Faut-il abolir la prison ?

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La prison doit-elle répondre à un besoin de châtiment qui assèche la soif de
vengeance de la victime et apaise le trouble social ? A-t-elle quelque vertu
d’exemplarité ou de dissuasion ? La protection de la société ne doit-elle passer
que par la mise à l’écart de certains des siens ?
Il est temps d’inventer une autre conception de la sécurité d’une société et nous vous proposons de venir y réfléchir le 28 septembre à l’ancien palais de justice.

A l’initiative de la Cour d’appel et du Barreau de Lyon, en partenariat avec la Chaire lyonnaise des droits de l’homme une conférence débat intitulée « Faut-il abolir la prison ? » se déroulera le vendredi 28 septembre prochain à 18h30 au Palais de justice historique de Lyon (Salle des pas perdus).

Entrée Gratuite et inscription obligatoire au 04 72 60 60 14 ou par mail : genevieve.dufour@barreaulyon.com

VENEZBATTRE !!

Intervenants :
Jacques BAUME, Procureur Général près la Cour d’Appel de LYON
Philippe BILGER,ex-avocat général à la Cour d’Assises de Paris
Jean-Marie DELARUE, Contrôleur général des lieux de privation de liberté
Michel RISMANN, Vice Président du Tribunal de Grande Instance de Lyon, responsable de l’application des peines
Antoine LAZARUS, Président de la section française de l’Observatoire international des prisons
Thierry LEVY, Avocat

Pour y aller :


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vendredi 28 septembre 2012

Faut-il abolir la prison ?

18h30 - 20h00
Ancien Palais de Justice - Salle des Pas Perdus - Vieux Lyon

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  • Le 3 mai 2017 à 09:48, par Berlherm

    La raison principale contre la prison, et même contre une simple punition (et bien entendu contre la peine de mort), est tellement évidente qu’il faut se demander pourquoi personne ne semble la voir. Cette raison est que personne n’a demandé à exister. Nous existons parce que nos parents nous ont désiré. Ils nous ont fabriqué avec l’accord social, c’est-à-dire que la société a autorisé, et même a fortement incité nos parents à nous fabriquer. Nous existons sans l’avoir demandé, et nous existons avec un corps et un intellect que nous n’avons pas demandé. Nous n’avons pas plus demandé à être éduqué de telle ou telle façon par nos parents et la « société ». D’ailleurs nous naissons absolument vierge de toute connaissances culturelles. Nous intégrons la culture dans laquelle nous baignons, quel que soit le lieu géographique et quelle que soit la période. Cette culture nous imprègne parce qu’on nous y contraint. Nous n’y sommes pour rien. C’est ainsi. Nous sommes tels que nous sommes parce que la société nous a fait tel que nous sommes, intelligent ou stupide, victime ou criminel. Si vous voulez porter plainte, c’est contre la société mais pas contre les individus.

    Nous sommes tous innocents d’exister. Tous sans exception. Cette absence de responsabilité concernant l’initiation de notre existence implique l’innocence de tous nos actes pendant notre existence....

    La plupart des gens n’ont même pas pris conscience qu’on les avait obligés à exister, et qu’ils avaient donc des droits, le droit de revendiquer un corps sain, un intellect sain, un monde sain, une société saine, et une vie intéressante, pour le moins.

  • Le 3 octobre 2012 à 14:55, par zora la rousse

    Il est bien étrange, le questionnement en en-tête de la présentation de ce débat :

    « La prison doit-elle répondre à un besoin de châtiment qui assèche la soif de vengeance de la victime et apaise le trouble social ? »

    « la » victime, comme si toutes les victimes de tous les actes condamnables réagissaient à l’unisson, de manière uniforme...et par une soif inextinguible de vengeance.

    Mais quel rapport, en réalité, entre la victime de cambriolage, la victime de harcèlement moral par son ex violent, la femme ou l’homme violé.e par un inconnu, et la/le mineur.e d’âge victime de maltraitance et/ou d’agressions sexuelles parentales par exemple ?

    Il n’y a pas « la » victime, mais une pluralité de victime, et chacune a ses réactions, singulières, à ce qui lui est arrivé.
    Certaines peuvent haïr leur agresseur, d’autres être ambivalentes ou dans des relations affectives complexes avec lui (cet homme est violent envers moi mais j’aimerais simplement qu’on trouve le moyen de l’arrêter, car je l’aime malgré tout... c’est pour cela que je porte plainte), d’autres vouloir non une vengeance, mais simplement être nommées et reconnues comme victimes officiellement par la société (matérialisée en tribunal).

    J’aurais aimé pouvoir venir à ce débat, mais je n’étais pas sur Lyon.
    Je pense que, de la part des acteurs judiciaires en présence, il peut y avoir méconnaissance des victimes, réduites à l’apparition médiatique de certaines, voire plus souvent, de proches de victimes ou encore de simples personnes qui expriment leur dégoût, ce qui peut être très différent (pensons aux médiatisations sur la pédophilie, régulièrement parsemées de « il faut rétablir la peine de mort pour ces gens », prononcés par ... par qui, tiens ? Leurs victimes ? Non, le plus souvent, par des gens non victimes, donc une partie de la société).

    La vengeance n’est pas la seule aspiration des victimes, ni leur monopole... et il serait temps de réfléchir à une justice qui s’attache à leur rendre une juste place. La Justice bourgeoise et patriarcale n’étant pas très différente, là dessus, de nos projets libertaires où existent majoritairement la paix sociale, la société, l’auteur, la relation entre les deux (il faut faire en sorte qu’il ne recommence pas), mais pas la victime et ses besoins que le mal qui lui a été fait soit acté, reconnu...
    Une question aussi compliquée pour nous libertaires, que pour la justice actuelle, je crois, et du coup, on peut être tenté.e.s de l’oublier, de ne pas en parler.

  • Le 30 septembre 2012 à 20:20, par La Fenotte

    Est-ce que quelqu’un a assisté à cette conférence et pourrait nous donner ses impressions ?
    Merci !

  • Le 25 septembre 2012 à 15:31, par insértion.

    la prison ce purgatoire, ou la peine se transforme en chatiment,
    n’a plus lieu d’etre dans un 21 eme siécle.
    quel sens donné a la peine ?
    châtier pour se venger, ou d’essayer de comprendre ce qui à pus pousser l’homme au délit.
    et l’aprés ,quel orientation donné à la réinsértion,
    structure d’accueil,
    logements, formation,
    emploi,
    encadrement, pour eviter la récidive.
    a ce sujet je rejoins, la circulaire pénale que Madame, le garde des sceaux, à adréssée, au parquetier.
    donnant lui les moyens ,de mettre sa politique en pratique.
    le tous répressif, les incarcérations tout azimuth,
    ainsi que les 55 lois répréssifs votés ces 10 dérniéres années,s E
    nous ont démontré, que la politique pénale est usées,
    elle ne doit plus etre d’actualité dans le 2 eme pays Européens.
    il n’y qu’à voir les nombreuses condamnations de la France, par le conseil de l’europe.


    Mauvais traitement.


    insalubrité,


    promiscuité,


    surpopulation,


    violence,


    détention arbitraire ,


    violation des droits de l’homme,
    dans un pays qui à abolit les privilèges,
    pour une justice plus humaine,avec une libérté d’éxpréssion,(sic !)
    en 1789 la france à prouvé qu’elle pouvait changer les gens ,et le monde.
    faisant de méme.
    Badinter, à eu le courage, d’abolir la peine de mort, le 6 Semptembre 1981.
    Christina Taubira, saura, changer la prison.
    j’en appelle à la conscience de chacun,
    citoyens, citoyenne, magistrats, pérsonnel pénitentiaire,
    citoyens de tous bord et de tous lieu,
    aidant madame le garde des sceaux, pour sa politique pénale.
    le courage nous vient des femmes.

    portant leurs hommage.
    je signe : j’en ai bavé.

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