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Un bulldozer est passé près de chez vous : on va tous y passer !

Publié le 26 juillet 2007

Maj le 28 juillet 2007

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A la Picharlerié et dans les environs, la situation qui se vit actuellement est absolument hallucinante : on a rasé un lieu de mémoire, on a rasé une partie de la vie locale... A la suite de l’article Horreur ! Ils ont osé raser la Piche ! voici, de la part des habitants, un texte très important sur cette forfaiture : « s’ils ont fait ça à la Piche, ils sont capables de faire de la planète un champ de ruines ». Dans une situation politique actuelle tendue, un deuxième petit texte suit émanant d’un autre collectif composé en partie d’élus, et un troisième du collectif de résistance à l’insupportable.

Un rassemblement de protestation a lieu le jeudi 26 juillet à 11h sur l’esplanade de Florac, sous-préfecture de la Lozère.

Mercredi 11 juillet, la Picharlerié a été expulsée et totalement rasée

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La Piche retapée avant d’être complètement rasée

Cette maison, per­chée dans les mon­ta­gnes céve­no­les du Sud-Lozère, était squat­tée depuis le prin­temps 2002. Située sur la com­mune de Moissac-Vallée-Française, elle avait été aban­don­née dans les années 1930 par ses der­niers habi­tants, dans un contexte géné­ral d’exode rural.

Au cours de la Seconde Guerre mon­diale, la Picharlerié connut un second souf­fle. L’endroit, comme d’autres fermes per­dues dans cette végé­ta­tion de maquis, se prê­tait à mer­veille à la résis­tance à l’occu­pant nazi et ses sup­plé­tifs fran­çais. Un maquis-école y fut fondé. Entre 1943 et le prin­temps 1944, de nom­breux « ban­dits », comme on les appe­lait alors, s’y retrou­vè­rent : des réfrac­tai­res au STO, de très jeunes com­bat­tants, des anti­fas­cis­tes alle­mands, et bien d’autres. Des mem­bres du maquis Bir-Hakeim, en grande partie liquidé sur le causse Méjean avec l’étroite col­la­bo­ra­tion du préfet de Lozère Roger Dutruch, s’abri­tè­rent également à la Picharlerié. En avril 1944, depuis la crête de Saint-Etienne-Vallée-Française, les nazis et les forces col­la­bo­ra­tion­nis­tes atta­què­rent ce flanc de mon­ta­gne. Le Ginestas, maison toute proche de la Picharlerié, porte encore les mar­ques de tirs d’artille­rie lourde.

A nou­veau, le lieu sombra dans l’aban­don. Un incen­die rava­geur au cours de l’été 1976 para­cheva l’œuvre du temps. Ce sont des ruines à peine visi­bles sous la végé­ta­tion, - sans un toit, avec des arbres pous­sant dans les murs et de nom­breux ban­cels effon­drés -, que nous avons trou­vées au prin­temps 2002.

Nourris, comme d’autres avant nous, d’un esprit de résis­tance à l’air du temps, nous avons décidé à quel­ques-un/es d’occu­per le lieu et de le réha­bi­li­ter avec les moyens du bord, d’y faire des jar­dins, d’en déga­ger les frui­tiers asphyxiés, d’y poser des ruches,... Chacun put voir se redes­si­ner la maison et ses ter­ras­ses à tra­vers la dense cano­pée. Nous avons entre­pris de mul­ti­ples tra­vaux, aidés par le réseau d’amis et de cama­ra­des tissé dans d’autres lieux, au cours d’autres expé­rien­ces, mais aussi, très vite, par des voi­sins et habi­tants de la vallée. Beaucoup sont deve­nus des habi­tués de la Picharlerié renais­sante et de ses rendez-vous : chan­tiers col­lec­tifs, pro­jec­tions cinéma en plein air, soi­rées pizza, biblio­thè­que et fan­zi­no­thè­que, etc. Des per­son­nes d’hori­zons et d’ori­gi­nes variés se sont croi­sées. Le lieu est devenu un endroit de par­tage, de mélange, certes en marge des réseaux exis­tant en Vallée-Française, mais très riche pour ses occu­pant/es et tous ceux qui y mon­taient, bra­vant plu­sieurs kilo­mè­tres de piste acci­den­tée.

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Le four à pain de la Piche restauré

La Picharlerié occu­pée était connue de dizai­nes de per­son­nes, bien au-delà des fron­tiè­res de l’Hexagone, ani­mées la plu­part par un esprit de contes­ta­tion du meilleur des mondes qu’on veut nous faire avaler. Un monde morne, toxi­que, pétri d’iné­ga­li­tés, de guer­res « chi­rur­gi­ca­les » et d’opé­ra­tions poli­ciè­res à tout bout de champ ; un monde glis­sant sûre­ment vers une société de contrôle total où ceux qui ne ren­trent pas dans le rang sont des ter­ro­ris­tes poten­tiels, et où ceux qui pos­sè­dent tout ont tou­jours raison.

C’est sans doute mus par cette dyna­mi­que glo­bale de répres­sion que le préfet de Lozère, la mairie de Moissac et le pro­prié­taire n’ont pas lésiné sur les moyens pour se débar­ras­ser des affreux tru­blions que nous sommes. Après un pre­mier procès à l’issue duquel, en mars 2007, le pas­teur Freddy Dhombres est débouté de sa plainte – n’ayant pu fonder ses accu­sa­tions contre les deux per­son­nes assi­gnées -, une seconde pro­cé­dure est enga­gée, expé­di­tive celle-là. En trois semai­nes à peine, sans que nous soyons au cou­rant, l’expul­sion des occu­pants est pro­non­cée et orga­ni­sée depuis Mende. Et c’est fort de son droit de pro­prié­taire que le pas­teur, dans une action menée tam­bour bat­tant par les repré­sen­tants de l’Etat, a demandé que soit rasé la maison, rédui­sant à un tas de décom­bres fumants plu­sieurs siè­cles d’his­toire, un haut lieu de résis­tance, et un lieu notoire d’habi­tat et d’acti­vi­tés. Le Préfet pro­po­sait, outre le tracto-pelle, la dyna­mite, ou bien de faire murer la maison. Ensemble ils ont choisi le bull­do­zer, sym­bole d’une poli­ti­que de guerre bien connue, plutôt que de courir le risque que l’endroit serve à nou­veau de refuge, à nous ou à d’autres. Un engin est réqui­si­tionné pour l’occa­sion, et son pro­prié­taire pré­venu quel­ques jours à l’avance. Lui aussi aurait pu refu­ser cette sale beso­gne...

Le mer­credi 11 juillet, au petit matin, les forces de l’ordre se déploient en grand nombre dans la Vallée-Française, qua­drillant les routes et contrô­lant les dif­fé­rents points d’accès à la Picharlerié (Moissac, Sainte-Croix, Saint-Étienne, Saint-Martin de Lansuscle). Tout au long de la jour­née, de nom­breu­ses per­son­nes et des véhi­cu­les se font contrô­ler dans la vallée. En outre, les ondes sont brouillées dans le sec­teur, empê­chant les com­mu­ni­ca­tions de télé­pho­nes por­ta­bles - le but mani­feste de ces dif­fé­ren­tes opé­ra­tions étant d’empê­cher tout mou­ve­ment de soli­da­rité. Pendant ce temps, 7 four­gon­net­tes de gen­dar­mes, des motards et un engin de des­truc­tion massif mon­tent là-haut et entre­pren­nent de tout raser (clède, four à pain, magna­ne­rie, etc.). Il ne reste plus des bâti­ments qu’un tas de pier­res de 50 mètres de long sur quel­ques mètres de large. La maison de la Picharlerié est aujourd’hui rayée des cartes.

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Voilà ce qu’il en reste !

Dès le len­de­main, la soli­da­rité s’orga­nise. Un chan­tier a lieu afin de sortir des gra­vats quel­ques affai­res. Des per­son­nes affluent, nous témoi­gnant sous des formes mul­ti­ples leur sym­pa­thie. Dans la vallée, c’est l’émoi et l’incom­pré­hen­sion. En plus d’avoir délogé des squat­teurs, ils ont rasé un lieu de mémoire. Des élus s’en mêlent ; des anciens crient leur indi­gna­tion : on a détruit une partie de leur passé. Et elle est bien dans l’air du temps, cette poli­ti­que de table rase du passé. En finir avec Mai 68, bien sûr, mais aussi avec tout ce qui rap­pelle que des hommes et des femmes se sont battus et se bat­tront pour une cer­taine idée de la liberté, contre l’oppres­sion, quelle qu’en soit la cou­leur ou la patrie. L’armée de l’ombre, après tout, n’était pour beau­coup à l’époque qu’un ramas­sis de ter­ro­ris­tes...

Pour une partie de la popu­la­tion locale, cet acte igno­ble est bien com­pris comme le signe avant-cou­reur d’une accé­lé­ra­tion de la répres­sion. Cette opé­ra­tion est le signal fort d’une déter­mi­na­tion à écraser toute forme de contes­ta­tion radi­cale, et plus lar­ge­ment tout ce qui déborde du cadre bien réglé des ins­ti­tu­tions. Le squat est pour nous une cri­ti­que en acte des inep­ties de ce monde : ici comme en zone urbaine, des loge­ments, des terres sont lais­sés en friche et dépé­ris­sent. Hormis la période du maquis, cela fai­sait plus de 70 ans que la Picharlerié était déser­tée et inculte. Il en est de même pour la Carrière, maison occu­pée de 2001 à 2003, puis expul­sée. Son pro­prié­taire n’en a jamais rien fait et n’en fera jamais rien. La Carrière s’effon­dre len­te­ment ; elle dis­pa­raî­tra un jour. Freddy Dhombres, obs­cu­ran­tiste pour le coup, a choisi quant à lui de voir la Picharlerié rasée et morte, plutôt qu’occu­pée et vivante. Et c’est conforme à l’ordre des choses, car il a la légi­ti­mité sacrée que lui confè­rent ses titres de pro­priété, aussi vides et sté­ri­les soient-ils.

Nous avons, contre cette raison absurde et contre la loi qui la garde, choisi de remon­ter ces ruines et d’en tra­vailler les ban­cels, comme ce fut fait pen­dant des siè­cles sur ce flanc de mon­ta­gne. Ainsi nous nous sommes appro­priés des savoir-faire, des connais­san­ces et un rap­port aux choses qui font grin­cer les roua­ges impla­ca­bles de cette société mar­chande.

Une telle opé­ra­tion de police et de des­truc­tion est aussi sym­bo­li­que d’un rap­port de forces qu’on veut nous faire éprouver jusqu’ici, dans des zones jusqu’alors quel­que peu épargnées par le vent brutal de réac­tion qui balaie le pays et les esprits. Dans cette logi­que, les squat­teurs sont bien sûr les pre­miè­res cibles, les plus aptes à cris­tal­li­ser un consen­sus contre eux. Mais de nom­breux habi­tants se sen­tent désor­mais concer­nés. Car l’offen­sive vise pro­gres­si­ve­ment mais sûre­ment toutes les formes d’habi­tat hors-norme ou pré­cai­res, et toutes les formes de vie dites « alter­na­ti­ves », aussi pro­té­gées se sen­tent-elles par des bribes de léga­lité. A quand les pel­le­teu­ses qui rasent les caba­nes, les ser­vi­ces sociaux qui enlè­vent leurs enfants aux parents, les expul­sions pour man­que­ment à la raison sani­taire et à l’har­mo­nie pay­sa­gère de dépliant tou­ris­ti­que, les petits fas­cis­tes locaux qui met­tent le feu aux habi­ta­tions, ... ? Ces pra­ti­ques exis­tent déjà, ici ou ailleurs. Elles pour­raient bien se géné­ra­li­ser et deve­nir la règle. La lutte contre la caba­ni­sa­tion n’est plus can­ton­née aux Pyrénées-Orientales ; des docu­ments concer­nent le lit­to­ral du Languedoc-Roussillon, peut-être d’autres régions ou dépar­te­ments.

Hormis la ques­tion de l’habi­tat et de l’usage des terres, c’est toute la poli­ti­que de mise au pas d’une partie de la popu­la­tion qui s’affi­che avec fracas à tra­vers ce piteux exploit. Certains tré­pi­gnent sans doute de joie à l’idée que soient pas­sées au kar­cher les mon­ta­gnes. Les lais­se­rons-nous faire ? Rentrerons-nous dans le rang, à force de pres­sions et de rési­gna­tion, de sen­ti­ment d’impuis­sance face aux mul­ti­ples offen­si­ves contre le désir de liberté qui nous anime, non pas cette liberté vendue par les agents de voyage ou acco­lée aux for­faits de télé­pho­nie, mais celle qui fait courir les êtres à tra­vers les siè­cles ?

.

Un site inter­net a été mis en place où l’on peut s’aper­ce­voir du tra­vail énorme réa­lisé par les habi­tants de ce hameau pen­dant toutes les années d’occu­pa­tion de ce lieu, ainsi que toutes les acti­vi­tés qui drai­naient la popu­la­tion des alen­tours et d’ailleurs :

http://www.lapicharlerie.internetdo...

Et aussi plein de photosde la Picharlerié qui était, il y a peu, encore perché au fond de cet endroit gran­diose.

.

Une pre­mière riposte à cette agres­sion pren­dra la forme d’un

RASSEMBLEMENT DE PROTESTATION
le jeudi 26 juillet à 11h
sur l’esplanade de FLORAC
sous-préfecture de la Lozère

« On maraude mes pommes, j’arrache le pommier »

(Guy de Maupassant)

La Picharlerié est un hameau situé sur la com­mune de Moissac Vallée Française, dans les Cévennes. Abandonné depuis 60 ans, il était occupé, et peu à peu remis en état par ses nou­veaux habi­tants, depuis 2002.

Le mer­credi 11 juillet, l’expul­sion a été exé­cu­tée manu mili­tari à la suite d’un arrêté du tri­bu­nal et le pro­prié­taire en titre l’a fait raser au trac­to­pelle.

La Picharlerié, haut lieu de la Résistance, avait abrité des réfrac­tai­res au STO et des par­ti­sans anti-fas­cis­tes entre 1943 et 1944. La ferme avait été atta­quée par les nazis et les forces col­la­bo­ra­tion­nis­tes fran­çai­ses en avril 1944. Ce lieu appar­te­nait aussi à la mémoire col­lec­tive des Cévennes : pen­dant des siè­cles, des pay­sans y ont vécu et l’ont cultivé.

Ce qui vient de se pro­duire, et qui se veut exem­plaire, témoi­gne d’une poli­ti­que du fait accom­pli, avec grande bru­ta­lité, orches­trée par le Préfet de la Lozère, Mr Paul Mourier : la pro­cé­dure bâclée, expé­di­tive, l’absence de com­mu­ni­ca­tion et de négo­cia­tion avec les habi­tants et les élus, relè­vent de l’abus de pou­voir.

Cet acte ampli­fie un climat de ten­sion mani­feste dans la région depuis quel­que temps, et risque d’accen­tuer les cli­va­ges au sein de la com­mu­nauté.

Qui peut pré­ten­dre vivre dans ce pays ?

- Ceux qui, ne l’ayant pas reçu en cadeau d’héri­tage, le font renaî­tre en y habi­tant, en le res­tau­rant à leur manière, en le culti­vant.

- Ou bien celui qui, l’ayant reçu de ses ancê­tres, le tue en l’aban­don­nant puis en le rasant ?

Cévennes, terre de résistance

« Résister est un verbe qui se conju­gue au pré­sent » (Lucie Aubrac)

Déclaration d’un col­lec­tif d’habi­tants, d’asso­cia­tions et d’élus, à l’issue de son assem­blée domi­ni­cale du 22 juillet 2007. [1]


SI MONSIEUR LE PRÉFET…

Si Mr. Mourier, actuel préfet de la République pour le dépar­te­ment de la Lozère, avait su ce que parler veut dire, il n’aurait jamais asséné tant de contre-véri­tés...

Si Mr. le préfet avait su écouter, il n’aurait pas manqué d’appren­dre par ses ser­vi­ces de ren­sei­gne­ments que les der­niers habi­tants en date de la Picharlerié, las des har­cè­le­ments, agres­sions, inti­mi­da­tions, avaient entre­pris dès avant l’opé­ra­tion coup de poing de trans­por­ter ailleurs leurs outils et effets.

Si Mr. le préfet avait voulu com­mu­ni­quer aux repré­sen­tants élus de la Vallée Française le scé­na­rio de son inter­ven­tion, il aurait pu éviter un tel trau­ma­tisme dans la popu­la­tion et une telle débau­che des deniers publics au détri­ment des contri­bua­bles.

Si Mr. Le préfet avait pris la peine de connaî­tre les Cevennes Lozériennes, il aurait pu com­pren­dre que l’acti­vité humaine de recons­truc­tion de ruines à l’aban­don, de défri­chage des sen­tiers et des landes, que l’entre­tien de jar­dins effec­tués sans aucune demande de sub­ven­tions ne peu­vent que béné­fi­cier à une région où les plan­ta­tions mas­si­ves de rési­neux repré­sen­tent des dépen­ses consi­dé­ra­bles pour leur entre­tien et un danger d’incen­die per­ma­nent, ce à quoi l’enfouis­se­ment des sour­ces au trac­to­pelle ajoute encore.

Si Mr. le préfet avait étudié l’his­toire, il n’aurait pas alors convo­qué ensem­ble les repré­sen­tants de la Résistance et la fédé­ra­tion natio­nale des anciens com­bat­tants d‘Algérie pour jus­ti­fier a pos­te­riori les actions qu’il a orches­trées.

Si Mr. le préfet avait remar­qué au fron­ton des édifices publics les slo­gans révo­lu­tion­nai­res : LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ il aurait pu en conclure que, s’ils ne sont pas encore effa­cés, c’est parce qu’ils sont sensés guider son com­por­te­ment.

Si Mr. le préfet avait regardé les jour­naux télé­vi­sés, il aurait pu savoir qu’il y a en France des pro­blè­mes de pau­vreté, de loge­ment, d’exclu­sion qu’il est de son devoir de cher­cher à résou­dre.

Si Mr. le préfet ….mais la liste est trop longue.

Car Mr. le préfet …

Collectif pour la résis­tance

Notes

[1] Une rencontre a lieu chaque dimanche à Sainte-Croix-Vallée- Française, à 13h à la fin du marché, et à 16h avec les élus, les associations et avec tous ceux et toutes celles qui s’opposent au désastre de la Picharlerié et de cette politique qui nous mène à la ruine
Permanence tous les jours au bocal à Ste-Croix (tél du bocal : 04 66 44 08 36)

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