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Affaire Wissam El Yamni : la bataille judiciaire n’est pas terminée

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Le 1er janvier 2012, la nuit de la Saint-Sylvestre, Wissam El Yamni est interpellé par des policiers clermontois. La violence de l’arrestation le plonge dans le coma ; il succombera à ses blessures 9 jours après.

Pour les proches, c’est le début d’une longue et difficile bataille judiciaire. Une bataille qui se joue d’abord sur-le-champ des expertises avec plusieurs rapports à charge faite par la police. Un nouveau rapport indépendant diffusé ici apporte pourtant de nouvelle conclusion et remettent en question la vérité officielle.

Le 1er janvier 2012, la nuit de la Saint-Sylvestre, Wissam El Yamni, est interpellé par des policiers clermontois. La violence de l’arrestation le plonge dans le coma ; il succombera à ses blessures 9 jours après.

Pour les proches, c’est le début d’une longue et difficile bataille judiciaire. Une bataille qui se joue d’abord sur le champ des expertises avec un premier rapport, celui de l’IGPN qui révèle que la technique du « pliage » - à l’origine de nombreux décès - a été utilisée sur la victime lors de son transport au commissariat ; un second estimera que la mort est due à l’allongement du temps de QT [1] puis, un autre rapport d’expert prétendra que c’est un mélange d’alcool et de cocaïne qui serait à l’origine de l’arrêt cardiaque de la victime.

Bien qu’aucune de ces expertises ne réponde intégralement aux questionnements soulevés par la mort de Wissam El-Yamni, la chambre d’instruction de Riom décidera d’annuler la mise en examen des deux policiers incriminés en 2015. Pour le tribunal, aucun lien ne peut être fait entre leur travail et le décès de la victime. Pourtant, des photographies du corps prises à l’hôpital montrent clairement des marques de serrage au niveau du cou et de nombreux bleus... Et alors que le tribunal avait choisi de s’appuyer sur le troisième pour expliquer la mort de Wissam, une nouvelle expertise toxicologique vient d’être ajoutée au dossier judiciaire. Pascal Kintz, reconnu comme étant l’un des plus grands toxicologues au monde, y démontre clairement que Wissam El-Yamni n’était pas sous l’emprise de drogues au moment de l’interpellation.

Le rapport est formel : le décès de Wissam El-Yamni n’a pu être causé par un cocktail toxique.

À noter qu’il s’agit du deuxième rapport d’expertise indépendant qui exclu les prétendues origines cardiaque et/ou toxique de ce décès.

Pour les proches de la victime, cette nouvelle marque un véritable soulagement. Eux qui se battent depuis quatre ans pour que la justice reconnaisse enfin que Wissam El-Yamni est mort à la suite de violences policières espèrent que cette nouvelle pièce permettra une réouverture du dossier.

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P.-S.

L’expertise toxicologique

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Notes

[1En gros, un électrocardiogramme à une courbe où chaque sommet correspond à une lettre. L’allongement du temps de QT, c’est un allongement d’une partie du diagramme. Lorsque Wissam était dans le coma, un électrocardiogramme a été fait le matin le soir et le lendemain. Les premiers experts ont dit qu’il y avait un dysfonctionnement au niveau cardiogramme qui montrerait que la drogue a eu des effets sur le cœur. Sauf qu’en réalité le nouveau rapport montre que cet allongement qui petit en début de journée et grand à la fin s’explique par les médicaments qu’on lui a donnés. Si ça avait été la drogue l’allongement serait grand le matin et petit le soir. Là c’est l’inverse. N’importe qui dans le coma a les mêmes électrocardiogrammes en réalité.

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  • Le 18 mars 2016 à 13:05, par Sophie

    Courage à eux ils ont raison de ne pas renoncer

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