Le chantier du TAV saboté au Val Clarea

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Val Clarea, 17 août 2012, vers 04h00, barbelés sabotés

Dans la nuit du 16 au 17 août une centaine de No Tav a surpris, pour la deuxième fois, les troupes d’occupation qui défendent le chantier au Val Clarea. Vers 04h00 dans la nuit, en débouchant des bois de Giaglione, les No TAV ont entonné le refrain de “Giù le mani dalla Val Susa” et avons entaillé d’un coup le New Jersey, accompagnée par une entaille importante des barbelés, à l’aide de pinces coupantes et cisailles. Le fil barbelé dans la vallée, que l’Etat achète directement à Ltf, est symbole de l’occupation militaire dans le monde, Israël étant une expression pratique et visuelle de la violence et de la brutalité de gouvernement et de la police, au-delà du fait de la faiblesse d’un système politico-institutionnel de plus en plus illégitime et en crise, contraint à recourir à la fortification des propres “oeuvres” pour tenter de convaincre les gens de sa capacité de leur réaliser malgré la désapprobation. Déjà pendant la nuit des feux du 14 août, le mur qui défend la cour avait été endommagé par l’ouverture d’une brèche, action plus rapide la nuit dernière et qui atteint encore un peu plus leur sale boulot.

Quand les camarades sont arrivés dans les alentours du chantier, quelques flics et quatre ou cinq militaires accroupis ont commencé à s’agiter sans construction dans la zone et à se protéger avec les boucliers de pierres qui ne leur ont jamais été lancés. Le mouvement décide quand et comme utiliser ses instruments et ses énergies, collectivement, et mène à terme ses attaques contre le chantier malgré la militarisation asphyxiante de la haute vallée et les tentatives de l’ennemi de comprendre et prévoir ses mouvements. Cette capacité d’organisation et cette vertu de l’imprévisibilité effraient le front Sì Tav au moins combien le degré de consentement que les actions directes encaissent

Après les dommages causés au chantier et aux troupes d’occupation infligées en juillet et en août, la préfecture de police de Turin a joué la carte de terrorisme psychologique et de la législation sur la violence constante, la mise en œuvre d’une sorte de cordon répressif autour du camping de la Gravella à Chiomonte. Les actions dans les dernières semaines, y compris la nuit dernière, semblent indiquer que cette stratégie n’a pas eu d’effet. C’est peut-être pour cette raison que les médias s’inclinent devant les lobbies du Tav, face à des actions contre le site et contre la militarisation (différentes actions durant la nuit, mais aussi la protestation au poste de police de Suse, il y a quelques jours), notre dénigrement, le simple silence.

Traduit de l’italien de notav.info par Le Chat Noir Emeutier, 17 août 2012

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