Manifestation contre la loi dite de sécurité globale samedi 5 décembre

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Loi sécurité globale

Nous étions 13 000 à manifester dans les rues de Lyon samedi dernier contre la loi sécurité globale. Nouvelle manifestation ce samedi 5 décembre à 15h00 place des Terreaux.

Suivi: 21 mises à jour. La plus récente en premier | la plus ancienne en premier
  • Entre 7000 et 8000 personnes ont encore manifesté aujourd’hui à Lyon contre la loi « Sécurité globale » : ni le froid ni l’Etat ne nous arrêteront !

    Du monde encore place Bellecour qui se réchauffe autour de quelques feux de poubelles, alors qu’on termine ce suivi !

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  • Plusieurs centaines de manifestant⋅es encore présent⋅es place Bellecour pour cette fin de manifestation qui a subi un dispositif policier particulièrement lourd

    La fanfare, fidèle compagnonne des manifs, est toujours là, et la bonne humeur aussi !

  • La manifestation, qui se termine à Bellecour, est repoussée par le canon à eau sur les quais

    C’est la répétition générale avant la fête des lumières !

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    Et les flics en profitent : grosse salve de canon à eau sur l’arrière du cortège

  • Le pont de la Guillotière se vide, alors que la BAC et les CRS se dirigent vers Bellecour

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  • Alors que chacun⋅e navigue un peu entre Bellecour et la Guillotière, les flics eux s’installent et ferment peu à peu toutes les sorties pour imposer des fouilles

    Le pont de la Guillotière est désormais bloqué par les flics.

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  • Une arrivée joyeuse à Bellecour tandis que les flics chargent à la Guill’

    Deux salles, deux ambiances !
    A Bellecour les manifestant⋅es chantent pour se réchauffer :
    « plus de teufs moins de keufs ! »
    « Darmanin démission ! »

    A la Guillotière, le cortège chante ’tout le monde déteste la police" et la fanfare met l’ambiance face aux charges de la BAC

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    et au milieu du pont...

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  • Le cortège s’éparpille en partie sur les quais, en partie à Bellecour et en partie autour du manège de la Guillotière mais ne se disperse pas, sous un beau coucher de soleil

    Pas facile de se repérer au milieu des gazs, mais les manifestant⋅es sont là !

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  • C’est presque une tradition, la manifestation qui arrive au niveau de la rue de la Barre est accueillie par le canon à eau, alors que des gazs sont toujours lancés cours Gambetta

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  • La tête de la manifestation commence à traverser le pont de la Guillotière, alors que l’arrière arrive en rang serré et qu’une partie de la manifestation s’échauffe rue Aimé Collomb

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    L’hélicoptère est par ailleurs de sortie.
    Les tentatives de manif sauvage laissent des traces :

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  • Malgré une pluie de lacrymogènes, la tête de la manifestation arrive au niveau de la Guillotière, où le pont est bloqué par un impressionnant dispositif policier

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  • La queue de la manif recule en raison des gaz, au niveau de la rue de Bonnel avant de repartir : ce qui empêche de manifester, c’est la répression policière !

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  • Les salves de gaz lacrymogène continuent autour de la rue Servient dispersant les manifestant⋅es, alors qu’une partie du cortège et la sono lycéenne continuent sur les quais

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  • Tentative de s’engouffrer rue Servient, la pluie de gazs lacrymogènes n’entame pas la bonne humeur des manifestant⋅es qui dansent au son de la techno

    Alors qu’une cornemuse entonne l’Internationale au milieu de la répression policière.

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  • La tête de la manifestation arrive devant une préfecture ultra sécurisée dans une ambiance déterminée

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  • Les slogans fusent dans la manif comme sur les murs contre la loi sécurité globale et son monde

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    « Non aux mesures sécuritaires ! »

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    Au delà de la loi, c’est toute la politique de Macron qui est dénoncée :
    « Sécurité globale non non non, sécurité sociale oui oui oui »

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    et bien sûr :

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    « anticapitaliste haha »
    « Siamo tuto antifascisti »
    ACAB !

  • Départ de la manif : plusieurs milliers de personnes s’élancent sur les quais, direction la préfecture, avec encore une fois beaucoup de monde différent !

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  • Malgré le froid, l’ambiance est joyeuse, la fanfare bat son plein et des enceintes font danser près de la fontaine pendant que les prises de paroles commencent

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  • Attention, de nombreuses fouilles ont lieu autour de la préfecture et du métro Foch : préférez une arrivée par les quais !

     

  • Beaucoup de monde arrive place Lyautey, alors que les bacs à verres ont disparu des quais

    Attention à vous, des contrôles et des verbalisations sont signalées, ainsi qu’une forte présence de la BAC rue de Sèze.

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  • Pas de noms d’avocats pour la manif ? Contactez la caisse de solidarité au 06.43.08.50.32 (SMS ou Signal)

    Pour avoir le nom des avocat·e·s disponibles pour cet après midi, contacter la caisse de solidarité

    Si vous ne connaissez pas d’avocat.e, n’hésitez pas à nous contacter pour avoir le nom d’une avocate disponible samedi en cas de garde-à-vue.

    06.43.08.50.32 par SMS ou Signal.

    La caisse de solidarité de Lyon

  • La préfecture refuse le départ place des Terreaux, la manif partira de la place Lyautey toujours à 15h

    Ce mardi 1er décembre, notre collectif NON à la loi "sécurité globale" a déposé en préfecture une déclaration de manifestation pour le samedi 5 décembre au départ de la Place des Terreaux.

    La Place des Terreaux est emblématique à Lyon : en plein centre, devant l’Hôtel de Ville, connue et fréquentée. Les images du départ de la manifestation du 28 novembre de la place pleine à craquer pour la défense des libertés fondamentales ont donc eu du poids. Il était donc logique de partir à nouveau des Terreaux.

    Mais, cette fois-ci, la préfecture du Rhône a catégoriquement refusé le départ Place des Terreaux, pour des raisons de sécurité (engorgement de la place par un nombre trop important de personnes). Conciliants, nous avons proposé un départ Place de la Comédie, de l’autre côté de l’Hôtel de Ville, où il n’y a pas de risque d’engorgement : nouveau refus de la préfecture, doublé d’un arrêté d’interdiction de tout le périmètre de la Presqu’île.
    Les autorités voudraient-elles invisibiliser les mobilisations contre la loi « sécurité globale » ? Peut-être, mais nous pensons que l’exclusion de la Presqu’île traduit aussi un choix politique profond : ne pas déranger les affaires de ce grand centre commercial de luxe qu’est devenue la Presqu’île au fil des ans sous l’impulsion des élus au pouvoir. Le blocage des manifestations à l’entrée de la rue de la Barre de l’Hôtel-Dieu, ancien hôpital accueillant maintenant des boutiques de luxe, en est la meilleure illustration.

    Nous sommes conscients que la crise sanitaire a dramatiquement impacté de nombreux commerçants. Nous sommes solidaires des petits commerces créateurs de lien social. Nous sommes solidaires des employé-e-s souvent précarisé-e-s des grandes enseignes. Si nous nous mobilisons pour les libertés fondamentales de tous, comme le droit de manifester, c’est aussi pour permettre aux manifestations de commerçants et d’indépendants d’avoir lieu, comme celles se déroulant tous les lundis à Lyon depuis le début du mois de novembre. C’est bien le gouvernement qui est responsable de la situation des petits commerces, laissés à l’abandon pendant que banques, assurances, et géants du commerce en ligne sont favorisés et fraudent pour ne pas payer d’impôts en France.

    La dérive autoritaire du gouvernement illustrée par la loi « sécurité globale » (dénoncée entre autres par l’ONU ou la Défenseure des droits) est liée à sa politique inégalitaire favorable aux ultra-riches, défavorable à l’ensemble de la population et à la préservation de la planète. Les petits commerçants seront-ils eux aussi matraqués et surveillés par drone en manifestation ?

    Nous nous sommes longuement concertés sur l’attitude à adopter, ce pourquoi nous vous donnons ces informations tardivement - et nous nous en excusons.
    Dans la lutte engagée pour nos libertés, nous pensons qu’il est important que le plus grand nombre de personnes puissent se rendre aux manifestations, et donc de déclarer ces dernières (notamment pour éviter le plus possible les amendes de 135€).
    Nous avons donc accepté pour ce samedi 5 décembre le parcours ci-dessous, qui bien sûr ne nous satisfait pas.
    Cela nous laissera le temps de préparer une action avec le plus grand nombre d’organisations possibles en passant par une procédure du tribunal administratif, pour obtenir dès la semaine prochaine de manifester sur la Presqu’île. Les autorités instaurent d’elles-mêmes un rapport de forces, et nous souhaitons nous y engager avec le plus grand nombre d’entre vous pour avoir plus de poids et que la mobilisation reste massive. Car, dans un contexte où nos libertés fondamentales sont gravement menacées, il est inacceptable que les parcours des manifestations soient en plus refusés.
    La mobilisation continue !

    Le rassemblement pour samedi à venir aura donc lieu ainsi :
    ➡️ Rassemblement place Lyautey pour un départ à 15h
    ➡️ Parcours de la manifestation :
    Quai Sarrail puis quai Augagneur, jusqu’à la fosse aux Ours
    Passage du pont de la Guillotière
    La rue de la Barre nous étant toujours interdite pour protéger un centre commercial, nous rejoindrons la place Bellecour par la contre-allée Gailleton et la place Antonin Poncet

    Le collectif NON à la loi "sécurité globale" met à disposition une attestation

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    et le récépissé de dépot de manif

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L’appel national

Retrait de la loi Sécurité globale : Marche des libertés et des justices le 5 décembre

La cacophonie la plus complète règne au sein du gouvernement et de la majorité parlementaire après l’annonce, ce lundi 30 novembre, de la réécriture intégrale de l’article 24 de la proposition de loi Sécurité globale. Pour faire bonne figure aux yeux de l’opinion après le succès sans précédent des mobilisations populaires du 28 novembre, le gouvernement et la majorité parlementaire tentent d’éteindre le feu qu’ils ont eux-mêmes allumé.

Ils essaient de sortir l’article 24 de la proposition de loi Sécurité globale... pour mieux inclure ses dispositions dans l’article 25 de la loi sur le séparatisme. Et les articles 21 et 22 sont toujours là, visant l’instauration d’outils de surveillance de masse. L’utilisation des drones avec caméras (article 22) menace la liberté d’expression et de manifestation et rend illusoire la protection des sources des journalistes et lanceur·ses d’alerte.

Ces dispositions liberticides, ainsi que celles du Schéma national du maintien de l’ordre, représentent une menace pour le droit d’informer et d’être informé et doivent disparaître. Il appartient au président de la République, garant des libertés publiques, de procéder à leur retrait. Par conséquent, la coordination, dans toutes ses composantes, demande à être reçue par Emmanuel Macron.

La coordination #StopLoiSécuritéGlobale condamne les violences policières lors de la journée de mobilisation du 28 novembre et l’agression d’une dizaine de reporters par les forces de l’ordre.

Des rassemblements ou manifestations sont déjà prévus dans de nombreuses villes cette semaine, souvent en convergence avec les actions menées dans le cadre de la journée nationale contre le chômage et la précarité. Violences sociales, répression et violences policières, dont l’invisibilisation serait facilitée par ce projet de loi, font partie d’une même politique d’injustices visant certaines populations.

C’est pourquoi, tant qu’il n’y aura pas retrait réel des articles 21, 22, 24 de la proposition de loi Sécurité globale et du Schéma national du maintien de l’ordre, les actions se multiplieront. La coordination #StopLoiSécuritéGlobale donne rendez-vous, à Paris, samedi 5 décembre, à 14 h, de la porte des Lilas à la place de la République, pour la marche des libertés et des justices, et à Lyon à 15h place des Terreaux.

La coordination #StopLoiSécuritéGlobale fédère des syndicats, sociétés, collectifs, associations de journalistes et de réalisateur·ices, confédérations syndicales, associations, organisations de défense de droits humains, comités de familles de victimes de violences policières, de collectifs de quartiers populaires, d’exilé·es, de blessés et de Gilets jaunes.

Un appel lyonnais

➡️ Suite aux trois rassemblements contre la loi « sécurité globale » des 17, 24, 28 novembre ayant rassemblé plusieurs milliers de personnes à Lyon, nous appelons à maintenir la pression, plus que jamais, et à organiser des Marches des libertés.

➡️ Nous rappelons que la loi « sécurité globale » prévoit en plus de l’article 24 visant à empêcher de filmer les forces de l’ordre : la généralisation de l’usage des drones comme outil de surveillance, qui constitue un danger pour la vie privée selon la Défenseure des Droits ; la diffusion en direct des caméras piétons des policiers au centre d’opération, avec outil de reconnaissance faciale ; la vidéosurveillance dans les hall d’immeubles.

➡️ Nous appelons tous les citoyens de Lyon et environs à nous rejoindre ce samedi 05 décembre, 15h, Place des Terreaux, pour une manifestation déclarée

Récépissé de déclaration à venir.


Signataires à venir.

Appel du collectif NON à la loi « sécurité globale » rassemblant des militants de différents collectifs lyonnais (CNNR, Youth for Climate, Fakir, Gilets Jaunes, Extinction Rebellion, Ligue des Droits de l’Homme, Solidaires, Attac, Surveillons-les, Association des Victimes des Crimes Sécuritaires, Alternatiba ANV Rhône,...

Attestation pour aller en manif

Les manifestations publiques ne sont pas interdites pendant le confinement et font l’objet d’une demande d’autorisation validée en préfecture. Il est donc possible de s’y rendre avec une attestation ad-hoc.

17 novembre 2020

Et n’oublions pas les conseils en manif

Les conseils en manif : édition 2019

Prenons nos précautions quand on sort pour une manif, une action, ou autre. Face à la police, face à la justice... réduisons les risques ! Mise à jour du tract (dispo en pdf à la fin de l’article) de Témoins - la Caisse de solidarité.

8 décembre 2019
Les gestes à adopter en manif’

Depuis la mobilisation contre la loi travail, les violences policières en manifestation ont drastiquement augmenté. La présidence de macron ne laisse en rien présager une diminution de l’appareil policier. Afin de nous préparer aux diverses situations de base rencontrées en manif, nous vous proposons (...)

18 juillet 2019
Protéger ses communications en manif

En manif encore plus que dans la vie quotidienne, il est important de s’assurer que nos échanges privés le restent, surtout quand ceux-ci traitent de l’organisation d’actions citoyennes. Il n’est pas rare que soient déployés en manif des dispositifs destinés à espionner les manifestants. Afin de (...)

9 avril 2016

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