Procès de quatre amis de Zoé, morte dans une explosion à Chambéry

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Alors que se déroule à Paris le premier procès antiterroriste pour 6 camarades, sur fond de fantasme de "la mouvance anarcho-autonome" et dans une disproportion délirante par rapport aux faits reprochés, à Chambéry 4 personnes passent en procès. Cette fois-ci, les faits ont été requalifiés, ce ne sera pas donc un procès anti-terroriste. L’affaire a coûté la vie à une copine et grièvement blessé son ami. Les flics, pour lesquelles la moindre amitié est suspecte, a harcelé pendant plusieurs années leurs potes. Ils passent maintenant en procès, soutenons-les !

Infokiosques.net a compilé l’ensemble des articles parus à ce sujet et publié un court résumé des faits :

Dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2009, à Cognin, près de Chambéry, une explosion survient dans une usine désaffectée, coûtant la vie à une personne (Zoé) et en blessant une autre grièvement (Mickael). La police, considérant ces deux personnes comme proches de la "mouvance anarcho-autonome", engage une procédure anti-terroriste. Suite à des perquisitions de squats sur Chambéry, Raphaël été placé en garde à vue "anti-terroriste" puis mis en détention provisoire (à Paris, prison de la Santé) pour "destruction de preuves". Il a été libéré, sous contrôle judiciaire, le 19 juin 2009. Lucas (pseudonyme) a été placé le 12 mai 2009 en garde-à-vue par la Sous-Direction Anti-Terroriste (SDAT), à Levallois-Perret, puis emmené à la prison de Fresnes, dont il est sorti le 29 mai 2009. Mickael, qui était enfermé à l’hôpital Edouard Herriot à Lyon depuis le vendredi 1er mai 2009, a été libéré sous contrôle judiciaire mi-juillet 2009. N1N1 (prononcer Nin-Nin), interpellé en Hongrie à la mi-octobre 2009, mis sous écrou là-bas, avant d’être identifié puis extradé en France le 16 octobre 2009, puis déféré devant deux juges d’instruction, et enfin placé en détention à la maison d’arrêt de la Santé à Paris, a été libéré le 11 décembre 2009. Il a été ensuite placé sous contrôle judiciaire.

Dans Outrage n°6, l’article La Sdat saute sur Chambéry rappelait que des accidents suite à des manipulations d’explosifs sont assez fréquentes. Mais le fichage politique des personnes, "proches de la mouvance anarchiste" (!) avait radicalement changé l’attitude de la justice vis-à-vis des proches des deux victimes.

Tract diffusé par le collectif de soutien aux inculpés de Chambéry à l’occasion de ce procès.

Solidarité aux inculpés suite à l’explosion de Chambéry

Sous tous les régimes politiques, la justice a le rôle de protéger le pouvoir dominant et donc de neutraliser et détruire toutes dynamiques nuisant au contrôle de l’état sur la population.

Le 1er mai 2009, une explosion survenue suite à une maladresse lors de la manipulation d’un engin explosif à Cognin (Chambéry) causa le décès de Zoé et de multiples blessures à son compagnon.
Immédiatement, la SDAT (sous direction anti-terroriste) s’empara du dossier et employa de gros moyens repressifs puis déclassa l’affaire en juridiction ordinaire après une année d’investigation.
Le 25 mai 2012 au tribunal de Chambéry, une personne comparaitra pour des infractions aux lois sur les explosifs et trois autres pour destruction de preuves.

En fonction de leurs pratiques (vols, économies parallèles, outrages, rebellions et mauvaises intentions en tout genres, etc. ) et/ou de leurs origines sociales, éthniques ou religieuses, des milliers de gens se retrouvent dans le collimateur de l’état.
Ce procès est un affrontement parmi tant d’autres dans la guerre sociale se déroulant dans notre quotidien.

C’est dans ce contexte et pour montrer à la justice que les multiples murs de la repression ne sont pas infranchissables que nous vous invitons à participer au procès et soutenir les accusés ou à vous rassembler devant le tribunal afin que les nuisances de la justice ne passent pas inaperçues dans le quotidien morose de son monde métropolicien.

Vous pourrez bien entendu boire du thé et du café, de la soupe à midi, lire des brochures sur diverses thèmatiques anti-autoritaires (anti-carcérale, écologie radicale, féminisme, antispécisme, etc.), et grogner sur les sbires du pouvoirs (flics, juges, procureurs, mâtons, journalistes, citoyennistes, etc.)

Il est important de briser l’isolement du banc des accusés et des cellules carcérales en élaborant des outils collectifs pour créer un rapport de force contre l’institution judiciaire et l’administration pénitentiaire.
Il est important de développer la révolte afin de déconstruire notre pacification cultivée par l’état pour maintenir ses privilèges.
Un monde qui a besoin de la justice et de prisons ne peut pas être émancipatif et par conséquent doit être combattu par tous les moyens possibles.
De tout coeur et rage avec celles et ceux qui se prennent ce système de merde dans la gueule.

- Destruction de toutes formes d’autorités et de dominations !
- Solidarité active envers les personnes en lutte !
- Liberté pour tous/tes les prisonnier/ères !

*TGI : Tribunal de Grande Instance, place du palais de justice, 73000 Chambéry
contact : soutien25mai[chez]riseup.net

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