Brèves locales du 17 au 23 mars 2008

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- Pollution de la Saône lundi 17 mars
- Grève des enseignant.es et des lycéen.nes
- Rassemblement devant le rectorat mercredi
- Manif sauvage des lycéen.nes jeudi
- De nombreux débrayages et grèves du secteur privé dans la région
- Encore une free-party réprimée

- Pollution de la Saône lundi 17 mars

Lundi, une nappe d’hydrocarbures a été détectée sur la Saône, entre Albigny-sur Saône et Neuville-sur-Saône. Quel était sont origine ? Mystère.
Arrivée à la hauteur du barrage hydro-électrique de Rochetaillée, la nappe d’hydrocarbure a été "dissoute" avec la pulvérisation de... produits chimiques (sic). Bien sûr les autorités nous assurent que cette pollution ...n’est pas dangereuse pour l’homme, la faune et la flore !

- Grève des enseignant.es et des lycéen.nes mardi 18 mars

Une manifestation a eu lieu mardi, au départ de la place Guichard, à 14h.
Un petit millier d’enseignant.es du secondaire et des lycéen.nes ont défilé dans les rues de Lyon pour rejoindre le rectorat.
500 manifestant.es à Saint Etienne.
Une action sit’in devant le lycée Récamier à Lyon.
Les enseignants du secondaire ont fait grève mardi à l’appel de la FSU, SUD-éducation, CGT, FO, CNT-FTE. Ils dénoncent notamment des moyens en baisse dans les collèges et les lycées publics de l’académie.
Au menu des revendications, la contestation de la suppression de postes pour la rentrée 2008. En effet dans les lycées c’est 368 postes d’enseignant.es en moins prévus pour l’académie de Lyon (Ain, Loire, Rhône). Mais les enseignant.es luttaient aussi pour l’augmentation de leur pouvoir d’achat, contre la réforme du BEP (par exemple dans l’académie 55 BEP disparaîtrons l’année prochaine) et du Bac Pro. Les "propositions" du rapport Pochard inquiètent aussi grandement les fonctionnaires.
Au niveau des collèges on s’attend à 179 postes en moins.
Est ce que nous nous contenterons d’une grève trimestrielle pour contrer la casse du service public orchestrée par le gouvernement ?
A quand un mouvement unitaire, d’ampleur, sur des revendications larges et émancipatrices ?

- Rassemblement devant le rectorat mercredi 19 mars

Mercredi 19 mars, quelques dizaines d’instits’ se sont rassemblé.es devant le rectorat pour contester les fermetures de classes prévues pour la rentrée 2008.
Bien qu’on prévoit l’arrivée de 555 élèves en plus dans le primaire pour 2008, l’administration prévoit la fermeture de 124 classes dans l’académie.
Allez comprendre...

- Manif sauvage des lycéen.es jeudi 20 mars

Jeudi 20 Mars, environ 150 lycéens ont fait débrayer leurs lycées voisins à la Croix-Rousse, aux cris de "Sarko, fripouille, le peuple aura tes couilles" ! Arrivés devant le lycée Diderot, les CPE et autres directeurs ont fermé les grilles et appellé la Police. Quelques personnes rejoignent la manif, et tous repartent au centre ville, accompagnés par la BAC et les voitures banalisées, qui bloquent les rues adjacentes au lycée Ampère. Arrivés place Sathonay, une tentative de sit-in devant le commissariat est vite abandonné, les autres préférant aller du côté du lycée Ampère. Là-bas, les flics en uniforme les attendent ; ils tentent d’enfoncer la porte, mais deux agents habillés en "jeunes" les dissuadent. L’un avec une matraque, l’autre avec son flash-ball, bien en vue, prêt à tirer à un mètre des lycéens.

Encore quelques lycéens se rajoutent, et ils décident de traverser le pont du Rhône, en direction de la fac Lyon2 Quais. Une AG se préparait 2 heures auparavant à la fac Lyon2 de Bron. Passés devant la préfécture, c’est la panique : des voitures de flics foncent dans la manif pour disperser et affaiblir. La manif prend une rue parallèle, sentant bien que la police allait la bloquer place du Pont. Arrivés à la fac-oh ! surprise !- La porte vitrée est fermée, les secrétaires et agents de sécurité les attendent, préparés et avertis par leur complices. La manif entre cependant, hésitante, par le côté. Les lycéen.nes décident d’abord d’aller faire débrayer les étudiant.es, puis devant leur manque de réaction baissent de motivation, ils se retrouvent dans l’amphi Fugier pour préparer la manif sauvage du lendemain, sous les yeux et les oreilles des flics civils de la fac, qui n’auront aucun scrupule à rapporter ces aventures à leur collègues de la police nationale.

Mais heureusement que les lycéen.nes se bougent à la place de leurs profs.

- Jugé pour altercation avec un maton

Au tribunal, le jeune Abdou, 18 ans à peine, conteste avoir porté des coups : « Vous l’avez frappé ? » - « Non. J’ai jamais cogné un surveillant. Mais quand il m’a plaqué au sol, je me suis débattu. » Cela s’est passé à la prison St Paul le 13 mars. Le maton aurait reçu plusieurs coups à la tête et dans le dos. Par contre, ce serait le jeune, lui-même, une fois au mitard, qui se serait porter des coups sur le bras... Il était également jugé pour une puce de téléphone retrouvée sur lui à la fouille. Le procureur a requis une peine d’un an et demi ferme et 6 mois de sursis, en plus de la peine qu’il a à effectuer.

- De nombreux débrayages et grèves dans la région cette semaine

Près de 90% des ouvrier.es en CDI de l’entreprise Nestlé Purina (situé à Veauche) ont débrayé pendant une heure vendredi 21 mars. Ils revendiquent une augmentation des salaires.
Jeudi et vendredi, des salarié.es de Proségur (St Etienne) sont entré.es en grève pour contester le licenciement d’un des leurs pour faute grave.
Enfin à Flexitech le mouvement de grève commencé jeudi 20 mars s’est poursuivi vendredi 21 mars. Ce mouvement de grève suivi par 95% des salarié.es sur ses deux sites de productions (Pannissières et Saint-André-le-Puy) a installé des piquets de grève qui bloque les livraisons de marchandises.
Les employé.es contestent la proposition de la direction de racheter trois jours de RTT et ils réclament l’augmentation de leur salaire de 2.6% avec un minimum de 50 euros d’augmentation pour les plus bas salaires.

- Encore un free-party réprimée

Dans la nuit de samedi à dimanche, les flics ont interrompus une free-party dans l’Ain (le son a été définitivement coupé à 10h30). Près de 200 personnes qui avaient décidé de faire la fête librement, et de manière autonome (pas de vigiles, pas de prix d’entrée, pas de sélections des participant.es, pas d’autorisation) se sont fait virer par quelques gendarmes. Malgré l’arrêt
définitif, ’’à la demande du procureur’’ paraît-il...(quel procureur ?) une
plainte ’’risque’’ d’être déposée contre les organisateurs par le
proprio du terrain, au motif de dégradation de ... l’herbe, laissée en
jachère ; sauf que l’herbe à peine plus haute que le sol à cette époque à
toute la saison pour pousser normalement.
Une partie du matos servant à sonoriser la soirée a été saisi par la gendarmerie comme le permet l’amendement Mariani.
2 personnes vont être convoqués au mois de mai... Il va falloir les soutenir. D’ores et déjà il paraît qu’une street-party (manifestive) est prévue fin mai.
Le son va claquer ! Vous n’arréterez pas un peuple qui danse !

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