Public, privé, luttons dans l’unité le 24 janvier

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3 compléments

Un vrai partage du travail et des richesses, c’est possible. Sortir du consumérisme, du culte de la rentabilité à court terme, c’est vital.
La grève interprofessionnelle reconductible s’impose ! Rendez-vous à 13h Place Jean Macé à Lyon. (Lire la suite...)

L’Union Départementale CNT du Rhône, se joint au mouvement de grève du 24 janvier. Mais pour nous cet appel ne peut se limiter aux seules
revendications salariales des fonctionnaires. En 2008, c’est l’ensemble
du monde du travail qui est attaqué et le 24/01 doit être le début d’un
mouvement de lutte :

Pour les salaires et la baisse du temps de travail

La revendication de hausse des salaires est plus qu’une question de
pouvoir d’achat : c’est un véritable choix de société. Une augmentation
des salaires dans le public comme dans le privé permettrait une
augmentation des cotisations qui financent la sécurité sociale et nos
retraites.
Et de l’argent, il y en a... En 1980 lorsqu’une entreprise versait 100
euros à un salarié elle en livrait 9 de dividende à ses actionnaires.
Aujourd’hui, ce sont 26 euros de dividendes octroyés, soit 150
milliards de richesses produites qui s’évaporent en pure profit. Cela
représente dix trous de la sécu, neuf déficits de l’assurance chômage ,
trois déficits des retraites… C’est nous qui produisont toutes les
richesses, à nous d’en décider la répartition !

➔ Augmentation générale, selon une échelle décroissante de 300 euros
pour les salaires les moins élevés à rien pour les salaires au-dessus de
2 fois le SMIC réévalué à 1500€

Alors que la productivité augmente comme les profits, on assiste à une
offensive en faveur d’un allongement du temps de travail,
essentiellement par le biais d’heures supplémentaires, au mépris de
notre santé et conditions de vie. Il s’agit avant tout de favoriser la
fléxibilité et d’encourager l’individualisme, briser la solidarité
collective.
Alors que le pays compte des millions de chômeurs et de temps partiels
imposés, il est plus que temps de réduire le temps de travail pour
travailler tous, moins et autrement.

➔ Réduction du temps de travail à 30 heures/semaine

Contre la précarité du travail

Les récentes négociations sur le contrat de travail poursuivent la
précarisation du marché du travail en individualisant toujours plus la
relation salarié-employeur au détriment des garanties collectives
(licenciement « à l’amiable », reconnaissance du portage salarial qui
permet à l’entreprise cliente de ne plus appliquer au salarié
"temporaire" porté les mêmes avantages qu’à ses autres salariés).
« Les contrats aidés », utilisés massivement dans le public et le
secteur associatif sont exonérés de cotisations sociales (partie
intégrante de notre salaire socialisé) grévant le financement de la
protection sociale. Comme les autres types de contrats précaires
(Contractuels, vacataires...), ils menacent le fonctionnement des
services publics : casse des statuts, division des personnels, baisse de
qualification...

➔ Dans le privé : requalification en CDI de tous les contrats précaires
(CDD, Intérim...)
➔ Dans le public : arrêt du recours à l’emploi précaire, titularisation
sans conditions.

Pour la défense du système de sécurité sociale par répartition

Les salariés financent déjà l’assurance maladie par leurs cotisations.
Après la CSG et le RDS, avec les franchises médicales, ils veulent nous
faire payer une deuxième fois ! Pourtant le seul remboursement des
cotisations patronales non-versées depuis 1991, comblerait largement le
trou de la sécu.

➔ Retrait des franchises. Pour un accès gratuit et universel à la santé
➔ Arrêt des exonérations. Remboursement des sommes dues aux caisses par
l’Etat et les patrons.

La casse frontale des régimes spéciaux de retraites au nom de « 
l’équité » (généralisation de la régression majeure du passage aux 40
annuités, entamée en 1993 et poursuivie en 2003), préfigure déjà le « 
rendez-vous de 2008 » qui prévoit l’allongement à 41 annuités pour tous
en 2009 et 42 annuités en 2013 (« non négociable » selon Fillon et
Bertrand).
Ils veulent nous faire croire que ces réformes sont dues à des manques
de financement alors qu’elles sont toutes purement idéologiques. Quand
il s’agit d’accorder des milliards d’exonérations aux entreprises, il
n’y a pas d’obstacles mais quand il s’agit de financer l’intérêt de tous
ça coince. A nous d’imposer d’autres solutions !

➔ Retour aux 37,5 annuités pour tous.
➔ Prise en compte de la pénibilité du travail dans l’âge de départ en
retraite.

Contre la casse des services publics

Les services publics doivent assurer un service égalitaire et gratuit
pour tous. Or le gouvernement fait des économies en supprimant
massivement des postes au mépris des usagers (écoles, collèges hôpitaux,
etc.).
Avec le plan « service public 2012 », c’est d’abord 23000 suppressions
de postes en 2008, puis 50 à 60000 suppressions par an dès 2009 ! Au
contraire, pour lutter contre le chômage et améliorer ces services, ce
sont des embauches massives dont nous avons besoin.
Pour pouvoir licencier plus facilement, il ouvre le recrutement en CDI.
On sait ce que ça a signifié à France Telecom et à La Poste. On prévoit
aussi d’introduire la culture du résultat et la promotion au mérite. En
fait, on prépare clairement la privatisation !

➔ Pour des embauches à hauteur des besoins formulés par les personnels et les usagers
➔ Contre l’intrusion des intérêts privés (financements, contrats,
gestion...)

Toutes et tous en grève, le jeudi 24/01, rendez vous à 13 h Place Jean Macé pour un mouvement dur et durable, unitaire et interprofessionnel.

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La réecriture du code du travail, la « refondation du dialogue social »
et les atteintes au droit de grève (service minimum dans les écoles
primaires après les restrictions sur le droit de grève dans les
transports) complètent l’arsenal anti-social mis en oeuvre.
Pour imposer ces régressions sociales, le gouvernement stigmatise les
résistances (en attisant les usagers contre les grévistes) et réprime
violemment les mouvements sociaux.
En attaquant sur tous les plans, il compte sur le manque de réactivité
du monde du travail, sur son corporatisme, sur la lourdeur de ses
bureaucraties et le recul de son idéologie, à commencer par la lutte de
classe.

Loin de réagir fermement, les syndicats institutionnels négocient des
broutilles dans et sur notre dos, bradant nos acquis. Ils suivent une
statégie perdante en parcelisant les luttes au lieu de favoriser le
rapport de force global.

Face à cette tactique de division, nous devons répondre par un « tous
ensemble », dans la grève unitaire et reconductible pour refuser le
monde qu’ils nous préparent : celui du « gagner plus » pour les plus
riches, celui de l’appauvrissement et de la précarité pour les
travailleurs.

Toutes et tous en grève, le jeudi 24 janvier, rendez vous à 13h Place Jean Macé pour un mouvement dur et durable, unitaire et interprofessionnel.

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  • Le 24 janvier 2008 à 19:54

    « Trois syndicats appellent à la grève dans la grande distribution le 1er février et la CGT Air France a annoncé un appel au débrayage pour le 31 janvier »
    (source afp)

    Et apres on s’étonne que les gens est pas envie de faire grève ... mais on nous prendrait pas pour des cons à faire manifesté des gens sur le même mots d ordre a des moments différents ?

    Les grande central n’ont pas pour but historique de rassemblée les travailleur en dehors des intérêt corporatiste ? Merde on m’a menti ....

  • Le 23 janvier 2008 à 16:29, par vir

    bellecour métro saxe métro jea
    n macé

  • Le 22 janvier 2008 à 23:13

    « Tous ensemble, Tous ensemble, Ouais ! »

    C’est quoi l’itinéraire ??
    Jean Macé => Bellecour ? J.M => Terreaux ?

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