Solidarité de l’enseignement supérieur contre la répression anti-lycéenne !

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Il exige la libération immédiate des 38 lycéens arrêtés lors des manifestations à Lyon, hier, contre la réforme Darcos.

L’Assemblée Générale inter-sites de l’enseignement supérieur du jeudi 18 décembre, regroupant personnels et étudiants de Lyon 1, Lyon 2, Lyon 3, de l’ENS, de l’IEP, des IUFM et des IUT exige la libération immédiate des 38 lycéens arrêtés au cours de la manifestation d’aujourd’hui, et l’abandon de toutes poursuites qui les viseraient.

La lutte des lycéens est notre lutte ! De la maternelle à l’université, un profond mouvement d’opposition au démantèlement du service public de l’éducation et de la recherche monte en puissance. Nous ne laisserons pas le gouvernement isoler et réprimer les lycéens : à chaque provocation policière, nous répondrons par une solidarité et des manifestations toujours plus massives, jusqu’à ce qu’il soit mis en échec !

Voté à l’unanimité des présents.

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  • Le 6 janvier 2009 à 21:34

    Comme vous avez du vous en appercevoir je parcoure souvent le site du CCI (Revolution internationale). J’ai vu que cette organisation faisait une réunion publique sur lyon avec un théme qui à mon avis correspond bien a la discussion que nous avons eu ici.

    ’Gréce,Allemagne, France, Italie, Espagne...
    Les révoltes de la jeunesse confirment le développement de la lutte de classe

    Sur leur site suit un petite introduction que voici :

    la fin de l’année 2008, quarante ans après l’année 1968, plusieurs pays d’Europe ont été touchés simultanément par des mouvements massifs de la jeunesse scolarisée (étudiants et lycéens). En Grèce, les assemblées générales massives d’étudiants ont même évoqué un nouveau « Mai 68 ». En effet, ce ne sont pas seulement des jeunes qui se sont mobilisés contre les attaques du gouvernement et contre la répression de l’État policier, mais aussi plusieurs secteurs de la classe ouvrière en solidarité avec les jeunes générations.

    L’aggravation de la crise économique mondiale révèle de plus en plus la faillite d’un système qui n’a plus d’avenir à offrir aux enfants de la classe ouvrière. Mais ces mouvements sociaux ne sont pas seulement des mouvements de la jeunesse. Ils s’intègrent dans les luttes ouvrières qui se développent à l’échelle mondiale. La dynamique actuelle de la lutte de classe internationale, marquée par l’entrée des jeunes générations sur la scène de l’histoire, confirme que l’avenir est bien entre les mains de la classe ouvrière. Face au chômage, à la précarité, à la misère et à l’exploitation, le vieux slogan du mouvement ouvrier « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous » est plus que jamais d’actualité.

    La discussion qui a commencé sur ce forum pourrait se poursuivre le samedi 10 janvier à 17h au CCO , 39 rue G. Courteline à Villeurbanne

    A bientôt.

  • Le 24 décembre 2008 à 17:52

    On doit être solidaires de toutes les formes de lutte qui peuvent se développer réellement parmi les protagonistes de celles-ci, même si on peut aussi être critique. Pour ma part, je pense qu’on doit changer de « matrice » de pensée : la question n’est pas tant de savoir, même si c’est important, si telle ou telle forme de lutte, tel ou tel degré de violence en réponse à la violence d’Etat ; la question c’est quel objectif on se fixe en adoptant à tel ou tel moment telle ou telle attitude : un objectif de lutte simplement économique, revendicatrice ; ou un objectif politique, révolutionnaire ( qui bien sur est pas antagonique avec le fait d’avancer des revendications).

    La question fondamentale est dans l’analyse de la situation : est-ce qu’on pense pouvoir arracher, dans le cadre du système, des avancées ( ou au moins stopper les reculs durablement) ? Ou est-ce qu’on pense qu’il faut changer de système ? Dans cette seconde éventualité, le problème n’est plus de « faire pression » sur les institutions, mais de les renverser, au profit, comme sous la Commune de Paris, d’un pouvoir qui vient de la base, un pouvoir ouvrier et populaire. Si on se place de ce point de vue, bien sur que la question des affrontements est important, mais ce n’est plus le même type d’affrontement, le même type d’objectifs, que lors de grèves classiques, même lorsqu’il y a violence ouvrière et débordement des syndicats. Il s’agit plutôt de se regrouper pour former un contre-pouvoir issu de la mobilisation, où l’autodéfense sera un aspect important, en vue de l’insurrection. C’est à dire en vue de tout autre chose que de cramer trois pauvres poubelles et de retourner deux pauvres voitures.

    Alors c’est vrai qu’il n’est pas anodin que pour la Grèce par exemple, les médias insistent sur les émeutes, et ne parlent absolument pas, par exemple, de l’occupation des mairies.

  • Le 23 décembre 2008 à 22:12

    Je viens de lire aussi l’article fait par Révolution internationale. Je l’avais lu aussi sur le site du CCI . (http://fr.internationalism.org/)

    Peut être que les ‘casseurs’ sont des lycéens et que leurs ras le bol s’exprime par vouloir se confronter au CRS, après c’est de savoir si ce genre d’action va dans le sens de renforcer la lutte ou pas ?

    • Pourquoi tant d’image à la télé sur les actes de violence ? pourquoi les médias à chaque fois qu’il y a des luttes importantes mettent toujours en évidence des actes de violence du style affrontements avec les flics, de saccage de vitrine, de voitures brûlées est jamais n’est mis en évidence qu’au-delà de c’est actes il y a des assemblées générales qui émane de la lutte ou se discute comment lutter pour faire aboutir nos revendications ?
    • Par exemple en Grèce dans les grands médias je n’ai pas entendu parlé (ou très peu) de l’occupation du siége de la confédération général des travailleurs à Athènes ou se site a donné lieu d’assemblée générale, de réunion ouvert et de discussion ouvert a tous.
    • Lors du CPE en dehors de France (et même en France) pourquoi les médias ont polarisé que sur les affrontements qui avait lieu en fin de manif et jamais sur les AG ouvert a tous , ou la discussion avait lieu sur comment développer la solidarité et l’unité .
    • Pourquoi ce black out ? A mon avis ne pas en parler et polariser toutes les infos sur les affrontements n’est pas anodin. Il doit y avoir une raison !

    • Je pense que ce qui fait peur à l’Etat, aux patrons c’est à mon avis le fait que petit à petit , pas à pas le besoin de l’unité , de la solidarité se fait ressentir. A mon avis tout le monde perçoit de plus en plus qu’on est tous confrontait au même problème, aux mêmes difficultés que le capitalisme nous impose. Je pense que cette situation fait murir que la meilleur façon de resister c’est de ne pas rester isolé. C’est ce qu’on a vu en France lors du CPE , ce que l’on voit en Gréce et cela se traduit par des formes et des moyens de lutte ou l’unité et la solidarité peuvent s’exprimer et qui vont dans le sens de briser l’isolement, l’éparpillement, de développer et de renforcer la lutte. C’est cette lutte qui fait peur à la bourgeoisie, car cela va à l’encontre de la ‘lutte’ bien organiser et régimenter par les syndicats.
    A mon avis voilà pourquoi la bourgeoisie n’en parle jamais ou ment (comme aujourd’hui ou on nous dit que c’est l’UNEF qui été à la pointe du combat lors du CPE , alors que cette orga syndicale été débordé) et préfère montrer les actes de violence qui ne peuvent que faire peur et décrédibiliser la lutte. Je pense aussi qu’il ne faut pas être naif , que la bourgeoisie peut fort bien provoquer pour justement focaliser toute l’attention que sur les affrontements.
    De ce que je comprends de comment manoeuvre l’Etat, je pense que les propositions que met l’article de Révolution Internationale me paraisse juste

  • Le 20 décembre 2008 à 13:30

    Ce commentaire dit vraiment n’importe quoi... D’une part les flics sont intervenus parce qu’ils ont pris quelques oeufs et pétards dans les pieds (je suis d’accord que ça ne justifie pas la violente répression des lycéens). Ensuite c’est n’importe quoi de parler de manifestants d’un coté et de « casseur » de l’autre. Parce que les « casseurs » comme vous dite sont des lycéens eux aussi. il ne sorte pas de nul part... ils ne sont pas venus en manif juste pour « casser » mais pour manifester ET ça a dégénéré. Ce qu’on appel « casseur » c’est juste des jeunes qui se masquent le visage (et ils ont bien raison pour se protéger des gaz et des photos) et qui parfois avec l’exitation juvénile lance deux trois bouteilles sur des flics sur-armés et sur protégés... pas de quoi pleurer...

    Alors le vieux discourt qui dit que la « casse » va diviser les travailleurs et les jeunes, et que ça « décribilise » on entend ça depuis toujours. C’est n’importe quoi ! D’une part les travailleurs on les attend avec plaisir mais on les voit pas souvent être solidaire de la jeunesse (c’est à dire de leurs enfants). D’autres part les gens devraient être solidaire des « casseurs », car c’est la combativité des lycéens qui a fait reculer le gouvernement d’un pas . Ce n’est ni la FIDL, ni l’UNL, ni le CCI, ni le NPA, ni les anars... Ce dont flipe le gouvernement c’est justement la casse. Pas les manif où on est des centaines de milliers à manifester gentiment... Ca le pouvoir s’en tape... ( on a pu en avoir la preuve en 2003 pour les retraites).

    Alors faut arrêter de diviser, de compartimenter, de coller des étiquettes. Je prône pas l’émeute pour l’émeute, mais quand ça arrive on doit savoir qui on soutient.

    Et puis parfois les travailleurs soutiennent des actions dites violentes (car pour moi la destruction de matériels c’est pas des masse violent par rapport à la casse du service public ou la casse des emplois) y a qu’a voir l’exemple grec.
    Alors une organisation qui se dit révolutionnaire mais qui prône la modération... et surtout qui divise le peuple en le compartimentant... Je trouve ça spéciale. Arrétons de propager le mythe des « casseur » bien commode pour tout le monde... Ca évite de réfléchir.

    P.S : par contre d’accord que c’est n’importe quoi de cramer des voitures de pauvres, y a tellement de 4 .4

  • Le 20 décembre 2008 à 01:16, par Tomate_taux

    je ne suis ni anarchiste ni même trop manifestant mais cela fait 2 ans que l’état s’est mis en tête de supprimé les B.E.P. et les C.A.P. C’est la que que je me rend compte que l’ont diriger par des incapables . Les jeunes qui n’ont pas le niveau pour les Bac pro seront a la rue !Et en plus le B.E.P. n’aura plus aucune valeur. Aucun échappatoire possible.Je veut bien foutre le feu a des poubelles si cela peut m’aider ...

  • Le 19 décembre 2008 à 21:33

    Voici un compte rendu a chaud de militants du CCI (Révolution internationale) qui, lors de la diffusion de leur presse dans une manifestation lycéenne à Lyon, ont pu constater à la fois l’inquiétude de ces jeunes pour leur avenir, leur combativité et les provocations policières qui tentent ainsi de pourrir le mouvement.

    Compte-rendu

    Le 18 décembre 2008, s’est déroulée à Lyon, comme dans beaucoup d’autres villes en France, une manifestation de lycéens et de collégiens, rassemblant largement plus de 9000 personnes. Tous ces jeunes exprimaient ainsi leur rejet des réformes du gouvernement et du Ministre de l’éducation, le tristement célèbre Darcos. Mais comme au moment de la lutte contre le CPE en 2006, les jeunes générations manifestaient surtout ici, par leur lutte, leur angoisse pour un avenir qu’ils ressentent à juste titre comme de plus en plus bouché, incertain et précaire. Cette manifestation se déroulait de manière résolue, mais sans aucune violence d’aucune sorte. Et contrairement à ce que disent déjà certains journaux bourgeois comme Libération (qui, sous le titre « Lycéens et policiers blessés en marge de la manif à Lyon », publie une photo d’une voiture en flamme avec, en arrière fond, une poignée de jeunes casseurs... photo censée résumer cette journée), la manifestation n’a pas dégénéré parce que les jeunes auraient incendié une voiture ou jeté des pierres sur les forces de l’ordre. Tout cela est faux ! Tout se passait calmement quand, sans aucun avertissement, sans aucune provocation de la part des lycéens, les forces de répression, CRS en tête, ont commencé brutalement à bombarder la manifestation de bombes lacrymogènes, provoquant une fuite panique chez la plupart de ces jeunes manifestants dont la moyenne d’âge ne devait pas dépasser 15 ou 16 ans ! Pratiquement toutes les rues étaient barrées par des rangs de CRS, bouclier en avant et matraque au poing. Seules quelques rues étaient laissées libres.
    Quant à la voiture incendiée, c’est l’acte d’une petite poignée de jeunes ’’casseurs", largement en marge du cortège. La véritable violence est venue clairement d’ailleurs, des forces de répression de la bourgeoisie. Et la question à se poser est la suivante : pourquoi cette violente attaque de la part des CRS ? Le premier effet des différentes charges policières a été visible immédiatement : panique, fuite et éparpillement de la majorité des lycéens. La manifestation s’est donc arrêtée là. Toute possibilité de se rassembler sur une grande place pour parler tous ensemble de la suite à donner au mouvement, comme par exemple de prendre la décision d’aller discuter avec les étudiants des facultés de Lyon et de chercher leur solidarité, était ainsi réduite à néant.
    Mais plus encore, ces méthodes policières de répression ne sont en fait que de la provocation et de l’intimidation : si les lycéens, ulcérés par cette attaque, s’étaient eux-mêmes réellement battus contre les CRS, ou avaient REELLEMENT participé à des dégradations ou destructions importantes de voitures ou de biens publics, que n’aurait-on pas lu ou entendu ce soir dans les journaux, sur les radios et autres chaînes de télévision ! Il aurait été alors encore plus facile de présenter les manifestants comme des bandes de délinquants violentes organisée et autres casseurs. Pour tous ces lycéens (manifestant d’ailleurs pour certains pour la première fois), pour leurs parents, pour les travailleurs solidaires comme les enseignants, le message et clair : « Si vous manifestez, c’est à vos risques et périls, c’est dangereux ». Voilà l’objectif de fond d’une telle violence : distiller la peur pour qu’une grande partie de ces futurs chômeurs restent prudemment chez eux, malgré leur colère et leur frustration. Voilà le message qui leur est directement destiné. Heureusement, contrairement aux mensonges des journalistes, ces lycéens ne sont pas tombés dans la provocation. Une mère de famille participant à cette manifestation n’en croyait pas ses yeux, devant l’ampleur de la violence policière. Elle se proposait même d’aller, inquiète de la tournure prise par les événements, parler aux CRS afin de tenter de les raisonner et pour qu’ils cessent leurs provocations.
    Une première leçon doit être tirée immédiatement de tout cela, car ce genre de manœuvre va se reproduire à l’avenir : en cas de provocation policière et si l’on ne peut pas rester tous ensemble dans la rue ou sur une place en fin de manifestation, il est nécessaire de prévoir à l’avance des lieux où l’on puisse se retrouver le plus massivement possible pour discuter. Cette information peut tout à fait être diffusée au départ de la manifestation ou même pendant son déroulement.
    L’autre enseignement majeur de cette expérience concerne l’ensemble des luttes futures. Comme lors de la manifestation du 18 décembre à Lyon, il ne faut absolument pas tomber dans la provocation de la violence policière recherchée par l’Etat pour discréditer le mouvement lycéen et étudiant qui se développe, pour l’isoler de l’ensemble des prolétaires. Ce que le pouvoir et le gouvernement craignent en définitive le plus, c’est notre force de classe collective, notre capacité de réflexion pour agir de manière solidaire et massive.

    Lyon (18 décembre)

  • Le 19 décembre 2008 à 12:33

    RASSEMBLEMENT CE VENDREDI 14H DEVANT MARIUS BERLIET EN SOUTIEN AUX INCULPÉS LYCÉENS !

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