Poèmes, créations, tournures pour résister

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En ces temps difficile la plume peut aussi être un moyen de résister.

Poème de lutte

Lève toi et prends les armes

Le sang sèchera plus vite que les larmes

On était libre, du moins on le pensait,

On était ivre de liberté, on le croyait

En cette innocente journée de printemps

Des millions d’insouciants firent basculer le temps

Réunis au début de la nuit, dresser comme un seul homme

À hurler notre peur, à pleurer de douleur

Ces millions de malheureux fêtèrent leur victoire

Et nous fûmes livrer par leur choix au déboire

On se rassemblait, on se mobilisait

Si des pavés au matin forment encore les rues,

Dans la ville notre sang en sera répandu

Les chemises marines firent leur apparition

Protecteur du mal comme pour toute attention

En cachant sous leur masque leurs actions infâmes

Ils repoussaient les charges des vaillants camarades

Au petit matin, barricades enflammées

Nous comptions nos blessés pour remobiliser

Personne ne profitait des doux rayons de soleil

Le fascisme présent la nuit est éternelle

Comme ses nuits de lutte devenu fraternelle.

Sabat


Notre serment au chef !

Comme dans tout état de type totalitaire il faut faire allégeance à son chef suprême.

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Notre Se(a)igneur a dit :

« les pauvres seront de plus en plus pauvres »

« les riches de plus en plus riches »

« les faibles disparaitront de notre royaume car nous les chasserons hors de nos murailles »

« les autres mourront en paix puisque l’on ne s’occupera pas d’eux »

N.S. a dit :

« je ne m’occuperai que de ceux qui contribuent à ma grandeur et à ma richesse »

N.S. nous dit :

« prosternez-vous à mes pieds et je serai rempli de mansuétude pour vous oh ! simples travailleurs »


Le travail rend libre ??

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Aller, soyons citoyens et aidons notre nouveau président à redresser la france :
www.delation-gouv.fr


Sarkozy nous voilà !

Sur l’air de « Maréchal nous voilà » d’André Dassary

Une flamme sacrée

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Nous monte de Neuilly,
Et la France enivrée
Te salue Sarkozy !
Bouygues, Dassault, Lagardère
Vénèrent ton talent,
Tu passes la salière
Et tu réponds : présent.

Sarkozy, nous voilà !
Devant toi, le sauveur de la France,
Nous jurons, nous tes gars,
De servir et de suivre tes pas,
Sarkozy, nous voilà !
Tu nous as redonné l’espérance,
La Patrie renaîtra,
Sarkozy, Sarkozy, nous voilà

Tu as lutté sans cesse
Contre les 35 heures,
Contre cette paresse
Qui fait notre malheur
En nous donnant ta vie,
Ton génie et ta foi,
Tu sauves la Patrie
Une troisième foi.

Sarkozy, nous voilà !
Devant toi, le sauveur de la France,
Nous jurons, nous tes gars,
De servir et de suivre tes pas,
Sarkozy, nous voilà !
Tu nous as redonné l’espérance,
La Patrie renaîtra,
Sarkozy, Sarkozy, nous voilà

Tu nous parles sans cesse
De la France de demain
Ensemble dans l’allégresse
Nous la teintons de brun
Tu passes au Karchër
Racailles et sans papiers
A grand coup de charter
Les voilà expulsés

Sarkozy, nous voilà !
Devant toi, le sauveur de la France,
Nous jurons, nous tes gars,
De servir et de suivre tes pas,
Sarkozy, nous voilà !
Tu nous as redonné l’espérance,
La Patrie renaîtra,
Sarkozy, Sarkozy, nous voilà

Le gueux est inhumain
Quel triste épouvantail !
N’écoutons plus sa haine
Exaltons le chômage
Et gardons confiance
Dans un nouveau destin
Sarkozy c’est la France !
La France c’est Sarkozy

Sarkozy, nous voilà !
Devant toi, le sauveur de la France,
Nous jurons, nous tes gars,
De servir et de suivre tes pas,
Sarkozy, nous voilà !
Tu nous as redonné l’espérance,
La Patrie renaîtra,
Sarkozy, Sarkozy, nous voilà

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  • Le 17 mai 2007 à 21:06, par B

    (A mettre à la ligne avant les "parce que" !)

    Juste un petit texte que j’avais écrit il y a quelques mois :

    Pourquoi je n’irai pas voter ?

    Parce que je ne veux pas me faire représenter
    Parce que ce sont toujours les mêmes.
    Parce que c’est leur métier et qu’il y a trop de chômeurs
    Parce qu’à force de les jeter à l’eau, ils reviennent et la France en regorge (la faute à nos côtes)

    Parce qu’ils sont des centaines et nous sommes des millions.
    Parce qu’ils ne nous connaissent pas, mais eux se connaissent et ne veulent nous reconnaître.
    Parce qu’ils ne vivent pas la même vie que nous.

    Parce qu’ils travaillent avec des boîtes de marketing et pour que je les consomme il faudrait plutôt qu’ils soient en bas dans les rayons et qu’ils aient un « un » sur la tête

    Parce que l’élite est déconnectée et leur fournisseur d’accès est occupé
    Parce qu’ils ont toujours pas compris Novembre et le printemps

    Parce qu’ils s’amusent et cela ne me fait pas rire.
    Parce que c’est un jeu et je n’ai pas envie de jouer.
    Parce que Sarko Facho, et Ségo menthe à l’eau
    Parce que le Buffet prend la poussière au fond du salon
    Parce que l’extrême fait peur mais leurre d’une démocratie
    Parce des pingouins ont besoin de pingouiner
    Parce que trotski tue le ski.
    Parce que trop de candidats les rends candides
    Parce qu’ils militent tant qu’avec le temps ils rentreront dans la milice
    Parce qu’ils se partagent le gâteau et qu’on a même pas une miette

    Parce qu’on a qu’une vie et pas de temps à perdre
    Parce qu’attendre 5 ans c’est long pour les virer

    Parce qu’ici ce n’est pas là-bas
    Parce que je ne sais plus où est là-bas

    Parce qu’ils jouent avec la religion et la terreur
    Parce qu’on doit choisir entre le terrorisme et la Busherie
    Parce que ces enjeux nous dépassent et vont finir par nous écraser

    Parce qu’un arabe, une femme, un homme, un juif, un énarque, et alors ?
    Parce que les minorités s’activent à tuer la république, qu’elle en crève !

    Parce que les sans papiers marchent après les recours et courent après les démarches.
    Parce que les chômeurs travaillent à rechercher un emploi et parce qu’on s’emploie à ce qu’ils ne soient plus des chômeurs.
    Parce que le travail tue, mais les patrons vivent toujours
    Parce que la canicule nous a cramé nos derniers neurones d’esclaves

    Parce que la rue plutôt que les urnes.
    Parce qu’entre un molotov et un bulletin de vote…

    Parce qu’ils ont les médias et nous n’avons que rebellyon !

    Parce que bébé délinquant ne peut pas voter
    Et parce que le Dimanche c’est le jour des champignons et qu’en boîte ils sont moins bons
    Et parce que de toute façon je n’ai pas de carte d’électeur…

    Et que le temps est venu de repartir…

  • Le 15 mai 2007 à 00:20

    « Selon que vous serez puissant ou misérable. Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».

    Jean de La Fontaine. Extrait de la fable « Les animaux malades de la peste ».

    « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches ».

    Victor Hugo (1802-1885).

    « Dans l’idée de résistance, il y a, au départ, une obligation de désobéissance à ce qui paraît insupportable ».

    Lucie Aubrac (1912-2007).

  • Le 14 mai 2007 à 15:02, par V

    En 1832 Franz Liszt écrivit une œuvre pour piano en l’honneur des canuts intitulée sobrement « Lyon ». Le parolier et interprète Aristide Bruant en a fait une chanson en 1894, reprise depuis notamment par Yves Montand :

    Pour chanter Veni Creator

    Il faut une chasuble d’or.

    Pour chanter Veni Creator

    Il faut une chasuble d’or.

    Nous en tissons pour vous gens de l’Eglise,

    Et nous pauvres canuts n’avons pas de chemise.

    C’est nous les canuts,

    Nous allons tout nus.

    Pour gouverner il faut avoir

    Boutons et rubans en sautoir.

    Pour gouverner il faut avoir

    Boutons et rubans en sautoir.

    Nous en tissons pour vous grands de la terre,

    Et nous pauvres canuts tout nus on nous enterre.

    C’est nous les canuts,

    Nous allons tout nus.

    Mais notre règne arrivera

    Quand votre règne finira.

    Mais notre règne arrivera

    Quand votre règne finira.

    Nous tisserons le linceul du vieux monde,

    Et l’on entend déjà la révolte qui gronde.

    C’est nous les canuts,

    Nous n’irons plus nus.

  • Le 13 mai 2007 à 10:55

    LE VOTE BLANC.
    Une révolution propre, sans cris, ni sang !

    La gauche contre la droite !
    La droite contre la gauche !
    Incertitude de l’ennemi et de l’ami !
    Adversaires anguleux !

    La politique ? Des enfants avec ballons et bons points, 10 pour une image !!!
    De grâce, assumez la fin de votre adolescence !

    Que des Hommes modernes prennent en charge notre société s’attardant sur l’humain, tout autant dans le virtuel que dans sa demande chaque fois privée.

    Ces nouveaux dirigeants payés au « Smig » régleraient les détails prioritaires du Peuple.

    Puis le tout bien géré, lâcheraient alors leurs ambitions en direction de projets futuristes et là, deviendraient aspirants au Capitalisme !

    Oh ! Règne des monarques qui bâtissaient des Palais !!
    Seules les appellations ont changé.

    Dans chaque temps, le bon est taxé de bêtise.
    De ce fait, la petitesse triomphe dans notre époque où perdurent encore trop de principes d’épicerie !

    Plus ou moins fine !

  • Le 13 mai 2007 à 01:30

    Planète hurlante
    Dans un coin reculé de l’espace
    Vivait, caché de tous
    Un peuple étrange, où planait une menace.
    Le peuple Naboo était voisin des Nains de la Terre,
    Fiers et solitaires, les Naboos s’étaient retranchés sur leur terre.
    Malgré leur sagesse et le respect traditionnel,
    Un puissant mage vint troubler ce savoir éternel.
    Chassé par les puissances Naboo, le mage leur prédit
    Drame et servitude, le sort jeté parcourait déjà le peuple maudit.
    Une année de lunes suivant la malédiction,
    La reine Naboo accoucha, le peuple chantant alors des bénédictions.
    Les yeux de l’enfant brillaient d’intelligence et d’ambition,
    D’un physique diminué, la mère sema ses désillusions.
    Education stricte, semée de railleries journalières,
    Une frustration gronda, alliée d’un passé au goût amer.
    L’encre noire se déversa, pris possession de son âme,
    Le sort du mage délivré, le jeune tyran était né.
    Son avenir, pour sûr, ne sera jamais tronqué.
    Le destin est en marche, la mort du roi…annoncée.
    L’ambition n’a qu’un dessein : le désir de le remplacer,
    Ses frustrations l’ont nourri, trahissant ses pensées.
    La Cour se dressa alors sur son passage doré,
    Elle connaissait son passé, ses idées et craignait l’avenir.
    Le ciel s’assombrit dans la cité prospère qui jadis,
    Veillait sur un peuple, un peuple trahi.
    Une seule solution pour le prince, voir la Cour mourir.
    Le roi perd sa vie, la malédiction prend la sienne,
    Le prince Naboo entre, chuchote « la Cour est mienne »
    Le peuple l’acclame, une fièvre l’emporte,
    Son visage se crispe, sa flamme devient plus forte.
    Le prince Naboo, rêvant de grandeur,
    Arracha de son passé ses moments de bonheur.
    L’enfant a vieilli et le chaos mène la danse,
    Le peuple a choisi, devant cet homme en transe.
    Il se disait bonté, les problèmes de la Cité réglées,
    Le retour du bâton assomma le peuple effaré.
    La Cité devint guerre, elle brûla cinq années.

  • Le 12 mai 2007 à 11:43, par v

    Aux armes, fillette

    Forme bataillon

    Prends le maquis pour

    Au printemps resurgir

    Chaque fois, un peu plus

    La tranchée se creuse

    Il se produira bien une étincelle

    Quand le sillon rencontrera l’horizon

    Des mille et un éclairs des passions

    La flamme libératrice jaillira

    Reprends le combat

    Comme force de vivre

    N’oublie jamais fierté

    Elle en est le sel

    Pour spécificité, dur le chemin

    Il faut tout créer

    Et créer nouvelles règles

    Demande bien toute une vie

    UTOPIE ?

    Oui

    Juste avant la concrétisation de l’idée

    Après, foule habituée peut aller jusqu’à ovations

    Aux jeux cruels des libertés

    Tu as limé tes menottes

    À chaque maillon scié, ton cœur a saigné

    La liberté n’a pas de prix

    Le cours le plus haut avoir foi

    En soi

    En ses opinions

    Et côtoyant souvent la mort par asphyxie

    Renaître sans fin pour hurler

    À la détention du permis d’exister.

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