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Patron, tu vas cracher le fric !

Publié le 10 mai 2009

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Assez des boulots de mort !
Assez du flicage du Pôle emploi !
Assez du travail !
Assez de s’abaisser devant les patrons et le système qui vivent sur notre dos !
Qu’ils se torchent tous avec leurs contrats pourris et leurs salaires de merde.

Aux tra­vailleurs exploi­tés, aux inté­ri­mai­res, à tous ceux qui ont des contrats pour­ris, à ceux qui n’ont rien, aux chô­meurs, RMIstes, radiés, sans reve­nus de tous bords, aux étudiants, lycéens et tous les autres chô­meurs en deve­nir, aux jeunes des quar­tiers popu­lai­res promis à des bou­lots de chiens, aux enfants d’ouvriers promis à l’exploi­ta­tion de l’usine ou aux bou­lots payés au lance pierre toute leur vie, aux fai­néants, aux insou­mis et à tous ceux qui pré­fè­rent tenter l’aven­ture plutôt que l’oppres­sion :

Nous avons com­pris que :

L’économie c’est la crise.
L’économie tue. Rapidement ou len­te­ment, l’obses­sion de la crois­sance broie les sala­riés, les chô­meurs, les rmis­tes, bref tous les pau­vres inclus leurs famille.
Le chô­mage est orga­nisé et uti­lisé par les grands patrons et l’État. Le rôle des ANPE/ASSEDIC/UNEDIC et du Conseil Régional est de tenir une masse de sala­riés pré­cai­res à la dis­po­si­tion du grand patro­nat. Main dans la main, grands patrons et État orga­ni­sent notre misère pour faire leur for­tune.
Les direc­teurs de Pôle emploi, les pré­si­dents de Conseil Général et de l’Unedic sont des cri­mi­nels de la guerre sociale.
La dis­pa­ri­tion des aber­ra­tions que sont le Pôle emploi et ses filia­les est notre pre­mier objec­tif de salu­brité publi­que. Nous affir­mons que la reli­gion de l’emploi et que la valeur tra­vail n’exis­tent pas, qu’il n’y a qu’exploi­ta­tion. Le contrat social n’a jamais existé, nos parents se sont fait trai­ter comme des chiens toute leur vie, il n’y à rien à atten­dre, ni des autres clas­ses socia­les, ni de l’État. Nous sommes cons­cients que nous n’aurons que ce que nous arra­che­rons, ensem­ble. Les cais­ses de l’État débor­dent de cen­tai­nes de mil­liards d’euros, les cof­fres des patrons sont pleins à cra­quer, y a qu’à se servir. La sup­pres­sion des Pôles emploi, des salai­res des kapos du Medef, des dépen­ses de fichage et autres tech­ni­ques de flic rajou­tera quel­ques lias­ses dans la caisse. Arrêter toutes les sub­ven­tions aux entre­pri­ses/asso­cia­tions sang­sues qui vivent sur le dos des chô­meurs aussi. C’est pas les solu­tions qui man­quent pour trou­ver du fric. Ce qu’il manque c’est la peur au ventre des puis­sants pour qu’ils le cra­chent.

Nous déci­dons et nous aurons :

Le ver­se­ment incondi­tion­nel d’un revenu de 800 euros à tous les chô­meurs et RMistes, indem­ni­sés ou non, radiés ou non. L’élargissement de cette mesure à tous ceux qui ne béné­fi­cient d’aucun revenu, notam­ment les moins de 26 ans, les retrai­tés aux allo­ca­tions misé­ra­bles et les sans-papiers vivant en France. La fin défi­ni­tive du lien entre l’obli­ga­tion de cher­cher un emploi et le ver­se­ment d’une allo­ca­tion.
La sup­pres­sion immé­diate des Pôles emploi et leur trans­for­ma­tion en Commune du peuple, lieu où nous élaborerons des stra­té­gies pour neu­tra­li­ser défi­ni­ti­ve­ment les cram­pes de l’huma­nité ( MEDEF, par­le­men­tai­res, minis­tres, élus vendus au patro­nat, média bour­geois, grand patro­nat) et où nous appren­drons à vivre sans eux.
Le droit incondi­tion­nel de ne pas tra­vailler, de faire de la vie une fête et pas une oppres­sion. Il existe une vie en dehors du sala­riat, 5 mil­lions de per­son­nes en France l’expé­ri­men­tent tous les jours. Les par­le­men­tai­res de l’Assemblée natio­nale ont donné l’exem­ple en s’octroyant en 2007 des indem­ni­tés incondi­tion­nel­les de chô­mage à vie (7000 euros men­suels pen­dant 5 ans puis 1500 euros men­suels à vie).
Nous sommes des hommes et des femmes et non pas des larves comme les puis­sants vou­draient nous y contrain­dre.

Dans cet esprit nous déci­dons :

- De blo­quer les flux de tra­vailleurs pau­vres que le Pôle emploi des­tine aux forges des grands patrons, en per­tur­bant l’acti­vité des Pôles emploi et des orga­nis­mes rat­ta­chés à cette merde immonde.
- De refu­ser les bou­lots de mort et les emplois de chiens. Nos parents ont assez donné !
- De rire au nez des flics du Pôle emploi quand ils nous par­lent comme à des demeu­rés.
- De pren­dre un fou rire quand on reçoit leurs cour­riers infa­mants : « pro­cé­dure de radia­tion », « radia­tion si non réponse de votre part », « rappel à l’ordre ».
- De pour­sui­vre la lutte et pren­dre notre pied à cra­cher aux kapos du Medef qu’on veut pas de leur contrat de merde payé des miet­tes. Qu’on sera jamais des escla­ves.
- De sys­té­ma­ti­que­ment foutre en l’air les stages de cv et de lettre de moti­va­tion qui ne ser­vent qu’aux entre­pri­ses/asso­cia­tions qui les pres­cri­vent et qui vivent sur le dos des chô­meurs et aux cro­chets des sub­ven­tions publi­ques.
- D’embal­ler notre pois­son avec les Contrats d’Insertions impo­sés par les escla­va­gis­tes du Département. Et nous affir­mons qu’enten­dre tous les gros bour­ges parler de « la conduite à suivre pour les pau­vres » nous donne une énergie explo­sive.
- De défen­dre col­lec­ti­ve­ment les dos­siers indi­vi­duels.
- De réqui­si­tion­ner tous ceux qui font appel à la masse sala­riale bon marché que lui fourni le Pôle emploi et tous ceux qui pro­fi­tent des chô­meurs pour faire leur blé sur leur dos. D’une manière ou d’une autre.
- De s’orga­ni­ser, d’agir quand on veut, ou on veut et d’avoir sys­té­ma­ti­que­ment recours à des actions col­lec­ti­ves.
- De réa­li­ser ce projet par tous les moyens pos­si­bles et d’y donner une dimen­sion défi­ni­tive et irré­ver­si­ble.

C’est une lutte légi­time, sereine et déter­mi­née contre l’État, les grands patrons et leurs kapos, dans laquelle nous avons rien à perdre et tout à gagner.

La com­mune des bons à rien vous invite à faire de même.

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