Le prochain camp No Border ce sera à Bruxelles à partir du 25 septembre. Présentation, projection et discussion le 8 sept. à 19 h à La Gryffe dans le cadre d’une tournée d’infos faite par des militantEs bruxelloisEs.
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Depuis les années 90, le travail dominical a étendu considérablement son emprise. Aujourd’hui, de façon régulière ou occasionnelle, plus d’un quart des travailleurEs va au turbin le dimanche. En 2008, 12,1 % des salariéEs bossaient habituellement ce jour-là contre 10,2 % en 2002. Une énorme proportion (96 %) de celles et ceux-ci va également au boulot le samedi, est en plus soumise à des horaires quotidiens variables imposés par le patron et travaille très souvent de nuit. Plus d’un tiers n’a même pas de repos compensateur. [1]
TRISTE TABLEAU. TRISTES DIMANCHES.
Estimant probablement que cette évolution était trop lente, l’État a
souhaité l’accélérer par la législation. La loi 2009-974 du 10 août 2009
a assoupli, en faveur des patrons, les conditions de travail dominical
en supprimant les autorisations préalables en zones touristiques et
thermales et, pour les unités urbaines de plus d’un million d’habitants,
en donnant la possibilité aux autorités de délimiter un « périmètre
d’usage de consommation exceptionnel » sur lequel l’ouverture des
commerces et donc le travail le dimanche seraient facilités.
LA CONSOMMATION RÈGNE. LE PEUPLE TRINQUE.
Au-delà du flou et des subtilités de la loi - qu’il faut pourtant
maîtriser pour se défendre - c’est la question d’un choix de société qui
se pose. Le pouvoir crée les conditions pour une civilisation où
production et consommation n’auront plus de limite. Le dimanche est
jusque-là encore le moment où beaucoup peuvent ne rien foutre, se
reposer, exercer un sport ou une pratique artistique, se balader,
sortir, bricoler, se retrouver avec leurs proches, leurs familles, leurs
amiEs, se cultiver ou se divertir... Bref, vivre à l’écart des
contraintes salariales. Désormais dans le cycle hebdomadaire, les
politicards et les patrons profitent de la précarisation pour imposer
une machine à consommer, servir et produire qui ne s’arrête jamais.
L’ensemble est empaqueté dans une propagande à base de volontariat, de ré-affirmation des garanties et de consommateurs-électeurs à satisfaire. Mais l’intention est claire ! Maintenant le dimanche, le populo devra faire des sacrifices aux dieux du capital, de l’État et de la marchandise après s’être fait sermonner pendant des siècles par les curés. Les vitrines réservées à la bourgeoisie sont toujours plus rutilantes pendant que les plus pauvres sont poussés au sur-endettement.
Face à de telles perspectives, il convient de résister en demandant le retrait de cette loi. En boycottant les établissements commerciaux ouverts le dimanche. En informant les travailleurEs de leurs droits, en les incitant et en les aidant à se défendre collectivement face aux patrons qui exigent le travail dominical.
[*Afin de donner à chacunE la possibilité de vivre sa vie et de s’émanciper hors de l’exploitation salariale et de la consommation abrutissante, le syndicat CNT Interco du Rhône revendique une répartition des richesses et du temps de travail dans un but d’égalité sociale.
Confédération Nationale du Travail :
Syndicat interco du Rhône
44, rue Burdeau, 69001 Lyon
Tél : 04 78 27 05 80
interco69(arobase)cnt-f.org
Blog des syndicats CNT du Rhône
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[1] Source : DARES, octobre 2009
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