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À Oaxaca, la répression continue... 4 personnes arrêtées pour leurs activités politiques

Publié lundi 26 mars 2007
 
Todos somos presos, collectif de Oaxaca pour la libération des prisonniers politiques, nous fait parvenir ces quelques infos. Malgré les informations officielles, la résistance continue...la répression également. La chasse à l’homme est toujours d’actualité dans la ville de Oaxaca, où quatre personnes ont encore été arrêtées pour leurs activités politiques, dont d’ailleurs l’une est de Lyon.

Oaxaca, samedi 24 mars 2007, 2h50 au matin :

À minuit environ, le vendredi 23 mars, 4 camarades ont été arbitrairement arrêté/e/s dans un canton proche de la ville d’Oaxaca. Après que les quatre aient été battus, un camarade a pu s’échapper. Il édite le fanzine anarchopunk "Pensares y Sentires". Deux jours auparavant, il avait participé à la grève de la faim demandant des sanctions pour les assasins de nos camarades et de faire justice sur la mort de Brad Will, membre d’Indymedia New York.
Après sa fuite, il nous communique les faits :

Les camarades marchaient le long de la route quand ils ont été agressés par 5 policiers vêtus de noir, appartenant à l’unité de Santa Lucia del Camino. Ils ont arrêté 4 des 5 camarades qui rentraient chez eux, en tirant en l’air avec leurs armes quand bon leur semblait.

Il nous paraît important de souligner qu’à la prison de Santa Lucia, nulle mention n’a été faite par le médecin des coups et blessures sur les corps des prisonniers.

La personne qui a réussi à s’échapper venait juste de rendre visite à deux détenus libertaires (Oscar Santamaría et Sacramento Cano) au CERESO de Miahuatlán de Porfirio Díaz.

Un des détenus participe au collectif Somos resistancia et un autre participe au réseau de communication libertaire Anarkalactica.

Avec la forme de répression déjà (trop) classique, les policiers ont retenu les charges suivantes : troubles de l’ordre public, dégradation d’une moto de police et d’une camionette. Non contents de la brutalité affligée aux camarades, les policiers ont demandé le paiement des dommages et intérêts correspondants aux supposées dégradations.

À environ 1h30 du matin, ils ont été libérés.

Nous dénonçons ces faits comme partie intégrante de la répression croissante qui a lieu à Oaxaca, dans la ville et dans l’État. Celle-ci est particulièrement violente avec les jeunes et avec quiconque proteste contre les abus et l’injustice qui ont lieu ici.

À Oaxaca, PAS DE PAIX. Seule existe la guerre de basse intensité qui provoque l’indignation chez le peuple de Oaxaca. Les médias de désinformation occultent la médiocrité des institutions. Ils censurent la brutalité vengeresse des corps de répression à l’encontre du peuple de Oaxaca, qui continue de résister ensemble, et avec d’autres peuples du monde.
À Oaxaca, il n’existe ni tranquilité, ni accords, ni conciliation. La résistance existe, ainsi que la répression.

/ HALTE À LA RÉPRESSION ! /

/ DISSOLUTION DES CORPS RÉPRESSIFS ! /

/ À BAS LES MURS DES PRISONS ! /

Kolectivo TodXs Somos PresXs

anarkagalactica@lists.riseup.net

Les articles traitants de Oaxaca sur Rebellyon.info

Le site d’Indymedia Oaxaca, en espagnol (avis aux traducteur/rice/s...)


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