Rappel historique :
Les conseils de quartier, un héritage de l’ère Jospin sont une idée noble à l’origine, désespérante à l’arrivée !
Si la première réunion a connu une mobilisation forte, le parterre de la salle Rameau était plein, elle fut stérile et n’accoucha que d’un second rendez vous où les effectifs furent divisés par 5. La réunionnite découragea tant de monde qu’à la troisième, il ne restait qu’une dizaine de personnes... Le spectacle pouvait enfin démarrer ! Démocratie participative, mais pas trop !
Le conseil n’est ni élu, ni souverain puisqu’un élu est de fait co-président. Si la collaboration avec le conseil municipal s’avère indispensable, la main mise, elle, vide le projet de son sens.
Et là…
Aujourd’hui, ce sont une dizaine de personnes qui se targuent d’être la population du quartier (pour 10 000 hab. au min.) et parlent en notre nom sans aucune légitimité !
Les préoccupations de ce conseil sont tristes, désépérantes et égo-centrées, déjections canines, affichage sauvage et "taggage sauvage", mais rien sur les familles reconduites, les expulsions et "l’inflation sud-américaine des loyers".
Avec le temps elles deviennent dangereuses, extinction des lumières d’une place du quartier à minuit (couvre-feu ?), demande d’arrêtés municipaux interdisant là le skate, ici la pétanque... Jusqu’où s’arrêteront-ils ? Pourquoi des arrêtés du maire ? Pour qu’un dispositif policier renforcé puisse sanctionner, verbaliser, réprimer.
D’une démarche populaire et participative, la dérive à un fonctionnement autocratique et populiste est aisée.
La Croix Rousse n’est pas à vendre, c’est un quartier vivant (vivantes les pentes !), c’est d’ailleurs ce qui a attiré bien souvent ces nouveaux habitants... Ces nouveaux habitants, souvent propriétaires, n’ont acheté que leur appartement mais sûrement pas la colline ! C’est pourquoi une mobilisation massive des croix-roussiens pourrait leur rappeler que la minorité c’est eux et pas nous !!!
Des habitant-e-s des Pentes.

