1er mai : premiers pas vers l’émancipation

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Le 1er mai 1886 à Chicago, les ouvrier-es de la fabrique Mc Cormick se mettent en grève afin d’obtenir la journée de huit heures. Le 3 mai, les ouvrier-es, rassemblé-es devant la fabrique, sont attaqué-es par la police à coups de revolvers et de fusils.

Le lendemain, à la fin d’un meeting de protestation, des policiers assaillent les manifestants et une bombe dont on ne sut jamais par qui elle avait été lancée tombe au milieu de policiers. Tenus pour responsables, huit des organisateurs du meeting, la plupart anarchistes, passèrent en procès en octobre 1886 (procès tellement scandaleux qu’il fut révisé en 1893). Neebe fut condamné à 15 ans de prison.

Les sept autres furent condamnés à mort. Fielden et Schwab eurent leur peine commuée en prison à vie. Lingg se fera sauter la tête. Spies, Fisher, Engel et Parsons seront pendus le 11 novembre 1887. A partir de 1889, chaque année, le prolétariat international manifestera, souvent violemment, pour la journée de huit heures, le 1er mai date anniversaire de la grève Mc Cormick.

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50 ans plus tard, sous le régime de Vichy, le 1er mai devient jour de fête évidemment nationale : « Nous ferons une France organisée où la discipline des subordonnés réponde à l’autorité des chefs, dans la justice pour tous...Le salarié ne doit se préoccuper, sur son lieu de travail, que du travail, doit se soumettre à la discipline de l’entreprise, et le patron doit agir comme le chef d’une cellule sociale. Il y incarne l’Autorité, car l’ordre et la hiérarchie sont les piliers de l’organisation du travail » : P. Pétain.

Libéral ou étatique, le capitalisme reste le capitalisme : pour les un-es il faut se résigner à être exploité-es, à courber l’échine et faire profil bas. Les autres préfèrent nous voir marcher la tête haute et le cœur content, fiers d’être exploité-es, avec le maître mot « CONSOMMER ».

L’Etat qu’il soit dit de providence ou pas n’est que l’instrument, que l’exécutif de la classe possédante (bourgeoise nationale hier, multinationale aujourd’hui). Il n’a jamais été une instance indépendante du pouvoir économique comme l’anti-libéralisme et l’illusion démocratique voudraient nous le faire croire. Il fournit au capital une justice et une police qui veillent à la paix sociale d’une société divisée en classes.

Pour nous anarcho-syndicalistes, la lutte contre le libéralisme est lutte contre l’exploitation et la domination d’une classe sociale sur une autre. Elle ne revendique pas la création d’Etats mais leurs destructions afin de construire une vie débarrassée des charognes politiciennes et religieuses. Elle refuse la barbarie de la société industrielle, se rend maîtresse d’une production socialement utile et se dote d’organes et de délégués (conseils d’ouvrier-es, conseils de quartier, etc...) contrôlables par tous et toutes et révocables à tout moment.

Extrait d’un texte de la CNT AIT d’Amiens.

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