Le parti, un État dans l’État

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Pour toutes celles et tous ceux qui veulent naître à la conscience de leur unicité, de leur individualité.

Proposition d’un extrait de « L’Unique et sa propriété » de Max Stirner (1845).

"Dix livres à lire dans une vie, c’est pas la mort pour être forts et jamais seuls..."
Telle est la confidence d’un ami soixante-huitard qui n’a pas retourné sa veste.
Ces lectures ont fait irruption dans ma vie déclenchant des ondes de plaisirs, une ouverture, une compréhension et une lucidité sur la société et sur le monde.
Et c’est en toute simplicité que j’ai envie de partager.
A.Quarz

o O o

Proposition d’un extrait de "L’Unique et sa propriété" de Max Stirner.

« Au chapitre de la société, il convient aussi de parler du "parti" dont on chantait récemment la louange.
Le parti fleurit dans l’État. "Parti, parti, qui ne doit pas prendre parti ?"
Mais l’individu est isolé et n’est pas membre du parti.
Il s’unit librement et se sépare de nouveau librement.

Le parti n’est rien qu’un État dans l’État et, dans cette ruche plus petite, la "paix" doit régner comme dans la grande.

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Chrysalide

Ce sont précisément ceux qui crient le plus fort qu’il doit y avoir une opposition dans l’État, qui grondent le plus lorsqu’il y a un manque d’unité dans le parti.

C’est une preuve qu’ils ne veulent aussi qu’un État.
Ce n’est pas contre l’État mais contre l’individu que viennent échouer et se briser tous les partis.

On entend sans cesse exhorter à demeurer fidèle au parti, et les hommes de parti ne méprisent rien tant qu’un transfuge.
On doit avec son parti affronter tout, en éprouver entièrement les principes et les défendre.
A vrai dire, la situation n’est pas aussi mauvaise que dans une société fermée dont tous les membres sont enchaînés aux lois et statuts.

Mais le parti cesse d’être une association dans l’instant même où il rend obligatoires certains principes et veut les savoir assurés contre les attaques, c’est à cet instant précis que naît le parti.

Il est déjà comme parti une société née, il est une association morte, une idée devenue fixe.
En tant que partie de l’absolutisme, il ne peut vouloir que ses membres doutent de l’immuable vérité du principe ; car ils ne pourraient nourrir ce doute que s’ils étaient assez égoïstes pour vouloir être encore quelque chose hors de leur parti, c’est-à-dire impartiaux.

Ils ne peuvent être impartiaux comme hommes de parti, mais comme égoïstes.
Si tu es protestant et appartient au parti protestant, tu ne peux que censurer le protestantisme, en tout cas le "purifier", non le rejeter ; si tu es chrétien tu es classé parmi les hommes dans le parti chrétien, comme membre de ce parti tu ne peux en sortir, à moins que ton égoïsme, c’est-à-dire ton impartialité, t’y pousse.

Quels efforts ont fait les chrétiens jusqu’à Hegel et les communistes pour renforcer leur parti !
Ils demeuraient convaincus que le christianisme devait contenir la vérité éternelle et qu’il fallait seulement l’en extraire, puis l’établir solidement et la justifier.
Bref, le parti ne supporte pas l’impartialité et en lui apparaît bientôt l’égoïsme.

Mais que m’importe le parti ? J’en trouverai suffisamment qui s’uniront à moi, sans prêter serment à mon drapeau.

Dans tout parti qui tient à soi et à son existence, les membres sont assujettis ou mieux, privés de vie propre, d’égoïsme, dans la mesure où ils servent ses désirs.

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L’indépendance du parti suppose la dépendance de ses membres.

Un parti ne peut jamais, de quelque nature qu’il soit, se passer d’une profession de foi. Car ses adhérents doivent croire au principe du parti ; ce principe ne peut être contesté par eux et mis en question, il doit être pour chaque membre la chose certaine, indubitable ; c’est-a-dire, que l’on doit appartenir au parti corps et âme, autrement on n’est pas véritablement homme de parti, mais égoïste plus ou moins.

Aie un doute sur le christianisme, tu n’es déjà plus un vrai chrétien, tu as eu "l’imprudence" de questionner sur ce sujet, de citer le christianisme au tribunal de ton égoïsme, tu as pêché contre le christianisme, la cause de ton parti ( car il n’est pas la cause d’un autre parti, les juifs par exemple ) ;
mais je te félicite, si tu ne te laisses pas effrayer : ton impudence t’aidera à affirmer ton individualité.

Aussi un égoïste ne pourrait jamais adhérer à un autre parti ?
Si pourtant, sauf qu’il ne peut pas se laisser prendre et accaparer par le parti.
Le parti n’est toujours pour lui qu’une partie, il est de la partie, il y prend part.
 »

P.-S.

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Édition électronique réalisée à partir du livre de Max Stirner, L’Unique et sa propriété (1845). Traduction française de l’Allemand par Robert Reclaire. Éditeur : Stock, Paris, 1899, 438 pages.

Première partie : l’homme
I. — Une vie d’homme
II. — Les anciens et les modernes
A. — Les anciens
B. — Les modernes
§ 1. — L’Esprit
§ 2. — Les Possédés
§ 3. — La Hiérarchie
C. — Les affranchis
§ 1. — Le Libéralisme politique
§ 2. — Le Libéralisme social
§ 3. — Le Libéralisme humanitaire
Deuxième partie : moi
I. — La propriété
II. — Le propriétaire
A. — Ma puissance
B — Mes relations
C — Ma jouissance de moi
III. — L’unique

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  • Le 6 juin 2007 à 15:16

    Sur les partis, je pense qu’il faut savoir ce dont on discute.

    On nous dit que pour les marxistes, il faut dissoudre l’individu dans des partis de masse, et le soumettre à une avant-garde - et on étaie en racontant les saloperies des staliniens en France, dans les années 60.

    Je pense pas que cela soit la bonne méthode. Si des partis de masse ont existé, c’est qu’ils répondaient à une nécessité. Une « avant-garde », si elle est autoproclamée, n’a pas les moyens de faire venir à elle de grandes masses de personnes, prêtes à former un bloc soudé. Et pourtant c’est ce qui s’est passé avec les partis ouvriers, et les syndicats.

    C’est que les conditions d’existence prolétariennes, largement homogènes et dont l’oppression répondait à des mêmes lois, ont favorisé tout cela, et la volonté non pas de dissoudre son individualité, mais de s’affranchir des barrières locales, nationales, individuelles, pour accéder à une lutte internationale coordonnée, à un savoir et une expérience accumulée par toute la classe en lutte.

    Que cette volonté de centralisation du combat prolétarien ait été dévoyé par la social-démocratie, le stalinisme et les différentes variantes du réformisme est une chose, mais plutôt que de le constater pour le rejeter en général, il serait mieux d’étudier les conditions dans lesquelles on pourrait se débarasser de ces tendances non-socialistes.

    Sur l’aliénation de l’individu, je pense qu’il y a deux choses. Il y a une part de réalité, avec le parti stalinien, la soumission des syndicats, la discipline bureaucratiquement imposée. Mais il y a aussi une part de fantasme, qui conduit à voir dans le mouvement ouvrier passé quelque chose de mort, de totalement militarisé, où l’individu n’a pas le droit de citer.

    C’est souvent la réaction des « gauchistes » et des « intellectuels » non pas en défense de l’individu opprimé, mais un peu comme Stirner de l’« individu en soi ». Derrière cette rhétorique ils veulent sauver leur individualité à eux, dans cette société bourgeoise, et perçoivent le mouvement prolétarien comme une menace par rapport à cette individualité-là - tout autant qu’ils dénoncent le système et l’état, perçus comme la menace principale. Mais il faut se faire à l’idée que se regrouper dans un parti politique de classe révolutionnaire n’est pas le sacrifice de l’individualité, mais au contraire le développement d’une forme déterminée d’individualité.

  • Le 6 juin 2007 à 08:54, par jacob lassusch

    La critique des positions avant-gardistes et autoritaires des partis présentée dans le texte de Stirner et ta réponse ne me posent pas de problèmes, si ce n’est que comme je le disais elle me semble tomber à plat à une époque où c’est loin d’être le problème principal. Pas la peine de s’éterniser là-dessus.

    En revanche, la question soulevée à propos de l’individu(alisme/ation/alisation) est plus intéressante.
    D’abord, je précise que je suis très peu coutumier des théories de Stirner, et que je saisis plutôt cette occasion pour exposer une critique de l’individu qui n’est pas forcément dirigée contre ses écrits.

    Pour résumer les griefs qu’on peut avoir à l’encontre de l’utilisation de la notion d’individu pour élaborer une théorie politique (= Weltanschauung, vision du monde), on peut en revenir à l’étymologie : « individu » désigne une entité qui ne peut plus être divisée, c’est-à-dire l’élément de base, le plus petit dénominateur commun de l’humanité, à partir duquel on cherche à comprendre les rapports sociaux. Or, s’en tenir à cette conception, c’est refuser de voir combien ce qui nous constitue n’est que le résultat du croisement en un point donné de forces, d’idées, de relations sociales, d’aspirations, d’émotions, et de tout un tas d’autres choses qui nous traversent bien plus que nous les contenons.

    De la notion d’individu, découle celle de liberté : une fois qu’on a posé l’être humain comme une entité repliée sur elle même, divisée des autres au point de ne plus pouvoir l’être plus, on peut sans risque politique aucun brandir l’étendard de la liberté, qui ne signifie alors jamais autre chose que « je fais ce que je veux », avec parfois la restriction « dans la limite de la liberté d’autrui », ce qui montre bien comment chacun possède sa petite « liberté », et comment celle de l’un et de l’autre sont antagonistes. (cf. la question juive de Marx)

    Bien évidemment, ces questions ne relèvent pas de la pure spéculation idéologique, et si les concepts d’individu et de liberté se sont imposés partout, c’est qu’ils servent à justifier aussi bien la domination (« je suis libre d’entreprendre et d’exploiter mes salariés qui sont libres de travailler, ou pas, pour moi »), que sa fausse critique (la mise en avant des « libertés individuelles » pour s’opposer au contrôle social : « j’ai le droit de me promener sans être filmé par une caméra de surveillance, au nom de ma vie privée »).

    Plus exactement, le succès de ces concepts tient à ce qu’ils correspondent à l’idéal du type de société fondée sur les rapports de production capitalistes (là encore cf. Marx, et tous les écrits qui ne manquent pas sur le rapport entre individualisme et marchandisation, que tu notes toi-même d’ailleurs en ce qui concerne l’émancipation de la domination familiale).

    Pour « résister au contrôle social », pour devenir un-e « homme/femme total-e » (c’est-à-dire ne plus être amputé, coupé de notre possible par la spécialisation), la meilleure voie est la mise en commun, non pas la « libre association d’individu » (n’en déplaise au camarade Karl), mais l’alchimie qui fait que l’on retrouve à un niveau supérieur, la communauté, la force qui nous fait défaut en tant qu’individu.

  • Le 6 juin 2007 à 00:33, par J.P-A

    Pour qui vit dans l’espoir d’une mort réussie,

    L’aube est une promesse d’agapes inassouvies.

    Car nos jours suffisent à enfanter la pluie,

    Qui réveille un instant, les vivants assoupis.

    J.P-A

  • Le 5 juin 2007 à 21:18, par A.QUARZ

    Pourquoi avec Stirner nage t’on dans l’idéalisme le plus irréel ???
    Et pourquoi dire que Marx a anéanti « tout cela » il y a fort longtemps...

    N’est-ce pas le même Marx( et Engels) qui a écrit noir sur blanc dans le « Manifeste du communisme » publié en 1848, je cite :

    "Les différences de classes une fois disparues dans le cours du développement, toute la production étant concentrée dans les mains des individus associés, le pouvoir public perd alors son caractère politique.
    (...)
    « A la place de l’ancienne société bourgeoise avec ses classes et ses antagonismes de classes, surgit une association dans laquelle le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous »

    N’est-ce pas dépassé de croire, encore aujourd’hui, que l’individu ne peut vivre que sous tutelle ?( déf : institution conférant à un tuteur le pouvoir de prendre soin de la personne et des biens d’un mineur ou d’un incapable...)

    Tout est là. Tant que les « dominants conscients » prendront le prolétariat pour une catégorie sociale d’incapables, c’est à dire des numéros, des travailleurs salariés et des consommateurs en puissance,
    (des vaches à lait), « l’idéalisme restera irréel. »

    Sinon, pourquoi « les dominants conscients » s’efforcent-ils autant à maintenir un contrôle sur notre vie quotidienne et faire de nous des faux individus ( des numéros ).
    Ils vont jusqu’à nous faire croire qu’on peut devenir des faux propriétaires !
    Pourquoi vouloir nous maintenir à un stade limité du développement de la prise de conscience de notre existence ?

    Un chômeur qui découvre le plaisir de lire.

  • Le 5 juin 2007 à 17:15, par John Doe

    Voilà un bel exemple de critique n’ayant que pour but le trait d’esprit,
    où sous le beau verbiage se dit tout et son contraire.

    « S’il y a bien un enjeu politique aujourd’hui, c’est de »créer du commun« (???), de la communauté ; mieux vaut les risques d’embrigadement dans un parti que l’impuissance atomisée des »individus libres« . »
    Le commun aujourd’hui, c’est le fourre-tout. On y parle de tout et de rien et au final, c’est toujours celui qui laisse parler les spécialistes du discours qui se font baiser.

    « Tuons l’individu qui est nous... »
    Ne tue pas ce qui n’existe pas.

    Si l’individu existe aujourd’hui, nous sommes divisé(e)s et dépossédé(e)s de la vie quotidienne. Ce n’est plus qu’une pièce manipulée, aliénée de l’Etat.
    Nous sommes contrôlés du matin au soir.

    Nier cette réalité, c’est être un dépossédé ou un dominant conscient.

    C’est aussi commettre le crime de laisser nos enfants à une vie chaque jour encore plus de dégout, d’envie de gerber.

    N’est-il pas tant de faire la critique de sa vie quotidienne, pour conduire à un dépassement de la culture et de la politique au sens traditionnel,
    c’est-à-dire à un niveau supérieure d’intervention sur la vie ???

  • Le 5 juin 2007 à 15:19, par Rehan

    Vous confondez individualisation et individuation. Ce que vous attaquez, justement, ce n’est pas l’individu, mais l’être isolé et égoïste, victime de l’éclatement du social : de l’individualisation capitaliste.

    Nous défendons au contraire l’individuation, c’est-à-dire la construction d’une identité subjective forte, et donc capable de dire non. Il faut d’abord rappeler que Marx lui-même combattait pour l’homme total, un homme qui mènerait une vie artistique (le matin au champ, l’après-midi à dessiner ou à poèter, le soir à faire l’amour, etc.). L’Homme pour lequel Marx se bat est le même que Stirner nomme individu, et que tous les philosophes de la liberté conçoivent : un être épanoui et affranchi, fort d’une subjectivité puissante et unique. En deux mots, un homme philosophe et artiste.

    Là où il y a divergence, c’est sur les moyens d’y parvenir. Les marxistes surtout, ont prétendu que le meilleur moyen d’arriver à l’homme total (à la société sans classe), est de commencer par dissoudre les individus dans de puissants partis de masse, dirigés par une avant-garde, qui elle, a le droit d’être individualiste.
    Cette stratégie politique a été très tôt dénoncée, comme philosophiquement très douteuse, et surtout comme très hypocrite (ça les arrangeait bien de dissoudre les prolos dans une CGT délibérément aliénante). Dans les années 60, le PC interdisait par exemple les ouvriers tombés sous sa domination de discuter avec des étudiants, ou de lire leurs textes. Quelle vision de l’ouvrier fallait-il avoir pour en arriver là ? Que l’on soit d’accord ou non avec les étudiants gauchistes, un être humain ne s’enrichit-il pas nécessairement en rencontrant des gens différents, en lisant des choses différentes ?

    Enfin, attention à ne pas nier les progrès relatifs qu’ont pu être générés par la modernité, de façon totalement externe au capitalisme (qui ne pensent qu’en terme de quantitatif, jamais en qualitatif). Comme le rappelle par exemple P. Corcuff (Cf. Politique de l’individualisme) il ne faut pas oublier que l’individualisme, c’est aussi le fait que les femmes et les mineurs ne sont plus sous la domination légale du maître de famille. Certes, dans les faits, c’est moins idyllique, et c’est apparu pour des logiques de rentabilité (faire consommer et dominer des êtres isolés est plus facile), mais cela reste un progrès relatif qu’il ne faut pas renier. Nous ne souhaitons pas revenir à un contrôle social tout puissant, qu’il vienne de la nouvelle réaction de droite, ou par les anti-capitalistes.

    Nous combattons pour un homme philosophe est artiste, dès maintenant.

  • Le 5 juin 2007 à 11:29, par Rehan

    Lire cette réaction à la lettre de démission de la LCR par W. Pelletier (22 mai 2007) :

  • Le 5 juin 2007 à 10:01, par Jacob Lassucsh

    « Affirmer son individualité »... le principe de Saint Max au XIXe est devenu aujourd’hui le principal mot d’ordre de la propagande libérale, et sonne comme un slogan publicitaire (1).

    Et de la même façon qu’à l’époque où l’Etat était dominant, les partis qui prétendaient s’y opposer ne faisant que le renforcer en intégrant ses contraintes et modes de fonctionnement, l’injonction à « être soi-même » ne débouche que sur la plus bête conformation à la norme individualiste actuelle.

    Quelle pertinence y a-t-il à formuler les (justes) critiques envers les partis à l’heure où les derniers à s’y engager encore sont de purs arrivistes et où le seul parti de gauche dont le score aux dernières élections échappe au ridicule ne doit son salut qu’à la démagogie sympathique de son jeune candidat (2) ?

    S’il y a bien un enjeu politique aujourd’hui, c’est de créer du commun, de la communauté ; mieux vaut les risques d’embrigadement dans un parti que l’impuissance atomisée des « individus libres ».

    L’individu, l’homme/la femme égoïste, c’est la réalisation anthropologique du règne de l’économie et de la marchandise, et c’est la meilleure garantie du maintien de la paix sociale.

    L’individu, c’est à la fois le bourgeois et le flic.

    Tuons l’individu qui est en nous...

    (1) : cf. le chapitre sur l’individualisme de « l’insurrection qui vient », paru chez la fabrique, et son démontage des slogans type « i am what i am » ou « think different ».

    (2) : « hé mon pote », tu savais que tout ce que tu racontes dans ton interlude sur l’album de joey starr, n’importe quel jeune de classe moyenne qui a mis une fois les pieds en banlieue pour aller acheter son shit le savait déjà ?

  • Le 5 juin 2007 à 01:26

    Comme d’habitude avec Stirner on nage dans l’idéalisme le plus irréel, dans l’individu « en soi », le parti « en soi », la liberté « en soi ». Tout cela a été anéanti par Marx il y a déjà bien longtemps. Et d’ailleurs il faudrait s’interroger pourquoi ces conceptions qui se veulent universelles sur la liberté, l’unique, l’individu ... ne trouvent d’écho depuis le dix-neuvième siècle que dans les couches moyennes blanches d’Occident. Certainement parce que ça correspond à une conception bien précise, bien déterminée de « la liberté ». Seul l’anarchisme ouvrier et collectiviste a pu se répandre quelque peu hors de l’Europe.

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