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0n sème, on s’aime et on essaime

Publié le 25 mars 2012

Maj le 24 mars 2012

« GMO über alles » les OGM par dessus tout“ comme dirait l’autre, financé et armé par les oligarques de l’époque, ( IG Farben a fait des rejetons qui étendent leur mainmise sur le brevetage du vivant. Bayer, BASF etc. Monsanto et les autres n’ont fait que suivre l’exemple.) à cela on répond « vives les semences libres »

« vives les semen­ces libres » est déja paru il y a un cer­tain temps... http://www.monde-soli­daire.org/spip/spip.php?arti­cle4827 Depuis, bah, c’est un peu long, ils n’arrê­tent pas, ils réfle­chis­sent et c’est pas triste...

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suite de l’arti­cle http://rebel­lyon.info/Civilisation-mon-oeil.html

p126 « cas du club de Rome , synar­chie d’illus­tres tech­no­cra­tes... » p197« Plutôt que des îlots « bio »... c’est toute la pro­duc­tion agro-chi­mi­que qu’il faut rendre pro­gres­si­ve­ment à l’agri-culture » Bernard Charbonneau « Le feu vert »(1980)

p141 « bien que si l’on cher­che « l’indi­vidu », il soit dif­fi­cile de trou­ver autre chose que « les autres », on conçoit cepen­dant la variété infi­nie qui va résul­ter du déter­mi­nisme géné­ti­que et de celui com­mandé par la « niche » socio­cultu­relle où naît et gran­dit chaque indi­vidu. Cette variété est indis­pen­sa­ble à l’évolution et condamne tout eugé­nisme. »[...] « La diver­sité est un fac­teur essen­tiel d’évolution puis­que c’est elle qui permet les « mélan­ges » les plus variés. Le pro­blème est le même au niveau de la bio­lo­gie de l’héré­dité qu’à celui de l’ima­gi­na­tion créa­trice. C’est de la diver­sité des concepts, de la diver­sité des solu­tions ori­gi­na­les à un pro­blème posé que peut naître le pro­grès. Toute stan­dar­di­sa­tion est mul­ti­pli­ca­trice mais aussi fixa­trice. Toute pla­ni­fi­ca­tion auto­ri­taire, tout concept imposé par la force ou par la créa­tion plus camou­flée des auto­ma­tis­mes, sont une atteinte portée aux pos­si­bi­li­tés ouver­tes au pro­grès humain. » [...] p142 « La diver­sité est un besoin bio­lo­gi­que fon­da­men­tal. Il est donc néces­saire de lais­ser s’expri­mer la diver­sité. » Henri Laborit « L’agres­si­vité détour­née ».(1970)

« Kokopelli en Cour de Justice de l’Union Européenne » : Réaction de Jean-Pierre Berlan « Nous sommes fort cons­cients des ris­ques évoqués par notre ami Jean-Pierre Berlan. L’Association Kokopelli lutte pour sa survie coin­cée entre une bureau­cra­tie Française miteuse qui veut notre peau (et qui a poussé la société Baumaux a nous atta­quer en jus­tice au titre de la concur­rence com­mer­ciale déloyale sur un « marché qua­si­ment inexis­tant » selon les termes du sieur Philippe Baumaux !!) et la mafia pré­da­trice des mul­ti­na­tio­na­les agro-toxi­ques qui, tel un rou­leau com­pres­seur, n’a que faire de légis­la­tions qu’elles soient Européennes ou non. » Dominique Guillet.

Cher Dominique, Oui, c’est une vic­toire for­mi­da­ble mais elle pose beau­coup de ques­tions. Car elle a été obte­nue au nom de la « concur­rence libre et non faus­sée » qui est le tenant et abou­tis­sant de la civi­li­sa­tion de capi­ta­lisme mono­po­liste qui domine nos exis­ten­ces. C’est dire que cette vic­toire est lourde de mena­ces pour l’avenir car elle n’arrê­tera pas la concen­tra­tion du pou­voir économique semen­cier au sein du cartel des fabri­cants d’agro-toxi­ques. A mon avis, elle la ren­for­cera.

Je pense qu’il faut aussi se deman­der si cette vic­toire, parce qu’elle réaf­firme les prin­ci­pes de concur­rence libre et non faus­sée, ne sert pas avant tout les inté­rêts du cartel, la concen­tra­tion semen­cière, et la pour­suite de l’indus­tria­li­sa­tion de l’agri­culture. Bref, pour moi, en déman­te­lant un sys­tème qui est devenu un obs­ta­cle aux inté­rêts domi­nants. elle marque plutôt le début d’une phase nou­velle de ren­for­ce­ment accé­léré de la concen­tra­tion semen­cière.

Un peu d’his­toire peut per­met­tre d’éclairer cet aspect des choses. Le sys­tème semen­cier actuel se met en place au cours des années 1920 en France sous la pres­sion des sélec­tion­neurs de blé et orge fran­çais par une série de décrets et arrê­tés. Il s’agit de remé­dier à une situa­tion jugée chao­ti­que au moment où l’indus­tria­li­sa­tion de l’agri­culture s’accé­lère et ou les mar­chés devien­nent régio­naux, natio­naux voire inter­na­tio­naux. A l’époque, il n’y a pas de règle et chacun peut vendre des semen­ces sous n’importe quel nom. Une variété Vilmorin sera vendu par le semen­cier X ou Y sous un nom quel­conque. Une variété X ou Y pourra être vendue comme variété Vilmorin.

Les agri­culteurs ne savent pas ce qu’ils achè­tent. Le marché est opaque : si telle semence marche, c’est dû à ses qua­li­tés pro­pres. Si elle ne marche pas, c’est qu’elle a été semée trop tôt ou trop tard, que ce n’était pas le bon pré­cé­dent cultu­ral, qu’il fai­sait trop chaud ou trop froid, trop humide ou trop sec, etc. Bref, l’asy­mé­trie de l’infor­ma­tion – le ven­deur sait ce qu’il vend, mais l’ache­teur n’a aucun moyen de savoir ce qu’il achète – impo­sait rendre les mar­chés plus « trans­pa­rents » afin qu’ils s’étendent et que l’indus­tria­li­sa­tion de l’agri­culture puisse se pour­sui­vre. Par la même occa­sion, et c’était le but pour­suivi par les sélec­tion­neurs de blé fran­çais, il s’agis­sait de ver­rouiller ce marché en fai­sant en sorte qu’un clone Vilmorin ne puisse être vendu que par Vilmorin ou ses licen­ciés. L’agri­culteur était libre de semer le grain récolté, et tout clone pou­vait être uti­lisé pour des croi­se­ments per­met­tant de faire d’extraire de nou­veaux clones du croi­se­ment.

Dans cette ambiance où chacun pou­vait faire ce qu’il vou­lait, l’ache­teur avait (ou pou­vait avoir) malgré tout des garan­ties liées au carac­tère per­son­nel, non ano­nyme du marché. Il ache­tait des semen­ces en pro­ve­nance de mai­sons fami­lia­les tra­di­tion­nel­les ayant une bonne répu­ta­tion, Vilmorin Andrieux par exem­ple, ou Déprez. En pota­gè­res, il exis­tait des rela­tions per­son­nel­les entre tel petit pro­duc­teur de semence et les maraî­chers voi­sins. En 1948, par exem­ple, il y avait à Saint-Rémy de Provence et dans ses alen­tours près de 150 pro­duc­teurs de semen­ces. Cette proxi­mité entre les clients et leur four­nis­seurs, le carac­tère per­son­nel des rela­tions assu­rait une sorte de police natu­relle du marché. Là aussi, chaque semen­cier s’effor­çait sans doute de tra­vailler cor­rec­te­ment car ses clients auraient rapi­de­ment fui.

Tout ceci était incom­pa­ti­ble avec l’indus­tria­li­sa­tion de l’agri­culture. Que le GNIS date des années Pétain tra­duit sim­ple­ment le mou­ve­ment pro­fond qui se pour­suit jusqu’à nos jours, celui de la montée en puis­sance de la tech­no­cra­tie. La IVe et Ve répu­bli­que n’ont fait que ren­for­cer cette tech­no­cra­tie. Le livre de Paxton met admi­ra­ble­ment en lumière cette conti­nuité tech­no­cra­ti­que entre Vichy et ses suc­ces­seurs.

Du point de vue de l’exten­sion des mar­chés et de l’agri­culture indus­trielle que sou­hai­tait l’État et les tech­no­crate, ce sys­tème avait un sens. Du point de vue des mai­sons de sélec­tion, c’était une pro­tec­tion qui leur per­met­tait de tra­vailler sans crain­dre de se faire piller par des concur­rents indé­li­cats et qui leur assu­rait des mar­chés en exten­sion. Du point de vue des agri­culteurs indus­triels, c’était une assu­rance. D’où après la Grande Boucherie qui a saigné la pay­san­ne­rie, cette alliance qui se noue entre l’État, les semen­ciers tra­di­tion­nels, et les gros céréa­li­culteurs.

Ce sys­tème long­temps propre à la France est repris et codi­fié dans le traité de l’Upov en 1961. La rati­fi­ca­tion par le par­le­ment fran­çais n’a lieu qu’en 1970 ce qui montre bien qu’il n’y avait aucune urgence puis­que le sys­tème fonc­tion­nait de facto.

En 1980, l’arrêt Chakrabarty de la Cour Suprême US qui permet de bre­ve­ter un orga­nisme vivant, menace le sys­tème UPOV. Le brevet en effet assure une pro­tec­tion abso­lue aux obten­teurs. En 1991, l’Upov se trans­forme sous cette menace : tout d’abord, le sélec­tion­neur obten­teur se voit reconnaî­tre un droit absolu sur ses obten­tions. Semer le grain récolté devient une tolé­rance (main­te­nant remise en cause par la loi sur les semen­ces récem­ment votée). Ensuite, l’uti­li­sa­tion d’un clone comme source de varia­tions pour faire de nou­vel­les obten­tions est limi­tée. L’inter­dic­tion des varié­tés « essen­tiel­le­ment déri­vées » vien­nent fermer ou en tout cas limi­ter cette uti­li­sa­tion.

J’ai décrit le mou­ve­ment his­to­ri­que qui conduit du monde d’avant régi lar­ge­ment par des rela­tions per­son­nel­les à la situa­tion actuelle : un marché inter­na­tio­nal voire mon­dial pour les semen­ces, une for­mi­da­ble concen­tra­tion au sein d’un cartel agro­toxi­que, le droit de brevet ou de quasi-brevet (le Cov), l’inter­dic­tion de semer le grain récolté. Les objec­tifs de l’Etat et des semen­ciers ont donc été atteints. Le sys­tème ancien est obso­lète. Dans cette situa­tion, la fin du sys­tème semen­cier annoncé par la cour euro­péenne de jus­tice sert, à mon avis, les inté­rêts du cartel dont les mem­bres pour­ront désor­mais se livrer à une « concur­rence (mono­po­lis­ti­que) libre et non faus­sée » sans être contraints par une légis­la­tion qui leur impose de faire des clones ni d’avoir à rendre des comp­tes au moment de l’ins­crip­tion des « varié­tés » au cata­lo­gue.

Que pou­vons nous faire dans cette situa­tion ? Il faut tout d’abord nous deman­der ce que fera le cartel. Va-t-il uti­li­ser la nou­velle situa­tion pour couler Kokopelli ? Le jeu en vaut-il la chan­delle ? Le déploie­ment du mar­ke­ting des firmes du cartel, la mar­gi­na­li­sa­tion des orga­nis­mes offi­ciels de sur­veillance du marché des semen­ces ne suf­fira-t-il pas à rendre impos­si­ble toute infor­ma­tion objec­tive. Sur quel ter­rain nous faut-il nous battre ? » Jean-Pierre Berlan 24 jan­vier 2012

« Le but avoué du citoyen­nisme est d’huma­ni­ser le capi­ta­lisme, de le rendre plus juste, de lui donner, en quel­que sorte, un sup­plé­ment d’âme. La lutte des clas­ses est ici rem­pla­cée par la par­ti­ci­pa­tion poli­ti­que des citoyens, qui doi­vent non seu­le­ment élire des repré­sen­tants, mais agir cons­tam­ment pour faire pres­sion sur eux afin qu’ils appli­quent ce pour quoi ils sont élus. Les citoyens ne doi­vent natu­rel­le­ment en aucun cas se sub­sti­tuer aux pou­voirs publics. Ils peu­vent de temps en temps pra­ti­quer ce qu’Ignacio Ramonet a appelé la “déso­béis­sance civi­que” (et non plus “civile”, qui rap­pelle trop fâcheu­se­ment la “guerre civile”), pour contrain­dre les pou­voirs publics à chan­ger de poli­ti­que.[...]Une fois de plus, s’il en était besoin, on peut voir que la logi­que de l’État et celle du capi­tal ne s’oppo­sent en rien, et c’est là une des limi­tes inter­nes du citoyen­nisme. » http://info­kios­ques.net/lire.php?id_arti­cle=443 autre extrait : « -Vous avez par­ti­cipé, avec des pay­sans indiens, au sabo­tage de riz trans­gé­ni­que dans un labo­ra­toire du Cirad . Faut-il voir dans cette « action directe », selon votre propre voca­bu­laire, un signe du renou­veau de la cri­ti­que radi­cale du monde ?

- Le mot impor­tant est « directe » plutôt qu’« action ». Les jeunes révol­tés se qua­li­fient sou­vent d’« acti­vis­tes » aujourd’hui, comme dans la vieille poli­ti­que gau­chiste, sauf que désor­mais cela se joue d’abord devant les camé­ras des médias, très friands de cette sup­po­sée « nou­velle radi­ca­lité ». La radi­ca­lité c’est, lit­té­ra­le­ment, « pren­dre les choses à la racine », et non rafraî­chir un anti­ca­pi­ta­lisme som­maire agré­menté de bour­dieu­se­ries. La « gauche de la gauche », ce mélange de citoyen­nis­tes , par­ti­sans de la taxe Tobin, anti­mon­dia­lis­tes et tiers-mon­dis­tes main­te­nus, plus ou moins mani­pu­lés par les anciens états-majors trots­kis­tes, demande quoi ? De l’État, encore de l’État. Les plus cons­cients des jeunes « acti­vis­tes » admet­tent qu’il y a du tra­vail théo­ri­que à faire et qu’on ne peut pas se servir en kit des vieille­ries dis­po­ni­bles sur le marché, ni même se rac­cro­cher au wagon de ce qui a pu appa­raî­tre comme l’expres­sion la plus accom­plie de l’ancien mou­ve­ment cri­ti­que à la fin des années 60. : la théo­rie situa­tion­niste. Prendre les choses à la racine, c’est cri­ti­quer les bases tech­nos­cien­ti­fi­ques de la société moderne, com­pren­dre la parenté idéo­lo­gi­que pro­fonde entre le pro­gres­sisme poli­ti­que ou social, c’est-à-dire la « men­ta­lité de gauche » telle que la défi­nit Theodore Kaczynski , et le pro­gres­sisme scien­ti­fi­que. L’indus­tria­li­sa­tion est depuis la « révo­lu­tion indus­trielle » en Angleterre une rup­ture abso­lu­ment fon­da­men­tale avec l’essen­tiel du pro­ces­sus d’huma­ni­sa­tion. Sans civi­li­sa­tion pay­sanne, c’est la civi­li­sa­tion tout court qui se défait, on le cons­tate aujourd’hui. Et la signi­fi­ca­tion his­to­ri­que de l’indus­tria­li­sa­tion, sa vérité pro­fonde deve­nue mani­feste au XXe siècle, c’est la des­truc­tion. : avec Auschwitz et Hiroshima, on a les deux fonts bap­tis­maux sur les­quels a été portée l’époque contem­po­raine. (Entretien avec René Riesel, paru dans “Libération” du 3 février 2001.Sélectionné pour le col­lec­tif “Nos Libertés”, le 13 sep­tem­bre 2010.)

« Re-poli­ti­ser la ques­tion ali­men­taire loca­le­ment, c’est aussi s’écarter d’une condes­cen­dance dégra­dante à l’égard de la fonc­tion pay­sanne, d’une idéo­lo­gie qui tend à rendre ver­tueux tout ce qui est petit, d’une stra­té­gie qui comte sur l’impact des peti­tes « révo­lu­tions » pour entraî­ner par capil­la­rité, un hypo­thé­ti­que chan­ge­ment de grande échelle dans le futur. Œuvrer chacun de son côté dans l’attente d’une « révo­lu­tion des cons­cien­ces », sans exa­mi­ner en même temps en quoi les pra­ti­ques se confron­tent aux pro­blème de grande échelle qui se posent déjà, c’est c’est s’enfer­mer dans le mythe de la pra­ti­que exem­plaire. C’est en per­ma­nence confon­dre morale et poli­ti­que : loin de cons­truire un dia­lo­gue avec l’Autre, cela conduit à essayer de le conver­tir, de le faire adhé­rer à sa repré­sen­ta­tion du monde, celui qui n’a pas le même cadre de réfé­rence idéo­lo­gi­que, la même culture. La diver­sité cultivé n’est pas le refus de l’échange avec l’Autre, bien au contraire.[...] Il s’agit de cons­truire des rap­ports égalitaires entre les peu­ples, ce qui nous oblige à pren­dre la mesure de notre héri­tage colo­nial, encore loin d’être digéré, et qui marque encore pro­fon­dé­ment nos cons­cien­ces, alté­rant le regard que nous por­tons sur le monde. Cela se mani­feste notam­ment par la notion de « tiers-monde » encore aujourd’hui, ...et dont Hannah Arendt avait consi­déré qu’elle n’était pas une réa­lité, mais une idéo­lo­gie (« Du men­songe à la vio­lence »). » Emmanuel Antoine Minga www.ali­men­tons2012.fr nature&pro­grès fev2012 N°86

Le « ter­rain » est tou­jours le même, les actions de la société civile contre le bre­ve­tage du vivant conti­nuent depuis plus de 15 ans main­te­nant.

http://bel­la­ciao.org/fr/spip.php?arti­cle104674 http://rebel­lyon.info/Silence-on-fauche.html

Beaucoup y ont laissé des plumes, http://www.monde-soli­daire.org/spip/spip.php?arti­cle5543 http://fr.reu­ters.com/arti­cle/top­News/idFR­PAE79D09120111014

Les actes de fau­chage sont reconnus « légi­ti­mes modé­ré­ment » et « cou­pa­bles assu­ré­ment », tout en même temps..., la belle affaire, c’est un yoyo per­ma­nent, la valse des robes noires n’a rien à envier à la java puis la salsa ato­mi­que. Mais un genoux à terre ne fait que rap­pro­cher l’homme du sol ; cela lui rap­pelle d’où il vient, il sent l’humus outragé qui lui cha­touille les nari­nes et dans un Instinct de survie, il se relève avec d’autres plus jeunes et tou­jours plus nom­breux. Quel que soit la répres­sion, d’autres sui­vront. Ce n’est pas encore la fin des hari­cots.

Les agro­chi­mio­culteurs et bio­tech­no­lo­gi­culteurs sont hors sol, ils fini­ront bien par com­pren­dre ; le crime ne pro­fite même plus aux plus gros. http://www.bas­ta­mag.net/arti­cle2005.html

Les actions diver­ses des fau­cheurs et autres acteurs de la société civile sont super­be­ment ciblées. Lorsqu’un res­pon­sa­ble soi disant syn­di­ca­liste FNsea PdG de Sofiprotéol est pointé du doigt à l’usine Glon Sanders (filiale de Sofiprotéol) à Pontivy le 17 novem­bre 2011, cela permet de mettre en évidence non seu­le­ment la col­lu­sion syn­di­cat-indus­trie-finance et le pas­sage en force mais caché des OGM via la nour­ri­ture ani­male mais aussi l’aber­ra­tion du sys­tème mon­dia­lisé qui détruit la capa­cité de sou­ve­rai­neté ali­men­taire de chaque pays. http://confe­de­ra­tion­pay­san­ne­lot.blog4e­ver.com/blog/index-126521.html

Tandis que Le conseil d’État prêche le chaud et le froid comme l’Europe, sur­tout le froid, aux der­niè­res nou­vel­les et finit de démon­trer sa col­lu­sion avec les firmes http://bel­la­ciao.org/fr/spip.php?arti­cle122870 Les auto­ri­sa­tions d’OGM sur le marché pleu­vent comme vache qui pisse, les poules géné­ti­que­ment modi­fiées auront donc bien des dents tant que les navets seront au pou­voir. Mais même si les petits pay­sans n’ont plus un radis, ils conti­nue­ront de mettre la courge, rouges comme une tomate, et on remet la patate pour ne pas rester sur la paille.

Le HCB haut conseil des bio­tech­no­lo­gies et les par­le­men­tai­res confir­ment aussi qu’ils souf­flent plus le froid que le chaud, l’accoin­tance avec les semen­ciers est confir­mée, sous le regard médusé du Comité Éthique et Social http://www.actu-envi­ron­ne­ment.com/ae/news/loi-cer­ti­fi­cat-obten­tion-vege­tale-semen­ces-14388.php4#x­tor=ES-6

Un sommet de l’implo­sion de la bureau­cra­tie est atteinte lors­que il y a ten­ta­tive de cor­rup­tion des fau­cheurs par l’État fran­çais... « Des fau­cheurs bre­tons refu­sent d’être ache­tés.. » : http://www.ouest-france.fr/actu/actua­lite-video_-Les-fau­cheurs-OGM-refu­sent-l-argent-de-l-etat_6346-2018923-fils-tous_filDMA.Htm

La « com­plexi­fi­ca­tion ins­ti­tu­tion­na­li­sée » ; l’excès de bureau­cra­tie, l’exper­to­cra­tie sont des atouts majeurs pour épuiser les luttes de la société civile. http://www.infogm.org/spip.php?arti­cle5009 http://www.infogm.org/spip.php?arti­cle5013

Cela permet de se rap­pe­ler le for­ma­tage au res­pect de ces ins­ti­tu­tions, poli­ti­ciens qui ont trahi (et de longue date ( Cf LacroixRiz « le choix de la défaite » et la cri­ti­que du citoyen­nisme), On ne doit pas glis­ser vers plus d’État alors qu’il en faut moins (ou pas du tout ? C’est un peu la pomme de la dis­corde).

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Allons bon, il paraî­trait même que la jus­tice n’est pas indé­pen­dante...sans blague ! « Deux sub­sti­tuts du pro­cu­reur de la République de Lyon, Albert Lévy et Michel Coste ont reconnu avoir subi des pres­sions de la part du pou­voir poli­ti­que récem­ment, notam­ment du préfet, en matière de droit des étrangers et de fau­cheurs volon­tai­res. »http://www.lyon­ca­pi­tale.fr/jour­nal/Autre-contenu/Breves/Presidentielle-Vallini-pre­sente-les-mesu­res-de-Hollande-sur-la-jus­tice http://www.libe­lyon.fr/info/2012/02/le-ps-promet-de-rendre-toute-son-ind%C3%A9pendance-%C3%A0-la-jus­tice.html

Sur la recher­che, l’INRA a pour­tant le poten­tiel pour s’orien­ter majo­ri­tai­re­ment sur la bio­dy­na­mie. Ses cher­cheurs connais­sent bien les ris­ques des mani­pu­la­tions géné­ti­ques, par exem­ple ils tra­vaillaient sur les virus recom­bi­nant en 1998 : http://www.inra.fr/inter­net/Directions/DIC/ACTUALITES/DOSSIERS/OGM/tepfer.htm

Mais depuis, rien n’y fait vu le témoi­gnage de cette hiver à Colmar : « Jeudi soir j’étais à l’INRA à la réu­nion de pro­pa­gande pour leurs actions pour réduire les pes­ti­ci­des, orga­ni­sée avec la CCI. Il y avait d’abord une pré­sen­ta­tion par la pré­si­dente Pelsy puis un exposé sur l’obten­tion de vignes résis­tan­tes au mil­diou et oïdium par hybri­da­tion par y puis un exposé d’un jeune qui fait des recher­ches sur les arômes appor­tés par les levu­res. J’ai placé un mot pour dire que les pes­ti­ci­des sont mau­vais pour l’image de la viti­culture, comme la pré­si­dente x a dit dans son dis­cours, OK, mais les OGM aussi ! et est-ce qu’ils pen­sent conti­nuer l’essai ? La pré­si­dente a donné la parole à x qui était au fond de la salle pour qui cela semble évident que cela va conti­nuer. Il a dit comme d’habi­tude qu’il n’y aurait pas de com­mer­cia­li­sa­tion, uni­que­ment une posi­tion explo­ra­toire, on s’auto­rise à le faire (mêmes termes que la pré­si­dente), on explore cette voie par une tech­no­lo­gie non-codante, on sti­mule des réac­tions de défense par des virus atté­nués, on intro­duit de très cour­tes séquen­ces vira­les etc … + des détails tech­ni­ques pour épater l’assis­tance. La belle langue de bois et voca­bu­laire ras­su­rant etc … La pré­si­dente elle-même avait dit ds sa pré­sen­ta­tion : « on s’auto­rise les bio­tech­no­lo­gies » c’est bien dit ! Dans la des­crip­tion des lieux elle a énuméré une « plate-forme de trans­gé­nèse vigne ». Elle a pré­senté le tableau des finan­ceurs. Il y avait une partie privée sur son tableau, mais elle n’en a pas parlé ! » Bref, les rai­sins de la colère.

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Dans le domaine des bio­tech­no­lo­gies qui nous cou­rent sur le hari­cot comme pour le nucléaire qui nous courre sur le cham­pi­gnon, il y a des « col­lo­ques » pour agré­men­ter les autres moyens de faire avaler le pilule ; « Le 9 décem­bre 2011 au col­lo­que « Ces bio­tech­no­lo­gies végé­ta­les qui façon­nent les plan­tes culti­vées » orga­nisé par la Fondation Écologie d’Avenir dont le Conseil d’orien­ta­tion est pré­sidé par Claude Allègre etc."...adieu veaux vaches cochons.

Monsanto, Basf, Bayer reti­rent quel­ques OGM d’Europe, soit, mais pas tous, sans comp­ter les OGM cachés. Peut-être grâce au tra­vail remar­qua­ble fait depuis 15ans par la société civile. Certes mais ils gagnent aussi du temps alors que les reven­di­ca­tions sont les même dans les autres pays, ils limi­tent leur main­mise sur l’Europe, comme si on pou­vait lais­ser les autres mourir sans rien faire . Alors un peu de cou­rage et au lieu de deman­der un mora­toire, disons défi­ni­ti­ve­ment (encore par des lois ?) que l’on n’en veut pas de ce bre­ve­tage du vivant. Et encore un peu de cou­rage et exi­geons en se don­nant les moyens de cette exi­gence, des lois(?) anti trust ; pas de capi­ta­lisme donc pas de trans­na­tio­na­les.

Ce sys­tème agri­cole est sous per­fu­sion, com­plè­te­ment drogué, le sys­tème actuel de sub­ven­tion ne repose sur rien de pérenne. Les OGM et bio­tech­no­lo­gies sont une impos­ture agro­no­mi­que comme le nucléaire est une impos­ture énergétique. Le bre­ve­tage du vivant est une bar­ba­rie comme le nucléaire. La néga­tion de l’homme.

Monsanto par ci à Bron : http://late­le­vi­sion­pay­sanne.fr/video.php?lire­vi­deo=210#210

Monsanto par là à Trèbes http://www.monde-soli­daire.org/spip/spip.php?arti­cle5821

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Trèbes Monsanto pris la main dans le sac

lettre aux semen­ciers ici http://www.monde-soli­daire.org/spip/spip.php?arti­cle5832

DRAAF par là à Lyon http://www.monde-soli­daire.org/spip/spip.php?arti­cle5833 http://www.late­le­vi­sion­pay­sanne.fr/video.php?lire­vi­deo=210#211

Et le MON810 à nou­veau sous le coup d’une « clause de sau­ve­garde ». Allons bon, comme en mars 2008 http://www.monde-soli­daire.org/spip/spip.php?arti­cle4647 , le yoyo... , celui-ci sert de leurre pour tout le reste qui passe sur les côtés ; un leurre un tan­ti­net électoraliste en plus ; ce qu’il est médi­sant ce PdG de S’ÔProfitProtéol...

Tandis que UPOV et OMPI atta­quent la loi modèle de l’Afrique des droits des com­mu­nau­tés sur la bio­di­ver­sité. http://www.grain.org/brie­fings/?id=157

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Dans la série, « il ne se passe pas une semaine sans que les effets néfas­tes des bio­tech­no­lo­gies ne sor­tent sur la place publi­que » Voir ici http://www.infogm.org/spip.php?arti­cle5071 et là on remar­que que les « cox suis­ses » se rebif­fent :http://scien­ces­ci­toyen­nes.org/des-cher­cheurs-suis­ses-confir­ment-les-effets-letaux-de-la-toxine-cry1ab-du-mais-gene­ti­que­ment-modi­fie-mon810-sur-les-jeunes-larves-de-coc­ci­nelle/

Partout dans le monde les pay­sans se lèvent devant l’infa­mie. http://survie.org/billets-d-afri­que/2011/204-juillet-aout-2011/arti­cle/com­paore-livre-les-pay­sans-ouest et les api­culteurs bien sûr aussi, ici les polo­nais : http://fes­ti­wal­stopgmo.pl/index.php/321-marsz-pszc­ze­larzy

Semences : l’invi­si­ble guerre « G20 ... L’occa­sion de faire un point sur l’état des semen­ces et de la guerre invi­si­ble qui se joue autour de ces peti­tes grai­nes qui sont la source de notre ali­men­ta­tion ». Eva Wissenz http://bel­la­ciao.org/fr/spip.php?arti­cle118407

http://www.bas­ta­mag.net/arti­cle1941.html

Allons, encore un petit effort, la lutte conti­nue cama­ra­des, on sème la bio­di­ver­sité, on s’aime et on essaime ; « vive les semen­ces libres ! »

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signez la péti­tion sur l’impos­si­ble coexis­tence OGM-Apiculture http://www.ogm-abeille.org/#pe­ti­tion

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Soutien fau­cheurs http://sans-gene.org/ http://www.sou­tien­col­mar.onlc.fr/ http://www.sou­tien­fau­cheurs­bre­ta­gne.fr/

D’autres liens : http://www.semen­ces­pay­san­nes.org/ http://www.semons­la­bio­di­ver­site.com/ http://via­cam­pe­sina.org/fr/ http://www.grain.org/fr http://www.eco­so­cio­sys­te­mes.fr/grai­nes.html http://www.natu­reet­pro­gres.org/ http://www.koko­pelli.asso.fr/ http://www.terre-huma­nisme.org/ http://www.late­le­vi­sion­pay­sanne.fr/ http://www.che­min­fai­sant2005.net/Projet/Presentation/Presentation.php

et allez donc voir les pas­seurs de sens, c’est l’heure des semen­ces, les semen­ces libres de pré­fé­rence... http://zico­no­la­criee.free.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=19&Itemid=1 http://www.semen­ces­pay­san­nes.org/varie­tes_ancien­nes_pota­ge­res_actions_menees_m_56.php http://fr-fr.face­book.com/pages/le-pota­ger-dun-curieux/209317579099582

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Arroche rouge très très rouge...

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Trèbes Monsanto pris la main dans le sac Arroche rouge très très rouge...

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23 avril

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    Mercredi 23 avril viens nous voir dès 14h à notre squat Le Mât Noir à Lyon-Vaise : pro­jec­tion de court-métra­ges, info­kioske, gateaux vegan et un ate­lier infor­ma­ti­que pour sécu­ri­ser ton PC !


19 avril

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17 avril

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  • Résistances et solidarités internationales

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    Les expli­ca­tions, déné­ga­tions et jus­ti­fi­ca­tions des offi­ciers fran­çais pré­sents au Rwanda en 94, dans le texte. Une démar­che ori­gi­nale pour com­pren­dre le rôle des offi­ciers fran­çais dans le géno­cide tutsi à partir de leur pro­pres décla­ra­tions. Conférence - débat le 26 avril à la librai­rie Terre des Livres.


16 avril


13 avril

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