L’approche syndicale de cette journée mondiale pour le travail décent est de souligner les effets économiques et sociaux de la crise sur les salariés, les chômeurs, les jeunes et les retraités. De plus l’intersyndicale s’appuie sur un document de déclaration de propositions et de revendications communes élaboré en janvier 2009 à lire ici
A l’occasion de cette journée mondiale pour le travail décent il parait intéressant de souligner comment le travail est une source d’angoisse, de stress, d’accident et même de suicide ! Les techniques de management qui sont utilisées dans les entreprises et, dorénavant, dans les administrations conduisent souvent des individus au bord du gouffre. Et ce n’est pas parce qu’ils sont « naturellement » plus fragiles. Juste dans une spirale de l’investissement de soi à l’aune d’une performance obligatoire, piloter par des objectifs individuels, pour beaucoup, le travail perd son sens.
Alors, dans ces conditions, se pose véritablement la question de ce que nous voulons pour l’avenir comme boulot comme les salariés des TCL peuvent nous pousser à nous questionner, eux qui commencent tôt et finissent tard dans une même journée (voir ce tract de SUD-TCL).
[*“la sonnerie du réveil, première humiliation de la journée.”*]

# Le 8 octobre 2009 à 18:19
La faible mobilisation pose clairement la question de la « légitimité » des syndicats valets du pouvoir. Aussi bien pour la base des syndiqués (voir les Conti), que dans la population où les syndicats n’apparaissent pas comme pouvant changer leur vie. Les directions syndicales collaborent avec le gouvernement pour stopper nette toute tentative spontanée autogestionnaire pouvant créer un vaste mouvement populaire qui leur échapperait . La création et l’adhésion d’une action contre le pouvoir ne peut se faire que ci celle-ci est autonome dans toute son organisation et son fonctionnement, mais ouverte a tous.
herope Lyon
www.fa-heropelyon.fr.gd
# Le 7 octobre 2009 à 22:00, par dominik
IL N’Y A PAS DE TRAVAIL DECENT !
LE TRAVAIL ?....C’EST L’EXPLOITATION !
DOMINIK
# Le 7 octobre 2009 à 13:31
Le Capitalisme C’est La Gangrène, On L’abat Ou On En Crève !
Dans le secteur privé, les vagues de licenciements sinistrent des régions et des familles entières, le chômage
technique et des RTT sont imposés dans le seul but de protéger les bénéfices et les actionnaires. Dans le secteur
public des postes sont supprimés par milliers, dans les TCL ou pour les travailleurs sociaux les conventions
collectives comme sont démantelées organisant ainsi la pénurie et dégradant largement la qualité du service
rendu aux usagers. Dans la vie au quotidien, il est de plus en plus difficile de subvenir aux besoins élémentaires,
de se loger... La précarité est devenue une normalité et aucun secteur d’activité n’est épargné : CDD, temps
partiels imposés et tous les contrats qui fleurissent depuis 20 ans (CES, CNE...) ne sont que des moyens de tenir
les salarié-es à la gorge. Et l’Etat, soit disant garant de justice sociale, est le premier employeur de précaires. Il
n’y a donc rien a attendre de lui : ni arbitrage, ni providence !
Inégalités, chômage, précarité, ça suffit ! la crise n’est qu’un prétexte !
La crise n’est pas pour tout le monde et ceux là mêmes qui en profitent aujourd’hui sont ceux qui l’ont construite
hier. Face au rouleau compresseur du capitalisme, il n’y a pas de fatalité. Et face aux violences sociales infligées
aux travailleurs, les séquestrations de dirigeants sont bien peu de chose. Il est temps que la peur change de
camp. Si on assiste à un regain des pratiques d’actions directes, et parfois violentes, c’est bien parce que la
manifestation et la grève de 24 heures se sont avérées inefficaces et que gouvernement et patrons affichent un
mépris total aux revendications ouvrières. Contre la sourde oreille, les salariés s’organisent de plus en plus dans
des collectifs de luttes regroupant des salariés, syndicalistes ou non, de secteurs d’activités différents afin de
créer des convergences de luttes. Cela répond aussi à un besoin de se fédérer et de s’organiser à la base puisque
les centrales syndicales ont déserté ce terrain.
La Guadeloupe a été un exemple fort d’un mouvement qui gagne parce qu’il est interprofessionnel, illimité
jusqu’à ce qu’il obtienne satisfaction, fédéré autour d’une plate forme revendicative tant sur les questions de
travail que de société. Nous savons que nous ne gagnerons rien seuls dans nos lieux de travail et en journées
disséminées dans l’année. Dans ce contexte, nous ne voulons plus perdre et nous n’avons plus rien à perdre.
Construisons ce mouvement tant de fois avorté, débarrassé des manoeuvres politiciennes des bureaucrates
syndicaux, qui portent une responsabilité dans nos échecs précédents. Construisons dans nos syndicats et dans
les collectifs de luttes la convergence entre salariés de tous secteurs, entre salariés et usagers sur des
revendications tant sociales que de travail parce que la grève c’est aussi une volonté de changer nos vies.
En finir avec l’exploitation salariale !
Parce que nous ne voulons plus perdre notre vie à la gagner. Ces dernières années gouvernement et patronnat
ont tenté de nous imposer une exécrable dérèglementation des nos conditions d’exploité-es : augmentation
globale du temps de travail par la hausse du temps de cotisations aux caisses de retraite, travail le dimanche,
heures supplémentaires difficiles à refuser, travail de nuit et flexibilité horaire, travail des jeunes des classes
populaires déguisés en stages ou par l’abaissement de l’âge de l’apprentissage... C’est un formidable retour en
arrière, vers des conditions dignes du XIX siècle ! Comme s’il fallait se ruiner la santé et le moral, sa vie durant,
uniquement pour le bénéfice de nos patrons et des actionnaires.
Pourtant c’est bien à nous de déterminer collectivement, en fonction de nos besoins et de nos désirs ce qu’il est
utile de produire, de construire, d’entretenir, etc... et non plus d’aller nous abrutir quotidiennement pour récolter
une pitance toujours plus maigre. C’est à nous également de définir quelles doivent être les missions d’un
service réellement public et comment les mettre en oeuvre. Cela signifie en finir avec cette société tournée
entièrement vers la satisfaction des appétits voraces d’une minorité d’exploiteurs.
A l’atelier, au bureau, dans les écoles, dans les postes, etc... c’est à nous qui sommes à la fois producteurs et
usagers de décider pour qui et comment on travaille. Nous n’avons pas à mendier notre émancipation sociale
auprès de politiciens ou de bureaucrates syndicaux car c’est par nos luttes et nos grèves que nous l’obtiendrons.
# Le 7 octobre 2009 à 11:16
Ya ka faire une journée bidon déconnectée des luttes actuelles pour faire plier le gouvernement et le patronat.
Ya ka faire semblant d’être en colère contre ce même patronat en envoyant une déclaration de principe.
Ya ka faire mourir un mouvement d’hiver 2009 en ne mettant pas en réseau les secteurs en luttes et en espaçant les journées de grève.
Ya ka abandonner les salariés de continentale en ne les appuyant pas dans leur lutte.
Ya ka croire que la médiatisation d’une manif sert à créer un rapport de force.
Ya ka croire que la logique sociétale actuelle changera en régulant la finance internationale.
Ya ka croire que les acquis sociaux se gagnent par la bonne volonté des dirigeants syndicaux et non par des luttes quelquefois dures et éprouvantes.
Ya ka s’en prendre qu’à ses mêmes dirigeants syndicaux pour dire que tout va mal mais sans construire une alternative syndicale.
Pour toutes ces raisons (je présume), l’ ud CNT 69 ne participe pas à cette journée du 07 octobre. Ca aurait été le comble !