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Soyons en colère et exprimons-la

Un texte d’un membre du groupe Barrio Populo de St-Etienne.

Refusons catégoriquement la banalisation chez nos frères et sœurs des idées racistes du front national.
Soyons absolument négatifs sur tous les principes et fondements de ces idéologies haineuses et faisons le savoir.
Si aujourd’hui, la "démocratie" occidentale s’exprime haut et fort en faveur d’un discours violent et raciste, c’est qu’elle en est entièrement responsable.
Si nous voulons détruire l’effet, tout le monde s’accordera a dire qu’il faut détruire la cause. Nous affichons par ce texte une position franche pour la destruction de ce système et de tous ses pouvoirs.
Nous devons rejeter de A a Z les fondements philosophiques et pratiques de cette société de la toute sécurité qui nous emmène au totalitarisme et au racisme.
Et les mots ne sont pas trop forts.

Depuis que nous sommes enfants, nous avons l’impression qu’on nous enferme chaque jour un peu plus dans l’individualisme forcené et qu’on censure l’imagination collective pourtant si créative et si émancipatrice.
On est seuls les uns contre les autres, on se fait la compétition, on s’écrase et les plus faibles d’entre nous en tombent malade.
Le capitalisme nous a transformé et nous fonctionnons de plus en plus comme des entreprises cherchant utilité, rentabilité et profit de nos vies.
Alors on s’ennuie, on se fait chier. On a plus de désirs "fous", on est réglé. On suit l’ordre établi car on est résigné et nihiliste sur l’avenir .On sait que plus rien ne va mais on pense la communauté humaine incapable de transformer en profondeur ce système ; il nous parait "vain" de vouloir un changement radical de notre monde, soit de vouloir une révolution. Dépossédés de notre puissance et de notre volonté, nos vies deviennent "vides". Alors on remplit ce "néant d’existence" par les muselières technologiques et autres réseaux dits sociaux. Encore une fois le capitalisme nous fait croire en une grande illusion de bonheur là où il n’y a que plaisir de la communication instantanée, du sentiment de "toute puissance" et du "tout savoir tout le temps sur tout le monde." Nous affirmons que ces illusions données par les menottes technologiques ne sont que des enfermements de plus dans l’individualisme tuant la liberté qui est LA condition nécessaire au bonheur !

Nous disons aujourd’hui que la liberté n’est certes pas interdite, mais qu’elle s’est vidée de son contenu.

Nous ne la partageons plus... Nous n’avons plus rien a partager... Le capitalisme nous a tout volé, même nos imaginations.
Alors on se goinfre de cette société de consommation -qui a été créée exactement dans ce but- : nous donner l’impression par le biais de l’abondance que nous sommes rassasiés et ainsi nous faire oublier que nous sommes exploités, dévorés, divisés et poussés à bout de nos forces. Mais notre vie intérieure, elle, n’a rien à faire de cette abondance, elle est de plus en plus vide et creuse, jamais elle n’oubliera qu’elle a faim d’autres pains que ceux qu’on nous sert, de ceux qu’on nous force à ingurgiter a grands coups de propagande publicitaire et médiatique.
Alors on est seul sans liens collectifs, dans l’abondance de biens individuels.
Alors on a peur de l’autre, de l’inconnu, de celui qui est différent.
Alors on veut enfermer, punir, dégager de nos horizons ceux qui dérangent.
Alors on préfère choisir la soumission volontaire à la société de la sécurité et de la punition plutôt que de choisir le risque de la liberté.
Alors dans un monde tout propre, tout ordonné, tout sécurisé, on devient avide d’aventures, de changement, d’autres choses... De cette fameuse liberté !
Et Marine le Pen se sert de ces désirs pour soutenir son discours. " y en a marre de ces élites... Ils vous offrent tous la même vie... nous allons être diffèrents...".
MAIS Marine le Pen ne propose en aucun cas une quelconque révolution, elle n ’est que la continuité idéologique du capitalisme industriel et individualiste en crise ; le Fascisme.
Elle se sert du peuple comme les capitalistes.
Ces désirs d’aventures, dans lesquelles piochent les assoiffés de pouvoir pour légitimer leur discours honteux, doivent être mis au service de la communauté humaine dans son ensemble, de l’égalité, de la solidarité et de la révolution, pas au service de la haine de l’autre.
Et cette mise en action de nos désirs d’émancipation ne se fera pas dans les urnes, une fois tous les 5 ans ...Ceci se fera uniquement si le peuple prend conscience qu’il peut rêver et que ce n’est pas une tare.
On peut jouir de cette vie en retrouvant la puissance du peuple.
Nous ne voulons plus de Front national a un tel pourcentage.
Nous ne voulons plus de capitalisme destructeur de nos vies.
Nous ne voulons plus voir le peuple ne plus vouloir...
Et nous savons que cela ne se fera pas en essayant d’améliorer un système asservissant qui puise dans des sources éthiques et idéologiques qui se trouvent a l’opposé de ce que nous souhaitons.
On ne peut pas faire pousser des roses dans une terre gelée et polluée, il faut retourner la terre, peut être même devons nous changer de jardin.
NOUS DEVONS PENSER AUTREMENT.
Nous voulons construire autre chose.
Et on ne peut rien construire tant qu’on a rien cassé.

Alors Cassons nos muselières
Cassons les magasins.
Cassons les médias.
Cassons les prisons.
Cassons la technologie-muselière.
Cassons l’ordre établi.
Cassons la pensée dominante.
Cassons l’industrie exploitante.
Cassons le capitalisme.
Cassons-nous la voix en hurlant a la vie...

C’est peut être comme ça qu’on détruira la haine politique.

Reconstruisons la vie.

Victor - Barrio Populo

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