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Le 17 janvier 2012, occupons Pôle Emploi !

3 compléments

Mardi 17 janvier 2012 aura lieu le Mouvement d’occupation des agences pôle emploi par les chômeurs et précaires et tout le monde peut venir en aide !

Rendez vous le 17 janvier 2012 dès 8h30 de leur locaux au Pôle Emploi 95 Rue Louis Guérin, 69100 Villeurbanne.

A la veille du « sommet pour l’emploi » de Nicolas Sarkozy, les Indignés invitent tous les chômeurs et précaires à participer à un mouvement national d’occupation de certaines agences le mardi 17 janvier.

Voici leur appel :
Le gouvernement se refuse à écouter les mouvements des chômeurs et précaires qui demandent, en vertu des alinéas 5 et 11 du Préambule de notre Constitution, qu’on les respecte : si « Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi », alors « Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler, a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence ».

STOP aux réductions d’indemnisation (taux et durée).
STOP aux radiations injustifiées et intempestives.
STOP et non aux 7 heures de travail dues par un bénéficiaire du RSA.
STOP à la stigmatisation des sans emploi.
STOP aux discriminations sociales, raciales, sexistes, générationnelles...

Le 18 janvier, lors de son « sommet pour l’emploi », le gouvernement se prépare à mettre tout le monde à genoux en imposant aux travailleurs une flexibilité à outrance : CDD de 30 mois ou CDI intérimaire, chômage partiel facilité, modulation à la carte du temps de travail avec baisse de salaire... Bref, une légalisation du chantage à l’emploi et du « Gagner moins pour continuer à travailler », sous prétexte de résoudre leur crise !

Chômeurs, précaires, salariés, nous sommes tous concernés : Voilà pourquoi nous devons nous mobiliser ! Gérer l’exclusion, ce n’est pas la combattre. Précariser le salariat, ce n’est pas lutter contre le chômage.

Le développement du rapport de force qui doit nous permettre de regagner nos droits sociaux et à vivre dignement tous, dépend de chacun d’entre nous.
LE 17 JANVIER 2012, OCCUPONSLE EMPLOI !

Rendez vous le 17 janvier 2012 dès 8h30 de leur locaux au pôle emploi 95 Rue Louis Guérin, 69100 Villeurbanne.

Les Indignés — en collaboration avec des associations de chômeurs (dont AC !), des syndicats (dont la CNT ou FO Intérim) et des partis politiques (dont le Front de gauche) — sont en train de se mettre d’accord sur le choix d’une agence dans chaque ville de France concernée par le mouvement, dont voici une première liste.

De quoi bien commencer l’année !

La suite à lire sur : http://www.actuchomage.org/2012010418632/Mobilisations-luttes-et-solidarites/le-17-janvier-2012-occupons-pole-emploi.html

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  • Le 8 janvier 2012 à 14:47, par Police emploi basta !

    Indignés ce n’est qu’une appellation médiatique. Mais cet appel a été lancé par des précaires en butte àPôle empoi, puis repris par uncut France, avant de l’être par les « indignés » et d’autres. Le 17 janvier sera peut-être une critique en acte de ces « indignés » et de leur inconsistance, et plus fondamentalement une mise en cause explicite de l’idéologie du travail. Pourquoi ne pas tenter un tel pari ?

    Dans cette optique, dans cette hypothèse, revenons en à l’obet visé !

    C’est l’histoire d’un plein emploi qui ne reviendra pas et de l’action de son fantôme sur les vies aujourd’hui.
    C’est l’histoire d’étranges institutions pour lesquelles ce plein emploi qui n’existe pas vaut à la fois boussole et centre de gravité ; l’histoire d’un Pôle emploi qui désigne les chômeurs comme des « candidats ». Candidats à quoi ? À l’emploi bien sûr. Et tout ce qui excède ce rôle assigné sera susceptible de sanction, de mépris, d’éviction, de correction, de procès.
    C’est l’histoire de la participation obligée à un jeu délétère dont personne ne connait les règles et celle d’un Pôle emploi qui, pour mener ce jeu, inculquer les comportement concurrentiels que chacun devrait reproduire pour décrocher la timballe tant espérée, endosse les rôles nécessaires au déploiement d’un théâtre si quotidien que les tragédies qui s’y jouent passent d’ordinaire inaperçues ; l’histoire d’un juge des comportements des chômeurs qui est aussi l’un des bourreaux de leurs déviances, d’un arbitre des « droits » de ses sujets qui organise dans le même temps l’existence de ses candidats, de l’un des animateurs d’une disponibilité à l’exploitation que l’on voudrait sans bornes et incarnée en chacun...

    suite de ce texte

    Des critiques détaillées sur le fonctionnement du Pôle, recueillis pour témoigner lors d’un procès pour « outrage à Pôle emploi »

  • Le 7 janvier 2012 à 16:44, par Tom

    Assez d’accord, ce terme « d’indignés » érigé par les médias en synonyme de toutes protestations commence sévèrement à me saouler... Peux-t-on organiser quelque chose à l’encontre du pouvoir en place sans entendre parler « d’indignés ».
    Je ne comprend pas pourquoi ils persistent à utiliser ce terme qui dans les médias et la pensée dominante, et donc, chez la plupart des gens qui ne vont pas voir ailleurs, n’a pas une connotation très valorisante...

    Encore une fois, on assiste à une notion fourre-tout qui a la volonté de résumer tout un combat, toute une lutte par un simple mot.
    Perso La Commune, c’est quand même bien plus romantique et bien plus en adéquation avec le chemin qui reste à faire !

  • Le 6 janvier 2012 à 23:59

    Source : http://juralib.noblogs.org/2012/01/06/a-propos-de-lappel-%c2%ab-indigne-%c2%bb-a-occuper-pole-emploi-le-17-janvier-2012/

    Le 17 janvier 2012…

    Ce n’est pas une info, mais un billet d’humeur et comme mon humeur est explosive et que je suis généreux, je vous fait profiter de mon trop plein « d’Indigné »…

    Comme tout le monde, je reçois l’invitation à l’indignation : occupation des Pôles Emploi le 17 janvier 2012…

    Comme tout les exploités franchement véners de la liste, on me « hesselise » (du triste grabataire Stéphane Hessel dont le torchon de 30 pages finit de nous convaincre des nécessités de l’euthanasie face à la sénilité).

    Comme beaucoup, j’en ai ma claque des appels à l’indignation quand nous n’en sommes plus à nous indigner… L’indignation ? — Mon cul ! Qui sont ces bonnes-sœurs zélées qui s’indignent du merdier du monde ?!? Me prendrait-on pour l’un de ces petits bourgeois qui fait de la politique en famille, le dimanche devant le rôti qu’a fait mamie ???
    J’ai la rage, l’angoisse et la colère des expulsions de nos logements. J’ai la niak, le pillage dans le sang et mon caddie dans les starting-blocks pour pouvoir bouffer quelque chose qui a du goût, mais dont le coût m’est inaccessible. J’ai les lèvres écumantes et la roublardise qui se réveille face à toutes ces saloperies d’associations « solidaires » dont n’importe quel précaire n’est qu’une matière première, justifiant quelques salaires d’assistantes social (des parasites parmis tant d’autres) et à gaver de subvention.

    Indignez-vous ? — Mais qu’est-ce que c’est que ce culot d’appeler les précaires à l’indignation ?!?
    Le précariat ne s’indigne pas : ce n’est pas dans ses gènes !
    Il se résigne ou il combat.
    Demandez aux précaires de s’indigner, c’est comme demander aux Éthiopiens de faire la grève de la faim : c’est absurde et insultant.
    Le collectif Exploités-Énervés est combatif (voire même plus…), et ceci n’est pas dans les promesses ou les vœux pieux, c’est vivant dans chacune des actions que nous avons menées. Des collectifs comme le nôtre, il y en a plusieurs en France, dans d’autres villes. La lutte des précaires existe déjà et elle a ses victoires réelles (demandez donc à ceux qui sont venus au collectif d’Alès pour résoudre leurs problèmes administratif : on est à 120 % de victoire depuis septembre).

    Indignez-vous en occupant Pôle Emploi ? — Et allez ! En pleine période pré-électorale on nous sort le truc à la mode (« l’indignation ») pour nous envoyer encore une fois faire les petits soldats d’une gauche sans lendemains ni militants ! Que ces gens se rassurent : avec ou sans mouvement, ils seront élus aussi sûrement que la société française va leur péter à la gueule dans les mois qui suivront leur « victoire électorale ».
    Le voilà le grand marketing politique de l’Indignation ! Un truc qui ne veut rien dire, qui est vide et qui n’est qu’un ultime recyclage d’un démocratisme où l’on exige des précaires d’avoir suffisament de sens civique pour servir de viande électorale et médiatique, à travers un mouvement artificiel.
    Et ben moi, je dis : « Merde ! »
    Je dis : « Indignés du monde entier : Prenez garde à ceux qui font les routes où vous manifestez pacifiquement ; Prenez garde aux caissières des supermarchés où vous payez votre bouffe bio ; Prenez garde aux maçons qui refont la façade de votre héritage… Prenez garde ! Car le prolétariat est encore dans la place. »

    Occuper Pôle Emploi le 17 janvier 2012 ? Pourquoi pas… mais pas par indignation ! — On a les crocs et si l’on vient, ce ne sera pas comme vous voulez que nous soyons, mais tels que nous sommes réellement. Et notre réalité, notre condition, c’est une bombe à retardement. Avec l’invitation à occuper Pôle Emploi, il est probable que vous ayez ouvert la boîte de Pandore de laquelle les monstres que nous sommes pourraient surgir…

    Enfin, et pour ne pas recommencer le mouvement des chômeurs de 1997-98 et la braderie par laquelle la CGT lui fit fermer sa gueule (=les 35 heures), il me semble impératif de partir sur le bon pied (si l’on part…) en ne demandant pas du boulot, mais du fric.
    Le bourgeois s’indigne à ces mots… mais c’est que le bourgeois ignore la réalité du précariat.
    La plupart des allocataires et chômeurs font plein de petits tafs (souvent non-déclarés) pour joindre les trois à quatre bouts de leurs budgets. Le boulot, on connaît et c’est nul. Le boulot, on connait et ça ne rapporte même pas le strict nécessaire. Le boulot que l’on voudrait nous faire demander n’existe plus et n’existera plus, car les structures économiques qui généraient le travail à l’époque de « papa », elles sont cuites, finies et définitivement mortes.
    Arrêtez donc, chers Indignés, de vouloir faire plaisir à « Papa » et à son modèle économique qui n’existe plus : prenez-vous en main ou faites une thérapie, car vous êtes victimes d’un complexe d’Œdipe versant de plus en plus dans la pathologie aigüe (= déni des réalités).

    Désolé si j’ai heurté certaines sensibilités, mais j’en avais gros sur la patate…
    Désolé-bis, parce que j’ai de la suite dans les idées et dans LES TRIPES.

    Joseph Kacem – 5 janvier 2012.

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