Saint-Étienne ne veut pas perdre son université

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Alors que le projet de fusion avec trois établissements lyonnais, longtemps retardé, repart sur les chapeaux de roue, un concert de voix issues de la société civile comme du milieu politique local fait entendre des inquiétudes quant à la disparition de l’université Jean-Monnet (UJM), qui est depuis 1969 un atout majeur du développement de la ville.

Retour, en quatre temps, sur quelques mois de montée d’une opposition désormais quasi-unanime — en attendant le cinquième acte prévu pour septembre, où l’on verra si la tragédie se confirme.

  • Acte I. — Le maire Perdriau découvre les dangers de la fusion
  • Acte II. — À Paris, un député tenace veille au grain
  • Acte III. — Des figures de l’université tirent la sonnette d’alarme
  • Acte IV. — À dix jours du second tour, les candidats aux municipales au chevet de l’UJM
  • En attendant l’acte V…

De quoi parle-t-on ? — Depuis plusieurs années, un projet de gigantesque fusion universitaire entre Lyon et St-Étienne se met poussivement en place. Commencé à douze établissements, il doit se terminer à quatre : les universités Lyon 1, Lyon 3, Jean-Monnet et l’ENS de Lyon. Pour l’université stéphanoise, ce serait la fin de 50 années d’existence, depuis sa création sous l’impulsion de l’emblématique maire Michel Durafour jusqu’au pôle universitaire aux 250 diplômes, 5 campus et 20000 étudiant⋅es qu’elle est devenue. Un article issu du dernier numéro de Couac, un média d’investigation indépendant à St-Étienne, résume les enjeux et l’historique du projet.
Acte I. — Le maire Perdriau découvre les dangers de la fusion

Nous nous en étions déjà fait l’écho : le 6 décembre dernier, à quelques jours du vote (finalement ajourné) des statuts de l’Université-cible, le maire de Saint-Étienne Gaël Perdriau (LR) s’était adressé à la présidente de l’UJM, Michèle Cottier, pour lui demander de « surseoir à l’adoption » des statuts dans un courrier que nous avions publié :

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Le maire, soulevant plusieurs « inquiétudes » (sur le maintien d’une formation de second et troisième cycle à Saint-Étienne, sur le poids des étudiant⋅es et personnels stéphanois⋅es dans les décisions de l’université fusionnée, etc.) et des problèmes de « méthodologie », concluait à ce « que l’on prenne encore un peu de temps afin de construire, ensemble, les réponses concrètes qui permettront de dissiper ces inquiétudes, et à défaut desquelles il est à craindre que la Ville de Saint-Étienne et Saint-Étienne Métropole soient dans l’incapacité d’adopter [le projet] ».

Des scrupules nouveaux pour G. Perdriau, qui avait longtemps défendu le projet mais candidate désormais à sa réélection, ce que n’ont pas manqué de relever les élu⋅es d’opposition dans un communiqué de presse puis dans une intervention du socialiste Pierrick Courbon en conseil municipal, le 9 décembre 2019.

...

La suite à lire sur : https://idexitlyon.wordpress.com/2020/06/20/saint-etienne-ne-veut-pas-perdre-son-universite/#more-703

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