Les nano-particules au secours du nucléaire

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Le 16 juin 2007 au matin, deux réacteurs ont été arrêtés sur la centrale de Cruas, et un troisième le 13 juillet . On continue à colmater le quatrième qui a été arrêté les 15 et 16 juillet 2007. Cette centrale a été arrêtée durant 65 heures. Un phénoméne inédit depuis le premier couplage en 1983 pour le site. L’électricité a été prise sur le Tricastin.

Voir ici le schéma explicatif du
circuit primaire d’un réacteur à eau sous pression (REP)

Les détails techniques de cette fuite classée au niveau 1 peuvent être trouvés sur le site de l’IRSN.
Ces détails techniques peuvent être résumés par le fait que la chaleur produite dans le cœur du réacteur est transmise, via la circulation d’eau dans un circuit fermé dit circuit primaire, à un circuit secondaire dont l’eau, transformée en vapeur, alimente des turbines pour la production d’électricité.
L’échange thermique entre le circuit primaire et le circuit secondaire se fait au travers d’un grand nombre de tubes en U inversé regroupés dans des appareils dénommés Générateurs de Vapeur (GV). Dans les centrales REP françaises, il y a trois ou quatre générateurs de vapeur (selon la puissance nominale de la centrale) ; le circuit primaire et les générateurs de vapeur sont implantés à l’intérieur d’une enceinte de confinement qui est traversée par les tuyauteries d’alimentation en eau et d’évacuation de la vapeur des générateurs de vapeur.

Une telle disposition permet d’éviter un transfert d’eau du circuit primaire à l’extérieur de l’enceinte de confinement tant que l’étanchéité des tubes des générateurs de vapeur est assurée. Ce qui n’était plus le cas...

Les communiqués d’EDF parlent de temps en temps. Colmatage et détartrage. Les communiquants du nucléaire nous distillent que les trois générateurs de vapeur avaient fait l’objet d’un lessivage en avril/mai. Pour ce qui est de l’incident niveau 1 de juillet, on cherche en vain les explications techniques. La surveillance en continu des « fuites primaire-secondaire » a conduit à mettre par trois fois à l’arrêt une tranche de la centrale de Cruas : en février 2004 pour la tranche 1 et en novembre 2005 et février 2006 pour la tranche 4.

Les analyses menées par EDF à la suite des deux derniers événements avaient conduit à les attribuer à une particularité de conception des GV des tranches de Cruas - existence d’une zone centrale du faisceau tubulaire dépourvue de tubes - ayant provoqué la fissuration d’un tube en bordure de cette zone par un phénomène de fatigue vibratoire excessive. EDF a alors mis en œuvre des mesures préventives (bouchages de certains tubes jugés sensibles).
Les résultats des examens in situ engagés ultérieurement par l’exploitant de la centrale de Cruas ont conduit EDF à attribuer un rôle prépondérant à un phénomène de « colmatage » des plaques entretoises des GV pouvant affecter a priori tous les GV du parc.

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Pour le traitement de l’anomalie, l’Autorité de Sûreté Nucléaire a demandé à diverses reprises des avis techniques à l’IRSN sur les différents aspects – compréhension du phénomène, conséquences sur la sûreté et le fonctionnement des tranches, contrôles à réaliser, lessivage chimique des générateurs de vapeur… Tous ces détails techniques abscons que l’énergie nucléaire nous oblige à rechercher lorsqu’on lutte contre ce système. Il n’y a rien de plus intolérable que de créer la figure du spécialiste et de déléguer notre vie à celui-ci. Et ainsi de créer une zone de pouvoir.

L’opération de nettoyage a été effectuée grâce au liquide supercritique composé de nano-tubes créé sur le pôle Trimatec.
Ce nettoyage a été dangereux pour le personnel qui l’a effectué et pour le voisinage (Cruas, Le Teil, Montélimar, Valence) dixit le Daubé :
"La redoutable propriété ambivalente des nanosystèmes moléculaires conçus par l’homme, de pouvoir traverser les barrières biologiques, notamment entre sang et cerveau, et d’être actuellement peu ou
pas biodégradable, ce qui risque d’avoir, en dehors d’indications thérapeutiques précises, des conséquences majeures pour la santé.
"

Ce liquide supercritique expérimenté à Cruas, devra servir pour d’autres applications. Toutes ces recherches sont bien sur faites par des ingénieurs roulant en vélo et avec une volonté de consommer bio.
Ces mêmes ingénieurs qui à Grenoble et à Crolles détruisent et polluent pour des années.
Derrière ce nettoyage se cachent le CEA et l’université Joseph Fourier de Grenoble et son antenne valentinoise. Quelques renseignements supplémentaires peuvent être trouvés sur le site de PMO.

P.-S.

Pour contacter l’auteur de cet article : contrerfidvalence(at)no-log.org

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