Rassemblement pour le droit à l’avortement

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Rassemblement mercredi 3 novembre de 17h à 19H devant l’Hôpital de la Croix Rousse
103 grande rue de la Croix Rousse

Le droit à l’avortement est une liberté fondamentale pour les femmes. La liberté de disposer de son corps permet de faire ses propres choix de vie ; c’est un pas vers l’autonomie, c’est permettre aux femmes d’exister autrement qu’en tant que mères.
De 1975 à 2001, le droit à disposer de son corps n’a fait que progresser, grâce aux luttes menées par les femmes :
- 1975 loi Veil : les femmes obtiennent l’autorisation d’avorter.
- 1982 : les femmes obtiennent le remboursement de l’avortement.
- 2001 loi Aubry : les femmes obtiennent l’allongement du délai de 10 à 12 semaines de grossesse, la suppression de l’obligation de l’autorisation parentale pour les mineures, la suppression de l’entretien préalable obligatoire pour les majeures, et la possibilité de choisir la technique d’avortement.

On pouvait donc penser qu’en 2001 le droit à l’avortement était enfin acquis ! Mais 9 ans plus tard, rien n’est acquis !

Non à la fermeture de centres pratiquant les IVG !
Non au démantèlement de l’hôpital public !
Non à la marchandisation de la santé !

Le gouvernement, avec la loi HPST (Hôpital, Patient, Santé, Territoire), accélère la casse du service public de santé, de notre santé. Ces changements dans l’organisation du système de santé en France remettent en cause le compromis de 1945, fondé sur le principe de solidarité, pour lui substituer celui de la rentabilité du secteur privé.
Des postes de personnel-le-s médicaux et para-médicaux sont supprimés, des établissements de santé et des activités regroupés, cela dans le mépris total des professionnel-le-s de santé et des usager-e-s.
La suppression des CIVG autonomes et des unités fonctionnelles d’IVG avec du personnel et des locaux dédiés, conduit à noyer cette pratique dans les services de gynéco-obstétrique dont l’IVG est parfois la dernière des préoccupations, faute d’équipes engagées et motivées.

Les personnes vivant avec le VIH, fortement touchées par la précarité, souffriront aussi de ces politiques : elles pourront être exposées à assumer individuellement des dépenses de santé en hausse (franchises médicales, déremboursements de médicaments), et la qualité de leurs soins et de leur vie pourrait en être affectée. Plus largement, les étrangers vivant avec le VIH pourront voir leurs droits aux soins et au séjour remis en question.

A Lyon : Dès l’annonce de la fermeture du CIVG de l’Hôtel Dieu, Le Collectif de Maintien du Centre d’Orthogénie et le Collectif de défense de l’IVG à Lyon se sont mis en place. Ils ont lutté en convergence contre sa suppression, pour son transfert vers un hôpital de l’agglomération avec un fonctionnement autonome et un nombre de lits identiques. La fermeture complète de l’Hôtel Dieu représente la perte d’un hôpital public de proximité, qui avait une histoire ancienne et une place importante à Lyon.
En octobre 2009, la direction des HCL a annoncé le transfert du centre de l’Hôtel-Dieu vers l’hôpital Edouard Herriot, comme le revendiquait le collectif. La lutte collective peut donc faire fléchir les décideurs mais malgré notre victoire, nous devons rester vigilant-e-s.

En matière de lutte contre le sida, la fermeture de l’Hôtel Dieu a conduit à la perte de l’unique pôle dédié à la santé sexuelle et à la prévention en centre ville, avec le déménagement du centre de dépistage du VIH et des infections sexuellement transmissibles vers l’hôpital de la Croix Rousse. Le transfert du suivi médical des personnes vivant avec le VIH ou les hépatites vers l’hôpital de la Croix-Rousse engendre des difficultés en matière de prise de rendez-vous, pour lesquels les délais d’attente sont anormalement longs.

L’urgence sociale est à la réduction des inégalités de territoire dans l’accès à l’éducation à la sexualité, à la contraception, et à l’avortement ; à la lutte contre les restructurations hospitalières. Notre santé n’est pas une marchandise !
Nous exigeons des moyens significatifs et réels pour répondre aux dysfonctionnements, inégalités et abus constatés.

Oui au droit à l’avortement !
Où je veux

  • Ouverture et réouverture des structures de proximité.
  • Soutien et maintien de tous les centres d’interruption de grossesse.
  • Des centres de qualité, avec un accueil et une prise en charge par un personnel dédié et motivé.
    Quand je veux
  • Possibilité d’obtenir un rendez-vous dans les 5 jours.
  • Les retards de prise en charge ne doivent pas renvoyer les femmes hors des délais légaux.
    Comme je veux !
  • Choix entre l’avortement chirurgical sous anesthésie locale ou générale et l’avortement médicamenteux.

Oui à l’accès à la santé pour tou-te-s !
Tou-te-s à Paris le 6 novembre 2010
Départ à 14h Place d’Italie

P.-S.

Signataires : MFPF, Femmes Solidaires, CABIRIA, CGA, NPA, Solidaires 69, Chrysalide Lyon, LDH-Fédération Rhône, Les Alternatifs, COVRA, LA FASE, Sud santé, Gauche Unitaire, Femmes Egalité, Lutte Ouvrière, CNT Santé Social, Les Verts du Rhône, Europe Ecologie, FSE-Lyon, USD CGT Santé Social, MJCF, FSU, FRISSE, Contact-Rhône, Collectif lesbien lyonnais.

mercredi 3 novembre 2010

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