Audience pénale d’appel de Sophie Perrin : un compte rendu

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"Olivier Forray, avocat de Sophie Perrin, explique qu’il est facile de mettre Sophie sur la touche. Qu’à l’université, à Lyon 2, certes on est tous potes, certes on fait copain-copain, mais qu’il y a la « sélection naturelle » (…).
Et la sélection naturelle, c’est la concurrence, pour les places en doctorat, pour les allocations de thèse. Ca fait pas de cadeaux.
Sa plaidoirie devient alors une dénonciation en règle de la sélection en question, dans le cadre de l’Université. Une plaidoirie qui ne tente pas l’abord mielleux et opportuniste de la Cour, comme l’avait fait l’avocat de l’université par son vocabulaire et ses provocations. Une plaidoirie qui ne cède rien sur le fond de l’affaire."

Rendu du verdict le 25 octobre prochain, pour un procès qualifié par les personnes qui ont pu y assister de...bon procès (au sens ’’procès de qualité’’).

Le 12 septembre 2013, parvis du palais des 24 Colonnes, à Saint Jean. Petit à petit, les gens arrivent : ceux et celles qui veulent participer au rassemblement de soutien avant l’audience, ceux et celles qui veulent uniquement assister à l’audience. Quelques pancartes sont apposées, qui rencontrent le regard noir et agacé d’un membre du personnel judiciaire entrant dans le palais… le rassemblement regroupe environ 20 personnes. Pas plus. Pas moins non plus… Peu ont répondu à l’appel à production d’écrits qui a circulé de la main à la main, sur le thème « violences sexuelles ; Justice », malgré l’enthousiasme de beaucoup de celles.ceux auprès de qui il avait circulé. Et le rassemblement est comme scindé entre celles qui lisent les rares récits affichés sur ces thèmes, et celles.ceux qui, en son sein, leur tournent, encore, pour l’instant, le dos. Ce rassemblement n’est peut-être pas le moment le plus réussi de l’après-midi, mais il a été tenté.

Au total, dans la salle d’audience, ce sont une trentaine de personnes qui sont au final présentes. Le public est composite : syndicalistes, militant.e.s politiques et/ou antisexistes, de différentes tendances politiques, collègues de travail, et…une unique étudiante de Lyon 2 (plus le temps passe, moins il y a d’étudiant.e.s ?).

La Cour arrive, et, tout de suite, les « affaires du jour » sont appelées : « l’affaire Sophie Perrin ».
A la tribune, la Cour est, en appel, composée de trois magistrat.e.s (contre un tribunal à magistrat unique en première instance) : le président, Gérard Burkel, déjà connu des lecteurs.trices rebellyonnesques, un conseiller, et une conseillère.
On précise que la 4e Chambre correctionnelle d’appel est celle qui fut historiquement marquée par l’esprit du, également bien connu, juge Finidori.

Le conseiller prend la parole pour lire le rapport retraçant les grandes lignes du dossier. Il prévient : « ça va être un peu long ».
Contrairement à la première instance, le dossier a manifestement été lu, et est assez bien synthétisé. Par un juge rapporteur qui lit d’un ton que beaucoup trouveront monocorde, puis étonné de ce qu’il lit, voire franchement surpris, comme découvrant le rapport et son contenu…auquel il ne s’attendait pas (le rapport n’est pas à charge, il est à peu près objectif).
La surprise et la perturbation occasionnée pour lui sont telles, qu’il ne retrouve plus ses questions. Le président passe la parole à l’intervenant suivant « en attendant qu’il retrouve ses questions ». De fait, le magistrat rapporteur ne posera aucune question à la prévenue.

L’ensemble du public a, toutefois, même cité d’un ton monocorde, bien entendu le passage du PV de police de Marie-Carmen Garcia, sociologue lyonnaise sympathisante du collectif enseignant PAU (Pour une Autre Université), où elle déclare à la police, en réponse à la question « avez vous été témoin de violences physiques ou verbales de Sophie Perrin sur l’un de vos confrères ? » :

« Je l’ai vue s’énerver sur l’un de mes confrères mais ce n’étaient pas des insultes. Plus des crises de protestation ayant pour objet le pouvoir. Je vous informe qu’elle est très impliquée dans le mouvement syndicaliste et anarchiste. Elle est également dans les mouvances anti-spécistes. »

Ce dont on sait (par exemple quand on est sympathisant.e de PAU), que ce n’est pas un bon point devant un tribunal ces dernières années…

Alain Jacubowicz, l’avocat de l’université Lyon 2 et de Marie-Carmen Garcia, sociologue plaignante, brosse la Cour dans le sens du poil, et multiplie les provocations destinées manifestement à énerver le public. Sophie Perrin lui fait penser « à Etienne Tête », par toute une foule de caractéristiques négatives (« elle est procédurière », etc).
L’acoustique de la salle étant bonne, pour une fois, le public entend tout correctement. Si bien qu’il réagit vivement. Le président, imperceptiblement crispé, réclame le silence dans la salle, puis, de plus en plus crispé, demande à l’étudiante présente de sortir, lorsqu’il entr’aperçoit son portable, potentiellement allumé...
Jacubowicz, ayant produit l’effet souhaité en utilisant habilement le public par ces provocations, embraie alors sur des thématiques chères à la droite dure : permettre à Sophie Perrin de revenir dans Lyon 2, ce serait entériner l’existence de zones de non droit. Certes, la Cour de Cassation a déjà cassé une telle interdiction d’accès prononcée par voie pénale, mais Alain Jacubowicz appelle la Cour d’Appel à « entrer en résistance » face à la Cour de Cassation !

Et puis d’ailleurs, pourquoi Mademoiselle Perrin reviendrait-elle mettre les pieds dans la fac ?
Jacubowicz se tourne vers la prévenue, l’appel interorga à rassemblement de soutien lors de la présente audience en mains (il l’a bien sûr joint au dossier comme pièce à charge, comme d’habitude…), et lui pose la question : « c’est écrit dans cet appel ! Vous pouvez revenir dans les campus, dites-vous, mais vous n’avez plus rien à y faire ! D’autant que vous êtes, à Lyon 2, persona non grata, vous devriez le comprendre depuis le temps. Alors pour quoi faire ? Expliquez le à la Cour ».
Sophie explique à la Cour que depuis qu’elle peut revenir dans les campus de Lyon 2, elle s’est inscrite à la BU et y a emprunté des livres, tout bonnement.

Le président lui demande des preuves de cette inscription, et fait photocopier la carte de lecteur extérieur qu’elle lui fournit. Surprise de Jacubowicz, qui va se renseigner auprès des gens du service juridique de Lyon 2 présents : « c’est quoi, ça ???? ». Il répète à la Cour leur réponse : « les bibliothèques universitaires sont en réseau entre elles, c’est pour ça ».
Sauf que la carte permet d’emprunter uniquement à Lyon 2…c’est marqué dessus. Premier raté de la fac ce jour-là.

On rappelle qu’en première instance pénale, ce même avocat avait très clairement énoncé l’objectif de l’université : « nous à Lyon 2, notre objectif, c’est que Mademoiselle Perrin soit dorénavant interdite d’accès aux campus par décision pénale ». Seul moyen de prolonger l’interdiction faite par voie administrative à l’initiative du président Tiran, cette dernière s’arrêtant, inéluctablement, au jour du rendu du verdict pénal…ce qui fait déjà un bail.

La levée de l’interdiction administrative ne l’empêche, ce jour-là, nullement de persévérer en ce sens.

Il ajoute à son argumentaire, un mail sur « le massacre de Columbine », dont Sophie, son auteure, est présentée par ses soins comme faisant l’éloge. Il souligne les dangers induits pour l’université Lyon 2 et ses membres, leur peur face à de telles menaces, et rappelle la vaine tentative de faire interner Sophie (pour son bien et celui d’autrui, rappelle-t-il) via le courrier de Lyon 2 au maire de Lyon.
Enfin, il rappelle le caractère asocial de Sophie : avec elle, ça se passe toujours mal, les entretiens. Même le pauvre assistant social chargé de la recevoir lors de la demande faite au maire de Lyon, a du « appeler les pompiers »…pour éteindre l’incendie allumé par cette furie ?
Aussi vrai que le ridicule ne tue pas, il nuit à la cause : dans le public, beaucoup de gens commencent à se dire que cet avocat en fait trop, et que ça va se retourner contre lui.

Voulant appuyer juridiquement sa demande d’interdiction d’accès, il cite comme auteur d’une décision l’illustre (et d’une fermeté exemplaire face à l’incivilité…) juge Finidori. Le président de la Cour, même pas émoustillé par l’idée de s’inscrire dans cette suite pourtant réputée, se contente de lui signifier tranquillement son erreur : « non non, cette décision n’est pas de Finidori, mais de son prédécesseur ». Le président, lui, connaît ses classiques en jurisprudence…

Alain Jacubowicz terminera en expliquant que si Madame Garcia n’est pas là aujourd’hui, c’est parce qu’elle est « morte de frousse ». Morte de froussse « au point qu’elle a du quitter récemment la ville de Lyon ! », assène-t-il.

L’avocat général (le proc) prend alors le relais, défendant avec un certain talent le mandarinat universitaire et ses libertés. Notamment, la liberté « académique » : liberté de prendre ou non quelqu’un en thèse sous sa direction. Or, n’avons-nous pas un rapport d’expertise psychiatrique qui pointe le caractère « obstiné » de Mademoiselle Perrin ?

L’avocat de la fac acquiesce, sur le mode : « elle veut de manière parfaitement obsessionnelle faire une thèse sous la direction de François Laplantine ».

Sophie reconnaît volontiers être « plutôt tenace, d’ailleurs c’est à peu près la seule chose exacte, dans ce rapport d’expertise ». L’avocat général et la Cour reprennent : « tenace, ce n’est pas pareil qu’obstinée ». Tenace leur semble plus positif…
Sophie ajoute qu’à partir du courriel de désaveu de François Laplantine début septembre 2010, elle a pris acte qu’il disait ne pas vouloir la diriger, et a donc réclamé « que Lyon 2 trouve une solution pour qu’il y ait une direction de thèse, et non plus que François Laplantine soit reconnu comme habilité à diriger sa thèse ».
Agacement de l’avocat général. Les mandarins ne sont pas tenus de trouver des solutions, tout de même ! Sophie rétorque : sauf que dans les règles actuelles de l’université, il y a le critère de mérite, qui est une limite à cette liberté mandarinale de « ne pas trouver de solutions ».
Là, l’avocat général, qui nous signale avoir fait ses études à Assas ainsi qu’à la Sorbonne, se trouve pris dans l’étau des propres principes qu’il défend : le mandarinat, le mérite, etc.

Il signale avoir du demander, une fois, une peine de prison pour un CRS. Pour lui, le cas est similaire : son rôle est de protéger la société, cette fois, il demande du sursis (même peine qu’en première instance), au vu des « cinq sms insultants » dont Sophie a reconnu être l’auteure envers Marie-Carmen Garcia. Mais Sophie n’a pas intérêt à « revenir devant lui, sinon, ce sera comme pour ce CRS ».
Au passage, cet ex-étudiant en droit d’Assas nous explique son agacement en signalant que « ce n’est pas parce qu’on amène ses copains pour faire des effets de claque, qu’on gagne son procès. La Justice, ce n’est pas ça ».

En revanche, il se montre totalement opposé à la création d’une jurisprudence qui permettrait d’interdire l’accès à une université de la sorte : « l’Université est un lieu ouvert », aussi, si Lyon 2 rencontre de nouveau des problèmes avec Sophie Perrin, il lui suffit de re-prendre un arrêté d’interdiction d’accès par voie administrative. Il ne demandera pas d’interdiction par voie pénale, en tant que Procureur.

Il pense par ailleurs que Sophie devrait présenter, ici et maintenant, ses excuses devant le tribunal, pour avoir persévéré à vouloir faire une thèse dans son université alors qu’on lui donnait une fin de non recevoir.

Sophie ne présente pas d’excuses, et c’est au tour de son avocat de parler.

La plaidoirie sera à la fois calme, apaisante, et cinglante. Tout en étant très politique.

Olivier Forray commence par revenir sur le délit : « appels téléphoniques malveillants envers Madame Garcia ». Pour remarquer qu’il n’y en a pas de preuve, hormis 5 sms qui expriment le sentiment de Sophie d’avoir été trahie par cette enseignante à son entrée en thèse, et hormis la parole de cette enseignante. En effet, il n’y a aucun relevé des appels téléphoniques versés au dossier.
Il balaie d’un revers de texte l’argutie de son confrère concernant la possibilité d’interdiction d’accès par voie pénale : les universités sont un lieu « ouvert » relevant du livre 7, et non du livre 5 du code de l’éducation, contrairement aux ENS sur lesquelles porte la jurisprudence citée par Jacubowicz, qui, lentement mais sûrement, voit sa plaidoirie décomposée.

Après avoir récapitulé ce qui reste du volumineux dossier monté par la fac : cinq sms envoyés entre le 10 et le 13 septembre 2010, expliquant à Marie-Carmen Garcia qu’elle est une « traître », et lui suggérant « d’aller mourir », « d’aller voir ailleurs », et re-situé leur contexte (éviction de la fac, entretien du 10 septembre avec le président Tiran, vain), la plaidoirie démarre vraiment.

C’est au moment où Maître Forray explique les circonstances où Marie-Carmen Garcia a communiqué son numéro de portable à Sophie, que, aux yeux des personnes du public présentes, l’audience bascule : « elle l’invite à venir se rencontrer au Ninkasi Kao. Et pour faire quoi ? Parler travail universitaire ? Non. Broyer du noir ensemble, comme elle le lui écrit dans un mail (joint au dossier).
Marie-Carmen Garcia, ici, ce n’est plus une prof, c’est une amie. Alors oui, Sophie Perrin s’est sentie trahie, et elle le dit dans ces sms de septembre 2010 ».

Il souligne que si l’on écoute son confrère, on peut croire que c’est « Lyon 2 contre Sophie Perrin », comme si Lyon 2, c’était un bloc homogène. Mais que la réalité est bien différente, puisque au sein même de Lyon 2 (courriers joints au dossier), des enseignant.e.s et des étudiant.e.s sont en désaccord avec ça, et l’ont écrit. Des enseignant.e.s et étudiant.e.s soutiennent Sophie Perrin.

De même, les collègues de travail de Sophie Perrin disent quoi ? Qu’elle ne leur a jamais manqué de respect. Attestations à l’appui. Même les formateurs de self défense de Sophie, ont rédigé une attestation relatant son attitude respectueuse et ses comportements tout à fait normaux avec eux. Que déduire de cela ?

De plus, comment comprendre que Sophie ne puisse pas être en thèse dans son université, avec les résultats qu’elle a obtenus ? Il y a la liberté académique, mais pour l’entrée en thèse, il y a aussi les notes !
Comment s’étonner de la réaction de Sophie, qui a déjà été bafouée dans sa vie, lorsqu’elle réalise que les personnes en qui elle a fait confiance dans l’université, l’ont trahie, lâchée ? Comment s’étonner de sa réaction, alors qu’elle avait fortement investi ses travaux universitaires ?
Travaux universitaires à la qualité reconnue, et qui, en outre, servent l’intérêt général, en apportant des connaissances sur un domaine peu étudié. Travaux qui nous intéressent nous aussi, en tant que juristes, pour mieux connaître ces réalités (Forray exhibe le mémoire de master 2 de Sophie…).
Alors OK, Sophie a envoyé cinq sms en septembre 2010, à telle heure du jour et de la nuit. « Mais moi aussi, j’en reçois, des sms de Sophie Perrin, et je ne regarde pas l’heure ! », conclut Forray, signalant « mais vous savez, envers qui elle tient les propos les plus violents et les plus insultants ? C’est envers elle. ».

D’un ton calme et assuré, Olivier Forray aborde alors le mail évoquant Columbine, et il dénonce les manipulations faites dans sa lecture : l’avocat de l’université n’en retient que ce qui l’intéresse. Il cite la fin du mail :

« Quand François Laplantine était encore prof, cette fac, c’était plus humain, au moins pour moi ».

Et l’on va dire que le sens de ce courriel, c’est un éloge du massacre de Columbine ?
Il explique qu’il est facile de mettre Sophie sur la touche. Qu’à l’université, à Lyon 2, certes on est tous potes, certes on fait copain-copain, mais qu’il y a la « sélection naturelle » (évoquée par Sophie à propos de Columbine, et de la haine que cette sélection développe chez ses parias, qui deviendront meurtriers tout en portant, durant le massacre de Columbine, des T-shirts « natural selection », car ils adhéraient à ces théories eux-mêmes…).

Et la sélection naturelle, c’est la concurrence, pour les places en doctorat, pour les allocations de thèse. Ca fait pas de cadeaux.
Sa plaidoirie devient alors une dénonciation en règle de la sélection en question, dans le cadre de l’Université. Une plaidoirie qui ne tente pas l’abord mielleux et opportuniste de la Cour, comme l’avait fait l’avocat de l’université par son vocabulaire et ses provocations. Une plaidoirie qui ne cède rien sur le fond de l’affaire.
Et n’oublie pas, au passage, de rappeler que « Maître Etienne Tête a droit à la parole comme tout autre ».

Enfin, le président de la Cour, attaché au respect des règles de procédure, donne la parole à la prévenue en dernier, et cette parole est écoutée avec attention malgré le retard déjà pris sur le planning normal de l’après midi (en première instance, cette dernière parole avait été écourtée par les soupirs désapprobateurs de la magistrate).

Sophie, après avoir présenté des excuses, non pour avoir persisté avoir voulu faire une thèse, mais pour les perturbations issues d’une partie des présents lors des provocations de l’avocat de l’université, revient sur deux points.
Le président de la Chambre répond d’abord à ses excuses « ce n’est pas vous…c’est eux, vous n’avez pas à vous excuser », mais Sophie renchérit, exprès : « c’est moi qui les ai fait venir, donc c’est moi qui présente ces excuses ». Le président se déride alors, et nous explique son métier : « je suis là pour entendre tous les points de vue sur une affaire, c’est nécessaire de tous les entendre pour prendre une décision qui fasse revenir la paix ». C’est bien la même personne qu’on a vue en 2011 sur les appels concernant nos camarades inculpé.e.s d’octobre 2010 ?
Pourtant, oui…

Sophie signale que le courriel de Laplantine a été adressé à tous ses réseaux d’anthropologues, puis, se tournant vers l’avocat général, précise la conséquence : « à compter du 2 septembre 2010, j’étais grillée dans toute l’anthropologie francophone et lusophone, par ce courriel. Donc ma seule possibilité pour faire une thèse, c’était en anthropologie anglophone…donc ma seule possibilité pour faire concrètement une thèse un jour, c’était de mener la lutte que j’ai menée vis à vis de Lyon 2, je n’avais plus d’autre choix ».

Puis elle sort des armes secrètes : les mails qu’elle, a reçus. D’une adresse mail « antisophieperrin(at)gmail.com ».
A mesure qu’elle les montre à la Cour, le président se décompose et prend un air atterré :

« Une photo du dictateur nord coréen King Jong II »

« Une photo d’une potence »

« Une photo d’un logo de produit chimique nocif : c’est une tête de mort, voyez, et en dessous, c’est marqué « élément toxique » ».

Absolument stupéfait des mails déroulés sous ses yeux, le président demande : « vous avez porté plainte ? »

Sophie répond que oui, la plainte est jointe au dossier, avec l’identification par la police de l’adresse IP d’expédition : il s’agit d’une personne de Lyon 2, en outre assez proche de la plaignante.

Elle ajoute enfin que si Marie-Carmen Garcia a du « quitter Lyon récemment », ce n’est probablement pas du fait de son pouvoir de lui faire peur : Marie-Carmen Garcia a eu son HDR l’an dernier, et vient de partir sur un poste de Professeur des universités, en promotion, à Toulouse. En outre, elle a fait du karaté bien avant que Sophie se mette à la self défense…

Le président de la Cour sourit, en constatant : « mais vous faites tous des arts martiaux dans cette université ! »

Fin de l’audience.

Verdict le 25 octobre 2013, à 13h30, au palais des 24 Colonnes.

****

« je suis là pour entendre tous les points de vue sur une affaire, c’est nécessaire de tous les entendre pour prendre une décision qui fasse revenir la paix »

Prendre une décision qui fasse revenir la paix ? Chiche ?

On verra ce qu’il en sera, le 25 octobre prochain. Jusqu’à maintenant, la réponse à la question "chiche ?" était largement négative au sein de la Cour d’Appel lyonnaise héritée de Finidori...

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