Accueil du site > Analyse et réflexion > Strasbourg, 4 avril 2009 : un champ de bataille comme alternative à l’OTAN (...)

Strasbourg, 4 avril 2009 : un champ de bataille comme alternative à l’OTAN ?

Publié le 23 juillet 2009

Maj le 2 septembre 2009

Un texte qui revient sur le déroulement de la manif anti-Otan de Strasbourg, début avril 2009, et sur le concept de « diversité des tactiques ».

Voir aussi ce texte : Sur la « vio­lence » et la « non-vio­lence ».

On a déjà tout vu et entendu en détail de la mani­fes­ta­tion contre l’OTAN du 4 avril 2009 à Strasbourg. Je ne vais donc pas en faire le récit. Mais livrer quel­ques impres­sions, ana­ly­ses et conclu­sions per­son­nel­les.

Le sommet de l’OTAN à Strasbourg : une occa­sion unique de mettre sur le devant de la scène le débat sur les inter­ven­tions mili­tai­res en Afghanistan, sur l’impé­ria­lisme occi­den­tal ou encore sur la mili­ta­ri­sa­tion de la société. Le sys­tème démo­cra­ti­que avait de lui-même com­mencé à révé­ler qu’il n’était pas solu­ble dans le mili­ta­risme : les res­tric­tions de liberté aber­ran­tes qui avaient été mises en place à Strasbourg avaient confronté une large part de la popu­la­tion aux contra­dic­tions entre armée et démo­cra­tie. Il ne suf­fi­sait plus, pour ainsi dire, qu’à pous­ser la porte qui avait été ouverte. Une ville qua­drillée, les liber­tés des citoyens bafouées, un Etat poli­cier, tout cela pour quel­ques mil­liers de mani­fes­tants paci­fi­ques venus témoi­gner de leur hor­reur de la guerre et de l’impé­ria­lisme occi­den­tal : le contraste eut été sai­sis­sant.

Malheureusement, il n’en a pas été ainsi. Quelques cen­tai­nes d’acti­vis­tes sont par­ve­nus à ren­ver­ser la signi­fi­ca­tion de cet événement au profit des gou­ver­nants sans scru­pule qui se réu­nis­saient plus loin, et de leur police. Le déploie­ment poli­cier ainsi que la répres­sion qui ont eu lieu se sont trans­for­més en une légi­time pro­tec­tion poli­cière face à une vague de dévas­ta­tion aveu­gle défer­lant sur la ville. La vio­lence et la des­truc­tion ont changé de camp. Ces acti­vis­tes ont tendu le bâton qui nous a fait tou-te-s battre, phy­si­que­ment et poli­ti­que­ment.

Si j’étais en charge du Ministère de l’Intérieur, de la Préfecture, de l’armée, du dérou­le­ment de ce sommet de l’OTAN, j’aurais tout fait pour que la mani­fes­ta­tion dérive dans le sens où elle a dérivé. Je n’aurais pas sim­ple­ment remer­cié en mon for inté­rieur les col­la­bo­ra­teurs dévoués qui ont agi de la sorte, j’aurais mis tous les moyens en oeuvre pour qu’il en soit ainsi.

D’où je parle

Mais avant d’aller plus loin je dois pré­ci­ser d’où je parle. Je me sens plutôt liber­taire. J’ai une expé­rience des mou­ve­ments non-vio­lents et des actions de déso­béis­sance civile. Ces der­niè­res années, j’ai fré­quenté des per­son­nes qui se reven­di­quent pro­ches de la mou­vance auto­nome. Nous avons pu avoir de lon­gues dis­cus­sions sur nos sen­si­bi­li­tés, nos moyens d’action, qui m’ont fait tra­ver­ser la fron­tière des pré­ju­gés les plus répan­dus contre ces formes d’action consi­dé­rées comme « extré­mis­tes », dont j’ai pu sentir et com­pren­dre pour une part la sen­si­bi­lité et la logi­que. J’ai pu avan­cer dans la com­pré­hen­sion de cer­tai­nes formes d’action que je n’uti­lise pas ni ne cau­tionne. Nous avons pu appren­dre à nous res­pec­ter, et pour cela il en a fallu des heures d’âpres débats où l’on maî­trise sa colère, et des actions com­mu­nes. Mais reve­nons à nos mou­tons.

Définitions

Prendre en sand­wich des mani­fes­tants paci­fis­tes, cer­tains inva­li­des ou âgés, en les encer­clant lit­té­ra­le­ment d’actes de casse et de confron­ta­tion armée avec la police, ne cor­res­pond pas à la défi­ni­tion que je me fais du res­pect.

Monter sur une butte pour caillas­ser, cagou­lés, les forces de l’ordre qui se trou­vent de l’autre côté, puis courir se cacher dans la foule, non-pré­pa­rée, qui endure col­lec­ti­ve­ment les ripos­tes (bombes lacry­mo­gè­nes et assour­dis­san­tes, char­ges, fla­sh­balls), ne cor­res­pond pas à la concep­tion que je me fais du cou­rage.

Dans une atmo­sphère de chaos com­plet, de nom­breu­ses per­son­nes sous le choc, cer­tai­nes en pleurs, hagar­des d’émotion, se replient comme elles peu­vent du front où se livre la bataille vers l’arrière, et pour cela pas­sent en file au milieu de l’étroit pas­sage qui leur est laissé dans un bar­rage de poli­ciers-robo­cops. Ces der­niers les visent à la tête avec des flash-balls en les sui­vant au viseur, à à peine deux mètres d’eux. Quand ces per­son­nes lèvent les bras en l’air pour passer, en guise de « dra­peau blanc », venir les voir et leur dire sur un ton mépri­sant « sois un vrai homme, baisse tes mains, tu n’as pas de fierté, baisse les mains, be a real man », cor­res­pond par contre tout à fait à ma défi­ni­tion du viri­lisme (qui est un pilier de la culture mili­taire, soit dit en pas­sant).

Brûler la phar­ma­cie qui est l’un des uni­ques com­mer­ces res­tants du quar­tier popu­laire le plus pauvre de Strasbourg, ne me semble pas être un moyen d’action ni un objec­tif par­ti­cu­liè­re­ment per­ti­nent pour lutter contre l’OTAN.

Jeter des pier­res sur des poli­ciers-robo­cop, faire recu­ler une poi­gnée de poli­ciers de quel­ques mètres avant de s’enfuir, ne rentre pas non-plus dans mes motifs de fierté.

Enfin pour moi, assu­mer mes actes c’est accep­ter de me mettre éventuellement en danger, sans mettre en danger les autres contre leur volonté.

Mais visi­ble­ment, nous n’avons pas tous le même dic­tion­naire.

La non-violence ?

Soyons clairs. Il n’y avait pas la non-vio­lence d’un côté, la vio­lence de l’autre. Manifester en cor­tège n’a pas plus à voir avec une action non-vio­lente que casser une vitrine. En réa­lité, la mani­fes­ta­tion telle qu’elle était prévue par les gran­des orga­ni­sa­tions était sans doute une action « sans vio­lence » mais en aucun cas une « action non-vio­lente » (c’est à dire une action qui s’ins­crit dans la dyna­mi­que de la non-vio­lence active). Les actions non-vio­len­tes dont nous avons entendu parler lors de ce contre-sommet se sont notam­ment dérou­lées le matin même du 4 avril à l’ini­tia­tive de cer­tains mou­ve­ments alle­mands ainsi que des « Désobéissants », et ces actions de blo­ca­ges, qui ont par­fois tenu quel­ques heures, auraient été plutôt réus­sies selon les échos que nous en avons eu de part et d’autre.

Mais reve­nons à notre champ de bataille.
Alors que la mani­fes­ta­tion est blo­quée par la police devant un goulot d’étranglement, et que les cagou­les noires s’avan­cent vers l’avant du cor­tège, des mili­tants paci­fis­tes ten­tent de les blo­quer par une chaîne humaine. C’est peine perdue d’avance, et la partie est vite perdue en effet : les cagou­les sont les plus fortes à ce bras de fer. On est alors dans une logi­que où c’est la force phy­si­que qui donne raison. Ce sont ceux qui ont la puis­sance phy­si­que d’écraser les autres qui font pré­do­mi­ner leur logi­que. Ce sont donc les cagou­lés.

Aurait-on pu faire autre­ment à ce stade de la mani­fes­ta­tion ? Comment aurait-on pu éviter, à ce moment, le déra­page dans une atmo­sphère de guerre ? En dépit des appa­ren­ces, cela ne me semble pas être la bonne ques­tion. En effet, une fois que le décor est en place, il est dif­fi­cile d’échapper à cer­tains scé­na­rios.

La non-violence se joue avant...et ailleurs.

En réa­lité, une fois que les éléments sont réunis, il devient dif­fi­cile d’échapper aux consé­quen­ces logi­ques de la situa­tion. Si vous mettez du lait dans une cas­se­role sur le feu, ne vous étonnez pas que la cas­se­role déborde. La non-vio­lence n’est pas une recette magi­que que l’on appli­que à toute situa­tion.

Dans le cas qui nous inté­resse, avoir le souci de la non-vio­lence dans l’action reve­nait à s’y pren­dre dif­fé­rem­ment dès la pré­pa­ra­tion de l’action. Réunir des auto­no­mes et des paci­fis­tes en masse au même endroit et au même moment est une confi­gu­ra­tion qui pou­vait dif­fi­ci­le­ment débou­cher sur l’har­mo­nie. Pas besoin d’être devin pour le savoir d’avance. C’est donc au niveau de la pré­pa­ra­tion qu’il semble impor­tant de mettre en place des scé­na­rios réa­lis­tes pour éviter de débou­cher sur des trau­ma­tis­mes col­lec­tifs comme celui-ci.

Mais je crois qu’il faut aller beau­coup plus loin : la non-vio­lence com­mence dès l’ana­lyse de la situa­tion. Ce n’est pas par simple folk­lore que les for­ma­tions à la mise en place de cam­pa­gnes d’action non-vio­lente com­men­cent par « l’ana­lyse de la situa­tion ». Cette ana­lyse préa­la­ble des forces en place, des sys­tè­mes de pou­voir, des alliés poten­tiels, du contexte social, géo­gra­phi­que, cultu­rel, de la dis­tri­bu­tion des res­pon­sa­bi­li­tés, etc., conduira à adap­ter chaque cam­pa­gne, chaque action, à ce contexte à chaque fois dif­fé­rent.

Analyser dif­fé­rem­ment la situa­tion n’aurait donc pas for­cé­ment conduit à orga­ni­ser un contre-ras­sem­ble­ment mons­tre ponc­tuel, au moment même et sur le lieu exact où se réu­nis­sait l’OTAN. Mais cela aurait peut-être conduit, qui sait, à des actions plus ciblées, plus décen­tra­li­sées et loca­les, déca­lées par rap­port à la logi­que binaire de confron­ta­tion directe, et dans tous les cas, ins­cri­tes dans la durée. L’ana­lyse de la situa­tion offerte par la non-vio­lence aurait peut-être conduit à « excen­trer la ques­tion du pou­voir », comme le dit Miguel Benassayag, et à se réap­pro­prier notre calen­drier et notre géo­gra­phie mili­tant-e-s ...là où on nous attend moins.

En tirer les conclusions

Cette expé­rience confirme des impres­sions que j’avais engran­gées ces der­niè­res années sans aller jusqu’au bout.

Depuis plu­sieurs années je cons­tate que je me sens à l’aise et prêt à pren­dre des ris­ques, par­fois rela­ti­ve­ment impor­tants, lors­que je par­ti­cipe à une action expli­ci­te­ment et stric­te­ment non-vio­lente, pré­pa­rée et cadrée en ce sens.

Mais qu’à l’inverse je me sens en insé­cu­rité dans les actions qui mêlent des pra­ti­ques dont les logi­ques sont tel­le­ment oppo­sées qu’elles en devien­nent frus­tran­tes et sur­tout dan­ge­reu­ses. Comment oser pren­dre le risque de la non-vio­lence lors­que l’on sait qu’à tout ins­tant le fra­gile équilibre qui sou­tient cette prise de risque peut être saboté par des per­son­nes qui sont là pour agir dans un sens opposé ?

Pour pou­voir pren­dre des ris­ques, plei­ne­ment des ris­ques, j’ai besoin d’être ras­suré. Et pour moi ce fac­teur de réas­su­rance c’est le cadre de la non-vio­lence.

Une conclu­sion que je tire de cette jour­née de chaos éprouvante, est donc la sui­vante : agir dans des cadres qui me convien­nent, où je me sens res­pecté, où je peux pren­dre des ris­ques.

Je veux cesser de me raconter des his­toi­res avec la « diver­sité des tac­ti­ques », qui pré­sup­pose que les actions vio­len­tes et non-vio­len­tes peu­vent coha­bi­ter sans aucun pro­blème dans une même action glo­bale. En réa­lité ces actions pré­sup­po­sent une dyna­mi­que et une logi­que qui sont dif­fi­ci­le­ment com­pa­ti­bles.

Lorsque les mou­ve­ments non-vio­lents qui met­tent en œuvre des pra­ti­ques d’inter­ven­tion civile non-vio­lente dans des zones de conflit, accep­tent de dia­lo­guer avec les mili­tai­res sur les stra­té­gies de défense, ils sont confron­tés au même pro­blème. Les mili­tai­res insis­tent sur la com­plé­men­ta­rité des deux types d’action sur le ter­rain du conflit. Ils ont tout inté­rêt à accom­pa­gner leur action d’autres actions civi­les estam­pillées « non-vio­len­tes », qui vien­dront au mieux res­pec­ta­bi­li­ser et blan­chir leur action. Au contraire, les mou­ve­ments non-vio­lents insis­tent sur le fait que les deux logi­ques sont anti­no­mi­ques et que l’inter­ven­tion mili­taire vien­drait anni­hi­ler le sens même et l’effi­ca­cité de la démar­che non-vio­lente entre­prise sur le ter­rain d’un conflit armé.

La pro­blé­ma­ti­que n’est pas fon­da­men­ta­le­ment dif­fé­rente avec les actions direc­tes.

Autant l’action mili­taire me semble incom­pa­ti­ble avec l’inter­ven­tion non-vio­lente pour faire cesser un conflit armé, autant les actions décri­tes ci-dessus me sem­blent incom­pa­ti­bles avec des actions non-vio­len­tes pour lutter ensem­ble et au même moment contre l’OTAN et sa culture.

Je rejette l’OTAN car il cons­ti­tue un sys­tème de domi­na­tion des plus puis­sants sur les plus fai­bles, parce que c’est l’un des fers de lance du mili­ta­risme (dont le viri­lis­mes cons­ti­tue l’un des fon­de­ments cultu­rels). Ce n’est pas en le mimant dans mes pra­ti­ques (en domi­nant les moins puis­sants que moi, en culti­vant le viri­lisme) que je vais avan­cer... Ce n’est pas en me trans­for­mant en petit mili­taire que je vais affai­blir le sys­tème mili­taire.

Suite à l’action, Pierre, mili­tant anar­chiste, ancien réfrac­taire à la guerre d’Algérie, entre dans une colère noire : « Je n’ai pas refusé d’être soldat pen­dant la guerre d’Algérie pour me faire embri­ga­der dans une gué­rilla contre mon gré ! »…

Post scriptum :

Mon malaise n’est pas poli­ti­que­ment cor­recte.

De retour dans ma région, dif­fi­cile de me faire enten­dre. Je me sens pris entre le dis­cours condam­na­teur et bien-pen­sant de ceux qui aime­raient bien me faire dire que « les Black Block, c’est mal », et les cama­ra­des liber­tai­res d’affi­nité auto­nome qui n’ont pas vécu tout cela, et qui sont peut-être pires sans le vou­loir.

Encore sous le choc quel­ques jours plus tard, je vou­drais pou­voir leur expri­mer ma stu­pé­fac­tion et ma dou­leur, les rêves mor­tels qui me han­tent, mon inca­pa­cité à sortir de cet état un peu hébété où je revis sans cesse ces vio­len­ces en noir ou en bleu, où les visa­ges cagou­lés se fon­dent avec les visa­ges cas­qués en autant de spec­tres qui me nouent le ventre et me para­ly­sent. Mais ils n’ont pas vécu cela. Ils n’ont pas senti remuer dans leurs entrailles les bles­su­res au même endroit où la vio­lence a déjà laissé des mar­ques indé­lé­bi­les dans le passé. Ils n’ont pas senti que c’était la même chose qui reve­nait, effrayante, res­sen­tie au plus pro­fond.

Ils ont sim­ple­ment lu les ana­ly­ses publiées sur les médias auto­no­mes bien-pen­sants. Des textes triom­pha­teurs, écrits par ceux-là même qui rédi­gent la ver­sion offi­cielle de la mou­vance auto­nome. Ce sont tou­jours les vain­queurs qui écrivent l’his­toire. Les plus fai­bles, les bles­sés, rare­ment. Ils gênent l’idéo­lo­gie. Ce n’est pas nou­veau. Toutes les guer­res en témoi­gnent.

J’ai bien senti qu’à partir du moment où mon dis­cours ne ren­trait pas dans les atten­tes des cama­ra­des auto­no­mes que j’ai pu croi­ser, il ces­sait de les inté­res­ser. Je leur aurais parlé de la vio­lence atroce de la police et de la dou­leur des pau­vres par­ti­ci­pants tabas­sés sans motif, l’accueil aurait été dif­fé­rent. Il aurait cor­res­pondu à l’idéo­lo­gie offi­cielle qu’ils vou­laient vali­der. Mais cri­ti­quer la vio­lence des nôtres, c’est être l’agent de l’ennemi, l’apôtre du défai­tisme. Toutes les guer­res en témoi­gnent.

Ma dou­leur n’est pas conforme à leurs atten­tes. Dès que mon témoi­gnage s’échappe de la ver­sion auto­ri­sée, je les vois s’absen­ter de leur empa­thie, se retran­cher dans leur juge­ment poli­ti­que, me ranger dans une case bien rangée de leur ana­lyse poli­ti­que, celle de « socio-démo­crate anti-cas­seurs ». De traî­tre. Je ne leur ai donc rien dit de mes bles­su­res. J’ai senti que mon malaise n’était pas poli­ti­que­ment cor­rect. Il ne cor­res­pond pas à l’idéo­lo­gie offi­cielle. Tant pis, ils oublie­ront sans dif­fi­culté mon malaise. Et moi, leur idéo­lo­gie ?

Suite à Strasbourg nous sommes quel­ques un-e-s à avoir créé loca­le­ment un « groupe de sou­tien mutuel » pour pou­voir se sou­te­nir et se ren­for­cer suite à des mani­fes­ta­tions, actions, contrô­les de police, et autres situa­tions vécues comme vio­len­tes ou cho­quan­tes, qui peu­vent par­fois nous lais­ser « KO », sur la touche, nous détruire et nous para­ly­ser. Parce que si nous vou­lons pou­voir faire durer nos enga­ge­ments et être fort-e-s ensem­ble, il est impor­tant de pren­dre soin les un-e-s des autres. Face à la vio­lence de la police -et de quel­ques mili­tant-e-s sans scru­pule, cela nous semble néces­saire pour sur­vi­vre et conti­nuer à com­bat­tre.

P.-S.

Note de Rebellyon : l’auteur a demandé que soit désactivé le forum sur son article. Rien n’empêche de produire d’autres articles avec des points de vue différents.


Dans les prochains jours :

jeudi 17 mai


samedi 19 mai

Infos locales

  • Résistances et solidarités internationales

    Projection-débat sur les mouvements sociaux au Chili

    L’asso­cia­tion « Chilenos en Rennes » débar­que à Lyon, et vous invite à une pro­jec­tion-débat, le diman­che 20 mai à 19h30, au bar De l’Autre CôTé du PonT.

  • Expression - contre-culture

    Soirée de Lancement de la revue Volée de plomb

    Le groupe « Retour de mani­velle » vous invite au lan­ce­ment de sa revue :
    Ce numéro ques­tionne les pos­si­bi­li­tés d’auto­no­mie dans une société tech­no­lo­gi­que­ment assis­tée, à tra­vers la réap­pro­pria­tion des savoir-faire et notam­ment ceux qui relè­vent de l’impri­me­rie :

  • Expression - contre-culture

    Luttes, une exposition de Papy@rt au Lavoir Public

    Du 12 mai au 4 juin 2012, Le cri de l’encre hors les murs
    Au Lavoir Public, 4 impasse Flesselles, Lyon 1er pré­sente LUTTES, Une expo­si­tion de Papy@rt

  • Ecologie - nucléaire - Alternatives

    Rencontres Désobeissance civile et Clown activisme à Décines

    Après la jour­née « j’art dîne » de mer­credi, le repas de quar­tier du jeudi, ce wee­kend des 19 et 20 mai sera placé sous le signe de l’acti­visme...
    Le pro­gramme sera défini le samedi matin en fonc­tion des par­ti­ci­pan­tEs.

  • Résistances et solidarités internationales

    Rassemblement en soutien à Elvis

    Rassemblement le 23 mai 2012 à 18h 30 en sou­tien à un étudiant sans-papiers

  • Fêtes - Festivals - Vie du mouvement

    Bar de la CNT

    Bar de la CNT tous les jeudis soirs


12 mai

  • Infos

    A écouter : des nouvelles de la grève étudiante au Quebec

    Au Québec les étudiantes et les étudiants sont en grève depuis 3 mois contre un projet de hausse des frais d’ins­crip­tion. Entretien audio d’une ving­taine de minu­tes avec Carlo, acti­viste de Montréal.

  • Infos

    Commémoration des massacres du 08 mai 1945

    Le 08 mai 1945 l’armée fran­çaise mas­sa­crait des dizai­nes de mil­liers d’Algériens dans le Constantinois. Ce mardi 08 mai plu­sieurs dizai­nes de per­son­nes se sont réu­nies pour une com­mé­mo­ra­tion place Gabriel Péri dans le 07e arron­dis­se­ment. Quelques sons pio­chés là-bas à écouter sur rebel­lyon.info

  • Résistances et solidarités internationales

    URGENCE ! Soutien aux 2 000 prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim

    Depuis le 17 avril, 2000 pri­son­nier(e)s pales­ti­nien(ne)s mènent une grève de la faim. Tout comme près de 800 000 pales­ti­niens qui ont connu les pri­sons israé­lien­nes depuis 1967 - soit un pales­ti­nien sur trois ! - le seul crime de ces pri­son­nier(e)s est d’avoir résisté à la colo­ni­sa­tion pour l’appli­ca­tion du droit : la fin de l’occu­pa­tion et le droit au retour des réfu­giés.

  • Fêtes - Festivals - Vie du mouvement

    Free surprise party en soutien à la caisse de solidarité

    Samedi 12 mai dès 22h à Lyon 7e.

  • Fêtes - Festivals - Vie du mouvement

    Festival « Un autre monde » à Montluel

    Au pro­gramme du Festival Un Autre Monde 2012, retrou­vez le Tram Des Balkans à la salle poly­va­lente à Montluel toute la jour­née du samedi 12 mai.

  • Infos

    Soirée de soutien à l'entarteur de Raffarin

    Soirée de sou­tien pour l’entar­teur qui pas­sera devant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Lyon le 30 mai 2012 pour « Violences avec arme en l’espèce ». Samedi 12 mai à la Coopérative du Zèbre avec pro­jec­tions et concert à partir de 19h


10 mai


8 mai


> Accéder aux archives