Exhibophagie et déshinibophobie : éros ou thanator ?

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Que laissons-nous voir de nous même que peut voir l’autre ? Nous ou un avatar tout désigné selon les événements ?

Je crois pouvoir dire sans me tromper que notre société « branchée » a fait fructifier des nids de problèmes, qui ne sont rien d’autre que nos pulsions dans l’oeuf.

Cette réflexion a t-elle sa place dans le gouvernement futuriste au vue des doctrines multiples qui sont autant de gouvernes ? Très certainement, tant les malaises naissent du vide, du déploiement de notre zèle, des courants ascendants, et du poids surtout que nous appuyons sur l’air du temps. Bien des conditions dont je me moque mais le nihilisme qui anime nombre de mes contentions, se met en devoir de manifester une parcelle de neutralité sur le sujet.

Sur le pourquoi de nos opinions, nous concédons une plate-bande de contre quoi, toujours plus complémentaire, ce à quoi je réponds, jusqu’où l’imagination est imitation. Je peux écrire : je pense donc je suis mais je peux aussi l’écrire je pense donc que je suis.

Pour illustrer mon propos, prenons le geste en exemple, celui des mains que nous rassemblons par intention ou réflexe : c’est le cas pour la prière, pour le frisson, pour la persuasion, pour la réunion personnelle. Elles sont aussi un paravent, un geste de pudeur pour cacher l’essentiel. Cette gestuelle, est en processus social, tant il y a ordre et désordre, conscience et insouciance, contrôle et carence.

La sphère sociale fait de la gravité des contraires, un phénomène crucial qui rappelle celui des cafards dans un bain de lumière. A la limite du rayon lumineux, là où l’ombre commence, ils s’immobilisent. Savoir qu’il y a le plaisir dans l’éclairage et l’exposition, et avoir l’intention malgré tout de rester à couvert et dans l’obscurité, sont aujourd’hui une perturbation spirituelle, où nous devenons tous et toutes, une soldatesque en déroute.

Pourtant nous ne cessons de dévorer l’image en « néopinions » (les opinions sous les néons), nous sommes « exhibophages » par un désir platonique qui fait lien avec cet autre effet plus contraceptif, quasiment contrat sceptique, qu’est le sentiment craintif de la « déshinibophobie », et nous nous vivons dans une poussée de vie, l’éros, et une de mort, le thanatos.

Dans mon cas, à néantiser l’esprit des règles, j’en viens à sortir de la mesure qui place les choses dans autre chose ; ni passion ni peur en finissent par devenir ma poignée deux mains. L’humain n’est pas d’une telle visibilité, mais plutôt errant dans un corridor sous un mirador, plaqué contre un mur ou l’autre, défiant un artificiel équinoxe.

Cette position du corps et de l’esprit, qui prend naissance avec le cinéma dans la téléportation d’un être en trois dimensions sur un plan bidimensionnel est largement présente au travers des faits d’actualité dés qu’ils concernent les gens connus. Cette formation internaute qui lui ressemble, soulève elle, une interrogation révolutionnaire. A la fois troupe et maquis, elle sacrifie dans les deux cas l’audace, l’avancée et l’affranchissement.

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Préoccupations
Le journaliste se moque mais il pose l’image du doute à côté de ce que chacun redoute.

Et j’en viens à l’étonnement qui est l’aveu d’une indignation qui s’efface, face à une qui se veut efficace. A part être ou ne pas à part être, cette question obtient toujours la même réponse, à savoir l’éradication partielle par un régime martial. Ma conviction personnelle est que l’affirmation vaut confirmation, et que l’infirmité d’un peuple profite aux firmes qui l’exploitent.

J’attire enfin votre attention sur la signature de cet article, il en est la première ligne.

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