Accueil du site > Infos > Médias > Les Roboptiques

Les Roboptiques

Publié le 1er décembre 2007

Maj le 2 décembre 2007

fontsizeup fontsizedown Enregistrer au format PDF impression
5 compléments d'info

Journaliste des médias de masse : profession menteur.

Ce ven­dredi 30 novem­bre après-midi, FR3 Rhône-Alpes et M6 ont envoyé leurs jour­na­lis­tes devant le TGI, caméra à l’épaule, pour cou­vrir la com­pa­ru­tion immé­diate des 13 étudiants gré­vis­tes arrê­tés à la suite de l’action gra­tuité dans le Leader Price de Bron.

19/20, édition Rhône-Alpes, le Vendredi 30/11/ 2007

Commentaires de Jacques Paté aux ordres :

« En bref, mou­ve­ment de sou­tien cet après-midi à Lyon devant le palais où 12 jeunes et étudiants étaient enten­dus par la jus­tice. Ils ont été mis en examen pour vol avec vio­lence en réu­nion et placés sous contrôle judi­ciaire. Ils sont soup­çon­nés d’avoir pillé une grande grande sur­face, Mercredi soir, en marge des mani­fes­ta­tions étudiantes. »

Durée : 18-20 secondes.

Amusez-vous à ana­ly­ser les durées et le choix des sujets dans cette édition.

En com­pa­rai­son, voici les trai­te­ments de cette situa­tion faite par Laurent Burlet dans Lyon capi­tale.fr : lire l’arti­cle ainsi que l’arti­cle de Rebellyon paru le soir même dès 22h40 : « Intervention poli­cière sur le campus de Bron... »

Ces jour­na­lis­tes de FR3 et M6 ont été ques­tion­nés devant le palais de jus­tice. Il leur a été demandé leur avis sur leur com­pli­cité, leur col­la­bo­ra­tion aux habi­les pro­cé­dés tech­ni­ques de mani­pu­la­tion de l’infor­ma­tion afin d’influen­cer la sen­si­bi­lité réac­tion­naire de masse.

Voici leur réponse :

- L’un a avoué exé­cu­ter les cap­ta­tions ordon­nées par la hié­rar­chie, ne pas avoir son mot à dire dans le trai­te­ment de l’infor­ma­tion, et ris­quer de perdre son boulot si la com­mande d’images et de témoi­gna­ges n’est pas effec­tuée.

- Les deux autres de FR3 réfu­tent en bloc la mani­pu­la­tion et défen­dent leur inté­grité de l’infor­ma­tion. Or, ils ont été dans l’inca­pa­cité de pou­voir expli­quer le mou­ve­ment étudiant, et pré­ten­dent ne pas être au cou­rant du détour­ne­ment média­ti­que de masse qui consiste à faire croire que le mou­ve­ment étudiant sort de la crise actuel­le­ment grâce aux négo­cia­tions du gou­ver­ne­ment avec l’UNEF soi-disant syn­di­cat majo­ri­taire dans le mou­ve­ment.

Après cette décla­ra­tion, les robop­ti­ques ne trou­vent pas mieux de deman­der alors : « Quel est alors le syn­di­cat majo­ri­taire....l’UNI alors... ? »

Foutage de gueule, pré­ten­dus jour­na­lis­tes asexués inca­pa­bles de sub­jec­ti­vité et de mon­trer un peu de bon sens sans avoir peur de perdre leur boulot. Triste réa­lité.

Désormais, vous êtes pré­ve­nus que le culte de masse télé­vi­suel vacille de son pié­des­tal et peut un jour tomber et vous entraî­ner dans sa chute.

Quant à ceux qui pré­fè­rent tout de même l’infor­ma­tion tron­quée à zéro infor­ma­tion dans les médias de masse, vos ambi­tions vous aveu­glent pro­ba­ble­ment déjà ou alors peut-être est-ce de la naï­veté, un manque de luci­dité qui évidemment est sus­cep­ti­ble d’affai­blir le mou­ve­ment.

Sauf si demain un mou­ve­ment des inter­mit­tents du spec­ta­cle voit le jour der­rière les opti­ques ou le long des câbles. Je jubile déjà.

Aux dominants conscients :

Quel bas­sesse, quelle traî­trise de faire croire que vous ne faîtes que répon­dre aux exi­gen­ces des spec­ta­teurs-consom­ma­teurs. Nous savons très bien que la limi­ta­tion des men­ta­li­tés s’opère par d’autres moyens bien plus anciens encore : répres­sion sexuelle sur les indi­vi­dus depuis des mil­liers d’années soudée par les consi­dé­ra­tions mora­les et reli­gieu­ses, idées fixes cal­ci­fiées : l’amour de la nation, le res­pect de l’auto­rité patriar­cale, exci­ta­tion des peurs, de l’insé­cu­rité, des sen­ti­ments, contrain­tes maté­riel­les, économiques etc.

Ensuite, rien de plus simple de jeter en pâture des émotions, des plai­sirs consom­ma­bles arti­fi­ciel­les sur des indi­vi­dus cau­té­ri­sés.

Nous ne vou­lons pas de ce putain de pou­voir d’achat.

Nous nous bat­trons pour le pou­voir de vie.

A. Q.

Proposer un complément d'infos

modération à priori

Attention, votre message n'apparaîtra qu'après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

  • Le 8 janvier 2008 à 09:14

    La sensibilité mystique fait partie de la peste émotionnelle.

  • Le 7 janvier 2008 à 22:47

    De celui qui à l’écoute de ses torts préfère chercher ceux des autres plutôt que de les reconnaître, la compagnie tu éviteras (Lao Tseu)

  • Le 3 décembre 2007 à 20:09, par zombifex

    On met déja plus de 6mois a produire un texte critiques , t’imagine bien le temps qu ils nous faut pour l action .... toujours est il qu en tant qu oraganisation on s en tien au strict respect de ce que raconte notre texte ....

    qui plus est il s’agit d’une critique ne portant pas sur l’action mais sur la réfléxion qui y est associé .... Donc efectivement de la critique a la pratique nous ne faisons aucune difference .... enfin je répond a priori, notre hebergeur nous ayant sommé de modéré notre forum nous somme pour l instant dans l incapacité de reproduire une quelquonque forme de médiation en notre sein .....

    Mais c’est bien , je vois qu un texte t appelle a l auto critique, et que tu ne trouve rien de mieu a fair que de critiqué ces auteurs ... Merci pour ton éclairage oportun ....

  • Le 3 décembre 2007 à 09:06

    Aujourd’hui, Lundi, journée très tendue...

    A 13h00, normalement, AG à Bron et sur les quais ou ailleurs, c’est l’un des moments encore où il serait temps de sortir le « matos de combat » dialectique...

    Alors ,Zombifex & Co, de la critique à la pratique...(? ??)

  • Le 2 décembre 2007 à 18:24, par zombifex

    Texte en cours de rédaction a 4 mains depuis la fin mai 2007 ...

    Les derniers développements à la superficie de la sphère politique légale en france montrent de façon éclatante les effets d’un développement plus profond des idéologies conservatrices. Mais, partant de ce constat, il est important de ne pas s’en tenir aux habituels explications s’appuyant sur la prétendue manipulation médiatique, pour rechercher les causes internes du recul des idées progressives dans leur ensemble. La critique des médias souffre du manque de signification de son objet, qui n’existe pas en dehors d’une histoire idéologique et des multiples interventions qui la fondent - les medias, comme production capitaliste, ne sont pas autonomes de leurs consommateurs.
    Ainsi, ni les envolées lyriques au sujet de la berlusconisation de la politique orchestrée par Sarko, ni les habituelles complaintes sur les méchants médias nervis du pouvoir ne peuvent expliquer à elles seules le large recul de l’audience progressiste, et devraient plus largement s’accompagner d’un questionnement sur notre rôle dans la morosité intellectuelle ambiante. Nos idées se diffusaient traditionnellement par les frustrations quotidiennes, à l’abri desquelles fleurissait une pensée indépendante de l’idéologie dominante. Cette frustration, loin d’avoir disparue durant la période des Trente Glorieuses, c’est de nouveau exacerbé durant les vingt dernières années.
    Aujourd’hui, malgré l’élévation du niveau de richesse moyen, la misère, sous chacun de ses aspects, est à la fois la propriété symbolique la plus infamante et la plus universellement reconnue. Et l’écart inter-décile qui ne cesse de progresser, laissant chaque jour des millions de pauvres contempler le spectacle obscène de la luxure capitaliste ajoute encore à l’horreur de leur misere...La bourgeoisie étale ses richesses, espérant leur redonner par l’envie de l’autre un peu d’attrait, et ne réussit qu’à en dégoutter ceux qui n’en possèdent aucune.

    Ainsi le mode de vie bourgeois qui n’a plus par lui même d’intérêt, assure sa reproduction individuelle par d’autres moteurs : l’éducation, l’idéologie, la religion, etc...Ces outils ont donc suffit à imposer le conservatisme à une large majorité de la population du pays, contre les forces progressistes.

    Mais, de manière plus insidieuse et au sein des forces progressistes ces moyens de reproduction sociale ont sut orienter les outils même de la critique. Il ne s’agit pas seulement de ces représentants (réalisés en tant que tels, ou non) qui reprennent à la suite les uns des autres des thèmes prétendument rassembleurs, comme la nation ou le pouvoir d’achat, mais d’une dérive générale, à laquelle nous pouvons intégrer, par exemple, la nouvelle exigence de démocratie corporatrice lors des Assemblées Générales étudiantes et lycéenes. Ces ’’dérives’’, dans la structuration même de la pensée en direction des cadres institués, ont pu s’observer aussi lors des soirées qui ont suivies l’élection de NS.

    Au travers, par exemple, de l’intégration, au sein de l’imaginaire des franges apparemment (ou prétendument) les plus contestataire de la population, de la cassure « gentil manifestant(pacifiste) » // « méchant manifestant(casseur) », énième déclinaison du « diviser pour mieux régner » appliqué tous les jours par le pouvoir.
    On a pu lire au matin du 7 mai, sur un site d’informations locales et alternatives : « Les gens étaient en train de danser tranquillement sur la place Bellecour quand une bande de jeunes des quartiers sont venus foutrent le bordel ». Les schémas prédéfinis utilisés par certains contestataires vont plus loin qu’une simple analyse réactionnaire d’une réalité, et engendrent d’authentiques hallucinations. Accepter ces cadres de pensée simplistes revient à assister les forces réactionaires dans leurs croisades perpétuelles pour séparer le « bon immigrant » // « mauvais immigrant », le « bon chômeur » // « mauvais chomeur », le « bon rmi-ste » // « mauvais rmi-ste » et ainsi, céder à la résignation doctrinaire implicitement pronée par le capitalisme.

    L’analyse des mouvements sociaux est aussi concernée, en appliquant à la contestation un critère explicitement tiré d’un mode de pensée capitaliste : la productivité objective, qui suppose la vision d’une entreprise, au sens organique du terme, produisant pour un marché.

    Ainsi, une fois supprimé son objectif de transformation global de la société, le message révolutionnaire se coupe de sa principal force : porter un espoir fédérateur. En s’appliquant aussi bien aux réalités sociales, qu’aux questionnements qui en découlent, les cadres de la pensé masquent leurs propres limites, et consécutivement, installent une inertie intellectuelle phénoménale pour l’individu qui les accepte. Ainsi, l’ancien questionnement : « que faire ? » devient, par l’effet de la généralisation des cadres dominants « qu’est-ce que la société m’autorise à faire ? ».
    Toute critique de la société est fragilisée, sinon désamorcée, et s’installe une tradition de la contestation, qui s’exprime de façon définie contre des catégories définies : par excellence, c’est le schéma manifestation syndicale contre la reforme d’une loi plus ou moins sociale. Mais les luttes sociales de cette manière ne perdent pas seulement l’initiative en ne servant plus qu a la conservation d acquis ,elles perdent aussi leurs aspect de rupture dans les rythmes de vie et ainsi cesse de permettre l ouverture du champ des possibles devant nous ce qui vient étayé une nouvelle fois les cadre de la pensé dominante en ne laissant voir aucune autre alternative. En acceptant les cadre institutionnel de la lutte et finalement ces mode de raisonnement , les progressistes de tous poil sacrifient la cohérence de leur discours et par là de leurs pensées en acceptant implicitement l idée du libre arbitre. Accepté ainsi ce pillé du capitalisme libéral , C est accepté l’idée que les individus détermine rationnellement leurs choix hors de toute contrainte extérieur.. ce qui inévitablement surprime tout besoin de pallié au dite contrainte extérieur et ainsi tout besoin de progrès social. C’est par un critique avancé de notre vocabulaire menant a rouvrir le champ du possible politique en permettant de nouveau une contestation total et non de porté des revendication corporatiste que nous réussiront a nous affranchir de l’idéologie dominante et ainsi la combattre efficacement.

    Jim et Zombifex
    B.A.T.A.R.


Infos locales

25 juillet


21 juillet


16 juillet

  • Fêtes - Festivals - Vie du mouvement

    Ambierle - Séminaire Monnaie Sociale - 27&28 juillet

    Le 27 juillet et le 28 juillet 2010 de 9h00 à 17h00 se tien­dra un sémi­naire sur la créa­tion d’une mon­naie sociale dans le bassin roan­nais animé par Didac Costa du réseau salir del capi­ta­lismo à La Scierie, à Ambierle(42).

  • Migrations - sans-papierEs

    Un bébé de 8 mois enfermé avec ses parents au CRA de Lyon

    Le site Lois Sauvages nous alerte sur la situa­tion d’une famille au centre de réten­tion de Lyon, avec un père malade et une mère enceinte et un bébé.


13 juillet


10 juillet


3 juillet