Du nouveau sur l’obligation de donner son code de téléphone en garde-à-vue : comment éviter le traquenard

1111 visites

On avait dénoncé un coup de bluff, mais ils en ont fait un traquenard. Que faire lorsque les flics, en garde à vue, exigent d’obtenir votre code pour accéder aux données de votre téléphone ?

Pour les conseils pratiques, voir #en-bas

Pour mieux comprendre pourquoi les keufs se jettent sur votre appareil, disons que tout semble venir du principe de garder le silence. C’est un droit, beaucoup ont appris à l’exercer (tant bien que mal), mais flics et juges en ont marre de se trouver face à des gens inflexibles qui répètent « je n’ai rien à déclarer ». Le droit de garder le silence répond pourtant au droit de ne pas s’auto-incriminer (reconnu à l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme), qui lui-même découle de la présomption d’innocence : c’est à l’accusation, pas à l’accusé-e, de démontrer qu’un délit ou un crime a bien été commis !

Entre les mains des bleus, notre téléphone portable peut rapidement devenir la boite de Pandore de l’incrimination. Bien entendu, un téléphone mobile basique est beaucoup moins intéressant à exploiter qu’un smartphone doté d’un accès internet. Mais on y trouve quand même votre carnet d’adresse, le journal des appels et les SMS échangés. On peut le protéger avec un code PIN, mais s’il est saisi alors qu’il est encore allumé, tout apparaît en clair.

Mais franchement, ce qui intéresse les flics c’est de fouiller dans le petit ordinateur mobile qu’on appelle un smartphone. On le protège par un code PIN (carte SIM) mais surtout avec un code ou mot de passe de déverrouillage. C’est dans cette machine que se cache nos vies, intimes et politiques, débordantes d’infos sur nos militantismes et nos relations personnelles. Avant que ces infos puissent servir à nous incriminer, leur objectif principal est de nous rendre encore plus vulnérables pendant l’interrogatoire... Tu ne veux rien dire ? Et bien le keuf va te faire réagir en matant dans ton tel ! Ainsi, on se retrouve vite qualifié.e de « militant.e pro-kurde » pour avoir communiqué sur une conférence sur le Rojava, « d’activiste féministe » pour avoir parlé à un.e pote de la manif du 8 mars, voire même de « casseur.se » pour le simple fait d’être membre d’un groupe Telegram de Gilets jaunes ou pris en photo devant un tag « ACAB ». Notre petit écran mobile se transforme alors en notre meilleur ennemi, livrant aux flics des moyens de pression pour nous intimider, voire même des infos susceptibles de faire aussi poursuivre nos proches et nos contacts.

La suite à lire sur : https://paris-luttes.info/du-nouveau-sur-l-obligation-de-15018?lang=fr

Proposer un complément d'info

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Publiez !

Comment publier sur Rebellyon.info?

Rebellyon.info n’est pas un collectif de rédaction, c’est un outil qui permet la publication d’articles que vous proposez. La proposition d’article se fait à travers l’interface privée du site. Quelques infos rapides pour comprendre comment être publié !
Si vous rencontrez le moindre problème, n’hésitez pas à nous le faire savoir
via le mail contact [at] rebellyon.info

Derniers articles de la thématique « Surveillances / Fichages » :

› Tous les articles "Surveillances / Fichages"

Derniers articles de la thématique « Répression policière » :

>Appel du 18 Joint

Cannabinophiles, fêtons ensemble l’Appel du 18 joint ! Rassemblons nous pour faire entendre et exiger une véritable politique de santé publique sur le cannabis et les drogues. Vendredi 18 juin à 18h - Parc des berges Sud - Lyon7 Finissons en avec cette prohibition liberticide et...

>De Erdogan à Macron : L’Internationale Terroriste.

Ce texte revient sur l’Affaire du 8/12, ce coup de filet Qui Tombe à Pic témoigne des dérives fascistes qui nous concernent touxtes. Elle montre encore une fois qu’il est possible pour la police, grâce à l’outil antiterroriste, d’emprisonner des militant.es (et assimilé.es) pour de « vagues soupçons »...

› Tous les articles "Répression policière"