Montréal, les votes de grève tués par l’électoral

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C’est inimaginable de se dire que c’est fini, que c’est peut-être fini
pour un temps très long, que le parti au pouvoir ensuite va détruire les
assos étudiantes, va empêcher que cela arrive encore par tout les moyens
nécessaires... 6 mois de mouvement. Nul ne sait ce qui viendra ensuite,
mais ce qui s’est joué là ne se répétera pas. Les processus par assemblée,
ils seront trop préparés pour les contrer ensuite, nos ennemis.

End game

Il y a de grandes chances qu’à Montréal la grève soit finie. Fin, en tout
cas pour la grève.

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Dans la semaine du 13 au 17 août à Montréal, les CEGEPS devaient rentrer
en classe, retour forcé après la pause forcée par la loi 78 devenue loi
12. Dès lundi, plusieurs votes de grève tenu en assemblée devaient décider
des suites de la grève... Les universités ne sont supposées rentrer en
cours qu’au 27 août, et d’ici là tout reposait sur les CEGEPS... Dès
lundi, ça commençait mal, avec à Maisonneuve et Marie Victorin les
présents aux ags qui décidaient du retour en classe, sans rien dire
d’autre, sans même évoquer la trève, sans plus même évoquer la suite. Non,
rien, juste le retour en classe. Le lundi soir, le Cegep du Vieux-Montréal
(un des bastions traditionnels) avaient ouvert de nouveau l’espoir en
votant pour la reconduction de la grève, à 880 pour contre 800 contre à
peu près, quelque chose comme ça. On pouvait encore espérer, surtout qu’un
autre Cegep, celui de Saint-Laurent avait voté pour la grève à sa rentrée
le 17 août. Ça promettait une journée de blocage pour la rentrée du
vendredi ! Ça faisait oublier l’horreur du retour en classe à maisonneuve
comme si de rien... ça faisait oublier les centaines de pancartes
électorales photo portrait des candidats qui ont envahi les rues, elles
sont partout, sur tout les poteaux, à tout les lampadaires.

Mais. Tout les « contre » n’en peuvent plus. Et ils sentent aussi sans
doute que l’opinion est avec eux. Après tout, toute la gauche officielle
l’a dit, faut pas continuer y a les élections. Après tout, beaucoup dans
le mouvement l’ont évoqué, la trève, faut pas continuer, y a les
élections. Ça permet d’aller contre la grève poru finir sa session de
cours sans dire pour autant qu’on est en faveur de la hausse. Ils ont opté
alors pour une autre stratégie, une autre qu’en avril quand certains
étudiants contre la grève faisait appel à des injonctions ordonnés par des
juges pour avoir le droit inattaquable d’assister à leur cours. À ce
moment-là, dans tout les journaux, la légitimité des assemblées générales
et des votes de grève était attaquée tout les jours, des juges en
vérifiaient les procès verbaux et les spécialistes n’en finissaient plus
de se demander si la grève était légale ou non. En tout cas, toute la
réaction s’accordait pour nier les décisions prises en assemblée. Déjà
avant ça, mais encore plus ensuite, le mouvement de grève a affirmé sa
légimité à partir des assemblées, et des principes de démocratie directe.
C’était comme une arme contre les attaques faîtes sans relâche au simple
fait qu’il existait, ce mouvement. Celui-ci une fois reconnu, rejoint par
les casseroles, affiché dans tout les médias du monde, sur-puissant, nul
n’osait plus alors critiquait les assemblées... pas même la réaction.

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Alors, ils ont changé de tactique et plutôt que de contrer ils ont
investi, et ont retourné l’ag contre ceux qui voulaient continuer la
grève. Dès mercredi 15, par pétition, par une idée de pétition trouvéen
épluchant la charte des associations étudiantes et le code morin, code de
procédure qui régit les ags, ceux qui portent un carré vert (contre la
hausse mais contre la grève) avaient imposé qu’une nouvelle assemblée se
tienne vendredi pour revoter ou pas la grève. Tout les journaux mainstream
avaient alors relayé l’info et vendredi, à saint laurent comme au
vieux-montréal il a fallut revoter. Revoter dans une ag bien pleine et
investie, mais moins par les grévistes que par tout ceux qui voulait
retourner en classe.. Certains, grévistes, avaient changé d’avis, face aux
élections sans doute, mais beaucoup n’étaient jamais venu, ne s’étaient
pas pointé pendant 6 mois, et voilà qu’ils revenaient, longtemps après,
puisque c’est leur droit, peu importe, peu leur importe qu’ils aient pris
part au mouvement, ou vécu quoique ce soit des manifs et des actions, et
peu leur importe encore toutes les arrestations et la loi spéciale.

Ça a été long à commencer. Une longue file dès 9h attendait pour rentrer
dans le gymnase du vieux-montréal prêt pour l’occasion. Attendre parce
qu’avant d’entrer chacun doit montrer sa carte étudiante et obtenir un
carton de vote. À l’entrée, quelques gardas évidemment, les flics pas très
loin, et tout près mais un peu autre avec des carrés verts qui tractent un
papier jaune redonnant ce que l’administration du cegep avait envoyé
plusieurs fois par mail à tout les étudiants : si vous reconduisez la
grève, vous allez perdre votre session, avoir echec. Vous allez perdre des
mois de salaires pour ceux qui attendent un travail à la sortie. Vous
allez tout perdre, on vous voudra plus. A l’entrée, plusieurs banderoles
d’assemblées populaires de quartier venues en soutien, beaucoup de gens
parfois avec des pancartes « étudiante en rien soutien la grève »,
quelques uns venus de loin « étudiants d’Ontario en soutien à la grève ».

L’assemblée à commencé à 11h dans un grand gymnase très rempli. L’ambiance est d’emblée tendue.
Chaque décision prend un temps fou, celle de voter la
tribune et celles qui suivent. D’emblée, il faut débattre d’un huis clos
pour que les observateurs (non membres du CEGEP) n’aient pas le droit
d’être dans la salle mais seulement dans les gradins au fond. C’est parce
que soi disant lundi il y aurait eu trop d’intimidation. L’assemblée lundi
s’était tenue le soir, et la manif de nuit était passée en soutien.
Beaucoup, carrés vert affiché ou non, évoquent plusieurs fois
l’intimidation, on les entend paranoïaque, mais ils insistent à chaque
fois leur discours bien rodé sur la nécessité d’avoir une belle ag bien
tenue pour avoir une décision des plus « démocratique ». à la tribune, le
presidium est tenu par Patrick V. habituée de cette tâche, une version
améliorée du code de procédure porte son nom. Il étudie en droit. C’est Le
Spécialiste. Il parle comme une machine, il en a la voix, il y croit aux
procédures qui doivent permettre au mieux la démocratie. Sa voisine tape
sur un ordi (dont l’écran est projeté) l’ordre du jour, les propositions,
les amendements. Son voisin est gardien du « senti », il s’assure que tout
va bien, en termes d’ambiances, pas de procédures.

Ça va pas, pour l’ambiance. C’est tendu. Ça crie souvent. Pas tant non
plus, mais régulièrement, constamment, un bruit de fond. Pendant toute
l’ag. Comme pendant toute l’ag ça sera une guerre à l’épuisement. Les deux
camps usent des procédures soit pour repousser le moment du vote sur la
reconduction de la grève, soit pour contrer toutes les vélléités d’avoir
d’autres jours de grèves ou une ag de grève au plus vite. La première
heure c’est pour discuter huis clos des médias et gardas et surtout de la
légitimité de tenir cette assemblée. Les carrés verts argumentent à partir
du code de procédure sur la possibilité de faire une pétition qui autorise
la tenue d’un ag spéciale. Puis, une fois cela fait, une fois déjà
plusieurs moments de cris enthousiastes ou contre, il faut battre le vote
de lundi dernier qui relançait la grève. Après seulement, il est possible
de faire une proposition de fin de grève avec retour en classe. Cette
partie là sera très longue,elle pourra jouer sur l’épuisement puisque les
grévistes ajouteront à la proposition simple de retour en classe des
amendements tels que : un jour de grève tous les 22 du mois pour une manif,
un jour de grève (qui au départ est une lévée de cours mais devient
ensuite grève, après longues discussions), une ag 3 jours après les
élections en septembre.

C’est une bataille procédurale. Tout est joué pourtant, et toutes les
propositions trop en faveur de la grève sont systématiquement battues par
la majorité écrasante de ceux et celles qui ne sont venus que pour ça :
abattre la grève. Eux, ils et elles sont contre, contre tout.
Systématiquement, et ce sera fait d’ailleurs 17 fois pendant l’ag, ils
utilisent la « question préalable », au bout de 5 interventions sur un
amendement ou une proposition, demander cette question c’est demander le
passage au vote immédiatement. Chaque fois, il y en a un qui craque et qui
la demande avant les 5 interventions, même en ayant lu les procédures ça
rentre pas dans leur tête, ils ne veulent pas s’y résoudre. Par contre,
ils réussissent à bloquer toute proposition de plénière, c’est à dire de
moment de discussion sur la situation, sur la grève. Rien. Il n’y aura que
2,3 interventions sur la proposition principale de retour en classe qui
arriveront à évoquer un peu les mois passés, à dire la situation, à
évoquer la répression. Il n’y aura que ces moments là, très brefs, pour
dire que les profs contre la hausse ont voté pour une grève illégale (ça
arrive tellement trop tard..), que beaucoup de gens se sont organisés pour
aider les lignes de piquetages, qu’il faut maintenir la pression contre
les partis politiques même pendant les élections, que les universités ont
reconduit leur vote de grève. Non, à peine quelques minutes pour dire un
peu de tout ça. 1200 personnes qui sont à l’ag pour ne rien entendre ni
discuter mais simplement pour voter contre et mettre fin au plus grand
mouvement de grève depuis très très longtemps au Québec sans même une
discussion, rien d’autre que l’usage tactique par les deux camps du code
de procédure de la « démocratie directe ».

On se demande à quoi elle tient cette démocratie... En avril, le mouvement
était attaqué par injonctions et critiques de sa légitimité, il a fallu
battre ça. La légitimité c’est appuyée sur les ags, sur les votes de grève
en ag tout en assurant qu’ils n’aient pas lieu à chaque ag en votant dès
la première fois un mandat de grève jusqu’à la gratuité scolaire, ou
jusqu’à une offre du gouvernement. Là, les procédures avaient été utilisé
pour écarter les possibilités de mettre fin à la grève à chaque assemblée.
Et puis, période trouble du mouvement, gauche officielle qui fait sa
propagande pour le retour au calme, voilà que 1200 personnes viennent à la
charge et font tout pour le retour en classe. 1200 que pour la plupart on
a jamais vu en Ag avant, qui reviennent parce qu’ils sont inscrits au
Cegeps et qui par là peuvent mettre fin à tout. La démocratie directe
recoupe ici la démocratie parlementaire, celle qui fait discuter des gens
qui n’ont rien en commun, qui sont supposés discuter rationnellement des
décisions comme si ils étaient hors de tout contexte, de toute situation,
de tout parti pris dans les conflits, comme si il fallait s’accorder parce
que c’est possible, parce que le conflit est soluble dans l’accord
raisonnable . Comme si ce que nous avons nommé notre « démocratie
directe » était compatible avec le principe du UN MEMBRE = UNE VOIX.

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C’est pourtant les grévistes qui organisent toute l’ag, qui installent le
décor, en assurent le bon déroulé. Mais le vote est absolu si le non
gagne, il n’ y a plus rien de possible pour les 49% autres. La majorité
silencieuse l’est précisément parce que son geste démocratique consiste à
fermer la gueule de ceux et celles qui se sont démenés pour leur donner
l’espace d’expression de le faire. C’est la démocratie de l’équivalence
généralisée, qui n’a rien en commun avec une démocratie de lutte, où la
concertation et les décisions sont prises par des sujets activement
engagés dans un combat commun. La démocratie du mouvement était sa plus
grande force et voilà qu’elle est son pire ennemi. Ce ne seront finalement
ni les coups des flics ni la loi spéciale qui nous auront battu, mais des
masses de dividus armés de leur simple « opinion ». Et ils s’y accrochent
à leur opinion, on les voit s’aligner derrière le micro pour prendre
toutes les interventions, faire taire absolument toute parole de grève,
tout bloquer leur décision prise de toutes façons qu’il faut en finir.
Ça rigole pour ne pas pleurer. Que si ils mettent fin à la grève il faut
leur en faire baver, alors tant qu’à ça même si tout est perdu faisons
trainer l’ag pendant des heures... ils disent que la grève leur fait
perdre du temps, des mois de salaires ensuite, un manque à gagner dans la
course pour rembourser, ok, go alors, faisons leur payer, épuisons les. Il
y a des perspectives marxistes dans quelques textes pour dire que de
toutes façons c’était comme ça et pas autrement, que c’est pas si
intéressant puisque le mouvement reste réformiste et que les prolétaires
du Québec n’ont pas rejoint la game, seulement les casseroles citoyennes.
Fuck you. Il faut croire que vous n’avez parlé à personne pour imaginer
que ceux qui prirent part à tout ça n’avait en tête que les chiffres de
hausse, ou la petite réforme. Et non, on vous l’accorde, les prolétaires
que vous aimez tant ce sont pas levés en masse, mais voyez vous seulement
ceux qui se lèvent ou attendez-vous toujours auprès d’autres, de
mystérieux autres qu’on ne reconnaît qu’à leur non apparition, qu’à leur
invisibiolité la plus totale puisque tout ce qui surgit et semble
commencer à recomposer quelque chose comme une guerre de classes, à tout
cela, vous renvoyez votre mépris par l’emploi de la bonne catégorie
vieille comme votre inaction : le réformisme. Fuck you.

Ça a commencé à 11h mais le vote de retour en classe n’a lieu qu’à 17h30,
longtemps après, quand ils en peuvent tellement plus que chaque moment est
tendu, que ça hurle un peu, que l’animation à la tribune est sur le point
de craquer. Le presidium est à l’image du rapport à la démocratie directe
dans le mouvement, ce sur quoi on ne peut pas revenir, qu’il faut garder
envers et contre tout. L’animateur explique à chaque fois ce que les
carrés verts peuvent faire, il leur explique toutes les procédures par
souci d’égalité, même si l’on pourrait préférer leur mettre des bâtons
dans les roues,non, il se montre neutre même si ça tue la grève. Le
gardien du senti à la fin il dit silence en étant lui-même en colère, au
bord de la crise nerfs, on y croit plus à son ménagement des affects. Ça a
de toutes façons bien souvent un côté trop infantilisant, où tout repose
sur les procédures, le calme, où l’animation est là pour rappeler que l’ag
on en fait ce qu’on veut, que ça ne tient qu’à nous, qu’il faut faire ceci
ou cela, que c’est comme ça, mais bon tant pis sinon, à vous de voir, et
soi-disant tout le code est là pour « faciliter ». Il rappelle à l’ordre
et à la confiance, on se retrouve à attendre de lui le bon respect des
procédures et à le remercier de lui garder son calme et de nous aider à se
parler, à faire bonne parole bonne ambiance.

À 18h00, c’est fait, ils ont gagné, ils ont levé l’assemblée, criait de
joie et sont tous partis. Il y en avait un pour dire qu’il fallait que ça
finisse parce qu’il devait aller à une course de char.. ça dit un peu
leur ambiance, beaucoup sont en technique informatique ou en génie
électrique, travaillent à l’infrastructure technique qui bousille la
planète et en passant ils bousillent la grève. Ils sont sous une pression
plus grande quand aux salaires, plus en concurrence entre eux, faut que
dès leur diplôme en poche ils décrochent un boulot, ils frappent à la
porte des entreprises. Pas de temps à perdre. Pas d’autre chose à faire.
Ceux qui étaient pour la grève s’attendaient à tout ça, beaucoup ne sont
même pas venus, le vote contre est écrasant, 1200 contre 300, quelque
chose comme ça. Alors que lundi les pour étaient 850.. ils sont où ? Ils
ont pas osé venir voter en ayant changé d’avis ? Ils se sont dit que cela
ne vallait plus la peine... il n’y a que 250 personnes qui restent un peu
dans le gymnase, après la défaite, au milieu des poubelles pleines et des
papiers par terre, dans la grande salle vide, fini. Fini. Ça paraît pas
possible, y aura encore des choses... Mais pour l’instant fin.

À voir avec les universités, après les élections, mais d’ici là plus rien.
Les membres de l’asso du vieux ont bien tenu l’assemblée quand même, ils
ont réussi à imposer une grève tous les 22, une ag après les élections,
c’est déjà ça. Au cegep de maison-neuve, rien n’était passé, seulement
retour en classe. Là, on verra ce qu’il adviendra de cette tradition du
22..

C’est inimaginable de se dire que c’est fini, que c’est peut-être fini
pour un temps très long, que le parti au pouvoir ensuite va détruire les
assos étudiantes, va empêcher que cela arrive encore par tout les moyens
nécessaires... 6 mois de mouvement. Nul ne sait ce qui viendra ensuite,
mais ce qui s’est joué là ne se répétera pas. Les processus par assemblée,
ils seront trop préparés pour les contrer ensuite, nos ennemis.
Il y aura encore des tentatives, des manifs, notamment dimanche soir,
pendant le débat télévisuel des partis politiques en campagne, mais il se
pourrait que l’ampleur soit perdue, que quelque chose ait bel et bien
pris fin.

À lire aussi : Grève à Montréal, suspension avant reprise

P.-S.

Si vous pouvez lire l’anglais,
un très bon texte report ici :

http://www.crimethinc.com/blog/2012/08/14/the-2012-strike-in-quebec-full-report/

Il évoque surtout les tactiques de rues, à travers toute la grève. On y trouve beaucoup de photos et montages vidéos de la grève.

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