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Verdict du procès intenté à Sophie Perrin par Lyon 2 en Chambre de la presse

Le tribunal juge que les accusations de Sophie concernant son éviction déloyale de l’entrée en thèse envers Lyon 2, André Tiran, Lionel Obadia et Gilles Maletras ne constituent nullement des diffamations. En revanche, la solidarité financière envers Sophie est toujours bien d’actualité car sur l’autre chef d’inculpation (injure envers les acteurs principaux de son éviction), le tribunal y a été fort sur les amendes, rendant plus difficile à Sophie, qui n’a pas un salaire de prof de fac, le financement de ses frais d’avocat.

Par son jugement du 15 novembre 2016, la Chambre de la presse a estimé qu’écrire

-  A propos de Monsieur Lionel Obadia, alors directeur de l’école doctorale sciences sociales, que « la première ordure, c’est celui qui m’a fait virer de l’accès en thèse au mépris du respect de l’égalité et du mérite républicain »

que « Je n’ai vu aucun pouvoir arrêter celui du directeur de l’école doctorale (Lionel Obadia), lorsqu’il est devenu arbitraire et injuste »

et qu’évoquer ironiquement le caractère « probe, innocent de toute pratique déloyale, franc et intègre » de Monsieur Obadia dans l’exercice de ces fonctions à ce moment-là

Ne constituaient nullement des propos diffamatoires à son encontre.

-  A propos de Monsieur André Tiran, alors président de l’université Lumière Lyon 2, écrire notamment que « le président d’alors (André Tiran) [tente de faire] inculper pour fumette dans les couloirs de Bron un étudiant [syndicaliste FSE] non fumeur »

Ne constituait nullement un propos diffamatoire.
Il est d’ailleurs à souligner que c’est à peu près au même moment (novembre 2010) qu’André Tiran décidait, seul, de prendre des arrêtés m’interdisant tout accès aux campus, qui ont été appliqués durant 2 ans et demi jusqu’à leur annulation en justice pour – coïncidence ? - « non respect du contradictoire »…Monsieur Tiran décide, et voilà le mal fait par ses décisions non questionnées par les membres de son CA de l’époque.

-  A propos de l’université Lyon 2, sur la période concernée, écrire que

« Lyon 2 [est] une fac avec de grosses grilles pour bien la fermer face aux ETRANGERS. Aux RACAILLES. Aux DANGEREUX ELEMENTS EXTERIEURS présumés. Lyon 2, fac ouverte seulement aux enfants de bourgeois, aux enfants d’intellos, aux enfants d’gens bien comme il faut. Lyon 2, fac ouverte seulement aux héritiers. Lyon 2, fac où les enfants mal classés dans la société (c’est à dire pas enfants de chercheurs ou d’autres êtres de rang élevé socialement, pas déjà « in » dans un certain réseau) ne termineront pas en doctorat, même s’ils avaient eu d’excellents résultats »

et que les pratiques dures usitées pour la bonne formation professionnelle des nouveaux membres du GIGN « ne constituent donc pas un abus de pouvoir gratuit (contrairement à certaines pratiques que j’ai subies dans l’université Lyon 2 en 2010 et ensuite, qui n’ont rien de professionnelles quant à elles). Enfin, s’ils [au GIGN] ne recrutaient pas sur critères de mérite [physique dans leur cas], mais sur critères de tête du client comme vous vous faites en ce moment [cf mon exemple] et depuis quelques années maintenant, cela mettrait la vie de chacun d’eux en danger »,

Ne constituaient nullement des propos diffamatoires.

Je rappelle qu’au départ, en 2011 – 2012, mes dires étaient censés constituer un propos tenu par « une étudiante qui n’a plu toute sa raison » (Obadia, 2010), illustrer mon « schéma psychotique » (Garcia, 2010), puis, in fine, être la preuve d’un « délire chronique en secteur » de ma part (mon expertise psychiatrique, 2012).
Depuis, grâce notamment à la dizaine de témoignages réunis par mes soins pour cette nouvelle procédure initiée contre moi par Lyon 2 en 2015-2016, la réalité factuelle a ainsi pu commencer à être rétablie :

le délire, n’est-ce pas plutôt ce qui m’est arrivé depuis 2010 dans cette université ?

Je remercie donc tous ceux et celles qui ont eu le courage de témoigner dans cette affaire.

La suite du verdict (qui comporte tout de même une condamnation assez lourde) est à lire ici

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