Contrat de professionnalisation

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Le contrat de qualification remplacé par
le contrat de professionnalisation.
Ce
dispositif avait malgré sa réussite un cadre
d’exercice flou et aléatoire, mais la nécessité
faisant loi, il permit l’insertion professionnelle
et l’accès à un diplôme à 150 000
jeunes chaque année.

Le cadre du futur contrat de professionnalisation
plutôt que d’améliorer l’ancien dispositif
accentue la précarité des salariéEs et
laisse toutes latitudes aux branches professionnelles
quant aux choix des financements
et de « type » de formation.

Pour les jeunes, le contrat de professionnalisation
est une véritable régression sociale.

La durée des contrats passe de 6 à 12 mois,
alors que 80% des formations demandées par
les jeunes et les entreprises ont une durée
minimale de 24 mois, et ceci en vertu des
programmes d’acquisition des connaissances
pour un diplôme d’État de type BTS (Bac
+2). La durée de formation qui accompagne
tous contrats de professionnalisation est
ramenée à 15% au minimum de la durée du
contrat au lieu de 25% garanti jusqu’alors
par le contrat de qualification.

Les ressources de financement de ce contrat
pourront être affectées par décision unilatérale
des branches à des formations « métiers »
au détriment des formations interprofessionnelles,
et ce sans se préoccuper du souhait
des jeunes. De plus la rémunération de
ce nouveau contrat n’est plus fonction de
l’année d’apprentissage (1re ou 2e année de
contrat), mais de la détention d’un diplôme.
Si l’apprentiE n’a pas de diplôme sa rémunération
sera équivalente au précédent contrat
en revanche si l’apprentiE est diplôméE
(d’un niveau BAC) elle voit ça rémunération
augmenter de 10 à 15%.Ce qui a pour effet
de créer des disparités encore plus grandes
entre des jeunes déjà en difficultés scolaires
et des jeunes déjà diploméEs.

Ces dispositions sont le cadre organisé d’un
droit corporatiste de branche, ainsi les branches
pourront orienter toute leur collecte
selon leurs besoins à court terme. Car ce
texte permet aux grosses entreprises de pouvoir
monter leurs propres instituts de formation.
Ce qui leur permettra de « mouler » à
leur manière les futurs employéEs.

La question fondamentale de la mutualisation
des fonds de la formation, n’a non seulement
pas été abordée, mais les branches
professionnelles viennent unilatéralement de
répondre par la négative.

Ce contrat permet donc aux entreprises plus
qu’un droit de regard sur la formation suivie
par l’apprentiE puisque cette entreprise
pourra être et le centre de formation et le
centre d’apprentissage et le futur employeur !
De plus les personnes suivant cette formation
ne seront plus sanctionnées par un
diplôme mais obtiendront une qualification
(évidement non reconnue à égalité selon les
régions ou les entreprises). De plus sous prétexte
de personnaliser la formation ce
contrat créé dès la formation professionnelle
une individualisation des salariéEs, les jeunes
devront négocier avec leur futurE patronE
leurs conditions de travail et de formation,
alors que le rapport de force n’est pas en
leur faveur.

L’entreprise se créera les employéEs « types »
dont elle a besoin.

Tout ceci permet de créer de futurEs employéEs
parfaitement isoléEs et conditionnéEs
pour une productivité et une rentabilité maximum
pour le futur employeur !

Pour résister il faut se syndiquer !

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