Hôpital public : état d’alerte. Grève au Vinatier.

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Après la grève du 10 décembre, du 17 décembre 2009, les personnels du Vinatier sont encore dans l’action le jeudi 7 janvier 2010, un préavis de grève a été déposé… une Assemblée Générale et une action à la direction a lieu à 10h.

Nous défendons le maintien d’un hôpital public face au plan social national qui se dessine dans les hôpitaux : suppressions de postes, casse du statut d’agents hospitaliers, fermetures d’unités et de services, d’hôpitaux, privatisation des services logistiques…..Cette politique s’organise par la centralisation des moyens décisionnels.
Nous refusons l’hôpital entreprise qui se met en place au travers d’une démarche marchande, concurrentielle, productive. Peut-on produire du soin ?
Nous refusons la privatisation de l’activité hospitalière qui évacue la notion de réponses aux besoins par celle de la rentabilité.
Nous refusons la politique actuelle de retour à l’équilibre budgétaire dont les conséquences sont subies par les personnels et les patients.
Nous refusons le manque de personnel dans TOUS les services de l’hôpital. Le sous-effectif, dans les unités de soins (2 soignants, 1 ASH, pour 25 patients : ce qui contribue à des fonctions de gardiennage), dans les services sociaux, à la tutelle, dans les services techniques économiques et généraux, dans les services administratifs…est inadmissible.
Nous refusons la politique de fermetures de lits d’hospitalisation : 4 unités de 25 lits ont été fermées ou transformées dernièrement sur le Vinatier. C’est 100 lits d’hospitalisation en moins.
Nous refusons la politique de réduction du temps d’hospitalisation qui amène un véritable turn-over des patients et qui aboutit à une surcharge de l’extra hospitalier : les délais sont de plus en plus importants dans les Centres Médico-Psychologiques entre la prise de rendez-vous et le premier entretien (3mois).
De fait, de plus en plus de patients se retrouvent en réelle rupture de soins (pas de suivis sociaux, infirmiers, psychologiques, psychiatriques), condamnés à l’isolement, la précarité, la marginalisation (foyers d’urgence, sans abri… sollicités par les équipes elles-mêmes lorsque le patient quitte l’hôpital !!). Ce qui entraîne rechutes, ré-hospitalisations en urgence, etc…..

Nous refusons que le patient en psychiatrie soit considéré comme un délinquant !

Où est la prévention ? Où est la continuité du soin ? Où est l’accompagnement des patients et de leur famille ?

Quand le président Sarkozy et ses sbires font une politique sécuritaire en s’appuyant sur des évènements dramatiques liés à des patients psy, c’est jouer à effrayer la population. La psychiatrie a besoin de soignants, d’équipes pluridisciplinaires, de personnels hospitaliers toutes catégories confondues pour assurer le soin, mais aussi l’accueil et le confort des patients.
Nous exigeons le renforcement des moyens de la santé pour sortir de la situation actuelle.

Nous défendons fermement le statut de la fonction publique, le maintien et le renforcement d’un hôpital public fort, indispensable, dont les missions ne sont pas la rentabilité, la marchandisation d’actes de soin mais l’accès pour tous à la santé dans des conditions de soins de qualité.

SOUTENEZ-NOUS, SOUTENEZ NOTRE ACTION !

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