Le groupe Bolloré est l’expression d’un projet industriel, financier et politique aussi glaçant qu’absolument cohérent. Son empire est tentaculaire.
Ses activités lui permettent de façonner l’opinion publique tout en perpétuant des modèles destructeurs pour l’environnement.
À la fois leader des médias et acteur majeur du pétrole via le transport, ces deux mondes s’entrelacent : le conflit d’intérêts est flagrant. Comment garantir alors une information transparente et un vrai débat sur la transition écologique quand les médias servent indirectement des intérêts fossiles ?
Désarmer Bolloré est un impératif !
Parce que c’est un acteur du ravage écologique, de l’exploitation néo-coloniale, mais aussi parce qu’il est devenu en quelques années un levier majeur de la conquête du pouvoir par l’extrême-droite, il est essentiel de contrer son expansion.
Au lendemain des élections législatives de juin 2024, une centaine d’organisations ont lancé un appel à désarmer l’empire Bolloré. Elles y pointaient la menace grave que représente une telle omnipotence - financière et médiatique - mise au service de la fascisation des esprits. Elles appelaient à agir contre un ensemble de dispositifs dédiés à la conquête du pouvoir par l’extrême droite. Depuis, de l’autre côté de l’océan, E. Musk, un autre milliardaire, a su peser de tout son poids - fortune de Tesla et contrôle haineux des algorithmes de X - pour redonner les rênes de la première puissance mondiale à Donald Trump.
Alors que tous les médias, sous la contrainte du calendrier médiatique de ceux de Bolloré, déroulent le tapis rouge a Bardella pour la sortie de son nouveau torchon, il est impératif de rappeler que chaque achat de livre d’une maison d’édition appartenant à Bolloré finance son projet raciste, sexiste, xénophobe, homophobe, qui alimente la négation de la crise climatique et œuvre sans relâche à ce qu’il ne soit pas fait obstacle à ceux qui tirent profit de la dévastation écologique. Un projet entièrement au service du rapprochement entre le bloc ultra-libéral et le bloc néo-fasciste qui est en partie responsable de l’atmosphère morose dans le pays et de l’hégémonie des idées d’extrême-droite.
Cette causerie, animée par des membres du comité local des Soulèvements de la Terre, est l’occasion de comprendre les liens entre l’empire logistique que Bolloré a d’abord étendu en Afrique, son empire médiatique qu’il met au service des pires idées de notre époque, et son industrie du contrôle qui cherche à contrôler les flux, aussi bien marchands qu’humains a profit du gouvernement de la police et des patrons.
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