La lutte syndicale sous camisole

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Roland Veuillet a été sanctionné
injustement en 2003 pour faits de
grève. Cette sanction était prévue
de longue date et elle avait pour
objectif de punir un militant syndical
revendicatif qui refusait l’avancée
constante du capitalisme dans
le monde éducatif. Il s’opposait à
ce que le le Medef devienne un
partenaire de l’école. Le patronat
est maintenant présent à l’intérieur
des lycées, et ce n’est pas
pour parler de droit du travail.

Roland a fait de nombreux
recours dont un devant le Conseil
Supérieur de la Fonction Publique
qui a reconnu que les faits n’étaient
pas établis et qui a demandé
l’annulation de la sanction. Cet
avis, malgré qu’il soit signé par le
Premier Ministre, n’a pas été suivi
par le minsitre de l’EN. Se trouvant
dans l’impasse, il a entamé
une grève de la faim le 24 décembre
2006. En choisissant comme
mode d’action la grève de la faim,
il était conscient de sa principale
limite, celle d’une action inidividuelle.
Il aurait préfèré comme
tout militant les actions collectives.

Lors de cette grève de la faim,
les provocations du ministère se
sont multipliées. Roland a reçu
plusieurs lettres le menaçant de le
déclarer en abandon de poste,
alors qu’il était en grève couvert
par un préavis (Robien semble
avoir oublié que le droit de grève
est encore un droit
constitutionnel).

Quand on veut abattre son chien, on dit qu’il a la rage

L’administration a poursuivi son
acharnement à l’encontre de
Roland afin de briser son combat.
Il a ainsi été interné en hôpital
psychiatrique par les autorités.
Ces pratiques dignes des pires
régimes montrent bien la détermination
dont l’Etat peut faire preuve
pour baillonner un militant
gênant. On peut ainsi lire dans l’avis
du premier psychiatre que
Roland “refuse tout traitement
psychotrope pouvant permettre
une atténuation de ses revendications”.
Fort heureusement, les personnels
de l’hôpital psychiatrique
ont fait leur travail sans plier
devant les pressions dont ils ont
certainement été victimes, le fait
de revendiquer ne sera pas apparenté
à la folie ou à des troubles
mentaux. Il est toutefois édifiant
qu’on ait cherché à psychiatriser
un conflit social, qu’on ait voulu
faire passer pour fou un homme
qui lutte contre une injustice.

Ils ont échoué ; ont poursuivi
leur course de lenteur, jusqu’à ce
que Roland, épuisé, cesse sa
grève de la faim au 57e jour.
Robien a ainsi montré le mépris
qu’il pouvait avoir de la vie et de
la santé d’un homme, et a continué
ses provocations en proposant
comme sortie de crise des
“solutions” qui ont déjà été proposées
à Roland il y a au moins 2
ans… et qu’il avait refusées.

La lutte de Roland est exemplaire,
car loin d’un combat individuel,
c’est un combat pour les
droits collectifs, pour la défense
du syndicalisme de lutte dont
nous nous réclamons. Si nous ne
luttons pas pour sa réhabilitation,
nous préparons les répressions
qui nous frapperont plus tard.

En conclusion, non contentes de
mener des actions illégitimes
contre les acteurs du service
public de l’éducation nationale, les
autorités hiérarchiques sont également
dans l’illégalité. Et aucune
de ces situations ne les gêne.

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