Malgré l’interdiction, feux d’artifice sur la Métropole : 89 voitures brulées

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Le préfet Delupech avait bien posé un arrêté d’interdiction d’utilisation de feux d’artifice et d’alcool (voir l’article : 14 Juillet : Delpuech interdit les pétards et l’alcool dans les rues !) mais à part un effet d’annonce (comme toujours) depuis 3 jours dans les quartiers toutes les 10 minutes on entend des pétards et des feux d’artifice exploser.

Pourtant, son pote Gégé aurait dû savoir que ce n’est pas le ridicule feu d’artifice tiré de Fourvière qui allait suffire à satisfaire sa population. Bien que le 14 juillet républicain, avec ses chants patriotiques et ses marches militaires de l’armée coloniale, nous débecte au plus haut point - tout comme les milliers d’Euros dépensés au lieu de construire des logements sociaux - on ne peut nier que le feu d’artifice du 14 juillet reste un moment de convivialité populaire.

Pourtant, cette année, le budget feu d’artifice de la ville de Lyon a été divisé par 4 (voir ici), on pourrait trouver cela bien s’il était réaffecté à d’autres budgets, mais en réalité l’argent non utilisé va être utilisé pour les feux d’artifice de la très laïque et populaire fête du 8 décembre qui, depuis l’accession de Gégé 1er au Trône, est devenue une vitrine commerciale de la ville, attirant des millions de touristes et poussant la grande majorité des LyonnaisEs à s’enfermer chez eux. Comble de la blague, cette année, annoncé en grande pompe, le feu d’artifice allait être sonorisé ! Oui, mais en fait, il fallait télécharger une application spéciale pour avoir le son inside !

Les réactions critiques envers ce feu d’artifice ultra cheap qui fusent sur le net nous confortent sur le fait que nous ne sommes pas seulEs à nous sentir roulés (voir ici) et finir le bouquet final en vert nous montre bien à quel point le Maire n’en a rien à cirer de la culture populaire anti stéphanoise. Il n’en a rien à cirer des défilés militaires non plus au final, la photo parue dans les médias nous le montre bien qu’il se fait chier à mourir, rester droit comme un piquet en plein soleil à côté de son ennemi juré Thierry Braillard alors qu’il pourrait être en train de siroter du champagne au Qatar, on comprend ce n’est pas joyeux ..

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Loin de nous l’idée de glorifier la connerie beauf d’une partie de cette culture populaire, mais tous ces éléments nous montrent simplement encore une fois que si Seigneur Collomb dépense des milliards pour des musées, stade, festivals, c’est à chaque fois avec ce même but d’attirer du touriste et de vendre la ville aux investisseurs ou aux classes créatives (plus d’info ici).

Cette gouvernance des riches par les riches pour les riches commence à atteindre ses limites. À force de priver le peuple de pain et de jeux, celui-ci va ce créer ses propres jeux, et ce week-end n’en a pas été avare avec une cinquantaine de voitures brulées ainsi qu’un grand nombre de poubelles et autre mobilier urbain, plus des tirs de mortier sur les cheerleaders de la police nationale venues animer la fête !

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La ville appartient à ses habitantEs non à ses dirigeants ! À bas la royauté !

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  • Le 25 juillet 2015 à 09:29, par nguyen

    Le quartier des Etats-Unis a ete concu dans les annees 1920 et realise vers 1934 sur le plan de Tony Garnier. Pour un quartier a loyer modere, il comportait des avancees sur le plan du confort interieur (eau, electricite, sanitaires dans tous les appartements), ainsi que sur le plan de l’urbanisme (ilots d’habitat a echelle humaine, jardins, locaux pour l’artisanat et le commerce a chaque rez-de-chausse). Il n’a pas echappe aux problemes sociaux. L’urbanisme ne peut pas tout. Cependant on ne peut pas le comparer aux quartiers construits en catastrophe dans les annees 1960 pour recevoir les rappatries d’Algerie.
    En fait le quartier des Etats-Unis est un bon exemple du caractere artificiel de la division entre culture savante et culture populaire. Il y a plus de choses interessantes a y voir que sur la presqu’ile. Sa mise en valeur est assuree par une association mal soutenue par la mairie. S’il fallait attendre quelque chose des pouvoirs publics on le saurait.

  • Le 24 juillet 2015 à 23:49, par Bananarchiste

    Marx dans Travail salarié et capital :
    Chapitre VIII : Les côtés positifs du salariat :

    "b. Prenons nous-mêmes le salaire dans ce qu’il a de plus condamnable, à savoir que mon activité devient une marchandise, que je suis entièrement à vendre.
    [...]
    Deuxièmement : L’auréole disparaît en général de tous les rapports de l’ancienne société puisqu’ils sont réduits à de simples rapports d’argent.
    De même, tout ce qu’on appelle les travaux supérieurs, intellectuels, artistiques, etc., ont été transformés en articles de commerce et ont par conséquent perdu leur ancien prestige. Quel grand progrès ce fut que tout le régiment de curés, de médecins, de juristes, etc., c’est-à-dire la religion, la jurisprudence, etc. n’ont plus été estimés que suivant leur valeur commerciale !"

    Comme quoi il n’a pas écrit que des conneries.

    C’est quoi ta « culture » (populaire ou pas) que tu agites comme un fétiche ?
    De toute manière, quoique ce soit, ça évolue, c’est un enjeu de lutte pas un ensemble cohérent bien limité qu’il faudrait garder intact à tout prix sous peine de la défigurer.
    Colomb veut promouvoir certains aspects, toi d’autres, pourquoi vanterait-il ce que tu appelles culture populaire ? D’ailleurs on le traiterait (à raison) de populiste.
    Les états-unis, la duchère, ce sont des quartiers populaires tu dis ? Effectivement, des modèles que le monde entier envie à Lyon. Comme tu le présentes on dirait que tu ranges dans la « culture populaire » les façons dont les pauvres s’accommodent de ce monde. Mais si ce qui est fait par les pauvres est populaire et que ce qui est populaire doit être préserver, alors tout va bien. Pourquoi faire une révolution ? On va pas priver « le peuple » de sa « culture » ! Vive les grandes barres de béton de Santy ! Super la culture Aldi marché ! Claquer son fric au PMU et attraper la cirrhose, génial ! C’est populaire !
    Bref, je suis méchant. Colomb cherche à se faire du fric, les prolos cherchent à survivre en gardant leurs petits oasis d’air (presque) pur, pour autant, à moins de verser dans l’ouvriérisme le plus béat, on peut pas faire de ce conservatisme un crédo révolutionnaire. L’objectif c’est que Colomb ne puisse plus se faire de fric au dépens des prolos et que les prolos n’aient plus besoin de catharsis cathodique, d’opium sacerdotal ou de match de foot pour oublier qu’ils se font traire. En tout cas, c’est le mien.

    Alors bien sûr, il faut lutter contre l’éviction des pauvres de certains quartiers ou les attaques répétées de la bourgeoisie sur le cadre de vie des prolos mais pas pour sauvegarder une quelconque « culture populaire », mais juste parce que c’est le principe même de la lutte des classes que de s’opposer à l’arbitraire capitaliste.

  • Le 20 juillet 2015 à 02:55, par

    Heu, vous n’avez pas dû lire le texte en entier, je pense.

    Peut-être ce texte aurait mérité d’être plus long, mais bon vu le nombre de textes parus sur la vision de la métropole de Gégé, je pensais que c’était assez clair.

    En résumé, l’idée de ce paragraphe était de dire que si Gérard Collomb passe son temps à vendre Lyon comme ville ayant une culture spécifique et ancrée, il transforme sa singularité et crée des quartier et bâtiment semblable à ceux que l’on trouve dans les autres métropoles occidentales afin de mieux ce comparé, c’est cette uniformisation globale des villes au profit de leur concurrence qui était pointée du doigt et non l’idée « d’allé se faire du stéphanois »

    Donc loin de glorifier ou quoi que ce soit, c’est un constat, la culture populaire est complètement niée des plaquettes de pub de la ville.

    Faites un tour sur http://www.economie.grandlyon.com, et dites-moi si vous reconnaissiez la ville ou vous vivez 

    Pourquoi sans cesse promouvoir le parc de la tête d’or et la proximité avec les Alpes sans jamais parler de Miribel ou tout le monde passe ces week-ends ?

    Pourquoi nous dire que Lyon est premier en tous (Cinéma, Vélo’v …) et ne jamais dire que les premières barres HLM de France sont les (feux) UC de Bron, ou que les premières révoltes des quartiers populaires en France ont démarré à Vaulx-en-Velin ?

    Pourquoi nous souler avec les Halles Bocuse où la moindre crevette coute 10€ alors qu’à la guill on peut manger pour pas cher les plats du monde entier ?

    Pourquoi en faire des tonnes sur la cité internationale, confluence, les tours de la Part Dieux ou je ne sais quel quartier fantôme alors qu’on a l’impression que les Quartiers des États-Unis ou de la Duchère ne font pas vraiment partie de Lyon alors que c’est là qu’on vit.

    Globalement est-ce que pour Collomb Lyon existe en dehors de la presqu’île ?

    Alors je suis désolé, mais quand on voit que Gérard Collomb s’assied même sur le folklore de la ville (même si on le trouve beauf et débile) cela veut bien dire que Gérard s’en balance de la culture lyonnaise, tout ce qu’il veut c’est réinventé une nouvelle culture autour d’Only Lyon à base de Smart Grid, Smart Community et autre Smart Business.

    Le but de ce texte était donc de pointé cela en expliquant que malgré tous ces efforts, à force de montré de manière si ostentatoire la richesse de la ville tous en délaissant les quartiers populaires qu’il y ait un moment ou un autre un juste retour de bâton.

    Bon j’ai clairement l’impression que ces différentes questions appele à l’écriture d’un article bien plus fouillé sur la question de la gentrification et commercialisation de la ville, mais en attendant, vous pouvez regarder la vidéo de Anne Clerval sur la question parisienne ici : https://paris-luttes.info/video-la-gentrification-une-lutte-3048

  • Le 19 juillet 2015 à 15:12, par

    le Maire n’en a rien à cirer de la culture populaire anti stéphanoise ???
    c une blague ?
    c quoi la prochaine étape ? on encourage les dégradations des installations stéphanoises sous couvert de culture populaire ?
    on adhère au bad gones ?

  • Le 17 juillet 2015 à 21:41, par l’auteur

    Salut, petit erreur, ma langue a fourché, il s’agit en réalité des « classe créative » et non des « classe culturelle »

    Les classe créatives est un concept inventé par un sociologue libéral (très à droite), Florida (lien ajouté dans l’articles)

    En gros c’est lui qui à théorisé comment ont pouvait gentrifié les centres villes en remplacant les classe populaire par ces classe créatives.

    En gros ce sont les « bobo », c’est à dire des classe moyennes aisé qui utilise leur argents pour consommer de la culture (galerie d’art, musée, mais aussi commerce « artisanaux » ...) la rue burdeau à x rousse est un bon exemples, on a rempalacé tous les commerce par des galerie d’art ..

    Si non, il à théorisé le fait que pour mené à bien cela dans les ancien quartier industriel, il fallait réalisé un « flagship » (vaisseau amiral) pour attiré dans les nouveaux quartier toujours ces classes créatives

    Donc là , à lyon il s’agit du Quartier Confluence, ancien quartier du marché, prison, prostitué, drogue, tout à été rasé, et rempalcé par des résidence de luxe, la présence du musée des confluence est la en premier lieux pour poussé les bobos à venir investir est s’installer dans les quartier

    Gégé à déjà avoué plusieur fois avoir les bouquin de florida sur sa table de chevet

    Bref, plein de grande vilel d’europe suivent ses thése néo libéral pour transformé leur ville, la première à été bilbao

    Voilà en petit introduction, maintenant que vous avez le bon nom ainsi que le nom de l’auteur vour pourrez trouvé pas mal de texte qui critique ce système

    Encore merci pour le commentaire en tous cas qui me permet de complété l’article

  • Le 16 juillet 2015 à 13:26, par nguyen

    La « classe culturelle ». De qui s’agit-il ?
    En l’etat actuel des choses, il faut bien reconnaitre a mon grand desarois, qu’une culture bourgeoise existe. Il appartient au proletariat de depouiller la bourgeoisie de sa culture comme de tout le reste. Ca me parait possible.

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