Accueil > Analyse et réflexion > Pour une compilation de réflexions sur les mouvements des Indignés, Occupy, (...)

Pour une compilation de réflexions sur les mouvements des Indignés, Occupy, 15M

Publié le 14 novembre 2011

Maj le 29 novembre 2011

Depuis le printemps, un mouvement plus ou moins large se développe dans les pays occidentaux, que les médias désignent de manière complètement artificielle sous le nom de Mouvement des Indignés. Cet article a pour but de compiler les textes de réflexion au sujet de ce mouvement qu’on pourrait plutôt désigner sous le terme d’occupationnistes (de places, de rues). (Mise à jour 29/11).

En France, ce mou­ve­ment reste par­ti­cu­liè­re­ment mino­ri­taire et sou­vent confus. Dans d’autres pays, des anar­chis­tes ont par­ti­cipé à ces mou­ve­ments locaux. Il serait inté­res­sant de com­pi­ler les dif­fé­rents textes de réflexion pour ne pas encou­ra­ger un mou­ve­ment à l’inverse de nos idées (col­la­bo­ra­tion avec la police, croyance dans la repré­sen­ta­tion démo­cra­ti­que, apo­lo­gie du paci­fisme - qui n’a rien à voir avec la non-vio­lence) sans passer à côté d’un mou­ve­ment poten­tiel­le­ment inté­res­sant (par sa cri­ti­que de la démo­cra­tie telle qu’elle s’exerce ou sa légère cri­ti­que du capi­ta­lisme).

Beaucoup de gens, ici à Lyon ou ailleurs dans le monde, se posent pas mal de ques­tions sur le sou­tien qu’il faut ou non appor­ter à ce mou­ve­ment ou au contraire for­mu­lent des cri­ti­ques sévè­res à son encontre.

Cet arti­cle a pour but de ras­sem­bler les liens vers des textes per­ti­nents, et éventuellement d’en encou­ra­ger la tra­duc­tion pour les plus inté­res­sants, pour confron­ter les argu­ments et y voir un peu plus clair.

Mises à jour de cette com­pi­la­tion de textes

- 29 novem­bre : rajout des textes Temps Critiques mais aussi de SIC et de TPTG sur le mou­ve­ment grec, ainsi que l’ana­lyse sur l’ensem­ble des mou­ve­ments d’Alain Accardo.

Textes en français :

Sur le mou­ve­ment aux Etats-Unis

- Ken Knabb : « Il ne s’agit pas d’une série de pro­tes­ta­tions, mais d’un mou­ve­ment » (Article11, entre­tien avec Ken Knabb, tra­duit de l’anglais le 10 novem­bre).

Anecdotique ? Ou, au contraire, l’un des mou­ve­ments poli­ti­ques les plus impor­tants de l’après-guerre ? Depuis la France, il est dif­fi­cile de pren­dre l’exacte mesure du mou­ve­ment Occupy Wall Street, qui touche désor­mais des cen­tai­nes de villes étatsuniennes. Pour s’en faire une idée, voici une inter­view de Ken Knabb, figure de la gauche révo­lu­tion­naire investi dans le mou­ve­ment Occupy Oakland.


- Le réveil en Amérique, (Bureau of Public Secrets, texte de Ken Knabb tra­duit de l’anglais le 15 octo­bre).

Le mou­ve­ment des “occu­pa­tions” qui se répand à tra­vers le pays depuis quatre semai­nes est d’ores et déjà l’explo­sion radi­cale la plus signi­fi­ca­tive en Amérique depuis les années 60. Et il ne fait que com­men­cer.

Cela a démarré le 17 sep­tem­bre lors­que plus de 2000 per­son­nes se sont ras­sem­blées à New York pour “occu­per Wall Street” afin de pro­tes­ter contre la domi­na­tion tou­jours plus évidente d’une élite économique ultra-mino­ri­taire sur les 99% de la popu­la­tion. Les par­ti­ci­pants occu­pè­rent un parc près de Wall Street (rebap­tisé Place de la Liberté en guise de salut envers l’occu­pa­tion de la Place Tahrir en Egypte) et for­mè­rent une assem­blée géné­rale qui fut reconduite chaque jour sui­vant. Bien qu’au départ tota­le­ment igno­rée par les prin­ci­paux médias, cette action ins­pira rapi­de­ment des mou­ve­ments d’occu­pa­tion simi­lai­res dans des cen­tai­nes de villes à tra­vers le pays et d’autres dans le monde entier.

- À court de che­wing gum (Mouvements, entre­tien avec Mike Davis publié le 29 octo­bre). Mike Davis est socio­lo­gue de la ville, auteur notam­ment d’un livre sur Los Angeles et les logi­ques de contrôle urbain City of Quartz, Los Angeles capi­tale du futur.

Il est vrai que les vieux mili­tants de gauche radi­cale dans mon genre sont prompts à reconnai­tre dans chaque nou­veau-né le messie ; mais cet enfant, « occupy wall-street », nait coiffé. Je pense que nous sommes témoins de la renais­sance de ces qua­li­tés mora­les qui ont défini de manière si carac­té­ris­ti­que les immi­grants et les gré­vis­tes de la grande dépres­sion, la géné­ra­tion de mes parents : je parle d’une soli­da­rité et une com­pas­sion spon­ta­nées et larges fon­dées sur une éthique dan­ge­reu­se­ment égalitaire. Une éthique qui dicte de s’arrê­ter pour pren­dre en voi­ture une famille qui fait du stop. De ne jamais briser une grève même lors­que le loyer est en souf­france. De par­ta­ger sa der­nière ciga­rette avec un étranger. De voler du lait quand vos enfants en man­quait et d’en donner la moitié aux petits d’à coté— ce que ma propre mère a fait de manière répé­tée en 1936. Une éthique qui dicte d’écouter atten­ti­ve­ment les gens pro­fon­dé­ment silen­cieux qui ont tout perdu sauf leur dignité. De culti­ver la géné­ro­sité du « nous ».

Ce que je veux dire, je crois, est que je suis extrê­me­ment impres­sionné par les gens qui se sont joints aux occu­pa­tions pour les défen­dre malgré les impor­tan­tes dif­fé­ren­ces d’âge, de classe sociale et de race. Mais pareille­ment, je suis en ado­ra­tion devant les gosses cou­ra­geux qui sont prêts à faire face à l’hiver et à rester dans les rues gla­cées comme leurs frères et sœurs sans-abris. Retour à la stra­té­gie cepen­dant : quel est le pro­chain maillon de la chaine (au sens que don­nait Lénine à cette expres­sion) qu’il faut attra­per ? Dans quelle mesure est-il impé­ra­tif que les fleurs sau­va­ges tien­nent une réu­nion uni­taire, adop­tent des reven­di­ca­tions pro­gram­ma­ti­ques, et consé­quem­ment se met­tent sur le ter­rain des enchè­res poli­ti­ques pour les élections de 2012 ? Obama et les Démocrates vont avoir déses­pé­ré­ment besoin de leur énergie et de leur authen­ti­cité. Mais il est peu pro­ba­ble que les occu­pants offrent leur extra­or­di­naire pro­ces­sus d’orga­ni­sa­tion auto­nome à la vente.

Personnellement, je penche du coté de la posi­tion d’ultra-gauche et de ses impé­ra­tifs évidents.(...)

- Prémonitions – sur les occu­pa­tions aux États-Unis (Jura Libertaire, tra­duit le 29 octo­bre). Traduction d’un petit pam­phlet écrit par un cama­rade amé­ri­cain sur les occu­pa­tions.

« Les occu­pa­tions qui vien­nent n’auront en vue aucune fin, et aucun moyens de les résou­dre. Quand cela arri­vera, nous serons enfin prêts à les aban­don­ner. »

Occupy Wall Street est la pre­mière réponse amé­ri­caine majeure à la crise économique de 2008. Mais la crise de 2008 est le pre­mier résul­tat majeur de la réponse ratée à la crise des années 70. En réa­lité, la guerre de classe à retar­de­ment des trois der­niè­res décen­nies, dans laquelle les Américains ont, avec leur bonne foi, laissé les affai­res et le gou­ver­ne­ment régler le pro­blème, est reve­nue se venger. Le temps d’atten­dre est révolu. L’âge de l’aus­té­rité a ses limi­tes. Tout occu­per sans reven­di­ca­tions n’est que le pre­mier pas que fait dans ses chaus­su­res gigan­tes­ques le nou­veau pro­lé­ta­riat amé­ri­cain.

- Chers occu­pis­tes : une lettre de la part d’anar­chis­tes, tra­duit de l’anglais le 8 octo­bre, pre­mière publi­ca­tion sur Crimethinc.org.

Appui et soli­da­rité ! Nous sommes ins­piré-e-s par les occu­pa­tions sur Wall Street et ailleurs au pays. Enfin, le peuple prend à nou­veau la rue ! Le momen­tum autour de ces actions peut poten­tiel­le­ment redon­ner de l’énergie à la pro­tes­ta­tion et à la résis­tance dans ce pays. Nous espé­rons que ces occu­pa­tions vont aug­men­ter en nombre et en sub­stance, et nous ferons notre pos­si­ble pour contri­buer à ces objec­tifs.

Pourquoi devriez-vous nous écouter ? Brièvement, parce que nous en sommes rendu-e-s au même point depuis long­temps déjà. Nous avons passé plu­sieurs décen­nies à lutter contre le capi­ta­lisme, à orga­ni­ser des occu­pa­tions, et à pren­dre des déci­sions par consen­sus. Si ce nou­veau mou­ve­ment n’apprend pas des erreurs pas­sées, nous ris­quons de répé­ter ces mêmes erreurs. Nous résu­me­rons ici nos leçons appri­ses à la dure.(…)

- Construire le poten­tiel anar­chiste et révo­lu­tion­naire du mou­ve­ment Occupy Wall Street, une décla­ra­tion conjointe de First of May Anarchist Alliance et The Utopian : A Journal of Anarchism and Libertarian Socialism, tra­duite en fran­çais sur anar­kismo.net (23 octo­bre).

Nous devrions viser à convain­cre le mou­ve­ment que le pro­blème actuel aux États-Unis ne concerne pas seu­le­ment Wall Street, les entre­pri­ses ou le fait que le sys­tème économique est actuel­le­ment « mani­pulé » ou « truqué » par des indi­vi­dus égoïstes et rusés. Nous devons expli­quer que la source de la crise c’est le sys­tème capi­ta­liste lui-même, un sys­tème où la pro­duc­tion n’a lieu que lorsqu’elle génère des pro­fits qui sont ensuite en grande partie acca­pa­rés par la minus­cule élite qui dirige le pays. Ainsi, nous devrions cher­cher à démon­trer au mou­ve­ment que son objec­tif utlime devrait être la démo­cra­ti­sa­tion radi­cale de toute notre société, ou, en d’autres mots, une révo­lu­tion, par laquelle la vaste majo­rité de la popu­la­tion saisit des riches le contrôle de l’économie et du pays dans son ensem­ble pour ensuite dis­per­ser le plus lar­ge­ment pos­si­ble le pou­voir et le contrôle direct sur tous les aspects de la vie sociale. Conséquemment, nous devrions pro­po­ser et appuyer les reven­di­ca­tions radi­ca­les qui à la fois sou­tien­nent cette pers­pec­tive et unis­sent les sec­teurs de la popu­la­tion aussi lar­ge­ment que pos­si­ble. (...)

- À propos du res­pect des règles du jeu : le sin­gu­lier succès d’#Oc­cu­py­Wall­Street, un texte de David Graeber, anthro­po­lo­gue et anar­chiste amé­ri­cain (Mouvements, tra­duit le 30 octo­bre). Un récit et une ana­lyse des débuts du mou­ve­ment Occupy Wall Street auquel il a par­ti­cipé.

Vous pouvez dire ce que vous voulez des Américains, et il y aurait beau­coup à dire, mais c’est un pays où est très for­te­ment ancré un sens démo­cra­ti­que. L’idée que nous sommes, ou que nous sommes censés être une société démo­cra­ti­que, nous rend fiers d’être Américains. Si Occupy Wall Street s’est étendu à chaque ville d’Amérique, c’est parce que nos sei­gneurs de la finance nous ont conduit à une impasse telle que les anar­chis­tes, les prê­tres­ses païen­nes et les gar­deurs d’arbres sont les der­niers Américains à penser qu’une société démo­cra­ti­que est peut-être encore pos­si­ble.

Sur le mou­ve­ment en Espagne
- Les anar­chis­tes et le mou­ve­ment du 15 mai : réflexions et pro­po­si­tions], (CCI, tra­duc­tion depuis l’anglais d’un texte espa­gnol, publié le 15 juin, une autre tra­duc­tion par le col­lec­tif de tra­duc­tion de Caen est dispo sur le Jura Libertaire.).

Le texte que nous publions ci-des­sous a été rédigé par un groupe d’anar­chis­tes madri­lè­nes autour du 27 mai. Il nous a été envoyé sur notre site en espa­gnol1 par un de nos lec­teurs. Nous l’avons publié et nous le tra­dui­sons ici parce qu’au-delà des diver­gen­ces que nous pou­vons avoir par­fois, il donne une des­crip­tion vivante et juste de ce qui s’est passé der­niè­re­ment sur la Puerta del Sol de Madrid. Par ailleurs, il pose le pro­blème de l’inter­ven­tion des révo­lu­tion­nai­res dans ce genre de mou­ve­ment. (...)

Ce texte pré­tend être une réflexion et une pro­po­si­tion pour sortir de l’impasse dans lequel nous nous trou­vons depuis long­temps, pour nous défaire des lour­deurs que beau­coup d’entre nous traî­nons et qui nous immo­bi­li­sent. C’est, au fond, une réflexion pour essayer de nous cla­ri­fier, pour savoir qu’est-ce que nous pou­vons appor­ter et com­ment nous pou­vons par­ti­ci­per dans tout ce qui arrive autour de nous. (…)


- Barcelone : un tract écrit et dif­fusé parmi les indi­gnés de la place de Catalunya Posted on 10 juin 2011 by jura­lib, (Jura Libertaire, tra­duit le 10 juin).

Avant, il y avait cette logi­que : s’orga­ni­ser ou s’indi­gner. Désormais : s’orga­ni­ser pour s’indi­gner. Nous disons : qui s’indi­gne attend encore de ce monde, pour­tant déjà un sou­ve­nir ruiné. Qui fait atten­tion à son image est déjà dans la force-de-tra­vail. Esclave. Détruire le vieux monde en nous est le geste le moins spon­tané qui puisse être. Les inten­si­tés sont des véri­tés. Le monde n’est guère favo­ra­ble aux véri­tés nou­vel­les. L’être isolé est le centre de ce monde en même temps que ses bor­du­res, faci­le­ment déchi­ra­bles. une foule d’êtres isolés également.

- Espagne : Por una anar­quia total ya ! / Pour une anar­chie totale main­te­nant ! (Jura Libertaire, tra­duit le 3 juin).

Ce texte pro­vient de notre indi­gna­tion de voir le mou­ve­ment « Démocratie Réelle Maintenant » se pré­sen­ter lui-même comme une vraie révo­lu­tion, alors que ce qu’il repré­sente réel­le­ment ce qu’il défend est la conti­nua­tion du sys­tème capi­ta­liste rac­com­modé avec quel­ques réfor­mes sans autres effets que de lui donner une légi­ti­mité. Les idées que reflè­tent le mani­feste de ce mou­ve­ment sont des appels de poli­ti­ciens, exi­geants un sys­tème qui tourne à la per­fec­tion, pour une démo­cra­tie qui permet un désac­cord cana­lisé et contrô­la­ble, tant qu’il ne menace pas sa survie.

- Témoignages de cama­ra­des sur les occu­pa­tions de Barcelonne et de Grenade (Le Réveil, 22 mai). Récit de cama­ra­des liber­tai­res plutôt favo­ra­bles aux formes du mou­ve­ment espa­gnol (à ses débuts en tout cas).

La non-vio­lence décla­rée dès le départ s’est tra­duite en une résis­tance radi­cale pas­sive et dans l’occu­pa­tion obs­ti­née de tous les lieux cen­traux et sym­bo­li­ques de la ville, en termes de cir­cu­la­tion, com­merce et tou­risme. Un méca­nisme qui s’est déclaré s’être ins­piré de la Révolution Égyptienne, qui com­mu­ni­que en per­ma­nence sur le web et qui attire le consen­sus de larges seg­ments de la popu­la­tion. À l’heure actuelle, l’uti­li­sa­tion de la force par les ins­ti­tu­tions loca­les pour­rait obte­nir un résul­tat contraire à celui recher­ché.

En réa­lité, ce qui peut arri­ver dépend avant tout de la capa­cité de ce mou­ve­ment à tra­duire l’indi­gna­tion en reven­di­ca­tions concrè­tes, plutôt qu’en pré­ten­tions jus­ti­cia­lis­tes de mora­li­sa­tion ou per­fec­tion­ne­ment de la classe poli­ti­que.

- Non à n’importe quel État, démo­cra­ti­que ou pas !, texte d’Agustin Garcia Calvo, auteur anar­chiste, lu à la Puerta del Sol à Madrid (Rebellyon, le 19 mai).

La pre­­mière [sug­ges­tion] est de ne jamais comp­­ter en quoi que ce soit sur l’État, quel qu’il soit : sur aucune forme d’orga­­ni­­sa­­tion étatique. [Applaudissements.] Je vois que c’est une erreur que beau­­coup d’entre vous per­­çoi­­vent sans qu’il y ait besoin de le dire. Il en découle que l’on ne peut en aucun cas se servir de la Démocratie, ni du nom ’démo­­cra­­tie’. Désolé, je vois bien que cela n’éveille pas d’applau­­dis­­se­­ments immé­­diats, mais il faut insis­­ter là-dessus. Je com­­prends que choi­­sir des devi­­ses comme « Démocratie réelle tout de suite » peut être, pour celui qui l’inventa, une tac­­ti­­que, une tac­­ti­­que pour ne pas trop se dévoi­­ler, car il sem­­ble­­rait que dire fron­­ta­­le­­ment et immé­­dia­­te­­ment « Non à n’importe quel État, démo­­cra­­ti­­que ou pas ! », pour­­rait sonner mal. Cette timi­­dité ou cette modes­­tie peut l’expli­­quer, mais je crois qu’il est temps se défaire de cette trom­­pe­­rie.(...)

- Manifeste du col­lec­tif espa­gnol Democracia Real Ya (Rebellyon, tra­duit le 19 mai).

Sur le mou­ve­ment en Grèce
- Notes pré­li­mi­nai­res pour un -compte-rendu du « Mouvement des assem­blées popu­lai­res » en Grèce, arti­cle du col­lec­tif grec TPTG publié en fran­çais sur Libcom.org et dont on peut trou­ver d’autres textes tra­duits sur leur site.
Il s’agit d’un arti­cle assez com­plet sur le dérou­le­ment du mou­ve­ment place Syntagma en mai-juin à Athènes, les dif­fé­ren­tes pro­blé­ma­ti­ques sou­le­vées et le pro­blème vio­lence-non-vio­lence. Il conclue sur 3 éléments sur ce mou­ve­ment : son natio­na­lisme, les pro­blè­mes de mani­pu­la­tion de l’assem­blée, l’atti­tude des anar­chis­tes (anti-auto­ri­tai­res) et du reste de l’extrême-gauche dans ce mou­ve­ment.

Une chose est cer­taine : ce mou­ve­ment vola­tile et contra­dic­toire attire l’atten­tion de tous les côtés du spec­tre poli­ti­que et cons­ti­tue une expres­sion de la crise des rap­ports de classe et de la poli­ti­que en géné­ral. Aucune autre lutte ne s’est expri­mée de manière plus ambi­va­lente et plus explo­sive dans les der­niè­res décen­nies. Ce que le spec­tre poli­ti­que dans sa tota­lité trouve inquié­tant dans ce mou­ve­ment d’assem­blées est que la colère et l’indi­gna­tion pro­lé­tai­res (et peti­tes-bour­geoi­ses) ne s’expri­ment plus par les canaux de média­tion des partis poli­ti­ques et des syn­di­cats. Il n’est donc pas tel­le­ment contrô­la­ble et il est poten­tiel­le­ment dan­ge­reux pour le sys­tème de repré­sen­ta­tion géné­ral, poli­ti­que et syn­di­ca­liste.

- Le mou­ve­ment des « Indignados » en Grèce, un arti­cle publié dans la nou­velle revue « Sic », écrit en juillet (avant l’essou­fle­ment final du mou­ve­ment place Syntagma à Athènes).

Le mou­ve­ment des « indi­gna­dos » fut une lutte de pro­lé­tai­res et de cou­ches de la classe moyenne et de la bour­goi­sie rapi­de­ment pro­lé­ta­ri­sées dont la repro­duc­tion est blo­quée, qui devien­nent de plus en plus pau­vres ; une lutte menée au niveau de la poli­ti­que, c’est-à-dire en dehors de la pro­duc­tion. Confrontés à la géné­ra­li­sa­tion de l’absence d’avenir dans les déve­lop­pe­ments de la crise actuelle, et à l’inten­si­fi­ca­tion des dyna­mi­ques de la restruc­tu­ra­tion, les mani­fes­tants ne peu­vent pra­ti­que­ment envi­sa­ger aucune porte de sortie, aucune façon concrète de rendre leur vie dif­fé­rente, et c’est pour cela qu’ils met­tent en avant une simple forme, la démo­cra­tie réelle, qui, quel que soit le degré auquel elle repré­sente toutes leurs aspi­ra­tions à une vie meilleure, demeure une forme vide. Vu de cette façon, ce mou­ve­ment peut appa­raî­tre comme l’envers de la médaille des émeutes de décem­bre 2008.

Sur le mou­ve­ment en France
- Les « Indignés », l’apo­li­tisme et le cons­pi­ra­tion­nisme (Conspis hors de nos vies, le 17 sep­tem­bre).

Une ana­lyse à propos des « Indignés » et de leur manque de pers­pec­ti­ves poli­ti­ques, qui est sous tendue par la quasi-absence dans leur réflexion théo­ri­que de toute cri­ti­que sociale digne de ce nom. Ce texte établit un lien avec cet « apo­li­tisme »reven­di­qué et leur per­méa­bi­lité aux thèses cons­pi­ra­tion­nis­tes : la nature ayant hor­reur du vide et l’ennemi capi­ta­liste n’étant pas clai­re­ment nommé, il est normal que la lutte contre le « nouvel ordre mon­dial » en vienne à rem­pla­cer la lutte contre le capi­tal, l’Etat et leurs valets. (…)

- Indigné-e-s lyon­nais-es, mais sur­tout can­di­des par­fois (Rebellyon, le 22 juin)

Sur le fond, ce qui m’inquiète le plus c’est que l’indi­­gna­­tion de cer­­tain-e-s semble venir de petits pro­­blè­­mes per­­son­­nels plus que de la société, du sys­­tème. C’est le cas dans ce texte. Car quand on vit en France, com­­ment ne pas se sentir en Etat fort et dur, raciste ouver­­te­­ment, injuste, mili­­ta­­riste, fli­­cailleux ? Comment igno­­rer les expul­­sions, les matra­­qua­­ges en règle, les bavu­­res poli­­ciè­­res tou­­jours cou­­ver­­tes ? Comment peut-on sin­­cè­­re­­ment conti­­nuer à croire que le sys­­tème poli­­cier est au ser­­vice du citoyen en France ? Comment oublier les lois d’exep­­tions qui per­­met­­tent le pire (LOPPSI2 et autres) ? C’est de la can­­deur, mais cette can­­deur est un peu dan­­ge­­reuse quel­­que part. Certes, on peut aussi y lire du second degré, mais je n’y crois pas.(…)

- Indignés ! l’un dit niais... vous ?, (texte de Claude Guillon, paru le 13 juin).

Décidément, à l’époque des médias de masse, la mode peut vous dégoû­ter de n’importe quoi : une cou­leur, un plat, un mot. Jusqu’à une date récente, je n’éprouvais aucune aver­sion à l’égard de l’adjec­tif indi­gné. Voilà qu’il me donne la nausée ; je ne peux plus le voir en pein­ture ; je me demande com­ment il a pu se former dans ma bouche.

Sur le mou­ve­ment « occu­pa­tion­niste » ou « assem­bléiste » en géné­ral
- Indignation moyenne, un texte d’Alain Accardo paru dans Le Sarkophage de novem­bre.

Au contraire, dans le mou­ve­ment des « Indignés », non seu­le­ment les éléments pro­lé­ta­riens ne sont qu’une com­po­sante parmi beau­coup d’autres, mais ils ne sont pas orga­ni­sés et moins encore hégé­mo­ni­ques, de sorte que le climat idéo­lo­gi­que domi­nant semble bien être une fois de plus marqué par le mélange équivoque d’idées et de sen­ti­ments qui font de la petite bour­geoi­sie à la fois la concur­rente la plus agres­sive et la par­te­naire la plus ser­vile de la grande. Pour le moment rien n’indi­que que la plu­part des mécontents qui cla­ment leur indi­gna­tion aient un autre idéal social que l’indi­vi­dua­lisme hédo­niste de la société libé­rale-liber­taire, ni qu’ils aient une autre ambi­tion que celle de s’asseoir ou se ras­seoir à la table du ban­quet auquel les dégâts de la crise et la perte de pou­voir d’achat les empê­chent d’accé­der.

- La poli­ti­que évitée - Réflexions sur le mou­ve­ment « Occupons X, Y, Z » (Indymedia Paris, tra­duit de l’anglais le 12 octo­bre), une ana­lyse du mou­ve­ment des cam­pe­ments de pro­tes­ta­tion actuels, à Dublin et en géné­ral, par le Workers Solidarity Movement d’Irlande :

Comment réagir face au mou­ve­ment « Occupons X, Y, Z » qui a explosé dans les rues de nom­breu­ses villes à tra­vers le monde, trans­for­mant des espa­ces publics en cam­pe­ments d’oppo­si­tion ? Certaines choses sont évidentes : pre­miè­re­ment, le fait que des mil­liers de per­son­nes à tra­vers le monde aient envahi des lieux publics pour expri­mer leur colère contre le sys­tème finan­cier est indé­nia­ble­ment une bonne chose.

- « L’indi­gna­tion qui vient » (Le Cri du Dodo, 20 sep­tem­bre).

Ici comme ailleurs, celui-ci a donné lieu à plu­sieurs réflexes condi­tion­nés, pièges et écueils qui tou­chent en géné­ral les « mou­ve­ments sociaux » : le féti­chisme des pra­ti­ques d’abord (comme l’occu­pa­tion de places, le sit­ting, les hap­pe­ning ou la mani­fes­ta­tion plan-plan et main­te­nant la marche...) et la limi­ta­tion stricte du mou­ve­ment à ces pra­ti­ques, le démo­cra­tisme ensuite (le res­pect reli­gieux et le pri­vi­lège donné aux déci­sions col­lec­ti­ves prises en assem­blées « repré­sen­ta­ti­ves du mou­ve­ment »), le « nihi­lisme citoyen » (res­pect borné de la loi, du vote, des « droits » donnés et des devoirs exigés par l’Etat) et la « non-vio­lence » dog­ma­ti­que (qui va jusqu’à prôner la vio­lence poli­cière contre ceux ou celles qui refu­sent ce dogme) et donc l’hégé­mo­nisme (la prise de contrôle du mou­ve­ment par une de ses fran­ges), et sur­tout : l’absence de pers­pec­tive révo­lu­tion­naire et l’enfer­me­ment dans des reven­di­ca­tions abs­trai­tes et réfor­mis­tes. Loin de repré­sen­ter un sur­saut révo­lu­tion­naire, ou une authen­ti­que révolte spon­ta­née, ce mou­ve­ment des indi­gnés s’ins­crit bien plutôt dans la paci­fi­ca­tion de toute contes­ta­tion réelle (de par le rejet de l’action directe), la mili­ta­ri­sa­tion de l’Etat (les guer­res menées à l’étranger et le ren­for­ce­ment de la répres­sion inté­rieure sur les­quels le silence des « indi­gnés » est plus que sus­pect) et la montée du fas­cisme dans la société, au tra­vers de ce mou­ve­ment notam­ment.(…)

- Pacifisme à la Facebook sur les places euro­péen­nes (Jura Libertaire, le 2 juin, tra­duit de l’anglais).

Combien d’amis le paci­fisme com­pul­sif a sur Facebook ?
Le 25 mai depuis l’après-midi près de 40’000 genre de néo-Grecs ont rempli la place Syntagma vali­dant ainsi de la pire des maniè­res le mémo­ran­dum de la Troïka, les mesu­res d’aus­té­rité et le pri­vi­lège de l’exclu­si­vité quand à l’usage de la vio­lence de la part de l’État.

- Considérations sur les « indi­gnés » (La Guerre dans l’âme, le 31 mai).

. On aurait pu, en 2011, se conten­ter d’une insur­rec­tion façon « comité invi­si­ble », et ce malgré le gouf­fre tac­ti­que d’un ouvrage comme L’insur­rec­tion qui vient, mais c’est méses­ti­mer la capa­cité d’une partie de la jeu­nesse à s’enti­cher de hochets citoyen­nis­tes en guise de théo­rie révo­lu­tion­naire. Indignez-vous n’est pas autre chose (1). Le pro­blème étant néan­moins que le lec­teur de Stéphane Hessel, ce révo­lu­tion­naire du living-room, s’est mis en tête de sortir de chez lui, et de mon­trer qu’il savait « s’indi­gner ». Il a donc attrapé sa tente Quechua, son Iphone, et s’en est allé camper au milieu des places, pour récla­mer la « démo­cra­tie réelle », celle des citoyens apo­li­ti­ques, paci­fi­ques (2). Et quant les flics, à Barcelone, à Paris, sont venus pour clore la fête, his­toire qu’on puisse cir­cu­ler ou boire à une finale de foot rem­por­tée par l’équipe locale, il s’est assis par terre, a crié « non à la vio­lence ! » : plus d’une cen­taine de bles­sés à Barcelone, dont un encore dans un état grave à l’heure qu’il est. Le paci­fisme a une limite : ça s’appelle le maso­chisme. (...)

Les indi­gnés : écart ou sur-place ? Désobéissance, résis­tance et insu­bor­di­na­tion par Temps Critiques.

Ce texte n’est pas le pro­­duit de l’actua­­lité immé­­diate puisqu’il a été initié, il y a plu­­sieurs mois déjà, dans la pers­­pec­­tive de repla­­cer de façon plus théo­­ri­­que dif­­fé­­ren­­tes expé­­rien­­ces de lutte dites de « résis­­tance » ou de « déso­­béis­­sance » aux­­quel­­les cer­­tains d’entre nous ont par­­ti­­cipé de manière pra­­ti­­que mais aussi cri­­ti­­que.

- Aux prises. Les indi­gné.es. L’émission de Radio Canut de « Chroniques et de revue des scien­ces socia­les » pré­sente un texte de Joseph Confavreux, Après l’Indignation, paru dans la revue Vacarme 55.

« Indignez-vous ! » Le petit livre de Stephane Hessel fait fureur, jusqu’à ins­pi­rer le nom d’un mou­ve­ment social occu­pant les places en Espagne. Qu’est-ce qui se cache der­rière cette injonc­tion ? Peut-on bâtir une cri­ti­que poli­ti­que sur l’indi­gna­tion ?


Quelques textes en anglais.

(Il pour­rait être inté­res­sant d’en tra­duire un cer­tain nombre...)

- The next step for OWS : Occupy Buildings, Occupy Workplaces (Insurgent Notes, 17 novem­bre).

Today, after two months of occu­pa­tions and the attacks on the occu­pa­tions in Portland, Oakland and now Manhattan, OWS might be cros­sing a new thre­shold—a mas­sive conver­gence of stu­dents in Union Square and a wor­king-class conver­gence in Foley Square attemp­ting to give rea­lity to the gro­wing calls for a gene­ral strike. That new thre­shold should include the exten­sion of the occu­pa­tions to buil­dings for the coming winter and, beyond that, to work­pla­ces, where the wor­king class can make the system stop, as a fur­ther step toward taking over the admi­nis­tra­tion of society on an enti­rely new basis. Whatever hap­pens today (November 17th) and in the coming week of action, it is time to assess the strengths and limits of the occu­pa­tion move­ment both in New York and around the U.S.

- It is not our desire to par­ti­ci­pate in vio­lence, but it is even less our desire to lose. (Letter of Solidarity From Cairo) (une lettre d’Egypte qui a été repro­duite sur de nom­breux sites radi­caux, publiée sur Socialism and/or Barbarism le 27 octo­bre).

Those who said that the Egyptian revo­lu­tion was pea­ce­ful did not see the hor­rors that police visi­ted upon us, nor did they see the resis­tance and even force that revo­lu­tio­na­ries used against the police to defend their ten­ta­tive occu­pa­tions and spaces : by the govern­ment’s own admis­sion ; 99 police sta­tions were put to the torch, thou­sands of police cars were des­troyed, and all of the ruling party’s offi­ces around Egypt were burned down. Barricades were erec­ted, offi­cers were beaten back and pelted with rocks even as they fired tear gas and live ammu­ni­tion on us. But at the end of the day on the 28th of January they retrea­ted, and we had won our cities.
It is not our desire to par­ti­ci­pate in vio­lence, but it is even less our desire to lose.

- This Is What Revolution Looks Like (Truthdig, 15 novem­bre).

Despotic regi­mes in the end col­lapse inter­nally. Once the foot sol­diers who are orde­red to carry out acts of repres­sion, such as the clea­ring of parks or arres­ting or even shoo­ting demons­tra­tors, no longer obey orders, the old regime swiftly crum­bles. When the aging East German dic­ta­tor Erich Honecker was unable to get para­troo­pers to fire on pro­tes­ting crowds in Leipzig, the regime was fini­shed. The same refu­sal to employ vio­lence doomed the com­mu­nist govern­ments in Prague and Bucharest. I wat­ched in December 1989 as the army gene­ral that the dic­ta­tor Nicolae Ceausescu had depen­ded on to crush pro­tests condem­ned him to death on Christmas Day. Tunisia’s Ben Ali and Egypt’s Hosni Mubarak lost power once they could no longer count on the secu­rity forces to fire into crowds.

The pro­cess of defec­tion among the ruling class and secu­rity forces is slow and often imper­cep­ti­ble. These defec­tions are advan­ced through a rigid adhe­rence to non­vio­lence, a refu­sal to res­pond to police pro­vo­ca­tion and a verbal res­pect for the blue-uni­for­med police, no matter how awful they can be while wading into a crowd and using batons as bat­te­ring rams against human bodies. The resi­gna­tions of Oakland Mayor Jean Quan’s deputy, Sharon Cornu, and the mayor’s legal advi­ser and long­time friend, Dan Siegel, in pro­test over the clea­ring of the Oakland encamp­ment are some of the first cracks in the edi­fice. “Support Occupy Oakland, not the 1% and its govern­ment faci­li­ta­tors,” Siegel twee­ted after his resi­gna­tion.

- Deux textes cri­ti­ques du mou­ve­ment Occupy en Afrique du Sud à partir d’une pers­pec­tive liber­taire ;
- Reflections for the US occupy move­ment
- Three thoughts on #Oc­cupy. At a time when a banner rea­ding Katalipsi ! (Occupied !) flies from the Greek Finance minis­try, here are three thoughts on the pro­li­fe­ra­ting calls to #Oc­cupy ! From Pierce Penniless. Publié le 14 octo­bre.
- Unite the strug­gles - Anarchist Federation Leaflet from the London Anarchist Federation on the wave of occu­pa­tions and upsurge in class strug­gle as aus­te­rity bites, arguing the wor­king class to unite sepa­rate strug­gles. Publié le 20 octo­bre.


Divers

Quelques vidéos de réflexion :
- Leçon d’insur­rec­tion - Franco Berardi Bifo.

C’est que le temps de s’indi­gner est passé, ceux qui s’indi­gnent com­men­cent déjà à nous ennuyer. De plus ils nous parais­sent comme les der­niers gar­diens d’un sys­tème pourri, un sys­tème , sans dignité, dura­bi­lité ou cré­di­bi­lité. Nous n’avons plus à nous indi­gner, nous avons à nous révol­ter.


- Debtocracy à propos de la crise de la dette en Grèce.
- Quelques affi­ches du mou­ve­ment amé­ri­cain : Occuprint. A noter un étonnant « tout le pou­voir aux com­mu­nes ».


Sites inté­res­sants en anglais :
- Occupy Oakland.
- Occupy California
- Occupy Wall Street

- Zine Library.
- Libcom.
- Bureau of Public Secrets.

Proposer un complément d'infos

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Infos locales

17 avril

  • Résistances et solidarités internationales

    Débat « L’Ukraine, entre capitalisme à la russe et impérialismes occidentaux »

    Depuis quel­ques mois, l’Ukraine est deve­nue un champ de batailles où s’affron­tent les vieilles puis­san­ces impé­ria­lis­tes d’Europe occi­den­tale et des États-Unis, et le capi­ta­lisme russe dési­reux de se cons­truire une puis­sance régio­nale. L’étincelle et Union pour le Communisme pro­pose une réu­nion publi­que / débat le jeudi 24 avril à 18H à l’Université Lyon 2 (Quais).

  • Résistances et solidarités internationales

    Conférence-débat : officiers français et génocide des Tutsi

    Les expli­ca­tions, déné­ga­tions et jus­ti­fi­ca­tions des offi­ciers fran­çais pré­sents au Rwanda en 94, dans le texte. Une démar­che ori­gi­nale pour com­pren­dre le rôle des offi­ciers fran­çais dans le géno­cide tutsi à partir de leur pro­pres décla­ra­tions. Conférence - débat le 26 avril à la librai­rie Terre des Livres.


16 avril


13 avril

  • Vie des quartiers - urbanisme - initiatives

    Goûter solidaire contre la fin de la trêve hivernale

    Depuis le 31 mars, fin de la trêve hiver­nale, plu­sieurs famil­les dont les enfants sont sco­la­ri­sés à l’école Gilbert Dru se retrou­vent à la rue ou dans des situa­tions d’héber­ge­ment très pré­cai­res. C’est pour­quoi des parents et des ensei­gnants de plu­sieurs écoles et col­lè­ges de l’agglo­mé­ra­tion lyon­naise s’orga­ni­sent et vous invite le jeudi 17 avril.


12 avril

  • Résistances et solidarités internationales

    Rencontre autour de la naissance d'une école autogérée

    Rencontre débat avec des cama­ra­des venu-e-s de Barcelone pré­sen­ter leur projet d’école auto­gé­rée, coo­pé­ra­tive et com­mu­nau­taire, le mer­credi 16 avril.

  • Salariat - précariat

    Blocage du site ERDF de Vénissieux

    Depuis jeudi 10 avril, une tren­taine de sala­riés du groupe ERDF de Vaise et Vénissieux, blo­quent l’entrée du site de Vénissieux deman­dant entre autre le retrait des cour­riers d’aver­tis­se­ment et de blâmes adres­sés à cer­tains d’entre eux. Il se sont relayés toute la nuit du 10 au 11 avril dans l’attente d’une négo­cia­tion juste.

  • Résistances et solidarités internationales

    « Les négociations Israélo-Palestiniennes » : Premier bilan et perspectives

    Conférence d’Élias Sanbar, ambas­sa­deur de la Palestine auprès de l’UNESCO, mer­credi 16 avril à 18h, salle Victor Hugo, Lyon 3e.


9 avril

  • Discriminations

    Lecture de soutien à Act Up-Paris

    Pour sou­te­nir l’asso­cia­tion, rendre visi­bles ses actions et ses combat en matière de lutte contre le sida, deux évènements sont orga­ni­sés à Lyon dans la jour­née du samedi 12 avril


7 avril

  • Ecologie - nucléaire - Alternatives

    « No Gazaran » : Film & débat au ciné Caluire

    Projection le ven­dredi 18 avril à 20h30, avec le Collectif Caluire Environnement, du film docu­men­taire « No gaza­ran » suivi d’un débat. Avec la pré­sence de la réa­li­sa­trice Carole Menduni.


6 avril

  • Droits sociaux - santé - services publics

    Rassemblement contre la casse de l'assurance chômage

    Rassemblement contre la casse de l’assu­rance chô­mage à l’occa­sion de la venue de Pierre Gattaz (pré­si­dent du Medef) à Lyon 1, le mardi 8 avril à partir de 17h45. Et assem­blée géné­rale le mer­credi 9 avril à 15h à l’Opéra de Lyon.

  • Informatique

    Infokiosque et atelier informatique au squat Le Kajibi

    Ce mardi 8 avril à partir de 14h, le squat Kajibi pro­pose un info­kios­que et un ate­lier infor­ma­ti­que sur le thème « com­pren­dre et auto­gé­rer/par­ta­ger sa connexion Internet ».


3 avril


1er avril


30 mars


28 mars


> Voir toutes les archives