Accueil du site > Infos > Salariat - précariat > Manif de la journée mondiale pour le travail décent

Manif de la journée mondiale pour le travail décent

Publié le 6 octobre 2009

fontsizeup fontsizedown Enregistrer au format PDF impression
4 compléments d'info

Alors que chez France Telecom des salariés se suicident au travail, les syndicats ont décidé de rejoindre un appel international de manifestations à l’occasion de la journée mondiale pour le travail décent.

L’appro­che syn­di­cale de cette jour­née mon­diale pour le tra­vail décent est de sou­li­gner les effets économiques et sociaux de la crise sur les sala­riés, les chô­meurs, les jeunes et les retrai­tés. De plus l’inter­syn­di­cale s’appuie sur un docu­ment de décla­ra­tion de pro­po­si­tions et de reven­di­ca­tions com­mu­nes élaboré en jan­vier 2009 à lire ici

A l’occa­sion de cette jour­née mon­diale pour le tra­vail décent il parait inté­res­sant de sou­li­gner com­ment le tra­vail est une source d’angoisse, de stress, d’acci­dent et même de sui­cide ! Les tech­ni­ques de mana­ge­ment qui sont uti­li­sées dans les entre­pri­ses et, doré­na­vant, dans les admi­nis­tra­tions condui­sent sou­vent des indi­vi­dus au bord du gouf­fre. Et ce n’est pas parce qu’ils sont « natu­rel­le­ment » plus fra­gi­les. Juste dans une spi­rale de l’inves­tis­se­ment de soi à l’aune d’une per­for­mance obli­ga­toire, pilo­ter par des objec­tifs indi­vi­duels, pour beau­coup, le tra­vail perd son sens.

Alors, dans ces condi­tions, se pose véri­ta­ble­ment la ques­tion de ce que nous vou­lons pour l’avenir comme boulot comme les sala­riés des TCL peu­vent nous pous­ser à nous ques­tion­ner, eux qui com­men­cent tôt et finis­sent tard dans une même jour­née (voir ce tract de SUD-TCL).

[*“la son­ne­rie du réveil, pre­mière humi­lia­tion de la jour­née.”*]

P.-S.

A lire :

- Souffrance en France - la banalisation de l’injustice sociale, Christophe Dejours, édition de Poche.

- La société malade de la gestion, V. De Gaulejac, chez Seuil

Proposer un complément d'infos

modération à priori

Attention, votre message n'apparaîtra qu'après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

  • Le 8 octobre 2009 à 18:19

    La faible mobilisation pose clairement la question de la « légitimité » des syndicats valets du pouvoir. Aussi bien pour la base des syndiqués (voir les Conti), que dans la population où les syndicats n’apparaissent pas comme pouvant changer leur vie. Les directions syndicales collaborent avec le gouvernement pour stopper nette toute tentative spontanée autogestionnaire pouvant créer un vaste mouvement populaire qui leur échapperait . La création et l’adhésion d’une action contre le pouvoir ne peut se faire que ci celle-ci est autonome dans toute son organisation et son fonctionnement, mais ouverte a tous.

    herope Lyon
    www.fa-heropelyon.fr.gd

  • Le 7 octobre 2009 à 22:00, par dominik

    IL N’Y A PAS DE TRAVAIL DECENT !

    LE TRAVAIL ?....C’EST L’EXPLOITATION !

    DOMINIK

  • Le 7 octobre 2009 à 13:31

    Le Capitalisme C’est La Gangrène, On L’abat Ou On En Crève !

    Dans le secteur privé, les vagues de licenciements sinistrent des régions et des familles entières, le chômage
    technique et des RTT sont imposés dans le seul but de protéger les bénéfices et les actionnaires. Dans le secteur
    public des postes sont supprimés par milliers, dans les TCL ou pour les travailleurs sociaux les conventions
    collectives comme sont démantelées organisant ainsi la pénurie et dégradant largement la qualité du service
    rendu aux usagers. Dans la vie au quotidien, il est de plus en plus difficile de subvenir aux besoins élémentaires,
    de se loger... La précarité est devenue une normalité et aucun secteur d’activité n’est épargné : CDD, temps
    partiels imposés et tous les contrats qui fleurissent depuis 20 ans (CES, CNE...) ne sont que des moyens de tenir
    les salarié-es à la gorge. Et l’Etat, soit disant garant de justice sociale, est le premier employeur de précaires. Il
    n’y a donc rien a attendre de lui : ni arbitrage, ni providence !

    Inégalités, chômage, précarité, ça suffit ! la crise n’est qu’un prétexte !

    La crise n’est pas pour tout le monde et ceux là mêmes qui en profitent aujourd’hui sont ceux qui l’ont construite
    hier. Face au rouleau compresseur du capitalisme, il n’y a pas de fatalité. Et face aux violences sociales infligées
    aux travailleurs, les séquestrations de dirigeants sont bien peu de chose. Il est temps que la peur change de
    camp. Si on assiste à un regain des pratiques d’actions directes, et parfois violentes, c’est bien parce que la
    manifestation et la grève de 24 heures se sont avérées inefficaces et que gouvernement et patrons affichent un
    mépris total aux revendications ouvrières. Contre la sourde oreille, les salariés s’organisent de plus en plus dans
    des collectifs de luttes regroupant des salariés, syndicalistes ou non, de secteurs d’activités différents afin de
    créer des convergences de luttes. Cela répond aussi à un besoin de se fédérer et de s’organiser à la base puisque
    les centrales syndicales ont déserté ce terrain.
    La Guadeloupe a été un exemple fort d’un mouvement qui gagne parce qu’il est interprofessionnel, illimité
    jusqu’à ce qu’il obtienne satisfaction, fédéré autour d’une plate forme revendicative tant sur les questions de
    travail que de société. Nous savons que nous ne gagnerons rien seuls dans nos lieux de travail et en journées
    disséminées dans l’année. Dans ce contexte, nous ne voulons plus perdre et nous n’avons plus rien à perdre.
    Construisons ce mouvement tant de fois avorté, débarrassé des manoeuvres politiciennes des bureaucrates
    syndicaux, qui portent une responsabilité dans nos échecs précédents. Construisons dans nos syndicats et dans
    les collectifs de luttes la convergence entre salariés de tous secteurs, entre salariés et usagers sur des
    revendications tant sociales que de travail parce que la grève c’est aussi une volonté de changer nos vies.

    En finir avec l’exploitation salariale !

    Parce que nous ne voulons plus perdre notre vie à la gagner. Ces dernières années gouvernement et patronnat
    ont tenté de nous imposer une exécrable dérèglementation des nos conditions d’exploité-es : augmentation
    globale du temps de travail par la hausse du temps de cotisations aux caisses de retraite, travail le dimanche,
    heures supplémentaires difficiles à refuser, travail de nuit et flexibilité horaire, travail des jeunes des classes
    populaires déguisés en stages ou par l’abaissement de l’âge de l’apprentissage... C’est un formidable retour en
    arrière, vers des conditions dignes du XIX siècle ! Comme s’il fallait se ruiner la santé et le moral, sa vie durant,
    uniquement pour le bénéfice de nos patrons et des actionnaires.
    Pourtant c’est bien à nous de déterminer collectivement, en fonction de nos besoins et de nos désirs ce qu’il est
    utile de produire, de construire, d’entretenir, etc... et non plus d’aller nous abrutir quotidiennement pour récolter
    une pitance toujours plus maigre. C’est à nous également de définir quelles doivent être les missions d’un
    service réellement public et comment les mettre en oeuvre. Cela signifie en finir avec cette société tournée
    entièrement vers la satisfaction des appétits voraces d’une minorité d’exploiteurs.
    A l’atelier, au bureau, dans les écoles, dans les postes, etc... c’est à nous qui sommes à la fois producteurs et
    usagers de décider pour qui et comment on travaille. Nous n’avons pas à mendier notre émancipation sociale
    auprès de politiciens ou de bureaucrates syndicaux car c’est par nos luttes et nos grèves que nous l’obtiendrons.

    Coordination des Groupes Anarchistes

    A La plume noire , 19 rue Pierre Blanc, 69001 Lyon. Tel 04 72 00 94 10

    Permanences du Mercredi au Vendredi de 17h à 19h, le Samedi de 15h à 19h

    JPEG - 41.7 ko
  • Le 7 octobre 2009 à 11:16

    Ya ka faire une journée bidon déconnectée des luttes actuelles pour faire plier le gouvernement et le patronat.

    Ya ka faire semblant d’être en colère contre ce même patronat en envoyant une déclaration de principe.

    Ya ka faire mourir un mouvement d’hiver 2009 en ne mettant pas en réseau les secteurs en luttes et en espaçant les journées de grève.

    Ya ka abandonner les salariés de continentale en ne les appuyant pas dans leur lutte.

    Ya ka croire que la médiatisation d’une manif sert à créer un rapport de force.

    Ya ka croire que la logique sociétale actuelle changera en régulant la finance internationale.

    Ya ka croire que les acquis sociaux se gagnent par la bonne volonté des dirigeants syndicaux et non par des luttes quelquefois dures et éprouvantes.

    Ya ka s’en prendre qu’à ses mêmes dirigeants syndicaux pour dire que tout va mal mais sans construire une alternative syndicale.

    Pour toutes ces raisons (je présume), l’ ud CNT 69 ne participe pas à cette journée du 07 octobre. Ca aurait été le comble !


Infos locales

25 juillet


21 juillet


16 juillet

  • Fêtes - Festivals - Vie du mouvement

    Ambierle - Séminaire Monnaie Sociale - 27&28 juillet

    Le 27 juillet et le 28 juillet 2010 de 9h00 à 17h00 se tien­dra un sémi­naire sur la créa­tion d’une mon­naie sociale dans le bassin roan­nais animé par Didac Costa du réseau salir del capi­ta­lismo à La Scierie, à Ambierle(42).

  • Migrations - sans-papierEs

    Un bébé de 8 mois enfermé avec ses parents au CRA de Lyon

    Le site Lois Sauvages nous alerte sur la situa­tion d’une famille au centre de réten­tion de Lyon, avec un père malade et une mère enceinte et un bébé.


13 juillet


10 juillet


3 juillet