Popouri n°12 - octobre 2004

Edito :

Une bonne nouvelle pour commencer : le popouri a survécu à la canicule. Une mauvaise nouvelle ensuite : c’est pas dit qu’il passe l’hiver étant donné la banqueroute qui le menace cet automne... Evidemment au popoulit-buro on préfèrerait continuer sur notre lancée. Alors c’est pour ça qu’on propose aux lectrices et aux lecteurs enthousiastes de venir soutenir leur petit bulletin des culture insurrectionnelles, au cours d’une fête de soutien, au squatt de Vaise, le 22 octobre (voir l’agenda pour plus de détails sur l’ambiance et tout, p.13-16). Indépendamment des contributions financières, dons, legs, oboles, etc., cette fête fournira une occasion pour discuter, apporter des idées, critiques et autres envies à propos du popouri.
Bien sûr on pourrait objecter que « plus de nouvelles » c’est synonyme de « bonnes nouvelles »… Et de fait l’actualité pour ce mois d’octobre n’est pas forcément réjouissante. Ca commence avec une évocation du travail policier (ses violences, ses innovations sympathiques, p3) ; on passe ensuite par les cases prison (p4 et 5) et centre de rétention (p6), avant d’évoquer un autre enfermement, dans la clandestinité cette fois ci, et ses conséquences en matière d’exploitation économique (p7). A la suite de cet éclairage concernant les entraves à la liberté de circulation, les pop potins s’ouvrent avec une évocation des dernières nouveautés proposées par les TCL, et qui vont évidemment dans le sens d’un contrôle accru des déplacements urbains (p8)…
En octobre à Lyon on se retrouve bien enfermé dans nos propres vie sous contrôle. Heureusement, pour rompre cette logique d’enfermement il nous reste à investir quelques failles : des espaces de vie à aménager soi même (P9), des intervalles à prendre dans la circulation automobile (p9 aussi), des discontinuités historiques (p10-11) ou des failles informatiques (p12)… Tout un programme.

Bon voilà. Bonne lecture, en espérant qu’on se croise à nouveau de mots à yeux, le mois prochain.

Le popoulit Buro

Petit guide lyonnais Quartiers populaires / Discrimination de classe

Lorsque la politique des transports urbains rime avec exclusion et contrôle social

« Le nombre de fraudeurs qui voyagent sur le dos des contribuables et des clients est devenu inacceptable » Bernard Rivalta, président (PS) du Syndicat des transports de l’agglomération lyonnaise (Sytral) - 20 minutes du 15 septembre 2004. Clap, clap, clap... Voilà une belle leçon d’hypocrisie politicarde !
Il y aurait donc des gens dans ce bas monde qui profiteraient de la crédulité des « bons citoyens » pour arrondir leur fin de mois ? Des gens un peu comme le groupe Kéolis qui reçoit 4.6 millions (...)

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