[Marseille] Une brigade d’Ayotzinapa, Mexique, parcourt l’Europe pour exiger la présentation en vie des 43 étudiants disparus.

608 visites

Le 26 septembre dernier, au Mexique, une atroce répression frappait les étudiants de l’école normale rurale d’Ayotzinapa. 7 personnes sont mortes –dont 4 étudiants, le corps d’un étudiant était retrouvé écorché.
Sept mois plus tard, 42 d’entre eux restent introuvables.
Une délégation composée d’un étudiant survivant au massacre, d’un père d’un étudiant disparu et d’un défenseur des DDHH parcourt l’Europe pour demander que justice soit faite.
La brigade passe le 11 mai a Marseille.

- Les membres de cette délégation exigent que cette demande de présentation en vie soit maintenue malgré l’insistance de l’État mexicain à clore l’enquête et la recherche.
-  Ils demandent à la communauté européenne de maintenir une surveillance internationale face aux actes de répression contre le mouvement social qui exige la présentation en vie des étudiants de l’École normale rurale.
-  Ils demandent le soutien pour mettre en place des garanties réelles de non‐répétition, de respect et d’accès plein et entier aux droits de l’homme.

L’Autre Europe, celle de la résistance, en bas à gauche,16 avril 2015 : Une commission de l’École normale d’Ayotzinapa, Mexique, composée d’un père de famille, d’un étudiant et d’un défenseur des droits humains, parcourt l’Europe entre le 16 avril et le 19 mai pour exiger la présentation en vie des 42 étudiants disparus à Iguala, au Guerrero, le 26 septembre 2014.
Malgré la persistance de l’État mexicain à considérer que les corps des étudiants ont été calcinés sans en apporter les preuves, les familles poursuivent leur lutte pour la présentation en vie des 42 étudiants normaliens disparus.

La commission d’Ayotzinapa partagera ce qu’ont signifié 7 mois de lutte et d’organisation. Elle se réunira avec des organisations étudiantes, des collectifs, des organisations sociales et syndicales pour appeler à maintenir l’observation internationale sur le Mexique face à la grave crise agression que subissent les Droits de l’Homme.

Elle exige l’arrêt des actes de répression commis par le gouvernement mexicain contre les étudiants, les familles des normaliens et le mouvement social qui réclame la présentation en vie des disparus.
Elle demande à l’Europe de soutenir les familles dans leur exigence d’ouvrir des enquêtes sur la responsabilité de l’armée mexicaine et de la police fédérale dans la disparition forcée des 43 étudiants de l’École normale rurale d’Ayotzinapa. Elle mettra en évidence la responsabilité internationale des gouvernements européens qui signent des traités de collaboration avec ce pays en matière de sécurité et de commerce, ce qui signifie la vente d’armes et la formation de la police et de l’armée mexicaine, alors que la condition du respect des Droits de l’Homme est sans cesse violée.

De même, la délégation demandera le soutien de la société civile européenne pour obtenir des garanties réelles afin que de tels événements ne se reproduisent plus
« Nous cherchons des garanties réelles pour que cela ne se reproduise plus, et nous savons que nous devrons les construire nous-mêmes, avec les peuples et les communautés, avec les organisations sociales et les collectifs. Nous ne pouvons pas demander ces garanties aux mêmes institutions gouvernementales qui sont à l’origine de ces violations des Droits de l’Homme », a assuré Omar Garcia, membre du Comité étudiant d’Ayotzinapa, en préalable à la tournée.

Il a également dit : « À cette occasion, nos interlocuteurs en Europe seront les organisations sociales, les collectifs, les médias libres ou selon la manière dont ils s’appellent, la société civile organisée. Nous venons les remercier de leur soutien et insister sur la nécessité, comme communautés et sociétés d’en bas, de continuer à nous organiser pour transformer une fois pour toutes ce système de pouvoir et de corruption construit sur la dépossession, le mépris, l’exploitation et la répression contre nos peuples. Nous devons le faire ensemble, depuis nos lieux d’origine, coordonnés et organisés. Comme les puissants ont globalisé la dépossession, nous avons le devoir sacré de globaliser la résistance, la digne rage et la joyeuse rébellion ».

La suite à lire sur : https://sulugarlosespera.wordpress.com

P.-S.

L’itinéraire de la #EuroCaravana43 sur ce blog : https://sulugarlosespera.wordpress.com

Proposer un complément d'info

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Publiez !

Comment publier sur Rebellyon.info?

Rebellyon.info n’est pas un collectif de rédaction, c’est un outil qui permet la publication d’articles que vous proposez. La proposition d’article se fait à travers l’interface privée du site. Quelques infos rapides pour comprendre comment être publié !
Si vous rencontrez le moindre problème, n’hésitez pas à nous le faire savoir
via le mail contact [at] rebellyon.info

Derniers articles de la thématique « Résistances et solidarités internationales » :

>1er janvier 1994 dans l’État du Chiapas au Mexique

Déjà vingt cinq ans ! Le 1er janvier 1994 marque l’apparition sur la scène politique mexicaine et sur la scène médiatique internationale du mouvement révolutionnaire « zapatiste » des indigènes du Chiapas au cri de ¡Ya Basta !.

› Tous les articles "Résistances et solidarités internationales"

Derniers articles de la thématique « Capitalisme / Consumérisme » :

>Réflexion sur une année préoccupante

Entre début décembre 2020 et janvier 2021, les fêtes approchent… L’existence de cette réflexion s’est profilée un peu par hasard. Loi sur loi, j’ai voulu ne rien rater pour ne pas me retrouver à ouvrir les yeux un jour sur un présent que je n’aurais pas vu...

› Tous les articles "Capitalisme / Consumérisme"

Derniers articles de la thématique « Militarisme / Armements » :

>11 novembre, la guerre de 1914-1918 : le creuset des totalitarismes

Les commémorations du 11 novembre 1918 occultent toujours le souvenir du carnage et préfèrent exalter le martyre des soldats en sacralisant leurs combats. Elles fabriquent le mythe de la guerre nationale, la mémoire des combats est déformée, le culte du soldat est quasi religieux et s’incarne dans les...

>Thomas Sankara : « Malheur à ceux qui bâillonnent le peuple ! »

Le 15 octobre 1987 à Ouagadougou, Thomas Sankara a été assassiné par Blaise Compaoré, celui qui a pris le pouvoir à sa place. Sankara avait redonné le nom local à son pays : le Burkina Faso , « le pays des hommes intégres », à la place du nom colonial de Haute-Volta. Il avait bouleversé la façon de faire la...

› Tous les articles "Militarisme / Armements"