar­ra­ges étaient levés à cer­tains moments pour faire cir­cu­ler des mar­chan­di­ses. C’est facile quand les sala­riés gré­vis­tes sont pré­sent dans toutes les entre­pri­ses.
Des réseaux d’infor­ma­tion et de réu­nion ont été tissé pour que le plus de monde connaisse l’avan­cée de la lutte et s’orga­nise ; des gran­des fêtes popu­lai­res ont eu lieu tout au long de la lutte pour souder les liens, se donner du cou­rage et pour s’amuser. Certaines radios popu­lai­res ont sou­tenu le mou­ve­ment et laissé parler les gua­de­lou­péens à l’antenne [2].
Pour des détails, vision­ner Elie Domota, le porte parole du LKP, faire le bilan du mou­ve­ment.

Un réveil

Bref tout un tas de trucs qui se met­tent en place quand les gens se réveillent, se pren­nent en main, s’unis­sent et lut­tent pour obte­nir ce qu’ils veu­lent. Je dis « se réveillent », parce que les gua­de­lou­péens ont été endor­mis, comme ici, par les médias men­teurs, les mots d’ordre du patro­nat dans la bouche des partis poli­ti­ques et l’idéo­lo­gie domi­nante, pour aller voter grosso modo à 50% pour Sarko et à 50% pour Sarkosette en 2007.

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La manif et la fête, dans la bonne humeur

Les (plutôt radi­ca­les) reven­di­ca­tions

C’est le LKP, le col­lec­tif contre l’exploi­ta­tion outran­cière (ou contre la pro­fi­ta­tion, c’est comme on veut), qui a élaboré les reven­di­ca­tions pour la grève géné­rale. Même s’il manque un pan énorme de reven­di­ca­tions légi­ti­mes dans ses reven­di­ca­tions, le LKP est bien remonté concer­nant la répar­ti­tion des riches­ses. Même si c’est pas la révo­lu­tion, la plate forme des reven­di­ca­tions du LKP est un pas qui est fait en avant et un sacré coup de pied qui a volé dans le ventre du patro­nat et de l’Etat.
Par exem­ple :
- la fin de la dis­cri­mi­na­tion raciale à l’embau­che et à l’entre­prise
- Un plan quin­quen­nal pour résor­ber l’habi­tat insa­lu­bre
- l’arrêt de toutes les spé­cu­la­tions immo­bi­liè­res,
- l’arrêt de l’implan­ta­tion et de l’exten­sion des gran­des sur­fa­ces,
- l’arrêt d’une partie des expul­sions (loge­ment),
- le gel des loyers pour une période indé­ter­mi­née,
- l’arrêt des sai­sies immo­bi­liè­res des pro­prié­tés des gua­de­lou­péens et res­ti­tu­tion des biens,
- la cons­truc­tion d’un hôpi­tal (CHU)
- la mise en place dans l’immé­diat d’un mora­toire de 4 ans en ce qui concerne la réforme du recru­te­ment des ensei­gnants,
- la titu­la­ri­sa­tion des per­son­nels contrac­tuels et des contrats aidés
- la par­ti­ci­pa­tion des repré­sen­tants des sala­riés dans les ins­tan­ces diri­gean­tes des entre­pri­ses avec voix déli­bé­ra­ti­ves,
- la mise en place de délé­gué du per­son­nel dans toutes les entre­pri­ses d’au moins 5 sala­riés,
- la repré­sen­ta­tion des syn­di­cats de Guadeloupe dans les entre­pri­ses et les orga­nis­mes pari­tai­res, (ASSEDIC-Sécurité Sociale-CAFAGEFOS-PME-FONGECIF…),
- la reconnais­sance du 27 Mé [3], jour férié, chômé et payé,
- des pour­sui­tes contre les res­pon­sa­bles des mas­sa­cres de mai 67 à Pointe à Pitre et répa­ra­tion des pré­ju­di­ces aux vic­ti­mes et ayant-droits.
- la créa­tion et pré­ser­va­tion de véri­ta­bles ser­vi­ces publics dans les sec­teurs stra­té­gi­ques (eau, trans­port, énergie électrique et fos­si­les, trai­te­ment des déchets, pré­ven­tion et sécu­rité civile, crédit...) au ser­vice de la popu­la­tion et des besoins économiques du pays, com­pre­nant au sein des ins­tan­ces diri­gean­tes des repré­sen­tants des usa­gers et des tra­vailleurs,
- le rem­bour­se­ment par les entre­prise des aides publi­ques per­çues en cas de licen­cie­ment économique,
- des pour­sui­tes péna­les pour les infrac­tions rele­vant d’abus de posi­tion domi­nante, d’entente illi­cite et de publi­cité men­son­gère,

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Les manifestants sont déterminés

Gageons qu’ici, avec des reven­di­ca­tions comme celles-ci, la plu­part des syn­di­cats auraient l’air moins cons­tipé. Et qu’il serait pos­si­ble pour un plus grand nombre de struc­tu­res indé­pen­dan­tes d’avoir des reven­di­ca­tions com­mu­nes avec eux.

La plate-forme com­plète des reven­di­ca­tions du col­lec­tif contre la pro­fi­ta­tion.

Les accords

Des accords ont été signés entre le col­lec­tif LKP, les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­ria­les, l’Etat et une grande partie des patrons après 1 mois 1/2 de grève de dif­fé­rents sec­teurs, des émeutes et une grève géné­rale et illi­mi­tée de 44 jours, le 4 mars 2009. Contrairement à ce qu’ont bavé les médias, les accords ne por­tent pas seu­le­ment sur l’aug­men­ta­tion de 200 € des salai­res les plus bas (jusqu’à 1,4 fois le Smic) du privé. D’autres avan­cées ont été faites (et cer­tains retour en arrière ne seront plus pos­si­bles) dans plu­sieurs domai­nes, notam­ment :

- la natio­na­li­sa­tion et la fusion des struc­tu­res de pro­duc­tion et de dis­tri­bu­tion de l’eau pota­ble,
- le gel des loyers jusqu’en 2014,
- du fric dura­ble­ment pour les anciens, les han­di­ca­pés, les très jeunes et les famil­les,
- un peu de fric ponc­tuel­le­ment pour les plus pau­vres,
- des aides au loge­ment, la cons­truc­tion de 3000 loge­ments sociaux, des sous pour l’amé­lio­ra­tion de l’habi­tat des quar­tiers popu­lai­res,
- parmi toutes les bais­ses garan­ties, il y a celle de la taxe d’habi­ta­tion, celle du prix de 150 pro­duits de pre­mière néces­sité ainsi que celui de l’eau, des télé­com­mu­ni­ca­tions et des trans­ports en commun,
- la dis­pa­ri­tion de cer­tai­nes taxes, la taxe fon­cière pour les agri­culteurs par exem­ple ou encore l’octroi de mer,
- des titu­la­ri­sa­tions dans l’éducation,
- 40 000 billets d’avion pour un trajet aller /retour Paris-Guadeloupe au tarif de 340 euros pour les famil­les les plus modes­tes de gua­de­loupe, pour l’année 2009,
- la pré­sence des syn­di­cats gua­de­lou­péens dans les orga­nis­mes pari­tai­res,
- beau­coup de fric pour les hôpi­taux (500 mil­lions d’euros),
- du fric pour les pêcheurs et les agri­culteurs,
- le double flé­chage créole / fran­çais dans tous les bâti­ments publics,
- des ten­ta­ti­ves pour dimi­nuer la dis­cri­mi­na­tion raciale à l’emploi et à l’entre­prise.

Et plein de fric encore pour une myriade de petits pro­jets, vrai­sem­bla­ble­ment portés par des struc­tu­res inter­nes au LKP, notam­ment les trans­por­teurs, qui ont eu droit à leur accord par­ti­cu­lier, mais aussi cer­tains bâti­ments de quar­tier popu­laire.

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Barrage à l’entrée d’une commune

Pour tous les détails, il faut lire l’accord Bino [4] sur les salai­res et le pro­to­cole com­plet-signé par toutes les par­ties ([Protocole d’accord du 4 marshttp://lkp.e3b.org/dot­clear/public/...] ).

Il est aussi pos­si­ble de vision­ner :
- Rosan MOUNIEN, membre du LKP, faire le bilan sur les points du pro­to­cole d’accord le 06 mars 2009
- Alain Félix Flemin, membre du LKP, ana­ly­ser le mou­ve­ment « Liyannaj Kont Pwofitasyon »
- Rosan MOUNIEN, membre du LKP, faire le point sur l’accord sala­rial passé entre le LKP, l’Etat, les Collectivités loca­les et une partie du Patronat Guadeloupéen. Il revient aussi sur les rai­sons qui ont empê­ché la signa­ture hier du pro­to­cole de sus­pen­sion de conflit (4 mars 2009)
- Jean pierre Sainton intel­lec­tua­li­ser sur le mou­ve­ment

Analyse

La plate forme de reven­di­ca­tion manque cruel­le­ment d’abor­der la jus­tice, la prison, les ban­ques, les pau­vres, la repré­sen­ta­tion démo­cra­ti­que, la libre cir­cu­la­tion des per­son­nes, les quar­tiers popu­lai­res d’une manière géné­rale et tant d’autres sujets légi­ti­me­ment révol­tants. Les accords signés sont un peu déce­vants au vu des reven­di­ca­tions. Dans le pro­to­cole d’accord du 4 mars l’Etat a fait beau­coup de « pro­mes­ses d’enga­ge­ment », ce qui signi­fie « à peu près rien ». Rien n’a été signé pour les chô­meurs et les pré­cai­res (alors que 60% des moins de 25 ans sont au chô­mage et que Elie Domota est direc­teur adjoint d’une agence ANPE), ni pour les très pau­vres, que dalle sur l’envi­ron­ne­ment, et puis des mesu­res qui enfer­ment dans la valeur tra­vail et le sala­riat. On peut aussi faire le repro­che aux accords de porter essen­tiel­le­ment sur le fric ; la faim d’un côté et les mani­pu­la­tions de l’autre a sure­ment fait tour­ner beau­coup de reven­di­ca­tions en ques­tion « fric ».

A ce sujet, il faut noter que les cof­fres des entre­pri­ses sont à peine effleu­rés par ces mesu­res, c’est l’Etat qui raque à peu prés pour tout. D’un autre côté, on on a vu que les cais­ses de l’Etat, qui étaient sen­sées être vides, débor­dent en réa­lité de cen­tai­nes de mil­liards d’euros, autant se servir.

D’autre part le LKP n’a pas réussi a empê­cher, dans les accords, les condam­na­tions judi­ciai­res des gré­vis­tes pour leurs actions pen­dant le mou­ve­ment, ni les rete­nues sur salaire pour les jours de grève.

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Manif monstre (plus de 100 000 guadeloupéens dans les rues) le 09 février 2009

Par contre c’est un pas qui est fait, et par­fois de manière irré­ver­si­ble, dans le sens d’une amé­lio­ra­tion plutôt géné­rale des condi­tions de vie, comme la hausse des salai­res bien sur mais aussi la natio­na­li­sa­tion (gua­de­lou­pi­sa­tion ?) de la ges­tion de l’eau par exem­ple, la pré­sence des tra­vailleurs dans les conseils d’admi­nis­tra­tion d’entre­pri­ses, des syn­di­cats dans les orga­nis­mes pari­tai­res, la ten­ta­tive de mettre fin à la dis­cri­mi­na­tion raciale et encore la mise en lumière de la culture créole (notam­ment l’usage de la langue). C’est vrai­sem­bla­ble­ment un pas qui est fait dans les esprits.

C’est aussi une démons­tra­tion de force sociale impres­sion­nante, une sérieuse atta­que contre la domi­na­tion économique et la réa­li­sa­tion d’une union de dif­fé­ren­tes struc­tu­res qui est à médi­ter pour ici.

Un combat encou­ra­geant

La lutte qui est menée en Guadeloupe est encou­ra­geante ; les hommes et les femmes se sont réveillés et ont montré une puis­sance capa­ble de chan­ger le rap­port de force qui nous semble tel­le­ment dis­pro­por­tionné aujourd’hui et ici. L’unité qui a été réa­li­sée par le col­lec­tif LKP est inté­res­sante à obser­ver, par­fois sur­pre­nante. Par exem­ple la lutte contre les exploi­teurs s’est très bien accom­mo­dée de la pré­sence et des reven­di­ca­tions des petits com­mer­çants ou des agri­culteurs pour se liguer ensem­ble contre les gran­des sur­fa­ces.

Pour que cette unité ait lieu, il a fallu des hommes et des femmes déter­miné(e)s, aux reven­di­ca­tions (plutôt) radi­ca­les et avec la volonté de se battre pour les obte­nir. On est à des années lumiè­res des hommes et des femmes qui sont à la tête de la plu­part des syn­di­cats euro­péens qui orga­ni­sent les mani­fes­ta­tions ici.

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Occupation d’un carrouf

Pour ter­mi­ner, le mes­sage d’Elie Domota adressé aux békés du Medef « la Guadeloupe, soit tu appli­ques l’accord, soit tu la quit­tes ; nous ne lais­se­rons pas une bande de békés réta­blir l’escla­vage » est très bien. Les exploi­teurs du Medef peu­vent aller couler au milieu des océans, on n’en veut ni là-bas ni ici ; ça sera une crampe de moins pour l’huma­nité.

Et enfin, les accords signés ne sont pas encore appli­qués, notam­ment à cause des pleur­ni­che­ries du Medef : la lutte n’est donc pas finie dans les Caraïbes.

A suivre...

Des liens pour creu­ser le sujet :
LKP - Mobilisation des contrats aidés et de tous les pré­cai­res ! (17 mars 2009)
Le gou­ver­ne­ment veut mini­mi­ser les succès de la Guadeloupe (13 mars 2009- Hns info)
Les mani­fes­ta­tions et les grèves contre la vie chère et les bas salai­res se pour­sui­vent dans les pos­ses­sions fran­çai­ses de Guadeloupe et de Martinique (10 mars 2009 - Mondialisation.ca)
Le site offi­ciel du LKP
Le blog offi­ciel du col­lec­tif d’orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les, asso­cia­ti­ves, poli­ti­ques & cultu­rel­les de Guadeloupe
Le site Yenkinou infos qui contient de nom­breu­ses vidéos/inter­views d’acteurs du mou­ve­ment et des ana­ly­ses
Un por­trait d’Elie Domota (14 février 2009 - Le Monde)
1er avril 1802 : Napoléon envoie des trou­pes mili­tai­res en Guadeloupe pour mater les vél­léi­tés autoch­to­nes...
Le Code noir

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« Quand y’a une grève plus personne la voit ! » et là, tu nous vois, pauv’con

Notes

[1] Lire « Ils ont exigé de prendre l’antenne pour s’expliquer »

[2] Il y’a surement d’autres médias populaires qui ont soutenu et aidé le mouvement

[3] Le 27 et 28 mai 1967, au cours de ces deux journées portées disparues de l’histoire, les services d’ordre français ont massacré une centaine d’ouvriers du bâtiment en grève. Pour plus d’infos à ce sujet, voir ici.

[4] du nom du syndicaliste (UGTG) guadeloupéen, Jacques Bino tué le 17 février 2009 pendant la grève

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