Arrestation musclée et provocations policières, une fois encore...

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Mardi après-midi peinard en plein été dans le quartier de Garibaldi...

Vers 15 h des cris dans la rue accompagné d’un "arrête baltringue, on va te choper",on se précipite à la fenêtre pour voir ce qu’il se passe.

Il s’agissait de 4 policiers nationaux en train de courser un jeune d’une vingtaine d’année (peut-être plus jeune) qui stoppe sa course et se laisse arrêter , levant très haut les mains..

S’en suit une scène assez choquante, mais qui doit être malheureusement quotidienne : un des policiers pose son front contre le sien et recommence à le traiter de baltringue, de petite merde, car ils ont réussi à le choper sans utiliser le flashball... Le jeune homme ne répond pas, il est alors violemment plaqué contre le mur (trace très nette sur la pommette), de nouveau provoqué et menotté de manière à lui faire mal.

Je décide de descendre et de suivre la fin de l’arrestation pour noter si de nouveaux faits de violence ont lieu ou pas.

Les flics le ramènent à 400 mètres devant un kebab où ont du avoir lieu les faits reprochés au jeune homme qu’ils continuent à chauffer en lui tirant les bras à la verticale pour bien lui montrer qu’ils étaient une merde.
Quatre autres "collègues" les attendent avec la copine du jeune qui s’excuse, car apparemment ce qui est arrivé est de sa faute...

Et là, nouvelle provocation : le même flic se recolle front contre front avec l’arrêté et recommence à le provoquer, n’attendant visiblement qu’une chose, que celui-ci lui mette un coup de tête pour avoir des vacances et des indemnités...

Un des flics me demande ce que je veux, je lui réponds calmement que j’observe juste et là direct c’est "dégagez de là tout de suite". Je reste et devant une nouvelle provocation, j’interviens en précisant que j’ai été témoin de la violence de l’arrestation.

Et là pendant 5 minutes, j’ai 4 policiers sur le dos, dont un qui me tape sur la poitrine avec son doigt, en m’affirmant que les gens comme moi étaient la cause de l’état d’insécurité de la France...

Je leur ai gentiment dit que leurs thèses de merde nationalistes ne m’intéressaient pas et que la violence m’avait choqué, mais un autre prend le relais en me disant que quand je me ferais agresser ou que ma femme ou ma fille le sera, et bien j’aurais appelé le 17, ils ne bougeraient pas !!

Je leur ai redit que quoi qu’avait fait ce jeune homme, ce n’était pas eux de juger, mais que leur boulot était de l’arrêter et c’est tout, là un autre me répond : "mais qui va s’en occuper ? La justice ??" et il se met à se marrer...

Il me redemande de dégager et de circuler et qu’eux n’intervenaient pas dans mon boulot donc que je n’avais pas à le faire ; je leur rappelle gentiment que mes impôts paient un peu leur salaire, mais rien à faire, il faut que je dégage...

Fin de l’arrestation.

Ne cessons pas de lutter contre ces violences policières quotidiennes, dénonçons-les !!

P.-S.

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  • Le 18 août 2011 à 22:46, par zora la rousse

    Forcément quand dans les écoles de formation après le concours, leurs formateurs disent "le crapaud" pour parler du suspect à arrêter... faut pas s’étonner qu’ils déconnent comme ça ensuite : lire par exemple ce témoignage (de l’intérieur, eh oui, même certains decks en ont marre du tout sécuritaire... ), édifiant

    http://www.legrandsoir.info/Sans-casque-ni-bouclier-temoignage-d-un-ex-officier-de-police.html

    Bon, il a démissionné, le témoin ;-)

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