Brésil : suite de la chronologie des luttes contre la FIFA

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La Coupe du monde de la FIFA se termine dans quelques jours. Depuis le match d’ouverture le 12 juin dernier (et même avant…), pas une journée au Brésil ne se passe sans son lot de contestation et de révolte. Ci-dessous, vous trouverez la chronologie pour la période du 26 juin au 2 juillet 2014.

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Sommaire

- Jeudi 26 juin – São Paulo
- Jeudi 26 juin – Recife
- Jeudi 26 juin – Curitiba
- Jeudi 26 juin – Brasilia
- Samedi 28 juin – Belo Horizonte
- Samedi 28 juin – Rio de Janeiro
- Dimanche 29 juin – Rio de Janeiro
- Lundi 30 juin – Rio de Janeiro
- Lundi 30 juin – São Paulo
- Lundi 30 juin – Porto Alegre
- Mardi 1er juillet – São Paulo
- Mardi 1er juillet – Salvador de Bahia
- Nuit du mardi 1er au mercredi 2 juillet – São Paulo
- Mercredi 2 juillet – Rio de Janeiro


Jeudi 26 juin – São Paulo

Plusieurs manifestations ce jour-là, avec une nouvelle manif du « Mouvement des Travailleurs Sans Terre », le MTST (cf. photo en haut à gauche) et deux manifs pour la libération des deux personnes arrêtées la semaine dernière à São Paulo, notamment suite à la manifestation du 23 juin. La première a eu lieu le matin à l’appel du Syndicat des Travailleurs de l’Université de São Paulo (Sintusp), en particulier parce qu’une des deux personnes arrêtées, Fábio Hideki, est fonctionnaire de l’université. Plus tard dans la journée, le mouvement « Não vai ter Copa » (« La Coupe n’aura pas lieu ») appelait à une manif sur l’Avenida Paulista, contre l’emprisonnement de Fábio Hideki et de Rafael Marques, l’autre personne détenue depuis la semaine dernière (et qui s’avère, lui, être professeur d’anglais). Cette manif a réuni quelques centaines de personnes et s’est déroulée au même moment que le match Belgique – Corée du Sud dans l’Arena Corinthians de São Paulo. La manif a d’ailleurs fini par être bloquée par la police militaire, la cavalerie et des véhicules blindés.

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Jeudi 26 juin – Recife

Des pluies torrentielles ont causé des inondations importantes dans la région de Recife, où se jouait le match opposant les États-Unis à l’Allemagne. Le match a pu avoir lieu sans trop d’encombres, mais, sans parler du prix exorbitant des billets, l’accès au stade n’aura pas forcément été simple pour tout le monde… Quant aux dégâts causés qui pourraient toucher celles et ceux qui vivent là depuis toujours, ce n’est pas l’affaire de la FIFA. Imposer aux Brésilien-ne-s des règles, des lois, des contraintes, ça va, mais leur donner un coup de main en cas de coup dur, faut pas déconner non plus !

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Jeudi 26 juin – Curitiba

Une manifestation contre la Coupe du Monde avait lieu ce jour-là, dans cette ville qui a accueilli dans l’Arena da Baixada quatre matches lors de la phase de poules de la Coupe du Monde. Une centaine de flics, trois fourgons, et la police militaire attendaient les manifestant-e-s. Les personnes qui arrivaient au rassemblement se faisaient contrôler, fouiller, et photographier visage et pièce d’identité. En moins de dix minutes, la répression avait réussi à disperser les manifestant-e-s venus protester contre la FIFA et sa Coupe du Monde…

Dans la même journée, les chauffeurs de bus ont innové, mettant en place une grève de classe contre les patrons. Les bus sont sortis avec les portes ouvertes et tou-te-s les passager-e-s ont pu voyager gratuitement. Le but était de montrer que les chauffeurs comprennent que la grève est contre les patrons, et n’a pas pour objectif de déranger la vie des personnes qui prennent le bus. Les entreprises ont interdit la sortie des bus des garages, ce qui constitue une rupture du contrat de concession avec la mairie, et l’oblige a arrêter le contrat. Pourtant, la ville de Curitiba n’a rien fait.

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Jeudi 26 juin – Brasilia

Une centaine de personnes ont manifesté contre l’homophobie et le machisme à l’intérieur et à l’extérieur des stades de la Coupe du Monde de football.

Samedi 28 juin – Belo Horizonte

Une manif anti-FIFA regroupant plus d’une centaine de personnes a eu lieu à Belo Horizonte, avec banderoles, tambours et ballons de foot. Mais les flics de la Tropa de Choque et de la cavalerie ont fini par repousser puis encercler les manifestant-e-s lorsque ceux/celles-ci ont tenté de bloquer deux rues, dont l’Avenida Afonso Oena. Le tout se passait pendant le match Brésil – Chili qui se jouait justement à Belo Horizonte, à une petite dizaine de kilomètres de là, dans le stade Mineirão.

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Samedi 28 juin – Rio de Janeiro

Alors que le Brésil se préparait à affronter le Chili à Belo Horizonte, Gary Lineker, meilleur buteur de la Coupe du monde 1986 devenu journaliste sportif, publie sur Twitter une remarque assez pertinente alors qu’une manif contre la Coupe du monde se prépare le long de la plage de Copacabana : « Juxtaposition de la vie au Brésil pendant la Coupe du monde de la FIFA. Organiser une manif d’un côté. Profiter du sable chaud de l’autre. »

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Deux manifestations se sont tenues à Rio le 28 juin. La première à Copacabana, à coté de la « FIFA Fan Fest« , juste avant le match où le Brésil a failli quitter la Coupe du Monde (passant à deux doigts de l’élimination face à l’équipe du Chili). C’était une manif appelée par le « Comité Populaire Contre la Coupe du Monde de Rio de Janeiro », en mode « Lesbian & Gay Pride » car 45 ans avant, le 28 juin 1969, commençaient les émeutes de Stonewall, à New York : une série de manifestations spontanées et violentes contre un raid de la police. Ces événements sont souvent considérés comme le premier exemple de lutte offensive des gays et lesbiennes contre un système soutenu par les autorités et persécutant les homosexuel-le-s. Ces émeutes représentent le moment symbolique marquant le début du mouvement des droits civiques pour les homosexuel-le-s aux États-Unis et partout dans le monde.

La manifestation a eu lieu le matin, à coté de la plage. Elle a été accompagnée par un bon nombre de flics, mais, malgré ça, elle était joyeuse et colorée. A la fin de la manif, quelques manifestant-e-s ont fait un match de foot à poil.

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La deuxième manifestation a eu lieu dans la soirée. Appelée par le FIP (Front Indépendant Populaire), elle a été beaucoup moins festive. Loin de la visibilité des médias internationaux et des touristes de Copacabana, la police militaire de Rio s’est permis d’agir de manière beaucoup plus brutale. La manifestation a été marquée par la répression, les agressions, le contrôle et les arrestations.

Autour de 17h, les manifestant-e-s sont arrivé-e-s sur la Place Saens Pena, lieu du départ prévu de la manifestation. Un nombre très important de flics attendaient déjà sur place. Ils ont fouillé toutes les personnes et on encerclé le rassemblement, en essayant de ne pas laisser sortir la manif. Les manifestant-e-s ont réussi à dépasser le blocus, mais à peine cinq minutes après, les flics commençaient à tirer du gaz lacrymo au poivre. La manif a continué avec un rythme plus soutenu, en essayant de se débarrasser des flics et de la fumée des gaz lacrymogènes. Juste à coté, dans le stade Maracana, se jouait le match Colombie – Uruguay.

Pas longtemps après, les flics ont commencé à taper sur les manifestant-e-s, sans que rien de particulier ne le justifie. Ils ont arrêté une quinzaine de personnes, dans une tentative très lâche d’arrêter la manifestation. La manifestation a encore continué un petit peu, mais ça a été impossible de tenir plus longtemps. Les personnes se sont à nouveau regroupées sur la Place, où un hélicoptère suivait de près tou-te-s les manifestant-e-s. L’hélicoptère a volé très bas, filmant les manifestant-e-s avec une nouvelle camera utilisée par la police de Rio. L’hélicoptère a continué à faire des tours sur la place jusqu’à ce que la manif se soit totalement dispersée. Après le « spectacle » de violence gratuite offert par les flics, trois personnes vont devoir répondre à des procès pour « non-respect de l’autorité », « résistance à l’arrestation » et « agression » (notamment une fille d’1,50m qui aurait agressé un flic de la police anti-émeute).

Le journal Le Monde a écrit, en parlant de la manif du 28 juin à Rio, que « les manifestations ont perdu en intensité mais se sont radicalisées, notamment sous l’action des black blocs, des militants anarchistes anticapitalistes et antimondialisation. Depuis le coup d’envoi du Mondial, le 12 juin, des rassemblements ont été organisés dans la plupart des villes où se disputaient des matchs. »

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Dimanche 29 juin – Rio de Janeiro

Encore une manif anti-FIFA sur les rues longeant les plages de Copacabana, « silencieuse », cette fois. En tête de manif, une grande banderole « FIFA go home », avec derrière elle une bonne centaine de personnes, dont plusieurs avec un bâillon pour symboliser le silence imposé à la population… Non loin de là, du côté de la « FIFA Fan Fest » installée sur la plage de Copacabana, de nombreuses personnes s’apprêtaient à regarder sur grand écran le match Costa Rica – Grèce (le match se jouait à Recife).

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Lundi 30 juin – Rio de Janeiro

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La deuxième manifestation pour la libération de Rafael Braga Vieira a eu lieu dans le centre-ville de Rio. La manifestation a commencé devant le Palais de Justice de Rio de Janeiro et est allée jusqu’à la Cour suprême de Rio de Janeiro et a fini devant l’aéroport Santos Dumont.

La manifestation a aussi rappelé que deux autres personnes sont emprisonnées à Rio, accusées d’avoir tiré un feu d’artifice qui a tué accidentellement un journaliste pendant une manifestation en février dernier.

Rafael Braga Vieira a été arrêté lors des émeutes de juin 2013 à Rio de Janeiro. Le 20 juin 2013, tandis qu’un million de personnes manifestaient en direction de la mairie de Rio, une série d’arrestations arbitraires ont été faites par la police. La police militaire de Rio a alors embarqué Rafael Braga Vieira au commissariat principal, en l’accusant de transporter des substances explosives. Rafael Braga Vieira, 25 ans, était SDF et travaillait comme ramasseur de matériaux recyclables dans les rues de Rio. Il a été arrêté en « flagrant délit » parce qu’il portait dans son sac une bouteille d’eau de javel et une autre d’alcool, ainsi qu’un balai… Le 2 décembre 2013, Rafael Braga Vieira a été condamné à cinq ans de prison ferme.

Lundi 30 juin – São Paulo

Le MTST était en lutte depuis de longs mois pour régulariser/légaliser la situation du terrain squatté « Copa do Povo » (« La Coupe du Peuple », il en était question dans un article récemment publié sur Squat !net). 4 800 familles de mal-logé-e-s campent depuis début mai sur cet immense terrain de 150 000 m2, situé à seulement quatre kilomètres de l’Itaquerão, le stade où s’est joué le match d’ouverture de cette Coupe du Monde 2014. Hé bien, à force de manifs et de campements en plein centre-ville de São Paulo, d’actions et d’affrontements en face de la mairie, le Conseil municipal de São Paulo vient de décider la légalisation de l’occupation « Copa do Povo ». C’est « une victoire pour le peuple », selon le MTST.

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Lundi 30 juin – Porto Alegre

Le « Bloc de Luttes pour les Transports Publics » a organisé une manifestation anti-Mondial. La manifestation a été appelée « La fête dans les stades ne vaut pas les pleurs dans les favelas ».

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Mardi 1er juillet – São Paulo

Une première manif a eu lieu le midi, à l’appel d’organisations étudiantes. Environ 150 étudiant-e-s et employé-e-s de l’USP (Université de São Paulo), de l’Unesp et de l’Unicamp ont manifesté pour la libération des deux personnes arrêtées à São Paulo suite à la manif du 23 juin dernier. Les employé-e-s de l’Université sont en grève depuis le mois de mai. Ils revendiquent une augmentation de salaire et plus de transparence dans les comptes de l’Université. La manif a eu lieu à coté de la « FIFA Fan Fest », peu avant le match Argentine – Suisse.

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Après la victoire de l’Argentine sur la Suisse, match qui se jouait à l’Arena Corinthians, des affrontements ont eu lieu dans le quartier de Vila Madalena, entre la police et des supporters argentins. Les flics ont notamment fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule…

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Mardi 1er juillet – Salvador de Bahia

Après le streaker nazi du match Allemagne-Ghana le 21 juin dernier, qui avait oublié de se dévêtir mais pas d’inscrire sur son torse des messages à connotation nazie plus que clairs, voici le streaker « Superman » qui veut sauver les enfants des favelas. Celui-ci n’était pas nu non plus ; il est intervenu pendant le match USA – Belgique qui s’est joué dans l’Arena Fonte Nova.

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Nuit du mardi 1er au mercredi 2 juillet – São Paulo

Les flics ont eu fort à faire dans la soirée du 1er juillet, jusque tard dans la nuit, pour disperser un rassemblement anti-FIFA qui exigeait la libération de Fábio Hideki et de Rafael Marques (voir plus haut). Au départ, un peu plus de 300 manifestant-e-s plutôt calmes, et une police qui commence à fatiguer, malgré ses effectifs impressionnants (ils étaient plus d’un millier sur la ville cette nuit-là).

D’abord rassemblé-e-s sur la praça Franklin Roosevelt, dans le centre de São Paulo, où une sorte de débat public se tenait à propos de démocratie et de prisonnier-e-s politiques, les manifestant-e-s ont commencé à bouger quand les flics ont tenté d’arrêter des gens au milieu de la foule réunie. Des actes de désarrestation ont immédiatement répondu aux tentatives répressives, ce qui a enclenché de nombreux tirs de grenades lacrymo, puis des tirs de flashball, dans une ambiance émeutière devenue familière au Brésil.

Selon les médias locaux, au moins six personnes ont été arrêtées au cours de la manifestation de cette nuit, dont deux ont été libérées par la suite.

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Mercredi 2 juillet – São Paulo

Des activistes ont appelé à un rassemblement devant le Palais de Justice de São Paulo pour « débattre » de la « criminalisation des mouvements sociaux au Brésil » avec Fernando Grella, le Secrétaire à la Sécurité Publique… Bien sûr, celui-ci n’est jamais venu. Mais il avait quand même pensé à envoyer ses flics, et en nombre, s’il vous plaît.

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Mercredi 2 juillet – Rio de Janeiro

C’est seulement le deuxième jour sans match depuis le lancement de la Coupe du monde le 12 juin dernier. Dans la matinée matin se tenait à Rio un séminaire sur la gestion du sport, parrainé par la FIFA. Son président, Sepp Blatter y a tenu un discours orienté sur la réussite de ce Mondial, forcément.

Forcément, parce que ça aurait été étonnant qu’il parle de la merde que cela apporte pour la plupart des Brésilien-ne-s…

Selon lui, cet événement est « un succès, un succès du Brésil et un succès pour ce sport ». Une réussite qui tiendrait tout autant de la FIFA que du pays organisateur, ce qui est finalement assez juste puisque du point de vue des anti-Mondial les responsables de l’aggravation de la situation sociale au Brésil sont justement la FIFA et le gouvernement brésilien…

Pendant ce temps-là, quelques manifestant-e-s anti-Mondial se trouvaient devant le siège de la conférence. Le président de la FIFA, bien au chaud au milieu de la bourgeoisie complice, s’est fendu d’un « où est la contestation sociale ? ».

Une provocation qui mériterait bien des réponses.
Bon, c’est pas comme si des réponses ne lui étaient pas données quotidiennement ne serait-ce que depuis le 12 juin…

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