Communiqué du Collectif de soutien aux étudiant-e-s étranger-e-s

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Le collectif a pour but de rassembler étudiant-e-s et travailleurs-euses de l’université pour obtenir l’égalité des droits entre étudiant-e-s étranger-e-s et étudiant-e-s français-e-s. Créé en janvier 2005, pour la défense d’un étudiant sans-papier, le collectif s’est vite élargi pour la régularisation des étudiant-e-s étranger-e-s auxquel-le-s la préfecture a refusé de délivrer ou de renouveler le titre de séjour.

Devant l’arbitraire de l’attitude de la préfecture, qui s’ingère dans les décisions de l’université et s’arroge le droit de regard sur les résultats d’études des étudiant-e-s étranger-e-s inscrits-tes dans les différentes universités lyonnaises, nous avons obtenu, après des mobilisations, le soutien du conseil d’administration de l’université Lumière Lyon II.

Par une déclaration générale, ce dernier trouvait « inadmissible que des étudiants inscrits régulièrement au titre d’une année universitaire se voient privés de leur droit à l’étude et à la réussite des examens de fin d’année ». Bien que cette déclaration soit un atout, notre revendication pour « une carte d’étudiant égale un titre de séjour » restera encore d’actualité tant que ce droit ne sera pas reconnu par la loi.

Notre combat ne s’est pas arrêté au niveau de l’université, bien au contraire, nous avons organisé plusieurs rassemblements devant la préfecture du Rhône, qui ont abouti à la régularisation de trois étudiant-e-s étranger-e-s, au cours de l’année passée. En ce début d’année, nous nous sommes également rassemblé-e-s devant la préfecture pour défendre sept étudiant-e-s pour l’obtention d’un titre de séjour. Quatre membres du collectif ont été recu-e-s en délégation par la préfecture pour soutenir les dossiers des étudiant-e-s. Nous avons obtenu la régularisation de 2 étudiants sur les 7. Mais la réponse de la préfecture sous-entend également que les 5 autres ne seront pas régularisé-e-s. La victoire n’est donc que partielle, nous maintiendrons la pression en organisant un nouveau rassemblement le mercredi 19 avril. Ce sera l’occasion de défendre les dossiers des 5 étudiant-e-s débouté-e-s et également 5 nouveaux dossiers. Tant que nous n’obtiendrons pas gain de cause, nous continuerons la lutte !

Conscients de la nécessité de la solidarité et de la lutte commune avec l’ensemble des étudiant-e-s, syndicats et organisations politiques concerné-e-s par la question de l’immigration, nous avons soulevé le problème de l’accueil, de la précarité, du travail et du logement des étudiant-e-s étranger-e-s, et dénoncé la politique arbitraire du gouvernement français. Sur la question du travail, le collectif s’est mobilisé en novembre 2005. En effet, depuis septembre 2005, le manque d’effectifs au sein de la direction du travail était tel que le délai d’obtention d’une autorisation de travail était de 15 jours. En règle générale, les étudiant-e-s qui se présentent avec leur dossier repartent le jour-même avec leur autorisation. Mais tant que ce précieux sauf-conduit ne leur est pas délivré, il leur est interdit de travailler. Certains sont alors forcés de s’arrêter de travailler ou bien de le faire dans l’illégalité et la précarité la plus totale. Face à cette situation, le collectif, des syndicats et des associations se sont rassemblé-e-s devant la préfecture.

Outre l’exigence d’embauches conséquentes à la direction du travail, cette mobilisation a permis de dénoncer les graves inégalités entre étudiant-e-s français-es et étudiant-e-s étranger-e-s. En effet, il est inacceptable que les étranger-e-s soient soumis à une autorisation de travail, que leur temps de travail soit limité (équivalent à un mi-temps) et que leur accès au système boursier soit réduit.

Par sa politique de contrôle de l’immigration, c’est l’ensemble de la société que le gouvernement veut contrôler. Par sa politique de précarisation des étranger-e-s, c’est la précarité légale et généralisée que l’Etat français veut imposer. Par le choix de la politique utilitariste des quotas pour les étranger-e-s, c’est la fuite des cerveaux des pays du tiers-monde qui est organisée. La réforme du CESEDA ne fait que confirmer cette orientation, si bien exprimée par le credo gouvernemental entendu à maintes reprises : « pour une immigration choisie et non subie ».

Soyons vigilants, organisons la lutte en commun, pour que l’égalité des droits entre étranger-e-s et français-es devienne une réalité, pour que le mot solidarité ne reste pas un mot vide de sens. Continuons le combat pour que les étudiant-e-s étranger-e-s puissent vivre et étudier dans la décence !

Le collectif tient régulièrement des tables dans les universités. Prochains évènements du collectif : bouffe de soutien le 7 avril à 20h00 à la Plume noire (19 rue Pierre Blanc, Lyon 1er) rassemblement devant la préfecture pour obtenir la régularisation d’étudiant-e-s étranger-e-s le 19 avril à 17h30.

Pour nous contacter : coll.etu.etranger@laposte.fr

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