Grève aux Urgences d’Edouard Herriot à partir du 8 décembre

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Ras-le-bol général aux urgences médicales du pavillon N !
Grève du personnel aux urgences de l’hôpital Edouard Herriot à partir du 8 décembre 2008

Lundi 8 décembre à partir de 7H du matin démarrera une grève reconductible du personnel paramédical au pavillon N de l’hôpital Édouard Herriot à Lyon.
L’hôpital public se doit d’accueillir toutes les urgences et malheureusement cette mission de service public devient impossible. La qualité des soins et la sécurité des patients sont remises en cause quotidiennement faute de personnel.

L’ensemble de l’équipe paramédicale (non réquisitionnée) sera présente devant le pavillon N pour communiquer sur ses revendications et soutenir les collègues réquisitionnés qui assureront la continuité des soins.
Pour que ce mouvement ait un impact au niveau du grand public et des décisionnaires du milieu hospitalier, nous avons besoin des médias afin de relayer cette information. C’est pourquoi, nous organiserons devant l’entrée des urgences de N :
une conférence de presse le mardi 9 décembre 2008 à 15h

En bref, les urgences médicales du pavillon N fonctionnent aujourd’hui à 80% du temps en dessous de l’effectif normal, dans des locaux sales et inadaptés.
Le glissement de tâches y est permanent, c’est-à-dire que chacun effectue des tâches qui n’incombent pas à sa fonction et l’empêchent d’accomplir son métier !
Le délai de prise en charge est en moyenne de 6 heures, générant souvent des situations de violences verbales ou physiques des patients et accompagnants.
En ce qui concerne les patients psychiatriques, de tels délais associés à la non disponibilité des soignants conduisent jusqu’à des situations de violences extrêmes (coups, menaces par arme) nécessitant la présence des Forces de l’Ordre, et qui ne sont pas sans rappeller l’actualité de Grenoble !

Malgré nos multiples alertes auprès de la direction, l’hôpital ne prend pas ses responsabilités.
Travailler aux urgences est un choix pour chacun d’entre nous, mais aujourd’hui l’équipe est à bout et n’accepte pas de voir l’hôpital public se dégrader à ce point.

Aussi, nous revendiquons :

- Le respect des effectifs infirmiers, aide-soignants et des agents de service.
- L’arrêt des glissements de tâches avec, entre autres, des postes de brancardiers détachés exclusivement pour les urgences, la réhabilitation du poste de préparateur en pharmacie, et le maintien des livraisons de matériels dans le service...

Pour toutes ces raisons et celles que nous vous communiquerons sur place, vous pouvez venir nous rencontrer dès lundi matin devant le pavillon N de l’hôpital Edouard Herriot.

Contact : naccueil[at]gmail.com

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  • Le 6 décembre 2008 à 22:18, par Reveric

    Le jeudi 4 décembre, le préfet du Rhône a refusé toutes les levées d’HO du département suite au discours de Sarkozy sur la psychiatrie.
    L’HO (hospitalisation d’office), est l’un des deux modes d’hospitalisation sous contrainte en France en psychiatrie. Si on parle de degré dans la contrainte, elle est considérée comme la plus élevée. L’HO est applicable lorsqu’il y a notion de de danger pour la personne elle même ou pour les autres.
    Pour sortir de ce mode d’hospitalisation, le psychiatre qui suit le patient doit faire une demande de « levée d’HO » argumentée auprès du préfet, ce qui permet par la suite d’envisager soit une sortie de l’hôpital, soit une poursuite des soins dégagée de cette notion de contrainte.
    Donc, lorsque le préfet refuse des levées d’HO pour des raisons purement sécuritaires, cela implique que des homme et des femmes restent enfermés à l’hôpital sans que rien ne le justifie puisque les médecins restent les plus qualifiés pour prendre cette décision, et des infirmiers se transforment en gardiens de prison ! Comme si une HO figeait une personne à vie, sans possibilité d’évolution ni de rémission.
    Il faut savoir, qu’en deux ans il y a eu des HO abusives, qui n’ont pas pu être levée...

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