Procès lundi 31 octobre 14h au TGI : répression des squats

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Début juillet, le 4 exactement, le vacances se présentent pour le mieux, le soleil brille, les oiseaux chantent, l’air est doux...
Mais la répression, elle, ne prend pas de vacances !

Procès lundi 31 octobre à 14h au TGI

Alors que je me ballade à Villeurbanne, je marche dans la rue lorsque j’aperçois au loin quatre policiers en uniforme discutant avec une autre personne, un civil, il n’a pas l’air d’être de la BAC. Je me rends alors compte qu’ils sont postés devant un squat ouvert depuis peu. Je connais plusieurs des habitants que j’ai déjà rencontré dans des manifestations ou des soirées, des concerts de soutiens, d’autres squats etc...

Je ne sais pas dans quel monde de bisounours je me trouvais, mais en toute bonne fois je me dirige moi-même vers eux et tente alors de leur expliquer la situation. Immédiatement ils m’annoncent mon contrôle d’identité, je plaque mes mains au mur (jusque là mon seul fait reprochable est de connaître des squatters !), un policier plonge sa main dans ma poche et en tire un couteau, acheté en bureau de tabac, à peine s’il coupe du pain !! Il me déclare donc qu’ils m’embarquent pour port d’arme !! La blague ! Voyant qu’il me tord le bras je lui dis que je le suis sans résister, le port des menottes n’est pas nécessaire, c’est déjà ridicule de partir au poste pour si peu, pas la peine de pousser l’humiliation.

Mais j’étais encore loin de m’imaginer ce qui m’attendait.
Je décide de prévenir les habitants de la maison occupée de la présence des policiers, qu’ils puissent se préparer à leur venu et appeler leur avocat si besoin est. Je suis juste sous leur fenêtre, je siffle. Un policier me hurle alors de « fermer ma gueule », je lui explique que je le suis après avoir prévenu au moins quelqu’un, il me tient toujours le bras dans le dos. Je re-siffle, il me met instantanément une droite pendant qu’un autre m’attrape l’autre bras pour me menotter. Le coup me surprend, je panique et commence à prendre conscience que ça craint, je décide de partir en courant. Commence alors un rapport de force musclé entre moi et les quatre policiers. Un de leur talky tombe, s’ouvre par terre, ils appellent des renforts, la BAC arrive, un d’eux me pose un tazer sur la poitrine et me dit qu’au prochain mouvement « j’y ai droit ». Je me calme et me laisse menotter, ils me jettent dans une voiture, m’emmènent au poste. Les insultes fusent, « bâtard, enculé, petite merde, paillasson... »
Aucune insulte n’était encore sorti de ma bouche. Je dors au poste et sors le lendemain avec une convocation pour ce lundi 31 octobre 14h devant le TGI.

Mon seul tort à été en réalité de vouloir aller discuter avec des policiers. Je me trouve désormais avec 5 chefs d’inculpation : Port d’arme, rébellion avec violence, destruction de bien matériel public (le talky), refus d’identification digitale et photographique, refus d’identification A.D.N. et quatre dépôt de plainte des quatre policiers. Je suis officiellement fiché ’« anarcho-autonome » dans la procédure... Que veut dire ce terme, qui essayent-ils de mettre dans des cases ? Déjà passé en procès pour rébellion, refus d’identification en septembre... une fois dans le collimateur pour nos idées politiques, difficile dans sortir.

Voila, à un moment où les squats sont de plus en plus surveillés, expulsés, on nous coupe l’électricité, on prend en photo les plaques d’immatriculations de nos véhicules... le fait même de passer devant un squat ou de connaître des squatters devient dangereux, on se croirait dans « Matin Brun », à quand les arrestations pour avoir dans notre famille un cousin squatter ?

lundi 31 octobre 2011

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  • Le 29 octobre 2011 à 04:04, par ahahah

    Présent pour te soutenir camarade !! ;) à lundi

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