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Le CNP-Odéon en lutte, entretien avec une salariée

Publié le 6 septembre 2009

Maj le 7 septembre 2009

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1 complément d'info

Depuis jeudi soir le CNP-Odéon est occupé jour et nuit par ses salarié.es.
Entretien avec une salariée qui revient sur les conditions de fermeture de cette salle du centre-ville lyonnais, sur la lutte actuelle et sur l’avenir des CNP et plus largement des cinémas d’arts et d’essais ainsi que sur le processus d’embourgeoisement de la Presqu’île. Propos recueillis vendredi 5 septembre avant la journée d’action prévue samedi.
En fin d’article vous pouvez retrouver l’interview audio en streaming.

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Un fauteuil rescapé

Bonjour, est-ce que tu peux te pré­sen­ter en quel­ques mots ?

Je m’appelle Méline et je tra­vaille au CNP Odéon depuis un an et demi à peu près, où j’avais un poste de cais­sière... Voilà !

Est-ce que tu pour­rais reve­nir sur les condi­tions de la fer­me­ture du CNP-Odéon cet été pour les gens qui n’auraient rien suivi ou qui étaient en vacan­ces par exem­ple ?

Alors pour faire de façon un peu brève, le PDG Galeshka Moravioff a demandé les clés de l’Odéon à l’une des per­son­nes de la direc­tion lyon­naise juste pour faire visi­ter les lieux. Sauf qu’on s’est rendu compte bien après qu’il en a pro­fité pour faire vider entiè­re­ment le cinéma ; il y a donc eu un pre­mier voyage qui a consisté à pren­dre le pro­jec­teur, c’était autour du 10 août à peu près... ou le 7 ?
Enfin bref ! Et ils sont reve­nus quel­ques jours après pour récu­pé­rer les fau­teuils et 30 années d’archi­ves, d’affi­ches et de cri­ti­ques de cinéma, la billet­te­rie, et pren­dre tout ce qui pou­vait avoir un mini­mum de valeur comme les appli­ques des années 30 qu’il y avait à l’inté­rieur de la salle.
Donc ce qui est impor­tant c’est de savoir que per­sonne ni de la direc­tion lyon­naise, ni des employé.es n’étaient au cou­rant et c’est un hasard qui a fait que deux per­son­nes des CNP sont venues à l’Odéon et ont décou­vert la salle vide.

En fait si je résume, ça c’est passé quand le CNP-Odéon était en fer­me­ture esti­vale et per­sonne n’a été mis au cou­rant des inten­tions...

Voilà ! En fait nous on l’a appris après. Les sala­rié.es, ont réussi à se contac­ter en vacan­ces, mais per­sonne n’était au cou­rant de la déci­sion de M. Moravioff et les pre­miè­res per­son­nes qui ont décou­vert le lieu vide ont même pensé à un cam­brio­lage... Ça res­sem­blait plus en effet à un vol qu’à autre chose.

Ok, est-ce que tu peux nous dire, vu que tu es sala­riée au CNP-Odéon, ce que vont deve­nir les employé.es ?

Nous sommes 5 à avoir des postes fixes à l’Odéon et nous sommes tous dans des situa­tions dif­fé­ren­tes. appa­rem­ment la per­sonne qui a le plus d’ancien­neté va récu­pé­rer des cré­neaux sur les deux autres sites, Bellecour et Terreaux. Les autres per­son­nes sont dans le flou total. En ce qui me concerne plus par­ti­cu­liè­re­ment, je suis dans une situa­tion dif­fé­rente parce qu’ils esti­ment que je ne fait plus partie de l’entre­prise depuis le 19 juillet alors que mon contrat court encore. C’est un contrat de CDD de rem­pla­ce­ment et tant que la per­sonne que je rem­place n’est pas licen­ciée ou ne revient pas je suis encore sous contrat. Mais un mois vient de s’écouler et je n’ai pas encore été payé. Je ne serais cer­tai­ne­ment pas payée ce qui va sûre­ment entraî­ner un référé au Prud’hommes. Voilà.

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salle vidée

Avant d’évoquer la situa­tion des autres CNP, vu qu’il y a des rumeurs d’autres ces­sions de salles, peux-tu en quel­ques mots qua­li­fier la rela­tion que vous avez avec votre PDG ? Un « dia­lo­gue social » existe-t’il ou pas ?

Alors (rires) la com­mu­ni­ca­tion est inexis­tante. Depuis qu’il a racheté les CNP il y a 11 ans, des pre­miè­res grèves ont eu lieu suite à la volonté de faire des licen­cie­ments très rapi­de­ment après le rachat. Du coup il est revenu sur cette déci­sion de licen­cie­ment, mais je pense qu’il y a eu des pres­sions exté­rieu­res, ce n’est pas seu­le­ment la grève qui lui a fait aban­don­ner cette idée. Depuis nous n’avons eu aucune nou­velle. Il a tou­jours refusé les ren­contres avec les délé­gués du per­son­nel. Il a donné cette res­pon­sa­bi­lité au direc­teur lyon­nais. Après, il y a à peu prés un an, (je peux sur­tout parler des deux der­niè­res années) il y a eu de nou­vel­les mena­ces de licen­cie­ment qui tou­chaient plus par­ti­cu­liè­re­ment les contrô­leurs. Du coup, des délé­gués du per­son­nel ont été élus et nous avons exigé de ren­contrer M. Moravioff. Le jour même, il a décidé de ne pas venir nous ren­contrer. Il n’y a donc eu aucune com­mu­ni­ca­tion entre les employé.es et le PDG. C’est juste un refus de sa part.

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Une chaise isolée

Nous nous trou­vons main­te­nant à l’inté­rieur du CNP-Odéon qui nor­ma­le­ment est fermé depuis août, ou du moins qui n’a pas réou­vert comme prévu le 19 août. Si nous sommes là c’est parce que vous occu­pez les lieux. Peux me dire depuis quand a débuté l’occu­pa­tion ?

À partir du 19 août nous sommes venu régu­liè­re­ment, tout d’abord chacun à nos repri­ses de poste pour faire cons­ta­ter par l’ins­pec­tion du tra­vail qu’il n’y avait pas d’aban­don de poste mais que nous n’avions plus d’outil de tra­vail. Après cette pre­mière semaine où les gens venaient pren­dre leur poste et pen­dant laquelle la salle a été ouverte pour que l’ins­pec­tion du tra­vail puisse faire ce cons­tat, une mobi­li­sa­tion s’est mise en place et il y a eu cette idée de faire une jour­née de mobi­li­sa­tion excep­tion­nelle d’action en occu­pant l’Odéon. Ça fait trois quatre jours que nous étions pré­sents sur les lieux pour faire du ménage, pour remet­tre quel­ques fau­teuils, parce qu’il faut savoir qu’on a récu­péré les lieux dans un état catas­tro­phi­que. La réelle occu­pa­tion a com­mencé hier (jeudi 3 sep­tem­bre ndlr) parce que les ser­ru­riers sont venus pen­dant la jour­née et ont contacté la régie. Cette régie, dont je ne me rap­pelle plus le nom, repré­sente les Docks lyon­nais qui sont les pro­prié­tai­res des lieux. Nous avons rap­porté à la régie ce que l’avocat nous avait expli­qué : que nous étions en droit d’être sur notre lieu de tra­vail étant donné que nos contrats étaient encore en cours. Après la régie est venue accom­pa­gnée d’un huis­sier pour nous forcer à signer un papier comme quoi on quit­te­rait les lieux samedi midi ce qui du coup n’allait pas du tout par rap­port au pro­gramme qu’on avait prévu. Par la suite on a été un peu contraint de s’enga­ger à quit­ter les lieux diman­che à midi.

Pour pré­ci­ser un peu pour les gens qui vont écouter (ou lire), là nous sommes ven­dredi après-midi et demain, samedi 5 sep­tem­bre, se déroule une jour­née de mobi­li­sa­tion et d’action dont une partie aura lieu au CNP-Odéon. Vous êtes donc là jour et nuit pour cette occu­pa­tion ?

En fait elle a été vrai­ment effec­tive à partir d’hier, et depuis hier les employé.es occu­pent jour et nuit, et pas seu­le­ment ceux de l’Odéon parce qu’il y a une réelle soli­da­rité des employé.es des autres sites. Les employé.es se relaient pour qu’il y ait une pré­sence 24 h/ 24.

(..)

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Hall d’entrée

Que va-t’il se passer samedi ? Il y a un rendez-vous public à 9h30 place des Terreaux.

En fait, l’idée était d’orga­ni­ser un ras­sem­ble­ment à 9h30 place des Terreaux parce que nous, mem­bres du fes­ti­val les Inattendus et employé.es du CNP, sou­hai­tions être reçu par la mairie. C’est ce qui était ini­tia­le­ment prévu. Le ras­sem­ble­ment est main­tenu mais appa­rem­ment la mairie ne répond plus vrai­ment... La mairie et une per­sonne qui repré­sente la culture au niveau de la région sou­hai­te­raient plutôt venir sur le site de l’Odéon au cours de la jour­née. Nous, on veut main­te­nir un réel rendez vous et pas sim­ple­ment une visite cour­toise des élus.
Alors le ras­sem­ble­ment est main­tenu : il va y avoir la signa­ture des péti­tions qui va être orga­ni­sée, et on va remet­tre les péti­tions qui sont sur chaque site depuis plus d’une semaine à la mairie. Ensuite un repas va être orga­nisé dans le hall de l’Odéon, chacun est convié à venir avec un peu à boire, à manger et on essayera de faire un lieu un peu convi­vial et après des pro­jec­tions auront lieu à partir de 13h jusqu’à la nuit.

Super, j’espère qu’on sera nom­breux et nom­breu­ses...
Plus lar­ge­ment, quelle est ton opi­nion sur l’avenir des ciné­mas d’art et d’essais sur Lyon ? Qu’est ce qu’ils vont deve­nir ? Parce que le CNP-Odéon ferme, mais il a également des rumeurs selon les­quel­les votre PDG vou­drait se sépa­rer d’une autre salle, soit le CNP Terreaux soit le CNP Bellecour. Cela réduit les salles d’arts et d’essais lyon­nai­ses à une peau de cha­grin, alors même que c’est dans cette ville qu’est né le cinéma...

Au-delà des rumeurs, le PDG a comme à son habi­tude fait des annon­ces assez contra­dic­toi­res : une fois c’est Bellecour, une fois c’est Terreaux qu’il va garder... Je pense que l’avenir du CNP et des deux sites est réel­le­ment en péril et cela à court terme. La dis­pa­ri­tion de l’Odéon va rendre encore plus dif­fi­cile la pro­gram­ma­tion dans les autres salles parce que c’était un réel atout pour les CNP d’avoir une salle de cette capa­cité de 277 places. L’avenir des CNP est donc déjà plus que com­pro­mis. Ensuite on cons­tate que les ciné­mas en acti­vité sur la presqu’île qui peu­vent être qua­li­fiés d’art et d’essais, mar­chent soit parce qu’une per­sonne pas­sion­née s’y occupe à la fois du ménage, de la billet­te­rie et de la pro­jec­tion, soit parce que se sont des béné­vo­les.

Tu pense au cinéma Opéra peut être ?

Entre autres... Ce ne sont pas for­cé­ment d’ailleurs des ciné­mas qui ont le titre « art et d’essais » mais des ciné­mas qui se dis­tin­guent des pro­gram­ma­tions com­mer­cia­les qu’on peut retrou­ver chez Pathé ou UGC…
Du coup face à ça, je ne vois pas com­ment un cinéma employant des sala­rié.es peut conti­nuer, et tout ça parce qu’il y a une poli­ti­que cultu­relle lyon­naise qui veut ça. Politique cultu­relle qui fait en sorte que d’énormes mul­ti­plexes s’ins­tal­lent en dehors de villes ; et qu’il y a une concur­rence en centre-ville avec des Pathé qui se met­tent à faire de la V.O en ven­dant du pop-corn dans le même temps. En fait les CNP souf­frent de pro­blè­mes dans dif­fé­rent domai­nes... La poli­ti­que lyon­naise actuelle est un de ces domai­nes là qui fait que les CNP sont en périls.

Pour conti­nuer et aller un peu plus loin, pour élargir, la fer­me­ture du CNP-Odéon s’ins­crit dans un projet bien plus large de « réno­va­tion » de la rue Grolée et de la rue du pré­si­dent Carnot. Ce projet s’appelle « Up in Lyon, the place to be » [1] et on a pu com­pren­dre que le but de ce projet est de faire une espèce de gale­rie mar­chande à ciel ouvert pour des maga­sins de luxe. Il se trouve que le CNP-Odéon se trouve en plein milieu de cette rue et fai­sait peut-être un peu tâche...
Qu’est ce que tu penses de ce projet ? Peut-être rien mais dis-moi ce que tu en pense...

(rires)

En fait nous on a pu cons­ta­ter que le quar­tier s’est com­plè­te­ment vidé et est devenu assez triste. Même depuis qu’ils ont collé des sti­ckers sur toutes les vitri­nes ça n’a pas enlevé le fait que le quar­tier est de plus en plus vide... En fait, juste, je ne com­prends pas où ils vont trou­ver cette clien­tèle de luxe pour ce projet « pôle luxe »... D’ailleurs il a pas uti­lisé ces termes il a dit qu’ils vou­laient har­mo­ni­ser le quar­tier. Un peu comme le maga­sin en face de l’Odéon qui s’appel Zilli avec une très belle devan­ture mais juste la clien­tèle... en tous cas moi je la connais pas... En tous cas elle fait pas partie de mon entou­rage, même de mon entou­rage très vaste. Je vois pas... Enfin je com­prend très bien la poli­ti­que qu’ils veu­lent mener mais mon avis c’est qu’il faut tout faire pour que la Presqu’île ne soit pas sous la main-mise bour­geoise...
C’est exac­te­ment ce qu’il est en train de se passer quand on voit la rue Edouard Herriot, je croyais que le « pôle luxe » exis­tait déjà. Alors je ne vois pas com­ment on peut aller encore plus loin que ça. Mais appa­rem­ment c’est leur projet sauf que tout ce qu’on voit c’est qu’à part expul­ser les gens un par un, il n’y a pas vrai­ment de repre­neur. « Up in Lyon » ils sont pré­sent sur les Champs Élysées à Paris, ils font des appels d’offres et heu­reu­se­ment pour nous et mal­heu­reu­se­ment pour eux pour l’ins­tant ça ne marche pas. Alors c’est peut être les bien­faits de la crise (rire) même les riches n’inves­tis­sent pas là dedans. Voilà je trouve ça très triste que des per­son­nes soit expul­sées, que des petits com­mer­ces n’exis­tent plus, que le seul résis­tant qu’il y a encore c’est le bureau de tabac et on se demande, lui, com­bien de temps il va encore pou­voir tenir.
Mon avis c’est que s’il y a des moyens de lutter, et bien il faut les uti­li­ser... Mais la machine est en route et je ne vois pas... enfin voilà... c’est juste que c’est très triste. Même si c’est le P.S, que c’est un parti de gauche, y a des pro­jets comme ça qui sont mis en place. Après ça ne m’étonne pas du tout, c’est juste très triste. Voilà...

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« Up in Lyon », quand le PS vend un quartier entier à une multinationale

Pour pré­ci­ser un petit peu, la rue Grolée c’est l’une des pre­miè­res rues qui a été vidéo­sur­veillée dans le plan de vidéo­sur­veillance de la Presqu’île, il y a déjà main­te­nant une dizaine d’années, et effec­ti­ve­ment, quand on se bal­lade dans ces rues, où il y a de très beaux bâti­ment haus­man­niens, c’est tout vide. Certains com­mer­ces sont vides depuis plu­sieurs mois, voire plu­sieurs années...
A croire quand même que la crise ne touche pas tout le monde puisqu’il y a des pro­jets de bou­ti­ques de luxe. De toute façon on suivra ça avec atten­tion au-delà de la lutte par­ti­cu­lière du CNP-Odéon.
On vous sou­haite bonne chance et bon cou­rage. J’espère qu’on sera nom­breux demain, et aussi qu’il y aura un après-demain.

Voilà, le mes­sage c’est aussi que demain c’est une jour­née orga­ni­sée par les Inattendus et les employé.es du CNP mais que la lutte ne va pas s’arrê­ter à une seule jour­née de pro­gram­ma­tion, parce que la lutte sociale c’est pas que ça. Il y aura un après 5 sep­tem­bre. (rire)
Il faut vrai­ment qu’on soit assez motivé.es pour que ça conti­nue bien au delà et qu’on fasse tout pour que M. Moravioff soit enfin devant ses res­pon­sa­bi­li­tés qu’il a fuit depuis 11 ans.

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Silence on ferme

Dernière petite ques­tion qui était pas prévue mais qui me titille, pour­quoi arrê­ter l’occu­pa­tion diman­che midi ? Vous n’avez pas du tout l’inten­tion de conti­nuer après, avec peut-être les employé.es et d’autres gens, des ciné­phi­les, des usa­gers, voir des gens qui sont pas spé­cia­le­ment ciné­phi­les mais qui refu­sent la gen­tri­fi­ca­tion ?

Alors en fait, c’est un avis com­plé­te­ment per­son­nel, je ne parle pas du tout au nom des employé.es du CNP, je pense que jus­te­ment en tant qu’employé.es du CNP, on est tous dans des situa­tions com­pli­quées. Moi je suis dans une future démar­che aux Prud’hommes...
Ce genre d’action est dif­fi­ci­le­ment envi­sa­gea­ble parce qu’il y a déjà l’urgence de régler ce pro­blème des emplois...

De salaire quoi !

Ouais des salai­res mais même au delà de ça... Essayer de tout faire pour que le droit du tra­vail soit res­pecté un mini­mum, enfin soit res­pecté car même un mini­mum actuel­le­ment ce n’est pas le cas.
Après, et c’est là où je parle en mon nom, si des ciné­phi­les déci­dent d’occu­per les lieux, je trouve que c’est un projet qui peut être inté­res­sant. Mais moi je peux juste pas me pro­non­cer là-dessus. Moi-même, je me suis enga­gée à ce que le lieu ne soit pas occupé, en tous cas pas par les employé.es du CNP, après diman­che midi, et sachez que c’est vrai­ment pas de gaieté de coeur qu’on s’est enga­gés à ça. C’était la seule alter­na­tive pour qu’on ne soit pas virés et qu’on puisse occu­per au moins jusqu’à samedi soir.

Très bien et merci beau­coup, peut-être qu’il y a quel­que chose que tu veux rajou­ter qui n’était pas dans les ques­tions ?

On par­lait de sou­tien... On a eu pas mal de sou­tien de la part des spec­ta­teurs et de réa­li­sa­teurs qui sont passés par là et même moi qui ne suis pas une grande ciné­phile j’ai pu réa­li­ser en tra­vaillant ici que ça a été un lieu impor­tant pour pas mal de réa­li­sa­teurs et encore plus pen­dant cette mobi­li­sa­tion on réa­lise quand on le perd que c’est un lieu impor­tant et ce serait vrai­ment bien que ce lieu ou un autre conti­nue.
Les CNP n’ont pas marché à cause de M. Moravioff. Ça peut conti­nuer, et sans lui ça serait encore mieux.

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La billeterie
l’interview compléte d’une employée du cnp-odéon
http://flv.mediaslibres.lautre.net/BR_010.MP3

P.-S.

- NDLR : en 2005 à Marseille, déjà, Galeshka Moravioff faisait parler de lui pour sa gestion très aléatoire de ses cinémas marseillais : http://www.leravi.org/spip.php?arti.... Il serait intéressant d’avoir des échos des salariéEs des autres cinémas du groupe CinéMétroArt que M. Moravioff possède (2 à Paris et 2 à Marseille).

Notes

[1] Voir pour rire ou pleurer le site Up in Lyon aussi appelé « Oust in Lyon » par certains riverains dégoûtés d’habiter un désert. C’est la suite de la vente par la ville de Lyon de 48 000 m2 de logements et de commerces au groupe céréalier américain Cargill en 2004, et la continuation de la stratégie de ghettoïsation de quartiers entiers par le Grand Lyon : puisqu’on vous dit que la spécialisation c’est la clé de la réussite.

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  • Le 7 septembre 2009 à 21:42, par Maria

    Si ça interesse quelqu’un-e , la régie son p’tit nom c’est Alti


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